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 La nuit on ment. (Hermès)

MessageSujet : La nuit on ment. (Hermès)   Mer 12 Sep - 21:32
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Jill Lazzari
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La nuit on ment02 juin 2018 - entre 2h et 3h - @Hermès Bartolotti

Elle dérouille salement. Le côté gauche de son visage ne forme qu’un amas de douleur irradiante, et sa peau pâle se marbre déjà d’hématomes violacées un peu partout sur ses bras et son torse. Sa lèvre est probablement, puisqu’elle sent encore le goût du sang qui lui coule dans la gorge et elle maintient contre son nez un bout de tissu déjà bien imbibé de sang. Des sanglots saccadés lui agitent la poitrine et réveillent chaque fois un peu plus la douleur sourde qui monte du ventre et des côtes. Est-ce qu’on peut se voir ? Le message s’envoie après plusieurs essais ratés, la faute à sa main agitée et sa vue brouillée. Sans attendre la réponse, elle claudique lentement dans les rues sombres, remonte vers Allerton Avenue pour rejoindre Gun Hill Road. Les yeux plissés, autant de douleur qu’à cause de la douleur vive des phares, Jill déchiffre enfin le message de réponse. Au sous-sol.  Il ne lui faut que quelques minutes supplémentaires pour rejoindre le Moine. Elle bifurque finalement dans une venelle fumante et crasseuse et puis contourne le bâtiment. L’odeur des déchets moisis qui s’en dégage lui lève le cœur, mais elle tape néanmoins quelques faibles coups contre la porte métallique, qui ne tarde pas à s’ouvrir. Hermès, le visage indéchiffrable, s’efface pour la laisser passer et referme derrière elle. Elle remonte le corridor et débouche dans une pièce plus grande, Hermès sur les talons. Elle s’écarte, pour le laisser passer et le suivre. Mal à l’aise, elle contrôle avec peine les hoquets et les pleurs. Arrête de pleurer Jill, tu chiales tout le temps, t’es chiante. Alors, bravement, elle ravale ses larmes, s’essuie le visage avec sa manche (et étale plus de sang qu’elle ne nettoie vraiment.) « D… désolée, elle articule péniblement. » Hermès l’impressionne. Il a toujours été plus doux que beaucoup d’autres avant lui, plus attentionné et bienveillant. Mais il est grand, fort, il sourit peu et c’est le frère d’Ario. Autant de facteurs qui empêchent la jeune femme de se détendre totalement en sa présence, même quand il la soigne. Surtout quand il la soigne, quand il manipule avec délicatesse un bras ou la prévient qu’elle va avoir mal avant de replacer une épaule démise. Dans une attente sage, presque soumise, Jill patiente qu’il l’autorise à s’installer et replace son bout de chiffon crasse sur son nez qui recommence à saigner. Un jour, il se lassera. Ils se lassent. Il l’enverra chier, elle et ses problèmes, son mari violent. Elle se débrouillera, bien sûr, Jill se débrouille toujours. Mais, elle le devine plus qu’elle le sait, elle en sera heurtée. C’est un petit animal craintif, cette gamine qui n’en a plus l’âge mais tous les défauts. Un animal captif qui ne vit que pour l’approbation de maîtres top exigeants, mais qui continue de rêver sa liberté.





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MessageSujet : Re: La nuit on ment. (Hermès)   Ven 14 Sep - 20:21
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Hermès Bartolotti
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De vieux morceaux de rock qui résonnent sur une enceinte portable posée dans un coin. Une clope entre les lèvres, dont les volutes de fumées s’éparpille dans le large espace qu’est le sous-sol. Quelques lampes, ça et là, un éclairage plus ou moins discontinu, mais qui fonctionne. Le lieu n’est pas spécialement chaleureux, ou accueillant, mais il est devenu en quelques mois, l’antre d’un Hermès qui embrasse chaque jour un peu plus le côté criminel familial si connu. Presque légendaire, tant il est associé au nom Bartolotti. Un nom que personne n’ignore, ici, dans le Bronx. Tantôt suivi d’insultes, tantôt de compliments.
Il fredonne la nouvelle chanson résonnant dans son antre, avant de tirer une nouvelle fois sur sa cigarette lorsqu’à côté de lui, posé sur la table où il prépare quelques sachets de cachets, son portable vibre. Son vrai portable, cette fois. Le smartphone de la normalité, pas le vieux pré-payé qu’il garde toujours sur lui, au cas où. « Oué passe, je suis au Moine » Répond t-il rapidement, avant de tirer une nouvelle fois sur sa cigarette.

