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 Rockets (Al)

MessageSujet : Rockets (Al)   Ven 14 Sep 2018 - 19:56
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Mily Butler
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Elle commence à se dire qu’elle n’est vraiment pas très douée pour prendre des résolutions Mily, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. C’est ce genre de réflexion qu’elle se fait à quatre heures du matin, alors qu’elle vient de frapper à la porte d’Al, à qui elle n’a pas donné signe de vie depuis des mois, après avoir marché en pleine nuit dans les rues du Bronx et monté ces fichus 14 étages à pied. Tout ça pour quoi ? La première nuit où elle n’arrive pas à dormir elle se dit que c’est une bonne idée d’aller chez lui alors qu’elle a précisément choisi de ne pas revenir au Parking pour ne pas avoir à le croiser ? Et en plus il dort cet enfoiré ? Après l’avoir réveillée en pleine nuit pendant des mois ?

Des sentiments contradictoires se battent en elle. C’est peut-être le moment de rebrousser chemin et d’oublier cet envie malencontreuse se dit-elle alors qu’elle dégaine son téléphone pour lui envoyer un message. Elle avait raison de ne vouloir recroiser personne essaye-t-elle de se persuader en écrivant son sms. Peut-être qu’il a retrouvé des heures de sommeil normales et c’est pour ça qu’il la laisse en plan devant la porte. Peut-être qu’elle préférait quand il dealait et qu’il était disponible dans ce genre de situation. S’il l’entendait penser ça… Elle n’a pas le temps de ranger son téléphone qu’une notification s’affiche sur l’écran. Bon, il n’a toujours pas une vie rangée. Elle ne sait pas si elle est soulagée ou non.

C’est officiel, son retour incognito aura duré un mois. Enfin, elle a eu le temps de croiser plus de têtes connues que de faire des rencontres, même en changeant d’immeuble. Il devait probablement déjà savoir qu’elle était là, malgré ses nombreux points d’interrogations… Après quelques échanges, elle apprend qu’il n’habite même plus ici. Il aura au moins des histoires à lui raconter, peut-être que ça l’endormira. Encore faut-il qu’il parle. En attendant, elle a la dalle et ne compte pas rester assise devant la porte d’un inconnu (même si elle en a déjà passé du temps sur ce palier, mais au moins elle avait un burger king).

L’anglaise redescend, file en pilote automatique vers l’épicerie ouverte toute la nuit non loin du Parking, histoire d’avoir un truc à manger en attendant monsieur le nouvel Alexander Kelley. En six mois, il y a l’air d’avoir eu plus de changement dans sa vie que durant les dix dernières années. Ses trois paquets de chips dans le sac, elle s’assoit sur une barrière devant le magasin, prête à attendre encore un petit moment. Observer la fréquentation de ce genre de lieu est un bon passe-temps en soit.
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MessageSujet : Re: Rockets (Al)   Ven 14 Sep 2018 - 23:37
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Tu t’attendais toujours à tout et n’importe quoi quand tu recevais des messages au beau milieu de la nuit mais un texto de Mily ? Tu n’y pensais pas ! Autant dire que tu avais littéralement sursauté en voyant son nom apparaître sur ton écran et ton incompréhension ne fut que plus grande encore en lisant ses quelques lignes. Mily, tu ne l’avais jamais oubliée, encore moins effacée de ton répertoire comme si tu gardais l’espoir de la revoir prendre vie un jour. Tu l’espérais mais tu ne pensais pas la revoir de sitôt en toute franchise…peut-être même jamais en réalité. C’est du moins ce que tu avais cru comprendre, qu’elle était repartie en Angleterre, bien déçue de son rêve américain, la faute à qui ? On se l’demandait bien !
Le cœur soudain accéléré dans ta poitrine, tu osais à peine bouger mais lentement, tu t’extirpais des bras qui t’entouraient et avec la plus infinie délicatesse, tu sortis doucement des draps pour poser les pieds au sol. Mily qui t’écrivait. Tu n’en revenais pas. T’étais en train de rêver, c’est ça ? Non. Pas du tout, voilà même qu’elle prétendait être chez toi, c’est-à-dire au Parking. Bordel, en l’espace de quelques mots, elle t’avait renvoyé dans le passé, tu avais l’impression qu’il ne s’était pas passé deux jours depuis la dernière fois que vous vous étiez parlé. Ça avait quelque chose de chaleureux et un peu malgré toi, un sourire con vint se greffer au bord de tes lèvres mais ce dernier s’effaça bien vite alors que tu jetais un coup d’œil sur Art qui dormait à tes côtés. Qu’est-ce que t’étais en train de faire ? Tu ne savais pas trop toi-même alors tu reposais le téléphone, face vers le bas, pour revenir près de lui et glisser ton nez dans son cou. « hey j’reviens, j’ai un pote qui a besoin d’un coup de main. » soufflais-tu, caressant son épaules pour le tirer de son sommeil. « t’inquiète pas si j’suis pas revenu tout de suite » ajoutais-tu en te mordant la lèvre, coupable de ce vilain mensonge. De toute manière, Art aurait probablement oublié d’ici le lendemain, mal éveillé. C’était mal mais tu n’avais pas eu meilleure idée alors que t’attrapais tes vêtements et enfilais tes chaussures en silence.
Revenir au Parking…tu ne le pensais pas faire de sitôt et pourtant, à peine la porte de l’appartement refermée, tu filais dans la rue, rejoignant à pas rapide le métro, jouant nerveusement avec la roulette de ton briquet. Honnêtement, tu ne savais pas à quoi t’attendre et tu essayais de ne pas trop réfléchir. Surtout pas à ce que tu lui dirais, ce que vous alliez faire. Non, rien penser, rien planifier. Rien ressentir non plus. Si seulement c’était aussi simple...L’exercice se fit par ailleurs de plus en plus compliqué alors que tu reconnaissais de plus en plus les lieux. Cette rue, combien de fois l’avais-tu déjà remontée ? Assez pour la connaître par cœur et savoir qu’il était temps de ralentir le pas si tu ne voulais pas sembler trop précipité, trop nerveux non plus.
Et finalement, tu l’aperçue, posée sur la barrière. Elle n’avait décidément pas changé et tu ne sus pas bien si c’était une bonne chose ou non. Toi en tout cas t’étais toujours le même, casquette devant les yeux, un simple pull sur le dos malgré la fraîcheur de la nuit et ta dégaine de voyou...Au moins elle ne serait pas dépaysée. Tu ne trouvais d’ailleurs pas plus intelligent que de la tirer en arrière, une main sur chaque épaule, juste histoire de la déséquilibrer, la retenant bien évidemment, ce serait con qu’elle se casse la figure hein ! « Wolah fais gaffe ! Toujours aussi maladroite ! » te moquais-tu avec un sourire franc, les joues creusée d’une fossette espiègle.


