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 #204 / Use somebody (Siam)

MessageSujet : #204 / Use somebody (Siam)   Lun 12 Nov - 21:19
Myana Gibson
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Derrière son bar, elle était un peu comme derrière son rempart, celui qui la protégeait, qui l'empêchait d'avoir mal en pensant à ses tripes qui s'agitaient à cause de son traitement macabre. Un peu comme le masque qu'elle portait à chaque fois, qui cachait ce regard embué de larmes déséchées qui ne pouvait plus couler. A force de ravaler sa douleur, elle avait détruit son coeur, se laissant porter dans une vie qui se terminerait tôt ou tard dans un cercueil. Elle tentait de faire comme si elle s'en fichait, comme si rien ne comptait, mais ce n'était pas vrai. Elle était juste lâche, préférant se voir accablée dans le déni plutôt que dans la maladie parce que c'était plus facile. Ses courbes graciles s'étaient faufilées dans le froid d'une nuit mouvementée, animée par l'eau qui jaillissaient des nuages sans s'arrêter. Elle avait poussé la porte de son appartement trempée de la tête au pieds, grognant contre ce temps aussi pourri que ses pensées délurées.

Elle s'attendait à être seule parce qu'il était tard dans la soirée, ou tôt dans la matinée suivant les points de vue. Elle se retrouva nez-à-nez avec Siam. Le gars qui la faisait surement exploser le plus. Le gars avec qui elle aimait s'amuser le plus. Y'avait pas de juste milieu dans ce tumulte. Elle ne faisait que de l'apprécier pour mieux le détester. C'était sa manière entretenir ses relations sociales désespérées.

- Hey, qu'est-ce tu fais là ? Pas de plan ce soir ?
Demanda-t-elle, curieuse.

Parce que Siam, il aimait s'échapper lui aussi, comme Myana. Juste pour laisser l'alcool parler à la place d'un cerveau trop agité, trop perturbé par sa réalité. La blonde avait bien envie de se perdre ce soir, histoire d'oublier. Puis le lendemain viendrait la happer, lui rappelant ses obligations pour sa santé dont elle ne voulait pas discuter.



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MessageSujet : Re: #204 / Use somebody (Siam)   Ven 16 Nov - 0:09
Siam Romaldi
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quand t'ouvres les yeux dehors le cil est déjà noir, quand t'ouvres les yeux Siam dehors c'est le même que dans ton sommeil qui te sert d’échappatoire. soupire, t'as la gueule d'un déprimé aujourd'hui. soupire parce que toi même du haut de tes pensées, tu te fais pitié. hier soir n'était qu'un bis repetita d'un jour de la semaine, qu'une pâle copie de la presque veille, et un avant goût identique à la semaine prochaine. un verre, puis deux et de la fumée comme compagnie, puis un regard, puis des lèvres et un corps qui vient se glisser dans ton lit. toujours le même chemin quand tu rentres de soirée, une traversé en silence pour pas réveillé les autres, puis les heures qui se perdent. t'oublies vite les choses dans ce genre de moment Siam. tu perds la notion des secondes, ton corps t'appartient à nouveau et t'es pas tiraillé entre deux sensation. puis le souffle se reprend; et tu l'as fait partir. ce matin quand l'aube à sonné, quand t'as sentit ses doigts glisser sur ta peau nullement rhabillé. t'as pas mis les formes, sans pour autant décidé de la jeter. juste lui dire qu'elle pouvait se tirer; juste quelques mots. de toute manière ni elle, ni toi n'aviez signé. doux jours cloné de celui de la semaine dernière, quand ton congé vient sonné l'absence de sortie. alors ton corps s'est fait lourd, restant entre sommeil et obscurité de volet tirés. internet, et sommeil; putain t'as vu Gab il est beau ton corps dans ma poitrine, il sert beaucoup, t'aurais du le garder. t'es sortit pour prendre des clopes, mal rasé, avec un pull abimé, une gueule de clochard. t'as fait aucun effort, encore moins que d'habitude puis t'es revenu. t'as zoné avec Connor, tu t'es libéré un temps de tes démons. un temps; puis ensuite sans comprendre comment tu te retrouves aussi tard, entre la nuit et le jour, entre hier et aujourd'hui; les yeux grand ouvert et le noir comme compagnie. insomnie.
soupire abimé, tu termines au salon quand tu te rends compte de l'absence de Lola. peut-être qu'elle dort avec sa sœur, t'iras pas vérifier. l'écran de la télé s'allume en même temps que ta clope et qu'une porte qui s'ouvre. Myana et son retour de travail. le calme disparait par sa simple présence; Myana elle bouscule les choses même en silence. Hey, qu'est-ce tu fais là ? Pas de plan ce soir ? dans l'effervescence de son bar, elle fracasse ta flemme journalière. c'est la fumée qui monte vers le plafond qui lui répond. tu fumes rarement dans l'appartement, mais tu t'attendais pas à la voir débarquer. haussement d'épaule. rien du tout, j'ai même pas vu Med de la journée... lui, il aurait su t'occuper. tu poses tes pieds sur la table basse observant la blonde ravageuse. ravagée ? tu rentres du boulot ou d'ailleurs ?