Jill. Jill dont il s’occupe alors qu’il ne devrait peut être pas. Vis à vis de ce salopard de Yasha, ou même de ce que bien penser Ario. Mais contrairement à son ainé, Hermès n’est pas dans la tourmente des innocents, même pour accéder, via eux, à une tierce personne. Il a encore son altruisme médical qui le pousse à agir, à soigner, ceux qui n’ont rien demandé et qui se retrouvent dans la merde. Bon ou ceux qui l’ont cherché aussi, parce que dans le Bronx, il vaut mieux ne pas être très regardant. Surtout lorsqu’on fait partie d’une puissante mafia en pleine renaissance. Les affrontements sont monnaie courante.

Les trois coups à la porte de service du sous-sol, donnant directement sur une ruelle crasseuse, parfaite pour la discrétion, font se lever Hermès. Il écrase sa clope dans un cendrier déjà rempli, avant d’aller ouvrir pour tomber nez à nez avec une Jill en piteux état. Froncement de sourcils alors qu’il s’écarte pour la laisser passer. Dieu sait qu’il déteste la voir dans cet état, parce que malgré le fait qu’elle a fait une putain de connerie en se liant à Yasha par un môme, elle n’en reste pas moins innocente, coincée entre la guerre d’un flic et d’un ancien taulard. Son ainé et cet enfoiré de Yasha, pour rester dans le thème. « Jill putain… » Lâche t-il comme une constatation amère, alors qu’elle s’avance sans rien dire et qu’il la suite, jusqu’à la salle principale. « Va t’installer » Dit-il en lui désignant du menton le petit coin de soin et plus largement la table d’auscultation et d’opération, où elle prend place, s’asseyant juste au bord. Se dirigeant vers le lavabo non loin, Hermès se lave plusieurs fois les mains, deux fois pour être exact, un tic qui ne le lâche pas, avant de se diriger vers un large meuble contenant divers éléments de soin et de mettre des gants en latex, jetable. L’ex chirurgien a beau être désormais dans un bouge du Bronx, à soigner dans des conditions peu flatteuses, il n’en reste pas moins un professionnel avec des réflexes de santé et de propreté non négligeables.

En t-shirt, ayant bazardé sa veste en arrivant ici, ne s’embêtant pas vraiment à porter une chemise lorsqu’il est à zoner dans le coin, en tête à tête avec lui même, il entraine avec lui une petite table à roulettes contenant divers matériels de soin, jusqu’à se placer face à Jill. « C’est encore l’autre connard ? » A t-il vraiment besoin d’attendre la réponse ? « Il t’a pas loupé… » détestable constatation. « J’sais même pas pourquoi tu restes encore avec lui. Tu peux pas te barrer ? » Demande t-il, comme si c’était si simple, alors qu’il se saisit d’un coton, le baignant de désinfectant, s’approchant pour venir nettoyer une première plaie.


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MessageSujet : Re: La nuit on ment. (Hermès)   Ven 14 Sep - 21:36
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Le cul tout au bord du matelas de la table d’auscultation -comme prête à s’élancer au besoin-, Jill promène ses yeux mouillés autour d’elle et observe tout du manège d’Hermès. Elle ne sait pas exactement ce qu’il trafique dans ce sous-bassement depuis qu’il a quitté l’hôpital, mais c’est toujours là où il lui donne ses rendez-vous de soins de ou suivis. Elle ne comprend pas tellement pourquoi il agit contre son frère, avec elle, mais Jil ne se pose pas plus de questions, elle se contente de messages tard le soir et d’abuser de la gentillesse qu’il a à son égard. La musique s’élève dans les airs, et si elle ne reconnait pas l'air, la jeune femme se surprend à apprécier la mélodie. Elle n’y connait rien en musique, bien qu’elle en écoute presque tout le temps pour meubler le silence, elle se contente des titres grands publics crachés par les radios, aussi vite entendus, aussi vite oubliés et remplacés par d’autres. Parfois, certains la touchent vraiment alors elle emprunte un téléphone plus moderne que le vieux à clapet qu’elle se trimballe depuis des années pour trouver le nom et le titre, et elle demande à des connaissances de la lui télécharger pour la mettre sur son lecteur MP3 dépassé. Quand il se place face à elle, elle se tasse un peu sur elle-même. Le silence fait écho à la question qui de doute façon n’attend pas de vraie réponse. Si elle le pouvait, elle le quitterait comme elle partirait du Moine et ferait autre chose de sa vie que donner son cul à des étrangers pour le profit d’Ario. « Pour aller où ? elle hausse finalement les épaules. » Ce n’est pas ce qu’elle touche au Moine ni au call-center qui peut lui permettre de se trouver un logement décent. Elle ne peut pas s’échouer constamment chez les autres, Yasha ou l’appartement des putes. Cet appartement miteux, c’est chez elle. Et Giacobbe n’est pas toujours l’homme horrible qu’on lui dépeint. Il a ses humeurs et elle le pousse à bout, il lui dit si souvent. Elle doit faire plus attention, voilà tout, mais elle est sotte, elle oublie. Avant qu’il commence les soins, elle relève ses billes humides vers lui. « Hermès, j’ai euh… j’ai pas d’argent pour vous payer. Je suis désolée, on n’a pas encore eu la paye. » Et elle ne peut pas se résoudre à piocher dans ce qu’elle met de côté pour Daniil. « Est-ce qu’on peut s’arranger ? » Elle essuie ses mains moites et un peu poisseuses de sang sur son jean élimé, gênée.