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MessageSujet : Re: Rockets (Al)   Sam 15 Sep 2018 - 2:44
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Elle attend Mily. Parfois, pendant quelques secondes, elle oublie que ce qu’elle est en train de faire est bizarre et contraire à ce qu’elle s’était imposé en revenant. Elle oublie qu’elle est partie et pense l’attendre comme elle aurait pu le faire à leurs débuts. Elle sourit bêtement, un peu pour elle-même. Ça ne dure pas longtemps, de l’eau a coulé sous les ponts depuis ces fameux débuts et elle se souvient pourquoi elle est partie. Ses pensées alternent, entre l’excitation et l’appréhension, elle divague alors qu’une dame qui titube semble avoir des difficultés à trouver la porte d’entrée de l’épicerie. Il y a pourtant un gros panneau lumineux juste au-dessus…
 
Sursaut, des mains qui l’attrapent. Sans réfléchir, elle envoie un gros coup d’épaule en arrière pour se dégager un quart de seconde après qu’il ait commencé à se moquer. « Tu peux pas dire bonjour comme tout le monde ?! J’aurais pu te tuer tu sais ! » C’est faux, elle est bien incapable de tuer quelqu’un, mais il faut dire qu’elle s’est améliorée en boxe. Elle saute sur ses pieds les yeux écarquillés l’air faussement énervée. Et puis il est là, en face d’elle, l’air très fier de lieu caché sous son éternelle casquette alors que le soleil est couché depuis bien longtemps. Elle lève son bras, donne un coup nonchalant sur la visière pour faire tomber le couvre-chef, l’air de dire bien fait pour toi, fallait pas me chercher mon petit gars. La réalité, c’est qu’elle meuble, parce que oui, il est venu, et maintenant ? Qu’est-ce qu’elle est sensée faire ? Elle n’a pas réfléchi à ce genre de question existentielle depuis une demi-heure, pourtant cela aurait été bien plus pertinent que de faire des paris avec elle-même sur le temps que mettrait cette passante à retrouver son chemin.
 
Mily le fixe alors que ça s’active sous son crâne pour trouver une réponse adéquate. Il la déconcentre avec ses grands yeux clairs et cette fichue fossette. Une sorte de spasme parcourt son visage avant qu’elle ne décroche enfin un grand sourire, posant une main sur son épaule, un baiser sur sa joue. « Ça fait plaisir de te voir ! » sincère. Elle voudrait le serrer dans ses bras, mais il sentirait son cœur qui s’emballe, qui traduit l’incohérence de ses actions et à quel point cela lui fait plaisir. Désamorcer. Elle recule d’un pas « Tu veux des chips ? C’est d’la bonne. » dit-elle avec un faux accent de dur en lui montrant le contenu de son sac discrètement. Désamorcer la situation, arrêter de le fixer avec un sourire niais, de le dévisager comme si elle ne l’avait pas vu depuis dix ans. Pourtant c’est exactement l’impression qu’elle a. L’anglaise s’était fait à l’idée de ne jamais le revoir et voilà qu’ils se retrouvaient en plein milieu de la nuit. « Ouais, j’suis rentrée depuis un mois, j’essaye de ramener ma sœur parce que c’est trop la merde à Londres, je n’ai toujours pas de nouvelles de Marshall, j’bosse à la salle de sport, j’arrive pas à dormir blablabla on s’en fout. Toi raconte ! T’as déménagé alors ?! Comment ça se fait ? » C’était le résumé express de la vie de Mily, mais elle est trop curieuse, cherche à comprendre le pourquoi du comment il s’est enfin extirpé de son appartement auquel il semblait pourtant enchaîné. Et puis elle n’a pas envie de connaître tous les nouveaux aspects de sa vie, centrer sur l’appartement c’est un début en douceur, cela lui va bien.  
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MessageSujet : Re: Rockets (Al)   Dim 16 Sep 2018 - 23:47
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Arrivé par derrière, tu flairais rapidement la connerie à faire et tu ne te gênais pas pour la faire. Limite, tu préférais commencer comme ça quitte à te prendre un coup dans le nez pour éviter de te retrouver comme un con à ne pas savoir quoi dire, quoi faire. Face à Mily, tu ne voulais pas prendre le risque qu’un silence lourd de sens et oppressant ne s’installe entre vous. Non pas que le silence te dérangeait, après tout tu n’étais pas le mec le plus loquace du Bronx mais pas avec elle. Alors un petit sourire aux lèvres, tu l’agrippais pour la tirer en arrière, bien assuré que tu ne la lâcherais pas. Ce serait con qu’elle se casse la figure pour de vrai. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle fut surprise par la manœuvre mais sa réaction eut aussi de quoi t’épater. Tu sifflais d’ailleurs pour apprécier sa défense avant de rire face à sa mise en garde.
C’était con mais ça te faisait plaisir de voir qu’elle n’avait pas changé. Tu aurais presque pu la croire au sérieux...quoique non. Non vraiment pas. « Pfiu, j’ai eu d’la chance ! » fis-tu avec un sourire au coin des lèvres, bras levés en signe de paix. Mais Mily n’était pas venue pour la paix, c’est qu’elle te cherchait, à faire tomber ta casquette. « Tu la détestes toujours autant hein ! » te moquais-tu en la récupérant malgré tout. Si elle ne l’aimait pas, toi en revanche tu l’aimais, même si elle était usée de partout.
Redressé, tu ne manquais pas de remarquer le sourire qui avait fini par se dessiner sur son joli visage mais elle parvint encore à te prendre par surprise, te sautant presque dessus pour un rapide baiser sur la joue, sa façon à elle de te dire bonjour, sa façon de dire qu’elle ne t’en veut pas ? Tu espères, t’as fait beaucoup de mauvaises choses mais mettre fin à votre histoire, tu t’étais donné du mal pour ne pas la blesser. Parce qu’elle comptait plus que n’importe qui à tes yeux. « Moi aussi » fis-tu, sans entrer dans les détails, serrant les dents avant de relâcher la pression sur tes molaires.
Heureusement que tu pouvais compter sur elle pour dire de la merde alors tu saisis la perche tendue pour pencher la tête vers les paquets, une moue dubitative au visage. « T’es sure ? J’vois pas ceux au Barbeuk, c’est eux les mieux » fis-tu remarquer avant de sourire, un sourcil haussé. « Pas mal sinon, j’pourrais t’engager tu sais. » proposais-tu d’un air innocent avant de lui proposer de prendre la route, pour aller où ? Aucune idée. Juste pas rester devant la supérette. Peut-être même bien que tu pourrais retrouver ton cher perron ? Une chose de certaine, Mily en profita pour te raconter son histoire, tu ne pus d’ailleurs t’empêcher de ricaner « wow t’as presque répondu à toutes les questions que j’aurais pu te poser ! » t’amusais-tu même si l’info ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd. « Tu n’arrives pas à dormir ? On s’en fout pas du tout ! Pourquoi ça ? Moi ouais t’inquiète je vais bien, j’en avais marre du coin. Alors ? »


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MessageSujet : Re: Rockets (Al)   Lun 17 Sep 2018 - 11:37
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« Bah ouais, elle cache ton visage et puis en plus… Elle est moche, voilà. » lui répond-t-elle faussement boudeuse alors qu’il arbore son petit rictus moqueur. En réalité elle n’est pas si laide que ça cette casquette, c’est juste devenu un truc qu’elle a l’habitude de faire tomber. Un point de repère qui ne change pas. Contrairement à tout le reste.