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MessageSujet : Re: #204 / Use somebody (Siam)   Ven 16 Nov - 11:25
Myana Gibson
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L'ombre de la maladie flottait au-dessus de sa vie, et ça devenait de la survie. Myana ne voulait pas comprendre que son corps lui sommait d'arrêter ses conneries, elle, elle n'en avait que faire de s'en sortir, elle préférait les abimes, désirant doucement mais surement se laisser entrainer dans les ténèbres de sa réalité, qui sonnait comme une sorte de fatalité. Elle pensait que s'abreuver de caresses le temps d'une nuit suffisait à calmer ses insomnies, elle croyait que le temps d'une soirée suffisait pour exister autrement que par le biais son coeur brisé, dont ses percussions étaient faussées. Myana fonçait droit dans le mur, et elle menait ce combat jusqu'à l'usure, jusqu'à ce qu'elle sente quelque chose dans ses cellules. Elle n'avait toujours pas conscience que la mort viendrait l'envelopper plus tôt que prévu si elle continuait à maltraiter de cette manière son âme tordue.

Elle avait achevé le silence mortuaire qui régnait dans l'appartement par la porte qu'elle ferma dans un claquement. Il n'y avait pas qu'elle qui errait sous les étoiles ce soir, il y avait Siam, dont la fumée de sa cigarette lui informait de la présence de son être, et de son mal-être. Elle se débarrassa de sa veste et de ses chaussures trempées.

- Il a du sortir s'amuser,
lança-t-elle, haussant les épaules.

Parce que tout le monde voulait profiter, sachant pertinemment qu'il n'y aurait jamais assez de moments à user par la volonté de mourir épuisé, sous la ferveur de nuits endiablées, sous l'effet de traitements bien trop dosés pour leurs corps fatigués.

- Boulot. J'crois que je vais rester ici ce soir,
répondit-elle.

Elle s'avança et bifurqua vers le frigo où elle prit deux bières qu'elle tendit à Siam avant de sortir de son sac une petite boîte contenant des joints qu'elle avait roulé avec soin. Se plaçant à ses côtés sur le canapé, elle porta la tige à ses lèvres, avant de l'embraser par la flamme de son briquet. Elle en tira une bouffée salvatrice, presque réparatrice.

- On trinque à quoi, à la santé ? Demanda-t-elle en pouffant de rire de manière cynique en claquant sa bouteille contre la sienne.

Elle préférait en rire, ça pouvait qu'améliorer sa peur de finir dans un cercueil.

- Après tout, le cannabis a des effets reconnus sur le cancer. Je sais même pas pourquoi j'y vais encore dans cet hôpital, soupira-t-elle, lasse, en tirant sur son joint avant de prendre une nouvelle gorgée de sa bière. Je suis pas sûre que la clope ait les mêmes vertus sur ton coeur par contre, ajouta-t-elle, le tiquant sur sa volonté de ne pas se préserver.

Myana n'était pas la mieux placée pour lui faire la morale, d'ailleurs, ce n'était pas le cas. Elle voulait juste le faire réagir sur sa manière de se nuire.