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MessageSujet : Re: La nuit on ment. (Hermès)   Dim 16 Sep - 11:34
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Hermès Bartolotti
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Il se prépare à entamer les soins, à commencer par désinfecter un peu ses plaies, lorsque Jill brise le silence installé entre eux. Un silence jusqu’ici bercé par les vieux morceaux de rock qui résonnent encore, parce qu’Hermès n’a pas pris le temps de mettre en pause la musique. Ses prunelles noisettes détaillant les blessures de la jeune femme, il croise de nouveau son regard lorsqu’elle s’adresse à lui. Un soupir lui échappe. « Putain Jill combien de fois j’t’ai dit de me tutoyer ? » Persifle t-il agacé, avant qu’elle ne continu. « J’ai pas besoin que tu me suces pour que j’te soigne » Renchérit-il sèchement, alors qu’il approche son coton du visage de la jeune femme, le saisissant de sa main libre, un pouce sur sa joue, pour la maintenir en place, alors qu’il entame, délicatement, de nettoyer ses plaies. Il se concentre alors sur sa tâche. « Je m’occupe pas de toi juste pour espérer un truc en retour, y’a des choses qui me différencient de mon frère » Oui, Ario, plus bourru, plus immoral, moins regardant. Dans le fond, derrière ses airs bougon, Hermès est loin d’être un mauvais bougre. Il a juste été aspiré par la sphère de sa propre dépravation, qui l’a amené à tomber bas. À perdre toute sa belle vie d’enfant modèle pour en être là, à soigner dans le sous-sol du bordel de son frère. Il a bien comprit qu’Ario maltraite Jill juste pour faire chier Yasha, pour le provoquer, pour servir leur petite guerre personnelle et que la jeune femme se retrouve au milieu sans avoir rien demandé.

Le silence s’installe de nouveau alors qu’elle grimace sous les picotements du désinfectant, tandis qu’Hermès s’applique et avance doucement ses soins. « T’as eu d’autres soucis récemment que tu veux que j’regarde ? » Avec des clients, Ario ou même des types à lui. L’italien sait pertinemment que son ainé et ses hommes ne sont pas tendres et qu’au milieu, Jill n’est qu’un morceau de viande servant une cause bien précise. « J’ai peut être plus la licence officielle, mais j’suis encore capable d’avoir le secret médical hein » Réplique t-il en croisant de nouveau le regard de la jeune femme, tout à fait sérieux. Certes il était chirurgien spécialisé en trauma, mais il n’en reste pas moins un médecin, un type qui s’est tapé onze putain d’années d’études. Il en a appris et retenu, des choses, avec sa mémoire aiguisée, altérée légèrement par les méandres de la drogue. Pourtant il est encore tout à fait compétent, juste terni par ses mauvais choix. Son besoin de soigner et de soulager les douleurs et les blessures, reste entier.


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MessageSujet : Re: La nuit on ment. (Hermès)   Dim 16 Sep - 15:14
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Il élève un peu le ton, et Jill se rapetisse. « Je pensais à un délai, elle répond à voix basse au comble de la mauvaise foi. » Bien sûr que non, elle n’a jamais envisagé qu’il serait possible de lui déposer l’argent plus tard. Trop conditionnée à vendre son corps, Jill s’imagine que c’est ce que chaque personne – chaque homme – gentil à son égard voudra en échange. Son cul et ses cuisses offerts au premier venu qui saura se montrer suffisamment agréable. Si les joues rougissent un peu de honte, c’est impossible à distinguer sous l’amas de sang séché et les bleus qui lui recouvrent le visage. Mais Hermès en rajoute une couche. Pourtant, elle met toujours un point d’honneur à le payer, quand bien même il râle, elle a toujours laissé quelques dollars pour les services rendus.

