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 #602 The show must go on (Ebbe)

MessageSujet : #602 The show must go on (Ebbe)   Mar 13 Nov - 0:50
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Hermès Bartolotti
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Quelques semaines avant la timeline actuelle, fin octobre

Il lui a promis par SMS, d’être là, lorsqu’elle rentrerait des cours, histoire qu’ils puissent discuter. Il a bien senti, son regard réprobateur, lorsqu’elle a posé ses yeux sur ses ecchymoses, ces traces de coups, violents, bien trop visibles. Avant qu’il ne vienne vivre ici, il aurait accordé peu d’intérêt à son envie de s’expliquer, prétextant qu’il aurait eu mieux à faire, ce qui n’aurait pas été totalement faux, pour peu qu’il ait dû être de garde. Mais en cette fin d’après midi, il est prêt à faire cet effort là. Il apprend, chaque jour un peu plus, à connaître Ebbe, à se rapprocher d’elle, réalisant que sur certains aspect de sa personnalité, elle lui ressemble énormément. Il ne serait même pas étonné que sa propre fille, pour peu qu’il ait des enfants un jour, lui ressemble. Plus discrète que l’adolescent qu’il était, bien moins turbulente, mais affirmé, intelligente et observatrice.

Assis à la table de la cuisine, il remue son café à l’aide d’une petite cuillère. Peu de temps après que Samaël soit parti, le laissant troublé d’un baiser intense et appuyé, il est allé prendre une douche, avant de se recoucher. Le besoin de se reposer davantage que sa courte nuit. De rester allonger pour supporter la douleur de ses blessures. Mais cette douleur là, physique, il l’oubli, en fixant le noir de son café, avant de porter la tasse à ses lèvres pour en savourer une gorgée. D’ordinaire, d’ici quelques heures, il devrait être au Moine à trafiquer diverses choses, ou même à opérer, mais il a décidé de passer son tour pour cette nuit, trop affligé de ses blessures, surtout de ses cotes fêlées qui sont, en vérité, les plus handicapantes.

Son smartphone posé sur la table, il parcoure quelques SMS en envoi un ou deux à son frère ainé, avant de relever les yeux vers la porte d’entrée en l’entendant s’ouvrir, puis se refermer. Se dessine enfin la silhouette d’Ebbe, qui dépose ses affaires et s’approche de lui. « Je t’avais dis que je serai là » En levant les yeux vers elle et son regard légèrement surprit. Pour sur qu’elle a dû douter de la véracité de sa promesse à l’attendre sagement pour s’expliquer avec elle. « Merci pour ton accueil de Samaël, ce matin » Avoue t-il, sincèrement. Il ne savait pas trop à quoi s’attendre, en l’amenant au milieu des jumelles, lui qui ne présente jamais personne, qui n’introduit jamais aucune brebis égarée dans la tanière des loups Bartolotti. C’était un peu un test, finalement. Mais avec le recul, il se dit qu’il a fait le bon choix. Que oui, s’il devait penser à présenter quelqu’un à sa famille, Samaël lui aurait traversé l’esprit. Certainement pas pour son choix de carrière, qui dérange les moeurs, mais pour la façon dont il a tout quitté pour s’occuper de lui, la veille au soir. Une chose qu’Hermès n’est pas prêt d’oublier, même si sa fierté le fera paraître détaché, puisque c’est son mode de fonctionnement. Mimer un réel détachement, qui est loin d’être toujours sincère et véritable.

« Ça a été les cours ? » Demande t-il innocemment, comme si son visage n’affichait pas un oeil au beurre noir et une arcade fracassée, tout juste cachée par un pansement, après qu’il se soit lui même fait deux points de suture, devant le miroir de la salle de bain, histoire de. Vêtu d’un sweat et d’un jogging, ses vêtements ont au moins le mérite de cacher le reste des traces violacées parsemant son corps abîmé.  


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MessageSujet : Re: #602 The show must go on (Ebbe)   Dim 25 Nov - 0:51
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Ebbe Bartolotti
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The show must go onOctobre - après 18h - @Hermès Bartolotti
Un étrange souvenir me revint en mémoire. Il datait de l’époque où mon oncle n’était encore qu’un étudiant – ou interne, je ne pourrais plus le dire. Il avait loué un petit studio – ou appartement – pour se rapprocher de son lieu d’étude – ou l’hôpital. Ma grand-mère – alias, sa maman – lui rendait assez souvent visite pour renflouer le frigo ou encore s’assurer que son fils était en bonne santé. Si jamais on était sous sa garde, à contre cœur, elle nous emmenait avec. Je souriais au souvenir de son expression dès qu’elle se rendait compte que ma jumelle et moi allions l’accompagner : désespérée. Il faut dire, nous avions le talent de perturber une pièce entière à nous deux et il n’était pas rare que notre oncle quitte ses bouquins pour venir rire avec nous. Enfin, surtout avec Giulia. J’étais toujours en retrait, observant avec curiosité ces deux êtres hilares.

