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 ▲ NIGHT'S SORROW ▲

MessageSujet : ▲ NIGHT'S SORROW ▲   Lun 15 Oct - 15:43
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Chaz Fleischer

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Night's sorrow

J’rentre dans un mur, tout tremble. Oh le bruit qu'ça fait. La serrure me fait doucement rigoler, je tourne la tête vers la droite : pourquoi ça doit défiler comme ça à toute allure, hein ? Je sais même plus si j’ai bu ou si je me réveille d’une anesthésie. Non, vu l’odeur, c’est l’alcool, beaucoup trop d’alcool. Mais non ? Il est 4h du matin ? J’aurais dit moins. Ou plus. Je ne sais pas. Je reconnais mon étage, parce qu’il me fait un signe de la main. Ça n'va plus du tout, je vois des trucs bizarres, par exemple, là j'vois une personne recroquevillée dans le couloir. Ah nan, ça, c’est réel : c’est une vraie personne. C’est quoi cette tenue ? Elle vient de l’hôpital ?

Il me faut un temps supplémentaire pour percuter qu’il s’agit de ma voisine. Elle m’a vu, je sais plus trop où me mettre, du coup je m’arrête en haut des escaliers pour m’assoir, faire une pause. Je sais pas quoi lui dire, bonjour, bonsoir, bonne nuit ? Dans le doute, je fais un petit signe de la main en souriant bêtement, ça passe bien. J’ai envie de m’excuser pour le bruit, c’est pas la première fois que je rentre dans cet état. Elle avait déjà laissé un mot à la concierge pour dire que je faisais trop de bruit parfois, oui oui, pardon, désolée, ça se reproduira plus et autres mensonges.

J’ai un don : j’arrive à voir quand les gens ont pleuré. Elle, elle a beaucoup pleuré. Ce n’est pas le moment de parler, merde, j’suis même pas en état de parler, mais quelque chose me donne envie de lui parler. Je crois que ça s’appelle simplement de l’humanité il doit m’en rester un peu en stock quand même. Ou alors c’est de la pitié. Et autant, elle a même pas envie qu’on lui parle, peut-être bien qu’elle est contente de pleurer, j’en sais rien. Mais je tente quand même, parce que c’est dans ma nature.  « Euh… Ça va pas ? »
ft. Jill


Sometimes, it seemed okay
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MessageSujet : Re: ▲ NIGHT'S SORROW ▲   Mar 27 Nov - 16:42
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Jill Lazzari
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logement : quand elle rentre chez elle, c'est au old lady, mais elle y est le moins possible.


Jill n’a rien vu venir, elle n’a rien compris du tout. Il est rentré, il semblait calme ou en tout cas, pas énervé. Elle ne sait pas vraiment ce qu’elle a dit ou pas dit, fait ou pas fait. La premier claque l’a assommée pour moitié, les autres l’ont fait se tasser sur le sol, à espérer que ça passe. Puis, en hurlant, il l’a jetée dehors, beuglant qu’il ne voulait plus la voir. Encore sous le choc, elle a d’abord voulu monter et trouver Yasha : lui saurait quoi dire, quoi faire, la consoler ou la consoler. Puis elle s’est souvenue qu’il travaillait. Elle a pensé rejoindre Hermès ou Abram, puis s’est ravisée, sans trop de raison autre que ne pas les ennuyer, encore, avec ses soucis. Alors, elle s’est assise sur les marches, enroulée dans ses frusques, sa manche pour éponger les saignements de sa lèvre légèrement fendue, tremblante à cause du froid, de la peur et de la douleur. Elle ne pleure pas vraiment  Jill. Bien sûr, les larmes dévalent ses joues pâles, et elle renifle un peu. Mais ce ne sont plus les lourds sanglots du début, elle a appris, comme le reste, à intérioriser et à cacher sa souffrance. Il faut bien, elle devra, malgré ses muscles fatigués et la peau marbrée, retourner travailler. La vie continue…  Parfois, rarement, elle essayait de se rappeler pourquoi c’était lui qu’elle avait épousé. Elle se souvenait qu’il était gentil au début, attentionné – d’autres diraient possessif. Mais, il prenait soin d’elle, et surtout, elle ne dormait plus dehors, dans la voiture, ici ou là. Elle pouvait manger chaud et se doucher. Alors, bien sûr, elle se laissait un peu faire – elle en a l’habitude après tout. Puis, quelques rares fois, il l’aimait vraiment. Il ne la regardait pas comme si elle n’est qu’un déchet, une chose qui ne mérite que d’être salie un peu plus. Le temps passe peu à peu, et si elle renifle encore parfois, elle ne pleure plus, plus vraiment. Elle est par contre complètement ankylosée par le froid et ses muscles raidis. Elle n’ose pas rentrer. Rien ne l’empêche vraiment, elle ne croit pas qu’il a fermé la porte à clef. Mais, une part d’elle, un instinct de survie élémentaire, l’en empêche. Il est tôt encore, lui indique son vieux téléphone. A peine minuit, il ne sort probablement pas. Ario sera fâché qu’elle manque le travail, elle se promet qu’elle ira voir Hermès avant de reprendre le travail. Il saura parler à son frère, il l’a déjà fait bien trop souvent. Du reste, en la découvrant ainsi, Ario l’aurait renvoyée pour la soirée.

