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 wasted youth (gally)

MessageSujet : wasted youth (gally)   Mer 26 Sep - 22:25
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Zelde Ackerman
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the wasted years the wasted youth & « Maman ouvre s’il te plait ! » elle appelle, tambourine comme elle peut contre la porte, vacille un peu, continue, toujours plus fort. « Maman ! Papa ! »  elle appelle, la voix cassée, les larmes aussi, mélange d’alcool, d’herbe, de choses qu’elle n’a pas vu passer, le tout un peu trop vite pendant la soirée. « Max je sais que t’es debout »  alors qu’elle continue de frapper, appelle ses frères les un après les autres, ses sœurs.
Personne ne répond.
Personne ne répond jamais de toute façon. Alors elle se laisse tomber Zelde, adossée à la porte qui reste définitivement close, les paroles menaçantes de sa mère qui lui reviennent à l’esprit, comme une hallucination dégueulasse. Si tu reviens encore une fois dans cet état personne ne t’ouvriras. C’est sec, amer, violent, alors que sa mère serre un peu plus ses doigts autour du poignet trop fin de sa fille qui vient à peine de décuver. Faut croire qu’elle tient parole, le reste de la maisonnée suivant ses ordres, bien trop heureux de la laisser dehors et de l’entendre pleurer.
Elle ne sait pas ce qu’elle leur a fait aux Ackerman. C’est pas une histoire de naissance, puisque ses deux petits frères sont des enfants rois. C’est pas non plus parce qu’elle est une fille, non loin de là, ni parce qu’elle est pas très bonne en cours, y en a deux bien plus idiots avant elle et qui ne portent même pas la kippa. Elle a toujours été de trop, celle de trop, celle jamais assez, celle qu’on n’arrive pas vraiment a aimer. Et là ce soir avec l’alcool résiduel dans le système ça fait pas bon ménage. Zelde qui se roule en boule sur le paillasson, sans veste, sans chaussures, marche de la honte jusqu’à la maison, après avoir perdue toutes ses affaires pour la dixième fois dans une soirée trop pourrie. Ca t’apprendra gamine. Pourtant elle sait très bien que demain elle recommencera. Encore. Encore. Danser jusqu’à l’aurore, jusqu’à s’en exploser les os, oublier le reste, le vide qu’elle ne sait pas combler, déchet de l’humanité, personne pour la protéger à part les esprits intangibles qui ne savent comment la réchauffer.

     
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MessageSujet : Re: wasted youth (gally)   Jeu 27 Sep - 14:36
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Gally Leone

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wasted youth
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Les poings cramponnés à ce filet du diable. Tu beugles en silence. Tu beugles à distance. Loin là. Dans le cœur pourri de la Gally paria. Une misérable au cœur d’or et aux muscles qui valaient un milliard et des poussières. Jamais t’aurais dû finir comme ça dans un sale état crevant au pied de cet enfoiré. Prisonnière sans vague à l’âme de poupée dépouillée. La raclure repart avec le sac que tu t’étais promis ; les poches magouillant contre deux trois paris. Et toi t’as rien ; juste ta gueule ravagée de pas avoir su cogner plus fort que lui. Enfoiré. que tu grondes les mirettes enchanteresses ; le regard de détresse. T’es incapable. Indomptable. Intouchable. Insoutenable. Tes joues hurlent à la mort. Elles pissent le sang ; elles te dévores. Tu dégages du ring ; t’as la queue entre les jambes Gal. Tu finiras pauvre encore un soir. T’arraches la compresse. Et tu la serres contre ces entrailles à l’épiderme violacé par les chocs invétérés.
Ouais tu finiras pauvre encore ce soir. A la fin ; la toute fin de ce monde. A la fin de tous les maux. A la fin de chaque seconde. Tu trembles plus dehors. Tu vibres plus dès lors. Tu crèves. Tu crèves juste d’un espoir malaisé. Devenir une môme riche. Une môme respectée. Une môme aimée. Une môme bien léchée. Juste une fois. que tu supplies encore une fois. Ils hurlaient tous quand t’as pris ton KO ; à travers la cage suintant les fléaux. Le pourpre s’échappe de ton nez ; de ta peau de tes maux. Tu les comptes. Tu les comptes un instant. Toutes ces étoiles blanches qui surgissent du ciel comme le seigneur Dieu l’a fait pour ses anges. Tu vas finir par mourir putain. Mourir de faim. Mourir de froid. Mourir de toi. Tu penses à Maddy ; qu’elle pourra panser la plaie infectée par la défaite. A bien trop vouloir affronter des gangsters malhonnêtes. A bien trop vouloir en foutre au tapis de ce monde criminel où t’as la détente trop facile. Les poches vides trop avides. La gorge révolutionnaire et aride.
T’atteins le bâtiment. T’es congelée. Mais tu t’en branles. Tu regardes ton téléphone ; et tu te rappelles que Maddy est pas là ce soir. Maddy travaille ce soir. Maddy est défoncée encore ce soir. Alors tu vas rentrer seule ; seule comme tous les autres soirs. T’entends une gosse qui gueule. Une gosse à vociférer ; à tromper comme toi cette putain de vie étriquée. Une gosse comme le Old Lady en abrite sous son couvents corrompus ; elle en abrite des centaines vague maternelle. Celle-là est défoncée. Elle est affalée contre un mur clos ; une cloison une prison qui semble la priver de sa vie de survie. Elle est belle ; mais la vénusté a un prix. Son prix d’être esseulée de folie de spleen de drogue d’alcool. De cette sueur ravagée qui te colle aussi aux os. Tu traînes tes Nike devant elle. Elle aura peur de ta gueule d’ange décolorée par la vie grave moins belle qu’elle.