- Les filles, ne dérangez surtout pas votre oncle ! Il est très occupé avec ses études ou son travail ! Restez sagement assise devant la télévision, et au lit à dix-neuf heures. , nous répétait-elle inlassablement.

« Si jamais ».
Voilà une phrase redondante. Aussi loin dont je me souvienne, l’incertitude m’accompagnait à chacun de mes pas lorsque je me dirigeais vers un lieu familier : la maison de ma tante maternelle, l’appartement de ma grand-mère sévère ou celle – plus chaleureuse – de ma tante paternelle, le studio étudiant ou l’appartement huppé de mon oncle – avant qu’il n’emménage avec nous – ou encore la « maison », celle dans laquelle je vivais actuellement avec ma jumelle, mon père et mon oncle. Qu’importe où je vivais ou où j’étais trimballée avec ma jumelle, une seule et même question revenait constamment : est-ce que quelqu’un attendait derrière cette porte close ?

Par exemple, dans ce souvenir, la petite fille que j'étais se posait cette question : Lorsque nous ouvrirons cette porte, est-ce le silence ou l’odeur du café fort qui allait nous accueillir ? Dans le premier cas, il n’y aurait personne – soit il étudiait, soit il était de garde. Dans le second cas, nous serons accueilli par le sourire rayonnant de notre oncle – quoique, les yeux cernés.

Malgré les années, aujourd'hui ne faisait pas exception. Cette question revenait toujours : est-ce que quelqu’un attendait derrière cette porte close ? Certes, mon oncle avait promis par SMS mais je n’excluais pas que de plus urgente affaire pourrait requérir sa présence, des affaires plus urgente que moi, petite nièce qui s’était soudainement prise de cette lubie de vouloir parler avec cet homme.

Comme un rituel, je restais plantée devant cette porte une petite minute, tentant de percevoir à travers la porte un quelconque bruit. Vaine tentative car le bâtiment avait été rénové habilement. Les appartements étaient insonorisés. Alors, j’inspire et je finis par ouvrir cette redoutée porte. Aussitôt, une forte odeur de café vient effleurer mes narines et une voix familière résonna dans cette pièce d’ordinaire silencieuse.

Il était là. J’étais pantoise de surprise, incapable de bouger de prime abord, fixant cet homme. Un court instant, j’ai cru voir cet étudiant de médecine. Malheureusement, ses yeux n’étaient plus cernés par la fatigue, mais par la violence. Il était plus pitoyable que ce matin, mais je me retenais de le dire. Je doutais que cela fasse plaisir ou que ce soit une bonne idée pour introduire la conversation.

- Merci, répondis-je simplement, me débarrassant de mon manteau, me dirigeant ensuite vers ma chambre pour déposer mon sac pour enfin revenir avec ma trousse de soins. J’entendais ce qu’il disait, entre temps. Préviens-nous quand tu invites des amis, la prochaine fois, afin de mieux l’accueillir. J’ai l’impression … qu’on l’a effrayé, glissais-je.

J’aurais peut-être dû me taire, ce matin, comme tant d’autres matins, comme avec tant d’autres personnes. J’ai l’impression de faire moins de mal en étant muette qu’en étant bavarde.

- Un jour comme un autre.

J’ai eu droit à des cours chiants comme intéressants, j’ai eu à supporter des camarades de classe immatures – le fait d’être la plus vieille de sa classe n’aidait pas, certes – ou encore à ignorer quelques remarques salaces de certains – qui s’amusaient à comparer Giulia et moi.

- Et toi, ta journée ?


Sans tarder, je farfouille à l’intérieur de cette trousse hétéroclite, constituée uniquement de produits que je considérais utiles et efficaces soit obtenus dans la pharmacie du coin, soit offerts par mon mentor chinois, soit fabriqués par mes soins. Aujourd’hui, je portais mon dévolu sur un pot métallique neutre – une pommade cicatrisante faite maison. Elle n’était composée que de produits naturels ou d’agents actifs, sans aucun risque pour l’homme. Un produit qui avait plu considérablement aux rares qui l’avaient utilisé mais que je ne produisais pas sur demande, bénévolement. Le pot valait à lui seul presque cinquante dollars – seulement le coût.