C’est étrange de le revoir, qu’il soit devant elle en chair et en os, et même pas plus amoché que la dernière fois d’ailleurs, on pourrait presque croire qu’il s’est rangé. Presque. Elle le dévisage presque alors qu’il se redresse, observe son visage, ses yeux asymétriques, le contour de sa mâchoire, sa veste, ses mains… Puis ses yeux, encore. Ce n’était vraiment pas sa meilleure idée de l’avoir appelé en pleine nuit, mais qu’est-ce qu’elle était heureuse de le revoir. Alors elle l’embrassa rapidement, dans un mouvement qui se voulait furtif mais fut plus brusque qu’autre chose. Mily n’était pas vraiment à l’aise, ne savait pas comment elle était sensée agir, il n’existait malheureusement pas de manuel pour apprendre à gérer ces situations. Ils s’étaient séparés et retrouvés un paquet de fois tous les deux pourtant, mais aujourd’hui ils ne cherchaient pas à se retrouver. Il l’avait quittée, et aux dernières nouvelles c’est toujours le cas, et elle n’avait pas l’intention de se remettre avec lui non plus, alors quoi ? Comment on fait pour qu’un ex petit ami devienne simplement un ami ? Est-ce que c’est simplement possible ? Elle le voit à sa mâchoire qui se serre et se desserre nerveusement qu’Al non plus n’est pas détendu, pourtant une chose est sure, ils sont contents.

Alors pour laisser dernière ces étranges retrouvailles, Mily plaisante en ouvrant son sac, lui proposant des chips à la manière des dealers. Du moins c’est ce qu’elle imagine être leurs manières, elle n’a pas beaucoup expérimenté même si elle avait finalement compris que tous ceux du 1411 l’étaient plus ou moins. Elle grimage à sa réponse « Beurk, c’est deg barbecue ! Tiens prend paprika tu vas voir c’est beaucoup mieux. » Elle lui tend le paquet sans trop lui laisser le choix alors qu’elle attrape les chips nature. Et alors qu’il lui propose de l’engager, elle apprend donc qu’il n’a toujours pas arrêté de dealer. Il ne le fera surement jamais… Nouvel appartement mais pas de nouvelle vie pour lui à l’horizon. Elle se contente de hausser les sourcils en guise de réponse, l’air satisfaite de sa prestation, sans ajouter un mot à propos du deal. Il connaît son avis là-dessus, ce n’est plus son rôle de le saouler avec ça après tout.

Mily lui emboîte le pas alors qu’il propose de marcher, vers où ? Elle n’en sait rien mais ce n’est pas le chemin qui l’importe, elle est juste curieuse de savoir où il est en maintenant. Alors elle s’embarque dans un résumé plus que rapide de ces six derniers mois, sans entrer dans les détails avant de lui poser une des questions qui l’intéresse depuis une petite heure maintenant : où et pourquoi a-t-il déménagé ? « T’as vu ça, j’deviens douée pour raconter ma vie à des gens qui ne m’ont pas vu depuis longtemps » Elle ironise sur sa situation, la manie qu’elle a pris depuis quelques années de faire des aller – retours entre ici et Londres, dépensant le moindre argent qu’elle peut gagner en billet d’avion. C’est con.

Sauf qu’Al il n’a pas mordu à l’hameçon, il rebondit sur une de ces infos pourtant pas vraiment passionnantes. Depuis quand il écoute tout ce qu’elle dit aussi ? « Ouais, t’sais c’est le bordel chez moi à Londres, et revenir ici seule dans un appart c’est pas évident. On s’habitue au bruit. » C’est à moitié vrai, elle ne s’étend pas. « T’as une maison en banlieue et un chien maintenant ? Et t’as emmené tous tes poussins là ? » En réalité, elle se doute qu’il ne doit pas être si loin que ça vu le peu de temps qu’il a mis à venir. Mais Al étant toujours aussi peu locace, elle reprend vite ses mauvaises habitudes de l’assommer de questions. Elle l’observe du coin de l’œil avec un sourire taquin.
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MessageSujet : Re: Rockets (Al)   Mar 18 Sep 2018 - 10:47
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« Ouais bah sans j’ai froid aux idées » argumentais-tu d’un petit rire, c’est vrai que tu en avais pleins la tête des idées, surtout des conneries en réalité mais ça, tu n’avais pas besoin de le préciser, Mily le savait déjà. Ça te plaisait de toute façon, de raconter de la merde avec elle, ça te rappelait le bon vieux temps. Celui où vous n’étiez que des gosses insouciants. Ça ne t’empêchait pas de remettre cette dernière sur ton crâne, ce serait quand même bête d’avoir l’air un gars respectable au beau milieu de la nuit, hein ?
Enfonçant les mains dans tes poches, tu te mis en route, marchant vers nulle part. Tu ne savais pas trop ce que vous pouviez bien faire au beau milieu de la nuit mais tu ne te faisais pas trop de souci pour ça, c’était vite trouvé avec des oiseaux de la nuit comme vous, comme toi surtout en fait. Dans tes souvenirs, Mily était surtout une grande dormeuse et ça te surprenait qu’elle soit éveillée à cette heure-ci mais ce n’était pas la seule chose qui te surprenait chez elle ce soir. Puis finalement, c’est vers le perron du Parking que vous vous dirigiez, probablement une vieille habitude. Un peu comme si vous aviez fait un bond dans le passé, ça te plaisait bien. « Chaud on monte sur le toit, comme avant ? » lançais-tu soudain, les yeux montés vers le haut de la tour, un petit sourire aux lèvres, celui qui scintillait quand t’avais une connerie à faire. Ce n’était pas une vraie connerie après tout, t’avais encore un peu des droits sur le bâtiment, non ? Non, sans doute que non mais tu le prenais du moins. Tu ne lui laissais d’ailleurs pas le choix finalement, lui attrapant le poignet pour l’entraîner avec toi vers les escaliers de secours. « Allez, l’ninja, montre-moi comme tu fais ça bien » la défiais-tu en arquant les sourcils, commençant déjà à monter les marches branlantes de l’escalier métallique. Tu revins néanmoins vers elle pour voir ses munitions de chips, une moue dubitative aux lèvres, l’air peu inspiré. La vérité, ça t’étais bien égal, tu mangeais tout et n’importe quoi. « Pff t’es naze, t’as pas d’goût ! » rouspétais-tu en prenant malgré tout le paquet au paprika, jouant le jeu à fond. Ce n’était pas sérieux ce soir, hein ? Qu’un jeu de vilains. « Allez viens, on monte »
Tu ne l’attendis pas vraiment, quinze marches à monter, c’était pas rien, fallait la mériter la vue sur les sommets. Ça aurait été plus simple l’ascenseur mais fallait croire que t’étais soudain plein d’énergie malgré l’heure tardive. Peut-être que c’était l’effet qu’elle te faisait. Qui sait ? « Des gens ? » ricanais-tu en jetant un coup d’œil par-dessus ton épaule, continuant à gravir les marches, t’arrêtant malgré tout à l’une de ses infos. Alors comme ça elle dormait mal ? Première nouvelle. « A ce point ? » tu marquais une pause en te tournant vers elle, ne pouvant t’empêcher de t’inquiéter pour elle. « T’as des nouvelles ? » ajoutais-tu d’une voix feutrée. Elle savait très bien de qui tu parlais. « Viens on en parle en haut » fis-tu finalement en lui faisant un signe, reprenant l’ascension jusqu’au toit, retrouvant avec plaisir les vieux canapés usés. Tu te laissais d’ailleurs tomber au bord de l’un, lui laissant de la place pour qu’elle te rejoigne. « Alors ? »