Les yeux attentifs et curieux, la jeune femme ne perd rien des gestes d’Hermès. Elle regarde surtout les produits qu’il utilise, se force à en retenir les noms pour essayer d’en acheter plus tard : ainsi elle n’aura, elle espère, plus besoin de solliciter l’homme pour la soigner. Jill frémit au contact de l’immense pogne contre son visage : sa mâchoire la fait encore souffrir, et le contact du coton contre la peau à vif lui tire un couinement de douleur. Mais, brave et endurante (ou plus exactement, habituée), elle se plie sans rechigner aux soins. A la question, elle pointe doucement son nez sans oser le toucher. « C’est cassé ? » Elle espère que non. Le saignement s’est finalement interrompu, mais une douleur diffuse irradie depuis l’arête du nez jusque dans le front, et c’est pire encore quand elle bouge les mandibules. Avec délicatesse, elle bouge son épaule, grimace un peu, mais sait que la douleur passera. Celle au niveau de ses côtes l’inquiète déjà un peu plus. Avec des gestes maladroits, elle soulève le tissu souillé de sang, de larme et de sueur et dévoile sa peau marbrée au rouge, violet, jaune et marron. Giacobbe s’est déchainé… Elle n’a que pu hurler de douleur à chaque coup supplémentaire et prier pour qu’il ne la tue pas. « J’ai euh… j’ai mal ici, elle fait en montrant son flanc abimé. Quand je bouge un peu, et pis quand je respire. »

Au comble du malaise, l’ongle de l’index abime la peau du pouce. Elle ne sent même plus l’élancement vif du derme mis à mal. Jill s’agite, prend son souffle comme pour parler, mais garde le silence. Les yeux baissés, elle évite le regard d’Hermès quand elle marmonne. « Je… je dois venir travailler demain, normalement. Est-ce que vous… tu. Tu pourrais parler à Ario ? Lui expliquer ? » Jill évite, en général, de faire références à l’aîné Bartolotti, et surtout de mêler le cadet à ses affaires entre le patron du Moine et elle. Mais, si elle va trouver Ario dans cet état, et lui demande de lui laisser la nuit pour se reposer, il se contentera sûrement de lui renvoyer un sourire mauvais et de l’envoyer travailler quand même. Elle pourrait promettre des heures supplémentaires non payées, il refuserait probablement l’arrangement. Si ça vient d’Hermès, qu’il assure à son frère qu’elle ne peut pas danser ni travailler, Ario ne sera pas content, bien sûr. Mais peut-être il se rangera à son avis. Jill n’est pas stupide, elle sait bien qu’il trouvera un moyen de lui faire payer. Mais si, elle arrive à avoir sa nuit de libre, qu’elle trouve un endroit calme ou rester pour se reposer, alors ça lui convient. Elle pourrait aller dans la voiture. Dans le coffre, il y a normalement toujours la vieille couverture élimée, et si elle rajoute un pull, elle ne devrait pas avoir trop froid. Elle n’a pas l’argent pour payer le gîte dans l’appartement des putes, Yasha n’est pas une option envisageable, ni même retourner chez elle. Giacobbe pourrait être tout à la fois redevenu l’homme placide qu’il est d’ordinaire ou alors toujours macérer dans sa colère. Elle ne souhait pas spécialement trouver cette réponse-là. « Si vous voulez pas, c’est pas grave. Je lui demanderai moi-même, elle s’empresse d’ajouter quand même, soucieuse de ne pas brouiller les deux frères. »



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MessageSujet : Re: La nuit on ment. (Hermès)   Dim 16 Sep - 17:23
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Hermès Bartolotti
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Il un a sourire en coin, Hermès, lorsque Jill réplique qu’elle pensait davantage à un délai. Il ne la croit pas. Il a apprit à ne plus la croire. Il sait que son corps est une monnaie d’échange facile. Il sait que c’est le cas pour la plupart des putes, ici. Mais ce n’est pas ce qui l’intéresse. Beaucoup ne comprennent pas vraiment, puisque dans le Bronx, tout ce marchande, tout est monnaie d’échange. Le fric comme les corps, sont des possibilités viables. Les services aussi. Mais ici, face à Jill, Hermès ne demande rien. Il préfère se concentrer sur ses gestes, sur désinfecter ses plaies et virer un peu tout le sang séché de son joli minois. Oui parce qu’elle est belle, Jill. Lui même ne peut pas le nier. Elle est juste pourrie par tous les mauvais choix de sa vie, par son enculé de mari ou son connard d’ex. Il sait même que son frère ainé n’est pas innocent dans cet affaire, mais il a comprit depuis longtemps qu’il ne peut pas allègrement juger. Il préfère encore rester dans sa caverne.