« Tu veux venir fumer une clope chez moi ? C’est ma tournée. » t’ouvres ton paquet froissé devant elle. T’en as peut-être plus besoin que moi princesse.



Je sais pas si j'y crois, mais j'aime bien y croire, quand tout est noir, quand tout est noir. Je sais pas si j'y crois, mais j'aime bien y croire, j'fais que douter d'moi quand tout est


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MessageSujet : Re: wasted youth (gally)   Sam 6 Oct - 23:17
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Y a des souvenirs qui remontent, des souvenirs qui lui filent la gerbe, l’envie d’appeler Bobby ou un autre, l’envie de se rassurer, qu’elle a pas merdé. Pas encore. Mais les souvenirs sont intransigeants, les souvenirs sont sans pitiés, à l’attaquer, encore, encore, alors qu’elle essaye de fermer les yeux maladroitement, de recroqueviller son corps décharné, qui tremble de froid, de fatigue, de douleur.
Elle les entend pas, les bruits de pas, lointain d’abord, porte d’entrée de l’immeuble qui claque, un nouveau venu qui grimpe, qui marche. Un de ces voisins invisibles, de ceux qu’elle croise sans voir tous les jours, la tête dans les nuages et les écouteurs vissés dans les oreilles. Un voisin qui fera pareil, qui continuera son chemin sans se retourner pour la regarder. Car personne ne la regarde jamais. Parfois elle se demande si elle n’est pas devenue fantôme, à passer plus de temps avec les décédés que les vivants, devenue un reste d’ectoplasme, peau translucide, qu’on ignore en un regard.
Pourtant ce soir c’est différent.
Tu veux venir fumer une clope chez moi ? C’est ma tournée. C’est d’abord une paire de chaussures qui entrent dans son champ de vision alors qu’elle se redresse maladroitement, tête qui tourne, l’envie de vomir qui grimpe un instant alors qu’elle papillonne, lève le nez un peu plus haut, pour observer le visage faiblement éclairé de l’interlocutrice. Gueule amochée, pas dans le même genre que la sienne, une aura qui brûle les doigts, ça se sent, comme un lion en cage. Elle a toujours été plus lucide sur le plan astral avec quelques verres en trop dans le sang, comme sa grand-mère, ça lui arrache un sourire alors qu’elle se redresse, fait craquer ses os fatigués. « Je paye la seconde » parce qu’il y en aura une seconde, et une troisième, ptêtre même une quatrième, comme une sensation qui la chatouille sur le bout des doigts alors qu’elle attrape une cigarette offerte, la place entre ses lèvres au rouge effacé, étalé, l’allume rapidement avant de tendre le briquet. « J’ai perdu mes clés » comme si y avait besoin d’une justification. La vérité c’est que c’est toujours pareil, au moins une nuit sur trois à dormir chez Amy quand cette dernière ne l’oublie pas, le reste de la semaine elle oscille entre rentrer à temps dans sa chambre ou juste attendre le petit matin que sa mère daigne enfin lui ouvrir. « T’as pas peur d’inviter n’importe qui fumer chez toi ? » la voix rauque, usée d’avoir trop crié toute la soirée, d’avoir surement chialé aussi, dans les toilettes ou le placard, comme un sourire sur son visage fatigué, poids plume face à sa sauveuse, elle pourrait pas faire grand-chose, que la peau sur les os, trop facile de la casser en un craquement.