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MessageSujet : Re: Rockets (Al)   Mar 18 Sep 2018 - 21:26
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Elle suivait Al sans trop réfléchir à leurs directions, sans trop réfléchir tout court en réalité. Elle essayait surtout de chasser toutes les questions qui lui venaient en tête et d’agir naturellement, tout simplement. Ce n’était pas chose aisée, et les silences semblaient lourds, presque embarrassants. Puis il lui proposa d’aller sur le toit, n’arrangeant finalement pas grand-chose. Ils s’en étaient passés des soirs là-bas, retourner sur place n’était pas forcément la meilleure des idées, mais là encore elle se laisser porter. Après tout, il n’y avait rien de mal à ça ? Mily acquiesçai, continuant de le suivre, accélérant un peu le pas vers le Parking, presque un peu impatiente. Parce qu’aussi bizarre cela puisse paraître de l’extérieur, elle était ravie d’avoir trouvé un peu de compagnie pour ce soir, ravie de le revoir visiblement heureux et en bonne santé. Ils étaient mieux comme ça, tous les deux.

Il lui attrape le poignet pour l’aider à monter probablement, mais Mily dégage instinctivement sa main sans lui laisser une chance de finir son geste. « J’suis grande, je sais faire ! » Sourire malicieux. Elle se rattrape, met sur le compte de son indépendance le fait qu’elle ne le laisse pas la toucher. Et puis en plus, c’est vrai qu’elle sait le faire, c’était déjà le cas des mois auparavant, les escaliers de secours elle les connaît bien contrairement à ce que semble penser Al. Elle aurait presque l’air d’une personne agile dit donc. Al, qui ne perd pas le nord, reviens chercher un paquet de chips. Elle lui tire la langue en guise de réponse à ses râleries. Après tout, il ne doit pas être si dégouté puisqu’il repart avec son dû le petit gars. « J’te suis »

Il est haut cet immeuble, et elle se fait la réflexion que c’est la deuxième fois dans la soirée qu’elle monte ces étages. C’est plus agréable à l’air frais bien que les escaliers soient plus branlants. Finalement, ce n’est pas plus mal qu’ils prennent un peu leur temps, juste pour discuter, rattraper un peu les wagons. Sauf que ni l’un ni l’autre ne semblent vouloir s’étendre sur leurs vies, se renvoyant sans cesse la balle, éludant les sujets intéressants. « Bah ouais des gens, j’en connais plein figure toi ! » lui répond-t-elle alors qu’il semble se demander à qui elle pourrait bien raconter sa vie. La vérité, c’est qu’elle pense plutôt à des personnes de Londres, mais bon c’est plus drôle de le faire douter quant aux personnes qu’elle aurait pu revoir ici.

Il est devenu fort Al dit donc pour renvoyer des questions maintenant, elle a à peine le temps d’en placer une alors qu’il revient à la charge. « Tu t’verrais toi habiter seul demain ? Tu t’y connais en bordel dans les apparts. » S’il y a bien une personne qui pouvait comprendre ce besoin de bruit chez lui pour s’y sentir bien, c’est Al, du moins c’est ce qu’elle pensait. Depuis qu’elle le connaît il accueille tous les gens qu’il croise dans la rue chez lui. Ce n’est plus le cas ? Est-ce qu’il va un jour satisfaire sa curiosité ? Il a même l’air de faire semblant de ne pas l’entendre… A croire qu’il veut encore cacher quelque chose. Tant pis, elle finira bien par savoir.

Mais il s’arrête, décidant visiblement que c’est le moment de lancer le sujet qui fâche. Elle ne répond pas, marque elle aussi une pause, le regard posé sur la ville à gauche, ils sont presque en haut. « Ouais, en haut. » elle acquiesce sans s’étendre. Peut-être qu’il aura oublié d’ici trois marches, avec sa tête de linotte. Mily lui emboîte le pas jusqu’aux canapés, du moins ce qu’il en reste, se pose en face. Alors ? Alors quoi ? Ben non j’ai pas de nouvelles, tu crois que je serai revenue m’enterrer dans le Bronx si j’savais où était mon frère ? Si j’avais trouvé un moyen de le revoir ? Bah non Al réfléchis… Mais elle ne dit rien de ce qu’elle pense, se contente de faire non de la tête. « Et toi ? » Mily lui retourne la questions sans vraiment d'espoir, mais sait-on jamais ? Peut-être qu’il a des nouvelles de Vivi.

L’anglaise sort son paquet de cigarette, s’en allume doucement une. « Mais bref, parlons de choses plus joyeuses !  Allez racontes ton déménagement, arrête de faire le timide là ! » Elle lui lance une cigarette comme pour le faire réagir. « Tu sais qu’je vais pas te lâcher avec ça de toutes les manières. » Quand elle veut savoir quelque chose hein…
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MessageSujet : Re: Rockets (Al)   Mar 25 Sep 2018 - 21:45
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C’était presque comme avant alors que vous retourniez au Parking. Comme si vous alliez rentrer à la maison, parfois chez toi, souvent chez elle. A peu de choses près, tu aurais pu tenter de rentrer à l’intérieur, pourquoi pas essayer de voir si Rebecca avait reloué vos appartements respectifs ? Tu n’allais pas le faire, ce serait trop bizarre. Trop de souvenirs risquaient de remonter à la surface pour te brouiller les idées. Monter sur le toit n’était sans doute pas meilleure comme idée mais en même temps, tu ne connaissais pas meilleur endroit pour te poser. Tu commis pourtant l’erreur de te montrer trop confiant, trop tactile peut-être aussi ? Tu n’y avais pas pensé, que ce n’était plus permis de poser tes sales doigts sur elle, même pour le geste le plus innocent qui soit. C’était con mais son mouvement pour se dégager eut de quoi te faire buguer deux secondes, comme si tu te réveillais enfin et ouvrais les yeux sur la situation. Mordillant l’intérieur de ta lèvre, tu ne fis pourtant aucun commentaire, aucune remarque. En fait, tu fis celui qui n’avait rien remarqué, arquant simplement le sourcil d’un air moqueur qui cachait sans mal ton trouble. « J’espère bien tiens, ce serait con d’avoir fait tout ce chemin juste pour des chips dégueu ! » souris-tu de coin en remontant les marches métalliques jusqu’en haut de l’immeuble.
Tu avais passé tant de soirées là-haut, à la fraîche, et pourtant tu n’avais même pas encore mis les pieds sur le toit de l’Old Lady. Ça craignait un peu, non ? Promis, tu te rattraperais. T’irais voir la vue de l’à haut, avec Art sans doute ? Tu étais certain que ça lui ferait plaisir même si les huit étages de ton immeuble ne vaudrait jamais les quinze du Parking. « Ah ouais j’avais oublié que t’étais une petite célébrité locale ! » continuais-tu à te moquer avant de prendre place sur le vieux canapé, évitant de t’assoir sur le ressort cassé. Puis sans plus tarder, tu déchirais le paquet de chips, humant l’odeur qui s’en dégageait avec une petite moue qui ne t’empêchait pas d’en avaler trois d’un coup. Ça se saurait si t’était difficile !
Mastiquant avec application, tu fis les gros yeux à l’évocation saugrenue de te trouver seul. Elle savait bien que tu ne supportais pas la solitude, elle en avait bien souvent subi les conséquences. « Nan, jamais ! » fis-tu avec cet air presque offusqué qu’elle puisse penser que tu avais grandi entre maintenant et a dernière fois qu’elle t’avait vu. Non non madame, tu n’avais ni grandi, ni évolué, ni mûri. Rien de tout ça. « Bah bordel…j’dirais pas ça, j’dirais juste que je range pas trop trop » précisais-tu avec un petit sourire, tu n’arrivais même pas à te convaincre toi-même, de ce mensonge !
Tu repris une poignée de chips pour les faire tomber dans ta bouche comme un oisillon affamé. L’évocation de Marshall n’était sans doute pas la meilleure des idées mais si tu pouvais gratter des informations, tu n’allais pas te gêner. « Quedalle. C’est vraiment un enfoiré ton frère, ça leur trouerait l’cul d’envoyer un message parfois ? » Lui, Vivi, Badz, tous ces gens qui disparaissaient du jour au lendemain. T’avais envie de les frapper les uns sur les autres avec ces conneries. Relevant un court instant les yeux sur elle, tu scrutais son attitude à l’insulte. Bien heureux d’ailleurs, voilà qui te permis de rattraper la clope qu’elle te lançait. Tu la plaçais comme il se devait dans un coin bien au chaud, derrière l’oreille puisque tu étais un vrai thug. Tu fumerais quand tu aurais fini de grignoter. « Ben tu veux savoir quoi ? On a emballé le bazar dans les cartons puis on l’a foutu dans une camionette. On avait laissé un mot dans le nouvel immeuble en offrant de l’alcool pour ceux qui aideraient ! Facile ! » racontais-tu en haussant les épaules. « Et toi, t’as plus à raconter que moi. T’as fait plus de kilomètres, tu gagnes ! »