« Non, c’est pas cassé, juste déboité apriori » Tout aussi douloureux, qu’on se le dise. Hermès répond d’un ton détaché, comme il a apprit à le faire, à l’hôpital. Des fractures, il en a vu un paquet. Des traces de coups, des ecchymoses, jusqu’à des horreurs bien plus sanglantes. C’était ça, les urgences et la joie des accidents, plus ou moins violents. Domestiques, ou non. Ses prunelles noisettes sont focalisés sur le visage de la jeune femme, qu’il termine de nettoyer, alors qu’elle s’agite un peu pour relever le tissu de son t-shirt et dévoiler un arc en ciel d’ecchymoses. Il baisse les yeux vers le triste spectacle, le chirurgien et fronce les sourcils. « Je termine ton visage et on s’occupe de ça » Lâche t-il, d’un ton presque placide. Il est toujours calme, lorsqu’il soigne, Hermès. Il a apprit à être d’un impressionnant sang-froid. Obligatoire, lorsqu’on se retrouve dans le rush des urgences, face à des familles ou des proches éplorés, ou des patients en pleine crise de panique.

Terminant de désinfecter son visage, il repose dans un bol métallique, la compresse souillée, alors que Jill s’exprime de nouveau, sur le ton de l’inquiétude. Il soupire, Hermès. Il soupire parce que cette situation l’agace. Parfois, il aimerait que ses patients puissent juste se reposer, se remettre de leurs blessures. Il a apprit à mettre une partie de sa morale et de ses bons sentiments de côté, comprenant bien que ce nouveau monde n’est pas dans cette optique là, mais parfois, c’est un sentiment d’injustice qui lui agite les tripes. Comme en cet instant bien précis, face à une Jill dans un état lamentable qu’il n’a pas envie de jeter en pâture à quelques clients qui se feront un plaisir de jouir sur ses plaies. Autant que de sourire de sa souffrance. « Ferme là, Jill » Dit-il, d’un ton toujours aussi placide. Il ne dit pas ça méchamment, contre elle. Il veut juste pouvoir terminer de la soigner avant de se préoccuper du reste. « J’te préviens, ça va faire mal » Mais elle le sait déjà, elle n’en est pas à son premier cartilage déboité. Approchant ses mains ganté, Hermès tâte le nez de la jeune femme à la recherche du bon endroit, avant de lui replacer le nez d’un coup sec, dans un craquement presque sonore, qui arrache un cri léger de douleur à la jeune femme. L’ex chirurgien touche encore son nez, vérifie que tout soit bien remis en place avant de retirer ses mains. Il se tourne vers la petite table roulante pour se saisir d’une pommade cicatrisante et venir l’appliquer, à l’aide d’un coton tige, précisément sur les plaies ouvertes du visage de la jeune femme, avant d’y apposer quelques pansements, dont un perpendiculaire à son nez, abaissant ensuite ses mains, prêt à passer à la seconde étape, ses cotes. « Enlève ton t-shirt »


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MessageSujet : Re: La nuit on ment. (Hermès)   Dim 16 Sep - 21:04
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Jill Lazzari
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Les ongles s’enfoncent avec force dans le fin matelas de mousse tandis que le médecin évalue la gravité de la blessure. Jill se crispe, anticipe la douleur à venir. Ce n’est que la troisième fois en plusieurs années, mais elle a un souvenir très précis du supplice que c’est de remettre en place son nez. Alors, tous ses muscles contractés, elle se prépare à endurer. Et cette fois encore, c’est aussi éprouvant et elle ne retient pas le cri. Elle renâcle un peu et s’accroche aux bras solides d’Hermès. Mais déjà, les sensations se font moins vives et elle sait que d’ici quelques heures, ce ne sera qu’un mauvais souvenir. Elle a toujours la prescription de radio de la dernière fois, signée de la main d’un ancien collègue d’Hermès. Peut-être que cette fois-ci, elle fixera le rendez-vous, et s’y montrera surtout. Jill n’aime pas beaucoup l’hôpital. C’est là qu’avant Hermès faisait ses consultations et plusieurs fois, il l’a redirigée vers des collègues pour qu’on la prenne en charge. Elle n’a jamais posé de questions sur les arrangement internes, mais n’a jamais eu non plus à débourser un cents ; elle n’aurait sûrement pas pu payer le tiers des soins reçus à ces occasions. Sa gratitude envers le médecin est infinie et elle désespère un peu de trouver le bon moyen de lui montrer et de lui rendre. Le seul qu’elle connait vraiment le laisser de marbre, et elle ne savait pas vraiment ce qui pourrait faire plaisir à l’homme. Un disque de musique, peut-être ? Jill n’y connait rien, surtout en rock. Dans le fond, la guitare et la voix grave et profonde de Johnny Cash raconte sur une jolie balade son amour pour la femme avec qui s’engage dans la vie.