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MessageSujet : Re: #204 / Use somebody (Siam)   Dim 25 Nov - 16:54
Siam Romaldi
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comme souvent quand la solitude s'échappe, le silence se fait fugitif et s'éloigne dans l'obscurité. Myana qui fait son entrée et se fait chasseuse de morosité, juste le temps d'un moment. mais c'est toujours pareil dans cet appartement, entre les murs d'ici ou des hôpitaux, vous chassez le bonheur pour quelques heures, le garder avec vous, le garder comme compagnie jusqu'à ce qu la morosité revienne prendre ses quartiers. vous avez fait avec, le temps à fait son œuvre. Il a du sortir s'amuser. sa réponse est le réponse la plus logique à t'apporter. Med, s'il n'est pas là c'est qu'il est en train de divaguer, entre plans foireux ou rire endiablé. t'aurais aimé ce soir qu'il t'amène avec lui. que vous vous perdiez à deux dans son esprit tortueux, son esprit parfois frôlant la folie. mais chacun fit sa vie, c'est le propre même de la colocation entre tout le monde. être libre mais pas livré à soi-même. enfin c'était encore comme ça jusqu'à un moment. il a du sortir s'amuser. tu te contentes de répéter sa théorie pour approuver son idée. évidement, vous le connaissez. elle se défait de ses vêtements, et tu le laisses rejoindre ton ancienne solitude. Boulot. J'crois que je vais rester ici ce soir t'hoches la tête sans trouver rien à redire à cela. ne plus être seul, c'est pas une mauvaise idée. surtout avec Myana, tu sais qu'elle est beaucoup trop doué pour chasser les idées noires. et un instant après elle confirme tes pensées en te présentant une bouteille que tes doigts viennent saisir puis ouvrir. On trinque à quoi, à la santé ? elle te fait sourire avec son cynisme qui égale par moment le tient. elle te fait te sentir bien. et à tous ce qu'elle nous amène au quotidien. tu répliques en tapant ta bouteille contre la sienne avec un sourire avant de la porter à tes lèvres. et le liquide frais coule le long de ta langue et de ta gorge, venant refroidir un peu ce corps qui est trop chaud pour être mort. Après tout, le cannabis a des effets reconnus sur le cancer. Je sais même pas pourquoi j'y vais encore dans cet hôpital tu tournes à peine la tête vers elle, lui lançant un regard en coin avant de fixer ton attention sur l'écran de la télévision. parce que t'aimes bien voir l'avancée de ces conneries qui bouffent ton corps.. tu sais plus vraiment ce qui est tabou ou pas, mais dans cette maison t'es pas bien sur que vous ayez déjà un jour pris des pincettes pour parler des horreurs qui vous rongent. la gifle arrive après. Je suis pas sûre que la clope ait les mêmes vertus sur ton coeur par contre. douce vérité qui frappe au visage et autre part. comme pour répondre à cela, tu la portes à tes lèvres qui se referment dessus. laisses les s'occuper de ce coeur, ça les tiens éloigner de mes poumons pour le moment... tu sais bien que t'es immonde, que tu devrais pas le faire subir ça. que de fumer c'est comme rire au nez de cette deuxième chance qu'on t'a donné. mais t'es égoïste; et dans ton égoïsme tu cherches à te punir bien plus qu'à remercier cette deuxième opportunité. tu n'en voulais pas. t'aimerais lui dire que c'est pas le tien, qu'elle se trompe. mais les mots n'arrivent jamais à sortir. comme étouffer par ta propre horreur. si tu veux je te l'offre pour que tu t'en occupe mieux... cette fois-ci tu tournes la tête vers elle appuyer contre le dossier du canapé, avec un sourire moqueur et amusé. le sourire cynique qui se teinte d'un humour que t'essayes de garder. pour pas te perdre entièrement. et puis aussi parce que Myana, elle n'y peut rien... c'est pas elle qui a mit son putain de cœur dans ta poitrine.