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MessageSujet : Re: Rockets (Al)   Mar 2 Oct 2018 - 12:25
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En arrivant sur le toit, elle marquait un petit temps d’arrêt alors qu’Al filait droit vers les vieux canapés qui n’avaient pas bougés. C’était étrange comme sensation, elle était comme projetée un an dans le passé, comme si rien n’avait changé. Parler de Marshall n’aidait pas. Mily n’arrivait pas à savoir si elle appréciait ce sentiment ou non. C’était bon de retrouver Al comme avant, bien avant que leur couple parte en miette à vrai dire. En même temps, elle avait vraiment l’impression de faire du sur place dans sa vie. Elle préférait ne pas s’attarder sur cette réflexion, rapidement rejoindre le petit gars déjà confortablement assis avec son paquet de chips grand ouvert. Classique. Elle de son côté s’allumait une cigarette, essayant d’alléger la conversation en parlant de la vie décousue dans l’appart d’Al. Maintenant que son bordel n’inquiétait plus Mily, il faut avouer que de l’extérieur c’était quand même assez drôle de constater la capacité d’Al à faire n’importe quoi de chez lui. Elle pouffe de rire alors qu’il tente d’atténuer son bazar. « Pas du tout ouais, tu l’aimes ta porcherie ! » Elle en rajoute une couche. « Enfin bref ouais, bah c’est pareil chez moi à Londres du coup ça fait bizarre de revenir au calme trop calme. » Voilà pourquoi elle ne dort pas… entre autres.
 
Elle ne coupe pas au fameux problème Marshall cela dit. « Hé ho ! C’est pas un enfoiré, il est pas bien dans sa tête c’est tout. » Elle ronchonne, parce qu’aussi con que soit son frère, il n’y a qu’elle qui a le droit de dire ouvertement du mal de lui. Puis elle s’est aussi persuadée qu’il s’était fait entraîné par Vivi au moment où il était le plus vulnérable, sinon pourquoi aurait-il coupé les ponts avec sa sœur du jour au lendemain ? Elle ne veut pas penser à ça ce soir Mily, écourte le sujet autant que faire se peut. Al n’a pas de nouvelles informations à lui apporter alors pourquoi en parler ?
 
Non, elle dévie à nouveau vers son fameux déménagement. Est-ce qu’il va enfin lui en dire plus ? Pas vraiment. Elle garde le sujet sous le bras, décide de satisfaire sa curiosité à lui avant de retourner à la chasse aux nouvelles. « Ça bouge pas trop chez moi. Ma sœur est en train de grandir et de devenir plus intelligente que moi, le grand, Jimmy, est toujours aussi relou. J’crois qu’il quittera jamais la maison celui-là (…) » Elle s’étale un peu sur sa vie, quelques minutes, lui parle de sa famille, de ses quelques amis qu’elle a retrouvé, de ses cours de sport, de ses poker pour payer ses dépenses à la con, de sa mère toujours accro à ses médocs, … Elle a beau dire qu’elle aime bien retourner à Londres Mily, son environnement là-bas est toujours très oppressant, limite toxique. Maintenant qu’elle a gouté à son indépendance à New-York, retourner chez papa maman n’est pas la meilleure chose à faire pour elle. Et puis Marshall qui a laissé un trou béant dans sa poitrine. Elle a beau ne pas vouloir en parler Mily, il ressurgit quand même dans la conversation. Elle est rentrée pour le retrouver. « … C’est pour ça que j’suis revenue pas trop loin d’ici, au cas-où il revienne t’sais. » Elle regarde ses pieds, pas franchement convaincue de sa démarche. « Et puis maintenant j’bosse à l’accueil d’une salle de sport mais j’sais pas trop si je vais faire ça longtemps. Tu sais tout. » Mily clos le sujet, parce qu’elle lui a réellement presque tout dit.
 