Comme il ne répond pas à sa question, Jill suppose qu’elle ira plaider elle-même sa cause auprès d’Ario. Elle se doutait bien qu’il ne prendrait pas partie contre son frère, mais l’idée d’affronter un Ario probablement contrarié par la vie ne l’enchante guère. Elle relègue la question dans un coin de son esprit : il sera toujours temps de s’en préoccuper plus tard.  Obéissante, elle retire le vêtement sale et le pose en boule à côté. Pas de fausse pudeur entre eux, Hermès l’a déjà vu nue, et Jill n’a pas l’esprit à s’encombrer de plus de malaise, au-delà des blessures qu’elle dévoile. Son flanc, une partie de son ventre et de son dos tirent sur un dégradé de violet jusqu’au jaune, mais aucune plaie visible, et on devine les ecchymoses qui plongent sous le pantalon. « C’est quoi la musique ? elle demande tandis qu’elle se lève à la demande d’Hermès qui poursuit son osculation. Ouch. C’est juste là que ça me fait mal. Il a ses mains au-dessus de l’os de la hanche gauche. J’aime bien sa voix, elle reprend. »



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MessageSujet : Re: La nuit on ment. (Hermès)   Lun 17 Sep - 18:33
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Hermès Bartolotti
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Voilà plusieurs années, qu’il soigne Jill, qu’il s’occupe d’elle. De désinfecter ses plaies, à bander ses ecchymoses ou encore, à lui remettre le nez ou l’épaule en place. Pourtant, il est chirurgien, à la base, il n’est pas censé faire tout ça, mais son expertise médicale lui permet suffisamment de liberté. Là où, à l’hôpital, il savait rester à sa place et négocier avec des collègues, ici, il sait qu’il n’a plus aucune barrière. Par la force des choses. Alors oui, il s’est mis à faire un peu tout ce qu’il maîtrise encore, pour soulager les blessures et soigner les maux. Il est loin d’être expert dans tous les domaines, mais la longueur de ses études médicales lui confère un savoir faire inégalable. En tout cas dans la sphère crasseuse du Bronx, loin de sa vie passée, dorée et reluisante.

Il lui demande de retirer son t-shirt, à Jill et elle s’exécute, avant de se lever, afin qu’il puisse l’ausculter davantage. Il s’approche, se penche, étant géant à côté d’elle, observer ses marques, y passes les mains, toujours protégé par ses gants. « Hmm… » Lâche t-il, les lèvres pincées, perplexe, alors qu’il continu de toucher, de chercher le véritable point douloureux. « C’est Johnny Cash » Il tend l’oreille un instant, pour identifier le morceau. « God’s gonna cut you down, précisément, pour le titre » Renchérit-il, en lui accordant un regard et un léger sourire en coin, avant de se concentrer de nouveau, surtout lorsqu’elle tique alors qu’il appuie sur une zone juste au dessus de sa hanche gauche. « Hmm » Perplexe de nouveau. « Enlève ton pantalon, je veux être sur » Et lorsque Hermès dit ça, il n’y a absolument rien de déplacé. Il l’a vu nue, il la soigne depuis des années. Il voit en cet échange, un professionnalisme étiolé, qui persiste pourtant, même ici, au fin fond du Bronx, dans sa tanière sombre. Jill a toujours eu une place à part. Il ressent avec elle un besoin profond de s’occuper d’elle, de veiller sur elle, en un sens. Bien qu’il soit pourtant loin de le faire au quotidien, rien qu’à la voir débarquer aujourd’hui, dans un état lamentable. Mais il a conscience, aussi, qu’il ne peut rien faire de plus, la sortir de force de sa vie. Pour l’amener où ? Pour faire quoi d’elle ? Alors que lui même vit chez son frère à défaut de pourvoir prendre son propre appartement pour le moment.

Pendant qu’elle s’exécute à défaire et retirer son jean, Hermès tourne la tête vers sa table roulante pour machinalement aligner deux ustensiles, lui et ses tocs. « Oué il a une voix particulière, grave et reposante, je trouve » Affirme t-il lorsque Jill évoque aimer la voix de Johnny Cash. Il s’approche de nouveau de la jeune femme lorsqu’elle pose son pantalon sur la table d’auscultation, reprenant de ses mains un chemin précis pour vérifier que la douleur ne descend pas plus bas, jusque dans sa cuisse, alors qu’il s’est abaissé, accroupi devant elle. « Rien sur la cuisse, ça va ? » Demande t-il, relevant le regard vers elle.