     
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MessageSujet : Re: wasted youth (gally)   Jeu 11 Oct - 22:29
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wasted youth
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Elle a le maquillage qui bave ; paillettes épaves. La voix suave. Une poupée perdue là aux formes latentes ; perdue ouais dans le gouffre faubourg d’un sale temps ; faible battante. t’étais sure qu’elle allait suivre. Que la gosse elle allait te suivre. Car elle a plus rien. Elle a moins. Moins que ta soirée de merde qui t’a fait perdre l’éclat de tes mirettes.  Moins que la nocturne crasse increvable qui crève dans tes veines. T’es esquintée Gally. T’es fatiguée Gally. T’as froid t’as faim t’as envie de chialer. Le linceul de chagrin malhonnêteté te fait palpiter.

« Je paye la seconde. » qu’elle te balance. Tu souris et elle se relève ; corps en trans. Elle te balaye de loin perle exotique senteur de luisance. Étincelle narcotique à peine trop chétive pour briller en société ; sous les malsains éclairs de ces cœurs pourris aux vagues à l’âme à gerber. La princesse altière elle te pique une des clopes qui s’étaient paumées dans ton sweat. Là oubliées de la vue lointaine de la foule mondaine. Le paquet martyr est bousillé. Y’en a plus que quatre dedans. La semaine dernière y en avait six. Parce que le poison empeste ton corps moitié divisé en milles peines égosillées. Parce que le poison pourra emporter qu’une seule des deux marmailles au visage copié collé. Elle la grille et tend son briquet. Là au milieu du couloir. Là au milieu du parloir. Là au milieu du miroir. Double monde ; double seconde. Double vie arrachée entre un milliard de feintes ondes. Le tabac à la fumée algèbre des faux sourires en manque d’une histoire sans fin ; le tabac au fumet de vas-et-viens. T’en a pas cramé une depuis quatre jours Gal. Tu peux la fumer. alors t’attrapes son briquet et tu sors l’avant avant avant dernière de son voile cabossé. Pendant que la vénus aux yeux flingués te dit : « J’ai perdu mes clés. » mais toi tu t’en fiches déjà Gally. T’as envie de t’affaler dans ton canapé. T’as envie de plus vivre de plus nuire de plus respirer de plus penser. Les nike elles bougent car t’en peux plus. « T’as pas peur d’inviter n’importe qui fumer chez toi ? » qu’elle continue alors que tu marches déjà jusqu’à l’escalier. Et tu ris.

« Bah t’es pas n’importe qui. Personne est n’importe qui. » tu tires une taffe. Et t’enfiles ton bras sous le sien. Elle est ces papillons arc-en-ciel aux ailes à peine écloses ; qui flottent sous le soleil qui de fièvres sensuelles les arrose. Elle est ces cristaux qui brûlent le creux de la peau en terre profonde ; qui flambent à chaque putain de seconde. T’encercles son bras sous tes doigts mauvais perdants qui pourtant ont tout perdu. Tu serres fort dans les escaliers car t’as peur que la princesse que tu tiens devienne déchue. Déchet à nu. T'as mal aux muscles tu sers les dents. T'as mal au visage tu tais l'élan.« T’es forcément quelqu’un tu comprends ? T’as forcément ce tempérament que personne d’autre a. T’as forcément les talents que personne d’autre a. Et puis t’as un nom déjà. Et des parents. » t’expliques en fumant. Toi t’es quelqu’un Gally. T’es quelqu’un incapable de garder ta famille. T’es quelqu’un incapable de gagner un combat infaillible. T’es quelqu’un qui mérite pas d’être quelqu’un. tu cherches tes clés dans ton sac. Et t’ouvres la porte.
Les leds multicolores sont encore là à brailler leur éclat jolis minois. t’avances tu jettes ton sac sous la table. La vaisselle a été faite. t’ouvres une fenêtre ; et tu jettes ton mégot. là dans le coin tu vois le pull de maddy qui traîne ; avec le reste de sa merde. « Moi en tout cas je suis quelqu’un qui s’appelle Gally. » que tu lui dis en te tournant vers elle.