Elle prend une grande inspiration avant de se tourner vers Al, pas certaine de ce qu’elle va faire. « En vrai j’savais déjà que t’avais déménagé, j’ai croisé Art l’autre jour. » C’est le genre de déclaration qui le fait se braquer habituellement, Mily a rarement un coup d’avance sur Al et les rares fois où c’était le cas ça ne s’est jamais bien terminé. Mais peut-être que maintenant qu’ils ne sont plus ensemble le problème ne se pose plus ? « À la base j’voulais même pas te dire que j’étais rentrée, parce que j’pensais que t’en avais rien à faire déjà. Et puis surtout on est pas très bon en retrouvailles nous deux hein. » Ces premières heures passées ensemble prouvaient le contraire, mais elle avait raison au fond, il ne pouvait pas la contredire sur ce point. « Mais bon, j’ai découvert qu’on était voisin d’immeuble, alors autant faire les choses bien. Et puis tu me manquais. Je n’ai personne d’autre à appeler à trois heure du matin quand ça va pas trop. » Elle est sincère Mily, et au fond d’elle elle sait que c’est une mauvaise idée ces fameuses retrouvailles, elle commence à les connaître. L’anglaise sait qu’elle ne pourra jamais vraiment être amie avec lui, même si elle aimerait bien. Elle guette la réaction d’Al, pas certaine de sa grande déclaration, redoutant le retour de bâton. « Badz est revenu ? J’ai vu que ton frigo était plein. » Elle a un petit sourire en coin, tourne autour du pot. Ce qu’elle veut savoir c’est avec qui il habite exactement, mais les questions frontales n’ont jamais très bien fonctionné.
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MessageSujet : Re: Rockets (Al)   Mer 10 Oct 2018 - 23:47
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Tu ne voulais pas penser à l’étrangeté de ces retrouvailles ni au malaise qui ne cessait de jouer au yoyo entre vous, augmentant ou diminuant au gré de vos maladresses. Et des maladresses, il y en avait forcément entre vous-même si tu tâchais de les ignorer, feignant ne pas les remarquer. Tu n’avais pas envie de gâcher de moment surtout qu’avec Mily, tu avais fini par comprendre à quel point ils pouvaient être fugaces et qu’elle était capable, du jour au lendemain, de disparaître. Juste comme ça, un pauvre SMS et plus de Mily. La première fois avait été terriblement douloureuse et même si tu ne revenais plus sur vos erreurs, sans doute qu’elle resterait encore longtemps au travers de ta gorge. Heureusement que tu avais suffisamment de jugeote pour ne pas le lui reprocher, tu n’étais pas certain d’avoir envie d’ouvrir le cahier des comptes avec elle. Probablement parce que tu savais que tu serais le grand perdant de l’histoire. Alors comme d’un commun accord, vous refusiez d’évoquer les pires sujets, préférant survoler vos vies actuelles comme deux aviateurs regardant de loin les petites tâches au loin supposées être leur maison. « Bah si y’a que ça, je peux te l’arranger ton appart ! » proposais-tu l’air de rien, d’un haussement d’épaule désinvolte., prenant une nouvelle poignée de chips. Y’avait pas de double sens en plus.
Osant tout de même poser une question sur son frère entre deux conneries, tu soufflais en pestant intérieurement, un peu contre toi, beaucoup contre lui. Quel salaud ! N’en déplaise à Mily, il pourrait quand même donner des news à sa propre sœur et son bon vieux pote quoi ! C’était trop demander ou quoi ? Tu fis une petite moue désappointée mais devant l’air ferme de Mily à ce sujet, tu n’insistais pas. Marshall avait choisi de foutre le camp avec sa pétasse. OK. Fin de l’histoire puisque vous n’étiez plus assez bien pour lui.
Encore, qu’il t’oublie toi, tu comprenais mais sa famille ? Ils étaient quand même solidaires et proches entre eux, les Butler. C’était plutôt clair quand tu l’entendais raconter l’évolution de chacun des membres que tu avais l’impression de connaître à force de l’écouter en parler. Le truc c’est que tu te fichais bien de ces gars, ce qui t’importait, c’était elle. Et tu devinais entre les mots que ça n’allait pas si bien que ça. Devant son éternel optimisme, tu en oubliais parfois qu’elle non plus n’avait pas vécu une vie de rêve. Elle aussi, elle avait vu la merde depuis son plus jeune âge, à la différence de toi, elle ne s’était pas laissée encrasser par la médiocrité, elle s’était donné du mal pour rester du bon côté de la ligne. « Et tu vas rester ici maintenant ? » demandais-tu finalement, levant le regard sur elle, franchement curieux de sa réponse. Tu en avais envie, qu’elle reste, évidemment mais peut-être qu’une part de toi craignait également la réponse. Cette part dont tu n’avais absolument pas envie de lui parler, jamais.
Enfin, peut-être que tu n’aurais pas à le faire parce qu’après sa grande inspiration, tu restais un instant immobile, liquéfié sur place par sa révélation. Pourquoi est-ce qu’elle s’était embêtée à te faire venir là si elle savait déjà ? Et qu’est-ce qu’Art lui avait dit ? « Ah… ? » fis-tu, sans vraiment oser la regarder, te contentant d’essuyer tes mains graisseuses contre le tissu crade du canapé. « Et vous avez parlé ? » pitié dis-moi que non, songeais-tu les dents serrées, préférant ne rien dire plutôt que de te trahir tout seul. Ton silence semblait pourtant délier sa langue à elle et tu relevais le regard sur elle quand elle se lançait dans une nouvelle tirade. « Pourquoi est-ce que j’en aurais rien eu à faire, t’es con ou quoi ? Bien sûr que si. » soufflais-tu sans réelle méchanceté, davantage par incompréhension. Tu finis par te redresser un peu pour t’adosser contre le dossier, attrapant ta cigarette que tu t’étais laissé de côté, jouant un instant avec elle entre tes doigts. « Genre t’habites l’Eastchester Road ? Chaud…La prochaine fois que tu veux m’éviter demande moi, ce sera plus simple » commentais-tu avant de reposer le regard sur elle, adouci par la suite de ce qu’elle avait à dire. Enfin, avant qu’elle avoue ne pas aller bien. « C’est bien que tu l’ais fait alors, tu sais que tu peux m’sonner n’importe quand, même pour rien, hein ? » fis-tu d’un ton plus calme, peut-être un peu plus soucieux aussi. « Puis ce serait justice pour toutes les fois où j’suis venu tard » ajoutais-tu d’un petit sourire de coin.
Sourire qui s’effaça presque aussitôt à l’évocation de Badz. Elle l’ignorait mais tu avais de son sang sur les mains. « Le fils de pute il habite dans le coin ouais. Mais tu peux me croire qu’il foutra plus ses pieds chez moi. » Et tu étais prêt à parier qu’il n’en avait plus envie non plus. « Mais t’es venu à la maison carrément ? Pourquoi tu n’avais rien dit ? T’aurais du m’appeler, je serais rentré ! »


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MessageSujet : Re: Rockets (Al)   Lun 22 Oct 2018 - 16:26
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Est-ce qu’elle allait rester ici ? C’était une bonne question… « Pour le moment ouais. J’verrais si j’ai la bougeotte après. » Elle reste évasive Mily, parce qu’elle-même n’en sais rien. Pour l’instant elle a un appartement et un travail qui lui laisse le temps de mener ses petites enquêtes sur Marshall, cela lui convient. Pour combien de temps ? Aucune idée.
 
Finalement, elle n’y tient plus, lui avoue qu’elle était déjà au courant de son déménagement, en un mot, qu’elle lui avait sciemment fait faire 30 min de route en pleine nuit sans aucune raison valable. Et puis elle n’est pas douée en mensonges de toutes les manières, panique bien trop vite lorsque son piège se referme autour d’elle, autant prendre les devants. La réaction d’Al l’étonne, tout dans la mesure comme s’il le savait déjà. Est-ce qu’Art avait vendu la mèche ? Non, ce n’était pas possible. « Non non, on s’est regardés 20 minutes puis je suis repartie. » répond-t-elle avec toute l’ironie dont elle est capable de faire preuve. Elle sourit doucement alors qu’il lui explique que non, il n’en a pas rien à faire de son retour. Comme s’il avait oublié leur dernière conversation, les cris et les pleurs. Pourtant, c’est vrai que cela paraît bien loin alors qu’ils sont là tous les deux, presque comme avant à se reconter leurs vies sur le toit du Parking en encrassant leurs poumons. Elle écrase sa cigarette, prenant bien soin de mettre le mégot au fond de sa poche plutôt que de l’envoyer valser du haut du parking. L’anglaise en allume instantanément une autre, comme si la nicotine lui manquait déjà, avant d’avancer sa flamme vers la cigarette d’Al aussi.
 