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MessageSujet : Re: La nuit on ment. (Hermès)   Mer 19 Sep - 15:07
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Jill Lazzari
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« Je connais Johnny Cash ! elle s’exclame un peu fière. Enfin, j’ai déjà entendu, elle se corrige ensuite. » Elle retient le titre et se promet de trouver un moyen de se mettre le morceau sur son MP3. Elle défait la boucle de la ceinture et tire son jean le long de ses jambes. Seul le haut de la cuisse est marqué, et beaucoup moins que son buste. « Non, ça va. Elle attrape son genou de la main et fait bouger le muscle, effectue quelques étirements sans trop de peine. Ca me lance un peu, toujours au même endroit, mais si je prends assez de médicaments, je devrais pouvoir danser demain. Et je ferai attention. » A vrai dire, sa principale préoccupation réside plutôt dans les vêtements qu’elle va pouvoir porter pour masquer les bleus et la quantité de maquillage qu’elle devra acheter pour limiter les dégâts. Elle étire son dos, fait aller ses bras. « Non, j’ai vraiment mal ici, à la hanche, mais c’est euh… c’est plus douloureux quand je touche, sinon, ça va, je crois. » Jill se tourne à nouveau vers Hermès, crois son bras devant elle, attendant un diagnostic, une prescription ou qu’il lui pose une autre question. Elle croise son reflet dans le plateau, et curieuse, s’y penche. Elle y découvre son visage pour moitié mangé par le pansement, distingue sa lèvre amochée et un peu gonflée. Jill n’aime pas se voir après que Giacobbe l’ait battue. C’est comme d’être obligée d’affronter la réalité. Elle préfère la facilité du déni.

La guitare de Cash entonne la mélodie de Personal Jesus, et son visage de môme s’éclaire. « Oh ! Ca, je connais. J’ai dansé dessus ! C’était pas Johnny Cash, par contre. Euh, Depeche mode je crois. Enfin, un remix. » Danser, c’est presque gentil. Elle a dansé dessus, oui, elle s’est surtout dénudée sur l’air aussi entraînant que sensuel.  « J’aime bien ce morceau, elle ajoute, en marmonnant vaguement les paroles ensuite, l’air distrait. Je connais rien en rock, qu’elle complète comme s’il était le temps d’avoir un débat passionné sur les goûts musicaux d’Hermès Barttoloti. »

L’examen terminé, elle enfile à nouveau son pantalon, et jette un œil dépité à son haut tâché de sang. Elle n’a rien d’autre à enfiler mais est peu encline de se glisser dans les étages cherches un change. Si Jill traine souvent au Moine en dehors de ses heures de boulot, c’est plutôt de jour et pour profiter du calme relatif de l’endroit. Le soir, aux heures où la soirée et le commerce battent son plein, elle aime autant ne pas croiser de clients habitués, les hommes de main d’Ario ou Ario lui-même. L’idée même lui fait courir un frisson le long de l’échine. Comment justifier auprès du Parrain pourquoi elle sort couverte de bandages de l’antre de son frère ? Enfin, l’expliquer serait facile, anticiper la réaction d’Ario… Jill s’attarde un peu, cherche une raison pour ne pas avoir à repartir dans l’immédiat. Mais l’homme a fini son office, semble-t-il. Alors, la voix un peu enrouée, elle plaque un sourire faux sur son visage. « Merci Hermès. Je passerai rapidement te déposer l’argent. »



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MessageSujet : Re: La nuit on ment. (Hermès)   Lun 1 Oct - 12:53
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Hermès Bartolotti
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Il sourit largement lorsque Jill s’exclame souvent qu’elle connait Johnny Cash. Il préfère la voir comme ça, enjouée d’un rien, d’une petite chose comme le morceau de musique résonnant dans son antre. Soigner est un besoin chez Hermès, un besoin presque viscéral, mais voir que ses patients vont bien, mieux, ou pas si mal que ça, est une satisfaction supplémentaire. « C’est plutôt connu oué » Affirme t-il simplement alors que déjà, il vient ausculter le bas de son corps, avant de se redresser lorsqu’elle exprime que ça va. Tournant la tête vers sa table roulante et ses instruments divers, il fixe de nouveau Jill lorsqu’elle parle de danser demain. Froncement de sourcil de l’ex-chirurgien. « Tu ne vas pas aller danser dans cet état Jill. Tu risquerais de te faire plus de mal qu’autre chose » Conclut-il, sur un ton pragmatique. Son côté médecin, efficace. « Je vais te donner des médocs, oué, et une crême qui devrait aider à faire disparaître les hématomes, mais pour demain, la seule chose que tu peux faire c’est te reposer ». Il abaisse le regard vers sa hanche lorsqu’elle en parle. « Oué t’as pris un sacré coup, mais y’a rien de cassé, c’est juste le temps que l’hématome s’estompe ».