Plongée dans ses pensées, elle réalise avec un temps de retard que sa voisine un peu étrange lui a parlé. Est-ce qu’elle va bien ? Jill hausse les épaules comme toute réponse. Ni oui, ni non. Elle a le visage strié par ses pleurs, la lèvres enflée et sa manche droite colorée au carmin. Mais oui, ça va, elle a connu pire. « Si, si, ça va, elle élude la voix encore un peu rauque. Juste euh… enfin, une mauvaise soirée. » Jill lui renvoie un pauvre sourire triste, comme de vouloir masquer la réalité. Jill la connait peu. Elles se croisent parfois mais ne s’échangent que des bonjour distants et quand Daniil venait encore, il est arrivé qu’elle lui demande de faire attention au bruit, pour ne pas le réveiller. Pour le reste, l'évidente différence de vie est criante. Parce qu’elle se sent obligée d’alimenter la conversation et de ne pas rester bloquée sur cette situation, Jill enchaine. « Tu rentres de soirée ? »



jill sur le bar accueille les fêtards, ses cuisses se séparent, se filent ses bas. elle distribue des cœurs, ne regarde pas les corps. elle dissimule les peurs peu importe le décor odezenne, meredith
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MessageSujet : Re: ▲ NIGHT'S SORROW ▲   Sam 1 Déc - 18:53
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Chaz Fleischer

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Night's sorrow
Malgré tous mes efforts -non en fait, j’ai pas fait d’effort : à qui je vais faire croire ça ?- j’ai la gerbe, voilà, ça craint, j’ai bu jusqu’à m’en rendre malade, j’ai pas su dire stop au moment opportun. En vrai, je dois pouvoir me… retenir, en vrai ça doit pouvoir se passer tranquillement. C’est juste que pour le coup, on dirait bien que je viens de me lancer dans une conversation avec la voisine, et ça c’était pas prévu. J’avais juste prévu de rentrer à la maison et de m’étaler sur le canapé, parce que j’aurais trouvé que la chambre serait placée bien trop loin de l’entrée, si bien sûr personne ne me l’avait piqué pendant mon absence. Je sais bien qu’c’est pas possible, mais ça me fait rigoler. Intérieurement : ça aurait été trop gênant de rigoler alors qu’une autre a visiblement pleuré.

Elle prétend que ça va, mais mon cerveau embué détecte l’absence de correspondance entre ses propos et son apparence. Elle complète un peu après, accusant une mauvaise soirée comme responsable de son état et à cet instant, je me rappelle du mien. Je soupire, un peu épuisée par ma vue troublée tandis que je décide de m’approcher d’elle. Le terme exact serait plutôt de ramper vers elle. J’ai plus du tout la motivation pour me mettre debout, même à quatre pattes je titube : pas étonnant pour un sol aussi mou ! me disait mon esprit. Il me disait plein de choses, mais il me disait surtout : va parler à cette fille, elle en a besoin ! « Et ouais… J’veriens… J’reviens de soirée ouais ! Ça doit se voir un peu… Oh, et se sentir aussi, mon Dieu ! » dis-je en reniflant mes aisselles.

À un moment donné, je ne sais pas comment j’ai fait, mais j’ai réussi à m’assoir à côté d’elle, ou presque à côté, j’avais un peu de mal à évaluer les distances à ce moment précis de la nuit. Nouveau soupire, puis, la certitude que j’allais être saisie d’un fou rire incontrôlable si je ne me concentrais pas plus sur ma voisine et ce qu'elle me disait. « Eh ben… J’aurais bien aimé t’épargner le discours chiant d’la meuf bourrée, mais là je crois que tu vas pas pouvoir y échapper !» Pauvre elle qui allait devoir subir l’étrange optimisme sui generis de l’ivrogne, comme si le fond de la bouteille donnait la possibilité et le droit de devenir instantanément psychologue sans passer par les études. « Tu sais, tu peux tout m'dire… Parce que demain, j’aurais oublié ! Donc tu vois, tu peux te servir de moi, comme xué… ezgu… exutoire ! Si jamais ça peut t’aider à te sentir mieux, je suis à ton service ! » dis-je en faisant une espèce de révérence malgracieuse.


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MessageSujet : Re: ▲ NIGHT'S SORROW ▲   

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