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MessageSujet : Re: #204 / Use somebody (Siam)   Lun 26 Nov - 9:29
Myana Gibson
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Myana n'était pas facile à vivre. Y'avait rien qu'à voir le fusil qu'elle avait souvent à la place des pupilles pour s'en convaincre. Les mots fusaient comme des balles, écorchant les peaux pour causer des maux. Elle pouvait faire mal, parce qu'après tout, si on la laissait entrer, fallait aussi s'attendre à faire entrer le diable. Elle n'était pas méchante en réalité, elle permettait juste à l'insolence de la guider. Cette rage au ventre qui la faisait exister, qui avait le pouvoir de transformer le vent en ouragan. Le problème, c'est que cette tempête dévastatrice ne connaissait aucune limite. La maladie ne l'avait pas changé, elle avait toujours été plus ou moins dérangée. Elle ne rentrait pas dans les cases, c'était la fille perdue au milieu d'un univers bancal, le massacre des relations sociales quand elle decidait de se fermer pour ne plus avoir de vague à l'âme.

La blonde sourit à son cynisme, à ce qu'il avait dit sur la santé, cette chose qui ne faisait que de se foutre de leur vie pour les tourmenter.

- Que du bonheur, bien sûr ! Lança-t-elle, sarcastique en claquant le verre contre le sien.

En réalité, elle était énervée de constater que la loterie des maladies l'avait choisi, que ses cellules défectueuses l'avaient conduit à subir des traitements chimiques qui lui donnaient envie de vomir. Elle ne savait pas que son sort lui donnait aussi le tourni, la nausée, qui s'ajoutaient aux symptômes archaïques de la chimiothérapie. Savourant le goût âcre de la bière chargée de malt, elle s'était figée quelques secondes à sa réponse qui déclencha des soubresauts dans le creux de ses entrailles en bataille. Elle savait qu'elle l'avait cherché quelque part, en parlant de choses qui fâchent. Le pire, c'est que Siam n'avait pas tort. Même si elle se jouait de la mort, c'était une manière de s'accrocher à la vie que de continuer son traitement de survie. Elle tira sur son joint pour expirer la fumée, dans le but de s'apaiser.

- De toute façon y'a toujours des conneries qui auront notre peau, acquiesça-t-elle.

Si ce n'était pas aujourd'hui, ce serait demain que sonnerait la fin de son destin. Tôt ou tard, elle aurait finalement pris le même chemin. Siam était évidemment bien placé pour le savoir, lui qui avait hérité du cœur de Gabriel pour continuer à user de son sarcasme habituel, sans quoi ses yeux auraient perdus leur étincelle. Elle avait remarqué qu'il avait évité de s'approprier le palpitant qui battait dans sa poitrine, comme si on le lui avait prêté le temps de quelques journées.

- T'es entrain de te tuer en tentant de le tuer,
ajouta-t-elle, en insistant sur les mots, dans une volonté de lui faire réaliser que ce cœur était le sien.

Elle parlait même de Gabriel. C'était comme une manière de le faire mourir une nouvelle fois. Myana savait que Siam faisait un rejet de cette chance qui lui avait été confiée, et qu'il préférait miser sur la nonchalance pour se tenir à distance de ses responsabilités. Son sourire communicatif s'était inscrit sur ses lèvres qui s'étaient légèrement étirées en un rictus amusé.

- C'est un cadeau empoisonné, ça va juste me rappeler que je suis incapable de prendre soin de quelque chose, se moqua-t-elle de sa propre personne. Moi, les cœurs, je les brise. Je sais pas les réparer, avoua-t-elle, haussant les épaules de manière détachée.

Elle était inapte à colmater les fissures qui jonchaient les parois de son myocarde abîmé, alors s'occuper de ceux des autres, ce n'était pas une bonne idée. Peut être qu'elle préférait se dire qu'elle n'était bonne qu'à détruire parce que construire était un concept plus compliqué.

- N'empêche... T'as raison de vouloir t'amocher le plus vite possible. Ça te débarrassera de moi plus rapidement aussi. Je t'avoue que je serais triste. T'es quand même mon souffre douleur favoris, plaisanta-t-elle cyniquement.

Elle comprenait qu'il avait besoin lui aussi de savoir qu'il avait le droit d'exister. L'alcool et le cannabis qui envahissaient son esprit lui permettait d'affaiblir les tourments qui la tracaissaient pour laisser son sourire perdurer sur ses lippes.