« Ouais, l’immeuble en face du tien. Dans le genre incognito, j’suis pas très douée. » elle ricane un peu face à la situation, il vaut mieux en rire qu’en pleurer n’est-ce pas. Il a l’air apaisé Al, très posé, plutôt attentionné et doux. Mine de rien, c’était plus rare qu’elle ne pouvait le penser maintenant qu’elle avait pris un peu de recul. « T’as l’air d’aller bien toi, ça me fait plaisir de te voir comme ça. » souffle-t-elle sincère en se tournant vers lui, un large sourire sur les lèvres. Son cœur s’accélère. C’est ce moment-là qu’elle redoutait, cet instant où elle se rendrait compte que si lui avait fait une croix sur leur relation, elle peut-être pas. Elle chan ge de sujet.
 
Elle ne pensait pas provoquer ce genre de réaction en parlant de Badz, bien au contraire. « Ok ok, compris, sujet à éviter, j’dis rien » répond-t-elle instantanément pour essayer de calmer le jeu. Elle n’avait pas envie de l’énerver, bien au contraire, mais au moins la diversion était faite. Du moins c’est ce qu’elle pensait avant qu’il comprenne qu’elle était littéralement venue dans son appartement. « J’t’ai dit, je ne voulais pas que tu saches que j’étais rentrée Alex. » répète-t-elle d’une petite voix, posant un regard un peu plus dur sur lui. Est-ce qu’il voulait vraiment qu’elle lui dise pourquoi ? Elle se lève, marche quelques pas en avant pour observer la ville. « Il n’a que ton nom à la bouche Art, j’aurais dû m’en douter qu’en montant prendre une bière chez lui tu ne serais pas bien loin remarque. T’as de la place pour Luca maintenant ? » Changer de sujet, toujours.
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MessageSujet : Re: Rockets (Al)   Mer 24 Oct 2018 - 14:36
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Tu étais sincèrement heureux de retrouver Mily même si ça avait quelque chose d’étrange de fouler ces endroits qui avaient fait partie de ta vie ces dernières années avant que tu ne t’en ailles sans un regard en arrière. Et Mily, ressentait-elle ce même trouble ? Sans doute mais tu ne pouvais que comprendre son envie de bouger si cela lui prenait, sans limites, sans attaches. « Un vrai pigeon voyageur » sifflais-tu d’un air admiratif qui n’était pas tout à fait faux. T’aurais aimé osé t’en aller comme ça, quand bon te semblait. T’avais toujours rêvé d’un ailleurs mais tu n’as jamais été capable de le faire, partir juste comme ça.
Ceci dit, Mily venait de te donner une bonne raison de le faire, ou du moins l’envie parce que rien qu’imaginer les deux réunis face à face…bah tu ne te sentais pas serein, clairement pas même. Tu avais vraiment envie de lui demander les détails, ce qui avait pu se dire dans ton appartement. Tu n’avais pourtant pas grand-chose à te reprocher, pas vrai ? Tu ne l’avais pas trompée cette fois, tu ne lui avais pas menti non plus. Ceci dit, tu ne lui avais pas non plus dit toute la vérité. Tu ne voulais pas qu’elle l’apprenne. A moins qu’Art s’en soit chargé à ta place ? Tu aurais tellement aimé savoir ce qui avait pu se dire, merde… « Ah ? Et vous avez parlé de quoi alors ? » tentais-tu, prudent également. Tu avais trop peur de faire un faux pas. De te trahir. Tu ne faisais pourtant pas ça que par égoïsme, en te protégeant, peut-être que tu tentais de la protéger elle-aussi. Parce que tu lui avais déjà fait trop subir pour lui infliger ça en plus. Et qu’elle arrête de croire que tu te fichais de la savoir de retour ! Non mais ! Cette crainte écartée, tu te permis néanmoins un sourire de coin en avançant le visage, la clope entre tes lèvres vers sa flamme.
« Et après on dit qu’on a pas fait exprès ! » ricanais-tu en écho au sien, prenant la cigarette entre le pouce et l’indexe avant de souffler la fumée vers le ciel, restant un instant le visage levé. Sa remarque eut pourtant de quoi te faire tourner ce dernier vers elle. « J’crois que ça va et toi ? » questionnais-tu, te souciant sincèrement d’elle. Ne te rendant pas vraiment compte de ses efforts pour garder son beau sourire, tu lui souris doucement. « J’préfère te vois comme ça » que malheureuse avec toi, sans doute ?
Le sujet Badz en revanche était une mauvaise stratégie et tu soufflais ta fumée. « Il est mort pour moi. » annonçais-tu d’un ton décidé avant de te mordre la lèvre quand elle insistait à ne pas faire connaître son grand retour. Tu marquais une pause. « Ecoute…si tu veux, je te laisserai tranquille, je te jure je t’enmerderai plus… » promis-tu en portant toute ton attention sur ta clope incandescente entre tes doigts, restant assis alors qu’elle avançait vers le bord. « Art vit avec nous maintenant, Lin est parti j’sais pas où avec un mec je crois et Jacek…est parti. Tu sais que j’supporte pas de rester seul » expliquais-tu sans préciser rien de plus à propos d’Art. Luca en revanche…Tu pris une profonde inspiration. « Non…Elle est partie avec. » dis-tu sans rien dire de plus, te passant un instant la main sur la tête. « T’sais, j’ai pas beaucoup changé depuis la dernière fois. J’vais bien mais t’trimballe toujours ma merde alors j’cromprend que tu voulais pas qu’on s’revoit »


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MessageSujet : Re: Rockets (Al)   Mer 24 Oct 2018 - 22:53
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Elle grimace à l’évocation du pigeon. « Merci pour le compliment ! » Sale bête ! Mily savait au fond d’elle que ce n’était pas l’intention, mais un pigeon voyageur ça a un message à transmettre, un genre de rôle important mais ce n’est pas son cas à elle. Non, elle se contente de faire des aller-retours sans but, partagée entre les membres de sa famille et l’envie de voler de ses propres ailes. Pas l’image du siècle ce pigeon voyageur.
 
Finalement elle aborde sa petite escapade – non préméditée – chez lui, avoue qu’elle a un peu menti en le faisant venir ici. C’est visiblement le cadet des soucis d’Al qui, lentement mais surement, lui pose décidément beaucoup de questions l’air faussement détaché. Ah ? Ah. Ah ? Il n’y a que ce sont qui sort de sa bouche. « T’es bien curieux dit donc. » dit-elle en claquant la langue comme pour recadrer un gamin en train de faire une connerie. Elle marque une pause, peut-être qu’elle devrait s’arrêter maintenant, le frustrer juste un peu pour toutes ces fois où lui ne lui a pas répondu. « J’pense qu’on a eu la même conversation que ce soir. Mon retour, le déménagement tout ça. » La question ne sera finalement pas restée longtemps en suspens. Finalement rien d’incroyable. Elle taira le moment où Art aussi s’est montré curieux vis à vis d’Al, n’ayant aucune envie de s’engager dans cette voie. Est-ce qu’ils s’étaient passés le mot ? Au moins, Art n’avait pas vendu la mèche de son retour.
 