Le changement de musique s’opère tout seul et Jill s’exclame de nouveau, ce qui arrache un léger rire à Hermès. « Oué effectivement, c’est Depeche Mode de base, mais Cash l’a reprise en 2002 ». Il s’étonne presque qu’elle connaisse, mais en est agréablement surpris. Il ne relève pas le côté de la danse, imaginant sans nul doute un énième strip-tease, à l’étage. « Il est cool ce morceau oué, mais tu peux encore apprendre, t’en fais pas » Sourire en coin qui étire les lèvres d’Hermès alors qu’il se dirige vers la poubelle pour jeter ses gants en latex et ensuite se laver les mains. Deux fois, comme d’habitude. Il se les essuie ensuite dans un essuie-tout propre, qu’il jette à son tour, avant de se rapprocher de Jill, se campant devant elle, alors qu’elle lui sourit. Un sourire forcé, un faux sourire, il le voit à des kilomètres. « J’ai pas besoin de ton fric, Jill et j’parlerai à Ario, si c’est c’qui t’inquiète. Je sais que t’es une de ses filles, mais j’prend soin de vous à vous ausculter de temps en temps. Il sait que si j’dis que tu peux pas, tu peux pas. J’tâcherai de le convaincre, ok ? »

Puis il s’éloigne, gagnant une armoire où il stocke divers médicament pour récupérer quelques antidouleurs et une crème contre les hématomes. Calant le tout dans un sachet plastique, il retourne ensuite vers Jill. « Tiens, c’est pour toi, ça va t’aider ». Dit-il en lui tendant le sachet. « Est-ce que tu veux t’allonger un peu ici pour te reposer ? J’ai deux trois trucs à faire, mais j’suis là » Renchérit-il, en le pensant réellement. Il prend soin de la jeune femme depuis tellement d’années que sa bonne santé lui importe vraiment. Jill n’est pas juste une patiente qu’il soigne et fout dehors, avec le temps, il a commencé à developper de la bienveillance à son égard, chose qu’il met en sourdine avec la plupart des gens. Il ne sourit pas, il ne le montre pas vraiment, mais son honnêteté est réelle. « Ah et s'tu veux je pourrais te mettre des chansons de Cash' dans ton MP3 à l'occasion, ça et même de d'autres du même genre, si t'aime bien »


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MessageSujet : Re: La nuit on ment. (Hermès)   Ven 9 Nov - 16:12
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Jill Lazzari
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Jill traine des pieds, piétine et se rhabille finalement, une grimace écœurée qui s’imprime sur son visage lorsqu’elle sent sous des doigts le tissus rigide et imbibé de sang. Mais elle se résigne et l’enfile finalement. Ses doigts crochètent le sac de plastique où s’entasse crème et médicaments, et elle marmonne un petit merci étouffé. La crainte de la colère d’Ario ne la quitte pas vraiment, mais elle hoche la tête comme une gamine (comme la gamine qu’elle est), comme de se convaincra que ça ira. Mais elle doit partir, elle le sent. Hermès est gentil avec elle, elle l’aime bien mais ce n’est pas un ami. Il est médecin, c’est le frère d’Ario, il s’occupe d’elle et d’autres. Et c’est tout. « Je voudrais pas te ... vous déranger, elle répond à la proposition pourtant tentante de rester avec lui. Il fait chaud, elle n’a ni à subir le froid ni la pluie, encore moins la colère de son mari. Mais Hermès l’intimide. Mais l’autre proposition lui illumine sa bouille enfantine d’une réelle joie un peu naïve. C’est gentil ! Je veux bien, oui… elle rit un peu, mal à l’aise malgré tout, mais tentée par l’invitation. Je connais rien en musique, j’écoute principalement ce qui passe à la radio. Je connais jamais les titres ou les artistes. C’est les autres qui me donnent la musique quand j’aime bien. Mais j’en écoute tout le temps, par contre, elle continue de babiller au comble du malaise » Avec des gestes lents et précautionneux, elle repose ses affaires sur la table de consultation, et ose pour la première fois s’avancer dans le reste de la pièce. Impossible d’ignorer ce qu’il trame dans son antre, et si elle ne l’avait pas vu elle-même, les commérages des autres putes suffisaient bien amplement à alimenter les conversations. Hermès Bartolotti, le médecin à la carrière prometteuse qui se retrouve dealer pour le compte de son frère. De quoi alimenter pour des semaines un mauvais scenario de série. Comme quoi, elle se dit, la vie est vraiment une putain de chienne. Elle a mille questions qui lui brûle les lèvres, toutes plus intrusives les unes que les autres. Alors elle se contente de plaquer ce simili sourire gêné sur ses lippes tandis que ses mires curieuses d’enfants détaillent tout autour d’elle. « Ca vous convient vraiment euh.. tout ça ? elle demande un peu maladroitement. Ses mains désignent tout et rien à la fois, la pièce, la situation, eux. »



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