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MessageSujet : Re: wasted youth (gally)   Ven 19 Oct - 12:36
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Y a comme un côté étrange, dans l’entre-deux, rencontre dans les limbes, Zelde ne saurait mettre le doigt dessus. Peut être que c’est l’alcool, peut être que c’est la mélancolie, peut être que c’est juste la putain de vie. Mais y a comme une résonnance étrange entre la jeune femme et elle, dans la façon qu’elle a d’allumer sa cigarette, de tirer dessus, volutes de fumée dans le couloir de l’immeuble. Peut être pour ça aussi que Zelde accepte le contact, accepte de la suivre, qu’elle ne frémit pas quand son bras s’enroule autour du sien, qu’elle lui parle comme si c’était bien trop évident.  Bah t’es pas n’importe qui. Personne est n’importe qui. Si seulement elle savait. Que t’es n’importe qui. Madame fantôme, madame absente, madame transparente. T’es qu’un échec de plus, un trou dans la capote ou juste que ça a foiré, maman qu’a eu trop peur de t’avorter, comme tous les autres gamins, pour pas offenser son dieu dérisoire. Ca lui arrache un rire cynique à Zelde, alors qu’elle sent que la jeune femme s’accroche un peu plus à elle, comme si elle avait peur qu’elle lui file entre les deux, évanescente, fantôme coincé dans l’Old Lady depuis 20 ans maintenant.
Marche après marche elle tangue Zelde, les talons qui ne coopèrent pas, le corps qui grince un peu trop, qui hurle, souvenirs qui lui reviennent à la gueule, leurs traces de doigts sur sa peau, leurs dent, leurs ongles, leur saleté dégueulasse qui lui donnerait envie de vomir si elle avait encore quelque chose dans le ventre. T’es forcément quelqu’un tu comprends ? T’as forcément ce tempérament que personne d’autre a. T’as forcément les talents que personne d’autre a. Et puis t’as un nom déjà. Et des parents. Les mots de la jeune femme continuent, encore, encore, cherchent une cible qui n’est plus là depuis trop longtemps, elle tire un peu plus sur sa cigarette, recrache en bouffées saccadées par le rire la fumée, l’impression d’être la mauvaise élève insolente face au sermon du Rabbin.  « Tu parles beaucoup » c’est un fait, une constatation. C’est pas dit méchamment, parce qu’elle sait pas vraiment être méchante de toute façon. Trop bonne trop conne, à se laisser marcher dessus, à toujours tout donner sans rien recevoir en retour.
Porte qui s’ouvre et Zelde qui fronce les sourcils alors qu’elle se permet d’entrer, ferme les yeux un instant comme elle le fait à chaque fois qu’elle découvre quelque chose de nouveau, les esprits, les présences, comme un nœud dans la linéarité, c’est pas parfait, c’est irrégulier. Moi en tout cas je suis quelqu’un qui s’appelle Gally.  « Enchanté quelqu’un qui s’appelle Gally » nouveau rire, un peu plus cassé, surement qu’elle a pas complètement décuvé. Dernière trace de cigarette fumée trop vite qu’elle vient à abandonner à côté de sa sœur, avant de se rapprocher un peu de Gally, sourcils froncés. « J’aime bien ce que tu dis mais c’est pas toujours vrai tu sais » utopique, positif, elle a du mal à y croire depuis trop d’années.  « j’existe pas » comme une vérité murmurée, ça la fait se marrer. « mais tu peux m’appeler Zelde. Pas Zelda. Zelde. »   si elle veut la traiter en quelqu’un  faudrait qu’elle sache au moins bien prononcer son nom. C’est la base concernant les esprit. Le nom. L’appellation. « Tu vis avec qui ? »  curieuse, c’est elle qui se met à trop parler, à trop questionner, elle sait pas trop pourquoi, peut être pour essayer de se rassurer, de rompre cette putain de résonnance qui lui crisse dans les oreilles.
     