Oh, il existait des pommades bien moins chères sur le marché et de grands groupes que j’admirais ou que j’appréciais particulièrement. Malheureusement, après une recherche approfondie, aucune ne me convenait. Il semblerait que l’économie et le profit primaient pour ces pommades or, quand il était question de santé ou de produits chimiques, je n’optais que pour la qualité. Alors, j’avais fait ma propre pommade avec des ingrédients de qualité. Cinquante dollars le pot certes, mais j’ai dépensé l’équivalent en amont pour quelques tests. Autant dire, je ne sors mes produits qu’en cas de grandes nécessités.

- C’est une pommade que j’ai faite. Elle va permettre une plus rapide cicatrisation. Je te rassure, uniquement avec des produits certifiés sans danger pour l’homme, testés cliniquement par de grands groupes et, surtout, totalement naturel. Il y a deux produits de synthèse mais uniquement pour la conservation ou la consistance, expliquais-je. La chimie était sûrement le seul domaine pour lequel je pouvais être bavarde. Dis-moi si tu as mal ailleurs.

Avec douceur, mais la main ferme et précise, j’enlève le pansement et dépose la crème avec un coton-tige. L’hygiène était primordiale et je refusais tout contact direct entre mon pot et l’épiderme d’un humain. C’était un coton-tige qui était trempé. Et s’il fallait rajouter de la crème, alors je jetais le premier coton-tige et plongeais un second dans la texture crémeuse.

- D’ailleurs, dis-moi en plus sur Samaël. Je n’ai pas souvenir d’avoir entendu son prénom avant. Je suppose qu’il ne travaille pas pour toi ou pour papa. Tu l’as rencontré récemment ou c’est une connaissance de longue date ? Je me pose la question parce que je le vois la première fois, pile quand tu reviens … dans cet état.  






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MessageSujet : Re: #602 The show must go on (Ebbe)   Mar 4 Déc - 12:49
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Hermès Bartolotti
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Elle reste planté là, probablement surprise de voir qu’il s’est souvenu de leur petit rendez-vous et qu’il a fait en sorte d’y être. Hermès est un électron libre pour beaucoup de choses, mais ce matin là, il a bien compris qu’il devait ça à sa nièce. Que si son frère lui avait fait ce coup-là, il voudrait savoir, lui aussi, s’expliquer avec lui. Alors oui, de toute façon, incapable de bouger pour aller bien loin, il a fait en sorte d’être présent. Il fixe Ebbe qui enfin, sort de son silence en réalisant qu’il ne compte aller nulle part. Qu’il est là pour discuter avec elle. Un sourire en coin se dessine sur ses lèvres, lorsqu’elle parle de la scène de ce matin. « Je l’aurais bien fait, mais c’était pas du tout prévu de base » Explique t-il, sa tasse de café entre les doigts, ne s’occupant plus de son portable posé à côté. « Je ne pense pas que vous l’ayez effrayé, il était juste pas trop préparé à rencontrer la famiglia » Avoue t-il, son accent reprenant le dessus à l’évocation de ce terme. Oui, pour sur, Maël n’était pas prêt à ça. Surtout que les deux ne font que renouer depuis quelques semaines, un peu timidement, sagement. Loin de leurs drames habituels. Là juste l’un pour l’autre.

« J’me suis essentiellement reposé » Déclare Hermès lorsqu’Ebbe le questionne sur sa journée. C’est qu’il ne comptait pas vraiment faire autre chose. Ou plutôt, si, il avait bien d’autres envies, mais son corps lui a fait comprendre que non, il n’est pas en état de bouger outre mesure. Il regarde sa nièce farfouiller dans sa trousse de soin, comme lui possède un sac avec de quoi réparer les blessés. Il ne dit rien, se contente de la laisser faire, alors qu’elle s’approche de lui pour lui appliquer une pommade en lui expliquant son utilité. « Vas-y je te laisse faire » Parce qu’il sait que la jeune femme se passionne pour la chimie autant que la médecine, en tout cas, de ce qu’il a pu comprendre et observer. Il est toujours perplexe face à ce qu’il ne connait pas en matière de soins, mais se dit que de toute façon en cet instant, il n’a rien à perdre, vu comme son corps est meurtri par les coups de la veille.