Cigarette au bec, ils ricanent de la situation, perché tout en haut de cet immeuble dans la nuit – loin d’être paisible – du Bronx. Pendant rien qu’un instant, elle oublie tout ce qui la tracasse, simplement heureuse de le revoir, visiblement en meilleur état que la dernière fois. Le changement a du bon parfois. Ca a l’air étrangement facile. Mais ça en a juste l’air, l’insouciance ne dure pas si longtemps. C’est trop simple de s’engager sur ce terrain glissant, cette joie de le revoir, cette nuit obscure qui efface tout, ses jolis mots qu’elle ne comprend pas totalement. Qu’est-ce qu’il sous-entend par « comme ça » ? Elle hésite à poser la question, ouvre la bouche pour finalement se retenir au dernier moment. Non, elle clôt cette parenthèse.
 
Parlons plutôt des autres fantômes, il est revenu Badz ? Oh que oui, la réaction du petit gars ne se fait pas attendre, et visiblement il aurait mieux fait de rester caché au Mexique, à Cuba ou bien dans n’importe quel endroit où ça parle espagnol à en juger par sa réaction. Mauvaise pioche.
 
Elle fronce les sourcils alors qu’il s’excuse à demi-mot d’être là ce soir. « C’est moi qui t’ai envoyé un message, j’ai niqué ma couverture toute seule comme une grande. » Qu’il n’inverse pas les rôles. Ce n’était pas son intention de le faire culpabiliser, loin de là. Il ne comprenait pas pourquoi elle ne voulait pas le revoir, tant mieux, ce serait bien plus simple comme ça.
 
Et Leo en parlant de fantôme, elle est où ? Partie elle aussi. Peut-être qu’Al avait un faible pour les personnes qui partaient. Mais rien n’a changé, elle ne sait toujours pas quoi dire à propos de son fils Mily, ne trouve rien à répondre alors qu’il ne le vit probablement pas bien. Elle ne se retourne même pas pour voir. Lâche. Elle le laisse continuer. « Pareil. » lâche-t-elle en baissant les épaules. Rien n’a changé pour elle non plus. « Mais c’est pas pour ça que j’me cachais, t’as rien à te reprocher dans cette histoire, laisse filer. On est là maintenant. » Elle se tourne vers lui, un sourire un peu triste sur le bout des lèvres. C’est l’heure de rentrer Mily, qu’est-ce que tu fais là ?
C’est un peu les montagnes russe ce soir, entre tous ces non dits et ces sentiments contradictoires, mais elle n’a pas envie de partir, retourne s’asseoir à côté de lui, retrouve ses pensées plus légères. Elle fait ses petits calculs, sur ses doigts comme une grande. « S’il n’y a plus Lincoln, ni Jacek, ni Badz, vous êtes plus que tous les deux Art et toi. T’as pas peur des qu’en dira-t-on monsieur no-homo ? »
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MessageSujet : Re: Rockets (Al)   Sam 3 Nov 2018 - 22:46
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Tu ris silencieusement devant la tête de Mily face à ta remarque. Pigeon voyageur, tu aurais pu trouver mieux mais c’était le premier qui t’étais venu à l’esprit. Ce qui était certain en revanche, c’est que la jolie anglaise avait la bougeotte facile, capable de s’envoler sur un coup de tête avant de revenir tout aussi vite sur ses pas. En y réfléchissant bien, tu aurais du comprendre que cette manière d’agir était révélatrice quand à son état d’esprit. Tu n’étais pas assez mature pour comprendre qu’elle ne le faisait pas par plaisir et qu’au fond, la seule chose qu’elle espérait, c’était trouver un endroit où elle serait en sécurité avec les siens. Tous les siens. Est-ce que tu en faisais encore un peu parti ? C’était là une toute autre question que tu n’aurais pas l’audace de poser. Il y avait des réponses que tu préférais ignorer.
Ce que tu voudrais bien savoir en revanche, c’est ce dont ils ont bien pu discuter Art et elle, en ton absence. T’aurais tout donné pour avoir été une petite souris à ce moment-là, écoutant discrètement leur conversation. Art avait-il dit quelque chose pour vous deux ? Mily lui avait-elle confié tes petits secrets bien cachés ? Art ne t’avait rien dit à ce sujet et peut-être espérait-il que tu ne la recroises jamais ? Tu n’aimais pas ces zones d’ombres et encore moins l’idée qu’ils discutent tranquillement de toi dans ton dos. « Ben ouais. Mais vous vous connaissiez bien toi et Art ? Avant ça je veux dire » insistais-tu un peu davantage avant de hausser des épaules, comme si ce n’était pas important finalement.
Ce qui l’était, c’est que tu avais la désagréable sensation de lui mentir. En ne disant rien, tu avais presque l’impression de la tromper une nouvelle fois, même si vous n’étiez plus ensemble, même si elle n’était plus supposée attendre quoique ce soit de toi. Des sales coups, tu lui en avais déjà fait un tas mais celui-ci, elle ne le verrait sans doute pas venir. Et il ferait mal. Même toi, tu te l’étais pris de plein fouet et aussi bien sois-tu dans ton histoire, tu en souffrais encore un peu. Si tel n’était pas le cas, tu ne craindrais pas de le lui annoncer du but en blanc. Tu ne le ferais pas.
Et maintenant que tu y pensais, tu avais bien du mal à te le sortir de la tête, persuadé d’être une nouvelle fois en train de lui faire du mal, tu te surpris même à lui promettre monts et merveilles, c’est à dire de la laisser tranquille désormais, si elle le souhaitait. « Ouais j’avoue, ça craint un peu niveau discrétion » plaisantais-tu pour détendre l’atmosphère avant de jeter ton mégot par dessus ton épaule, histoire qu’elle ne capte pas le geste. Là encore, tu n’étais pas devenu plus raisonnable. Tu faillis d’ailleurs te faire prendre sur le fait alors qu’elle se retournait, les mots rassurants. « D’accord, mais la prochaine fois que tu veux qu’on se voit, tu pourras éviter de me promener de l’autre côté du Bronx ? » souris-tu, un brin railleur alors qu’elle se rapprochait. Tu te tournais vers elle, ramenant une jambe contre ta poitrine, un bras posé négligemment à travers, tu ris un peu jaune face à sa déduction. « Alors on est pas que tous les deux pour commencer et si les gens parlent bête, la fois prochaine on les comprendra vachement moins sans leurs dents » plaisantais-tu, jouant avec ton lacet pour ne pas avoir à croiser son regard. C’était le moment de lui dire. Tu ne te saisis pas de l’opportunité. « J’aime bien les collocs comme ça, y’a toujours du monde à la maison, c’est bruyant et un peu le bordel, j’crois que j’saurais pas vivre sans ! Casey il est pareil que moi sur ça, j’suis sur que tu l’aimerais bien, il va entrer en fac. On dirait pas pourtant qu’il est intelligent… » racontais-tu d’un sourire. « tu vis seule alors ? Ça te dirait pas de fonder ton propre gang ? »


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