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MessageSujet : Re: wasted youth (gally)   Sam 3 Nov - 18:58
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La môme elle rit. La môme elle pleure. La môme elle effleure. Elle s’accroche en pénurie de douceur. Elle fatigue influe sa candeur. Elle est sage vague belle et tornade. Elle piaille deux trop mots ; elle tait deux trois maux. Elle feint les zéro grammes ; quant à son corps il la crame. Faiblarde blafarde. Gaillarde. Dose rebelle dans les veines qui la révèle. Invisible irascible. Avachie hérésie. Mélancolie qui fulmine l’hémoglobine. Elle piaille deux trois mots. Elle tait son cerveau. Elle vit dans l’ennui. l’ennui qui la fait vivre. Tu fumes sans envie. L’envie qui te fume. Voilé fumet d’une clope à moitié rongée. Cadavres du cendrier. Tous sont ceux de Maddy. Certains sont à toi Gally. Certains.

« Enchanté quelqu’un qui s’appelle Gally. » elle respire ; elle transpire ; elle, martyr. Enfant née trop tôt ; dans une société encore à l’appétit gauche. Enfant née trop tard ; dans une société devenue trop fausse. L’enfant papillon ; marmot babillant. Elle lève le menton ; elle rit menaçant. « J’aime bien ce que tu dis mais c’est pas toujours vrai tu sais. j’existe pas. » tu la fixes encore une fois. Sì bambola. T’es comme moi. La déraison à la dérision. Une ragazza pas assez là ; pas assez las. Pas assez toi. A courir après ce que t’aimes pas. A vouloir ce que tu peux pas. A décevoir qui tu pourras. Mais t’es là. alors tu réponds pas. Tu la regardes en esquintant la cigarette. Tu réponds pas. Tu baisses les mirettes fusillées en valsant les pommettes. Sourire malhonnête ; veine trop honnête. T’existes trop bien. Tu vis de rien. Tu veux seulement demander Gal. Demander pourquoi toi t’es infâme. Demander pourquoi toi t’es pagaille. Pourquoi toi t’arrives pas à oublier. A oublier les ruelles pourries de putains travesties. A oublier les gens furies désinvesties. A oublier papa et mama sans insomnie.
Regrets étiolés. Rancunes gangrenée. combien de temps encore la carcasse va-t-elle suivre le corps ? Combien de temps encore ? Combien. Reflets malsains dans la vitre sale. T’ouvres la fenêtre. Il flotte. Il flotte dans cette ville de merde. Il flotte toujours quand c’est la merde. « Mais tu peux m’appeler Zelde. Pas Zelda. Zelde. » t’ôses ta main dehors. Les perles sont fraîches de givre et d’or. t’ôtes ta main du tord. Ça y est t’as froid. Ça y est t’es glas. Ça y est l’émoi. Ton sweat suinte le péché d’avoir fracasser de sales gueules. Tes hématomes suintent d’acmé d’avoir été fracassée par de sales gueules. Les gouttes dansent sur la peau pure. Lisse ; sans peines sans ratures. Lisse ; sans haine sans raclures. La seule raclure ici, c’est toi.

« OK Zelda. » tu ris une fois. T’es plutôt lourde parfois. Bienveillante ma foi. « T’es plutôt drôle pour quelqu’un qui existe pas. » t’essuyes tes doigts enfiévrés d’un gel vénéré sur ton jogging vétéran. La lune est déjà là. La lune elle perce le froid. Elle perce le vent et ses ébats. Elle perce l’Old Lady polluée polluante mais toujours là. Toujours aimée ; toujours asile. Toujours peinée ; toujours oisive. Tu te râcles le gorge. T’es gênée. T’es timide ; sauf sur un ring. T’approches le frigo ; tu prends du Pepsi. T’avales au goulot.

« Tu vis avec qui ? » Zelde interroge. Tu fixes l’horloge. Tu comptes les heures. Douze putain Gally. Y aura toujours douze putain de chiffres sur cette horloge. tu perds du temps. Tu laisses en vent. Tu mâches tes mots quand tu parles de ta sœur. Tu mâches tes mots pour palier ta rancœur. Maddy t’as sauvé le cul ; Maddy t’as sauvé le cul et aujourd’hui tu dois sauver le sien. sauf que t’as pas l’esprit magicien. Avorton patricien. Maintenant ; pétasse au couffin. Tu sers jamais à rien. Et pourtant t’existes.