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MessageSujet : Re: #204 / Use somebody (Siam)   Dim 23 Déc - 14:54
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De toute façon y'a toujours des conneries qui auront notre peau. tu n'as pas de bonnes influences sur Myana, ou sur qui que ce soit. suffit de voir le cynisme coulé de ses phrases quand elle parle, suffit d'écouter l'écho de ses pensées qui se fracasse dans chacun de ses propos. reflet de tes propres réflexions, Myana ne tait rien elle non plus. peut-être pour cela que ça hurle autant que les attaches se font. on a finit par s'y faire... tu répliques avec désinvolture, sans provocation, sans tristesse. parce que c'est vrai, vous vous y êtes fait. les bonnes nouvelles qui viennent s'effacer face aux déceptions. les remontés, puis les effondrements. les hauts et les bas comme disent les médecins. il y a les bons jours, puis il y a le reste. t'aimerais dire que c'est du passé, que tu les as quitté. mais Siam t'es pas con à ce point, tu le sais bien que le risque de rejet est encore inscrit dans tes veines, que ton corps s'approprie ce qui ne lui appartient pas. tu sais que tu joues avec le feu. à fumer; et surtout à te rejeter. "Siam ce corps c'est le tien, d'où il provient ce n'est pas important. si tu rejettes cette idée, tu multiplies les risque de rejet", marrante ta cardiologue. tu l'as hais depuis que tu as appris le prénom de celui qui à remplacé ton corps abimé. tu hais tout le monde, avec plus ou moins du nuance peut-être. T'es entrain de te tuer en tentant de le tuer. le coup sort de nul part, brutal, et si vrai. elle lit tes pensées comme elle dit la vérité. tu rigoles sans joie, tu réponds sans tristesse. t'as appris à ne plus vraiment être triste Siam. j'étais déjà en train de mourir. et il est déjà mort. le cynisme sort tout seul mais les mots que tu pensais sortir te font l'effet de poison. tu pensais pas que les dire à haute voix ferait si mal. tu grimaces et tu te caches derrière une gorgée d'alcool. Myana c'est la seule sans doute à qui te peut dire ça. est-ce que ça fait vraiment de toi un enfant salement égoïste de ne pas vouloir du corps d'un mort ? de ton mort ? de ton monde qui ne va plus bien.

C'est un cadeau empoisonné, ça va juste me rappeler que je suis incapable de prendre soin de quelque chose. Moi, les cœurs, je les brise. Je sais pas les réparer. avec sa grande gueule, avec ses grands airs, Myana elle ne vous trompe pas. vous faites tous comme si c'était le cas, elle fait comme si elle même parfois se croyait... y'a que le monde dehors que vous berner, vous les enfants pas rafistolé. tu te penches un peu vers elle. mais dans ce cas je m'offre cœur et âme à toi. il y a tes dents qui apparaissent derrière un sourire que trop vrai, l'humour qui vient percer vos ténèbres. vous avez beau être cassé, il y a toujours ces moments étranges où un instant tout rebrousse chemin. tu finis par écraser ta clope même pas terminé, comme un putain de sentiment de culpabilité qu'elle vient imprimé sur chaque tissu de ta peau. "assassin" que tu es, tu lui as volé son coeur.
N'empêche... T'as raison de vouloir t'amocher le plus vite possible. Ça te débarrassera de moi plus rapidement aussi. Je t'avoue que je serais triste. T'es quand même mon souffre douleur favoris elle te tire un rire Myana avec son sourire et ses paroles, avec ces phrases sans filtre que vous vous balancer à la gueule. tu vides de moitié ta bière en fixant la télé noire. tu rigoles même sur mon lit à la limite de crever, tu viendras me faire chier juste pour me rappeler que t'es là. parce que oui, pour toi tu t'es toujours dit qu'ils te survivraient tous. même Gabriel et sa date d'expiration. abimé de partout, t'étais quand même celui qui partait avec des points en moins; un organe qui défaillait et entrainerait tout le reste. tu t'es toujours dit tel un égoïste que t'en verrais aucun mourir. que tu serais le premier à crever. et maintenant tu vis avec ton erreur, avec ce qui bas en toi comme rappel que t'avais faux. si faux. moi je te promet que je ne t'emmerderais pas sur ton lit de mort. de ne pas y mettre les pieds. sourire taquin, vous savez tout les deux que jamais tu ne lui ferais ça.