Ses prunelles ébènes sur posent sur le visage de sa nièce qui s’applique à lui mettre la crème, avec un coton tige. « Tu as de bons réflexes » Souligne t-il, en voyant qu’elle songe aux normes d’hygiène, même basiques. La texture froide de la crème lui fait du bien. Hermès sait pertinemment qu’il fait peur à voir. C’est peut être pour cela que Samaël lui est venu en aide, en quelque sorte, la veille au soir. D’ailleurs, les questions ne tardent pas à fuser, sur l’irlandais. L’italien sait bien qu’à un moment ou à un autre, il devrait parler de lui, surtout au vu de leur proximité durant le petit déjeuner. Autant que le fait qu’il ait été là, alors qu’Hermès n’amène jamais personne chez les Bartolotti. « On se connait depuis un bail avec Sam, de quand je vivais encore à Manhattan. Il ne travaille pas pour nous non, on s’est connu dans des soirées, à l’époque, puis on a bien accrochés » Avoue Hermès, en haussant les épaules pour appuyer sur l’évidence. Oui, ils se sont bien entendus, se sont rapidement confiés l’un à l’autre. Entre deux verres d’alcool ou rail de coke. Mais ça, il ne le mentionnera pas. « Il n’est pour rien dans mon état, c’est juste un truc qui a mal tourné. Au contraire, je rentrais quand Maël est venu à moi parce qu’il était à une soirée dans le coin, il a insisté pour m’accompagner et s’occuper de moi » Et ça, Hermès n’est pas prêt de l’oublier, en étant encore surpris. Tout aussi surpris que le baiser passionné qu’ils ont échangés, juste avant que l’irlandais ne quitte les lieux. « Puis, il a passé la nuit ici, vu qu’il était déjà tard » La nuit, ici, tout contre lui, qui ne s’en est pas plaint. « Tu n’as pas à te méfier de lui, au contraire. Je me serai débrouillé tout seul, mais le fait qu’il était là m’a bien aidé » Avoue t-il, bien trop conscient de la chose.


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The show must go onOctobre - après 18h - @Hermès Bartolotti
Je ne juge pas et je ne commente pas la journée de mon oncle, et optais pour un silence religieux. D’une, il était mon ainé et je n’avais pas vraiment de droit sur lui. De deux, si j’ouvrais ma bouche, je doutais que quelque chose de politiquement correct puisse en ressortir. Je me contentais donc d’appliquer avec précaution la crème, tout en l’écoutant, tantôt à me complimenter sur mes réflexes – que j’avais appris de lui, initialement, lorsqu’il soignait quelques personnes de la famille –, tantôt à me raconter sa rencontre avec Sam ou la raison de sa présence ici.

A la fin de sa tirade, je le scrutais d’un regard critique. Ce regard qui m’avait valu quelques fessées ou réprimandes de la part de ma grand-mère, qui le considérait comme un mauvais don qui risquait de me mettre dans de beaux draps. En effet, au Bronx, il n’est jamais bon de voir ce qu’il ne faut pas voir, ou de déceler ce qu’il ne faut pas déceler. Aujourd’hui, et à cet instant, j’essayais de comprendre si l’homme aux yeux verts me mentait ou s’il dissimulait des choses. J’optais pour le second point. Il avait ce même petit truc que mon père, ce truc qui me dit clairement s’il y a des non-dits ou des mensonges dans les paroles prononçaient.

Cependant, l’un comme l’autre, je ne faisais pas de cas. Le mensonge ne restait jamais à l’ombre et éclatait un beau jour et quand aux informations manquantes, elles venaient compléter les premières assez vite en raison des circonstances. Alors, je n’insiste pas en demandant quel genre de soirée, ou encore quel genre d’amitié entretenaient-ils pour passer une nuit complète dans la chambre. J’optais pour le silence encore.

Je finis cette petite séance en soufflant un tantinet sur l’arcade pour que la crème excédante s’assimile plus vite et n’oblige pas le futur et propre pansement à se décoller.

- C’est quoi le truc qui a mal tourné ? finis-je par demander, la voix sûre alors que la vérité était tout autre.

La peur m’étreignait, remontait la bile, nouait mon petit estomac et m’offrait quelques sueurs froides. J’avais peur qu’il confirme mes doutes, ceux qui se sont formés suite à ma conversation avec un type à la prothèse, un type qui pensait que j’étais l’apprentie médecin de mon oncle, un type qui avait clairement sous-entendu qu’il pratiquait malgré la radiation de l’ordre. Connaissant la famille et sa culture, je pariais peu sur une activité illégale charitable comme soigner quelques pauvres âmes sans sécurité sociale privée. J’optais davantage sur un trafic de médicaments, ou d’organes. Deux possibilités qui ne me plaisaient nullement : le premier faisait écho à ma connerie d’il y a quatre ans, et le second me dégoutait considérablement. Je mangeais déjà assez peu en sachant que le salaire qui entrait dans la maison venait d’une maison de passe. Si un trafic qui incluait des cadavres s’ajoutait aux revenus de la maison, je risquais d’opter sincèrement pour une grève de la faim.

- Un truc qui a rapport avec tes talents de médecin ?






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