« Je vis avec la seule personne qui m’empêche d’être à la rue. » Non-dits. Semblants d’oublis. Devoir insoumis. grandir, ça fait peur. Grandir c’est pas fuir. Grandir c’est trouver sa place sans terreur. Fais attention jolie Zelde. Fais pas la même erreur. mais tu dis rien. « C’est ma sœur. » que t’achèves. Tu lui tends le Pepsi et tu sors ton portable. Tu cherches une photo de vous deux. Y’en a pas beaucoup. En fait y a que dal. Et au final ; t'en trouves une. « C’est elle, à droite. » tu lui montres la photo. Zelde abrège son mégot. « Tu vois pas double je te rassure, t’es plus trop saoule. On est jumelles. » tu tentes un rire ; mais il tinte sans férir. « Et elle, elle parle pas beaucoup. »
Maddy le fantôme.
Maddy monotone.
Maddy qui n’existe plus.
Gally qui existe encore plus.




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MessageSujet : Re: wasted youth (gally)   Mar 4 Déc - 22:27
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OK Zelda. Surement qu’elle l’a mérité celle là, ça la fait rigoler un peu, de travers, comme une toux mal étouffée, alors qu’elle secoue la tête. Zelda Zelda Zelda. Parfois elle se dit que ça aurait peut être été mieux comme ça, à une lettre prêt, prénom différent, avenir différent, mais le destin en a décidé autrement et la voilà bloqué pour l’éternité avec ces six lettres gravées le long de sa colonne vertébrale. T’es plutôt drôle pour quelqu’un qui existe pas. « Ah. Je sais pas » drôle non, pas vraiment, pas le genre d’adjectif qui la définit, plutôt du genre maussade, taciturne, mélancolique ou tête perdue. Mais drôle ? Hm. Non. Rarement, sauf avec les non vivants, et encore.
Le regard qui défile, sur Gally, sur la fenêtre, sur la vue du Bronx qui lui est offerte. Noir, jaune, pollution lumineuse dans une ville qui ne dort jamais. On s’y fait. Le silence qui s’installe après sa question, peut être que c’était pas la bonne, peut être qu’elle a raté l’occasion de se taire encore une fois. Zelde l’idiote qui met les pieds dans le plats, un peu plus que les autres, qui rate tout, qui marche jamais droit. Elle se déteste, même avec suffisamment d’alcool dans le sang, elle se déteste salement. Peut être même que c’est pique comme ça. Je vis avec la seule personne qui m’empêche d’être à la rue. Ca lui sonne étrangement familier, ça lui tire même un léger sourire, l’impression qu’elle devine la réponse. C’est ma sœur. La famille. Celle qu’on ne choisit pas. Comme un boulet au pied et pourtant qui permet de garder la tête hors de l’eau. Du moins parfois. « Les miennes me foutraient à la porte » qu’elle répond maladroitement alors que Gally lui tend la cannette de pepsi, reflexe de la porter à ses lèvres pour en voler une ou deux gorgées pendant que la brune fouille dans son téléphone. Zelde lorgne légèrement sur l’écran, fronce les sourcils quand Gally lui montre la photo cherché. C’est elle, à droite. hm. A droite ? A gauche ? C’est déroutant cette histoire et elle n’est pas assez sobre pour comprendre qu’elles sont deux et pas une qui se dédouble. Tu vois pas double je te rassure, t’es plus trop saoule. On est jumelles. « Ha » nouvelle gorgée, le hoquet la surprend. « j’ai eu peur. Je sais que j’ai abusé mais à ce point » elle rapproche son visage de l’écran pour regarder les deux, les pixels qui offrent une idée vague de leurs différences, ça la rend curieuse. Et elle, elle parle pas beaucoup. « Pour ça que tu parles autant » c’est pas méchant, juste une constatation, l’impression que Gally parle pour deux plutôt que pour une, que ce soir elle doit même parler pour trois. Ca demande des efforts, beaucoup trop, Zelde qui se force à se bouger un peu, ne pas jouer aux égoïstes, être moins solitaire. « Elle est pas là ce soir ? » parce que l’appartement est clairement vide, que ça sonne triste, leurs deux âmes esseulées dans un salon mal éclairé. « tiens ton pepsi, désolé » qu’elle marmonne alors qu’elle rend la canette, soudain consciente qu’elle s’incruste comme de rien chez une inconnue, qu’elle se sent soudain trop jeune, trop fluette, trop ridicule face à Gally, qui semble avoir connu bien trop d’épreuves de la vie. « Désolé encore, je serais partie vite, je dérangerais pas longtemps » l a voilà qui recommence, qui se renferme sur elle, l’impression qu’elle sera jamais assez, qu’elle ne fait que gêner, voudrait devenir un morceau décors pour qu’on la laisse respirer en paix.

     
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