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MessageSujet : Re: #204 / Use somebody (Siam)   Dim 23 Déc - 18:39
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À la fin, il ne resterait plus rien, que des cendres éparpillées dans une urne bien trop grande pour accueillir ce corps déchue qui brûlerait dans les flammes d'une vie perdue. Pourtant, dans l'Enfer de cet appartement qui s'apparentait à une antre invitant le désespoir à se faire une place comme seule croyance, il y avait Siam, instable mais pourtant si stable pour Myana, peut être parce que c'était quelque part le seul qu'elle arrivait à comprendre en un regard. Dans le fond, ils étaient assez similaires, tentant de survivre au gré des tempêtes avec leur allure bancale, habillée de sarcasme. Elle haussa les épaules à ses mots, hochant la tête en réfléchissant à ce fait, qui provenait d'une triste vérité, cette réalité qu'ils ne pouvaient semer. Mais Myana, elle n'aimait pas voir que le cadeau qu'il tenait dans sa poitrine se voyait meurtri, abîmé par les regrets insicives dans son esprit, parce que Gabriel lui aurait sûrement donné son myocarde s'il avait été en vie pour donner son avis.

- T'es plus entrain de mourir. Et puis, il voulait que tu restes en vie. Moi, j'ai bien envie que tu le restes, avoua-t-elle, tentant de rester naturelle face à cette déclaration un peu trop profonde.

Parce qu'il comptait, même quand elle lui assenait des coups des couteaux par ses mots et qu'elle voulait soigner en lui faisant part de ce désir. Il avait besoin de se l'entendre dire, parce qu'un sentiment de rancune tenace traînait entre ses murs, et qu'il n'avait pas à porter cette culpabilité comme une armure, l'étau qui lui briserait les os. Elle ne prenait aucun parti, mais Siam n'avait rien choisit, alors elle n'allait pas le laisser devenir vide parce que Gabriel était parti. Il lui manquait aussi, à Myana, ses conseils et son calme à toute épreuve qui savaient canaliser le déchaînement de ce fleuve interne qu'elle savait faire vivre de manière concrète d'une main de maître, et Gabriel s'était tenu comme un barrage, créant le mirage de voir ses émotions sous contrôle au moins quelques fois. Un rire s'echappa de ses lèvres à sa remarque, s'amusant de son humour noir, alors que son regard se planta dans le sien.

- T'es vraiment maso. Mais c'est sûrement ce qui fait ton charme, ajouta-t-elle, souriant en coin en portant son joint à ses lèvres.

Expirant la fumée, elle porta le liquide à ses lippes, s'abreuvant de doses d'oublis le temps d'une nuit, annihilant ses sens explosifs, ses nerfs qui suintaient la souffrance sourde qu'elle taisait sous sa personnalité affirmée et dans le déni de sa maladie putride. Elle afficha un air fier à ce qu'il vint ajouter, contente qu'il puisse remarquer son talent pour toujours se faire entendre, même quand la mort était présente.

- Tu vas me faire croire que tu préférerais que je pleure et que je sois complètement silencieuse ? Tu mérites pas qu'on soit tous déprimés, je trouve que tu l'es déjà assez comme ça, le taquina-t-elle.

Et pourtant, elle pouvait se fermer à double tour pour laisser parler l'océan agité qui perlait dans le creux de ses yeux fatigués. C'était le genre de fille qui cachait ses larmes devant autrui mais qui les laissait couler dans son lit.

- Franchement, Siam, si c'est pour que tu vois ma tronche emaciée et mes mains trembler, ouais, ne viens pas, même moi je voudrais pas voir ça. Et dire que je vais y assister, la vie est vraiment mal foutue, soupira-t-elle, agacée.

Elle éteignit le joint dans le cendrier avant de s'étaler de tout son long sur le canapé, sa tête reposant sur les jambes de Siam de manière complice. L'air amusé, elle le regardait, l'esprit apaisé par le THC.

- Elles sont confortables, tes jambes. Je parie qu'on t'avait jamais fait ce compliment, rigola-t-elle.


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