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 On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario

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MessageSujet : On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Ven 7 Sep - 18:55
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Ario Bartolotti
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On a les créanciers qu'on mérite07/09 - 00h12 - @Yasha Stakov
La porte s’ouvre, le type n’a même pas frappé.
C’est un code entre vous : soit il veut que tu le vires, soit il est venu te préciser son degré de connerie, soit y a urgence.
- Le ruskoff est là et rend Oskar complétement fou.
C’est donc une urgence et à voir la mine de ton homme de main, il y a fort à parier que le barman du Moine lui a promis d’empoisonner toute la vodka si tu n’arrivais pas rapidement pour calmer l’énergumène.
Tu repousses ton siège et te lèves dans un grondement presque animal. La soirée était censée être calme : un verre de grappa à peine entamé sur ton bureau, de la paperasse dûment remplie et quelques contrats annotés pour des affaires qui ne regardaient que toi… Tout s’était passé sans accroc jusque là et ça aurait été trop beau que cela perdure : tu t’étais presque attendu à ce qu’on vienne t’annoncer qu’un client ivre avait saccagé l’un des salons, histoire d’équilibrer la balance.
Mais entre ta soirée tranquille dans un panier et Stakov dans l’autre, le déséquilibre était énorme. Injuste également. On te punissait d’avoir voulu te reposer ce soir de toute évidence.
- Il n’a pas fait fuir les clients au moins ?

Ta voix est bougonne, t’as pas que ça à foutre que de rappeler les règles élémentaires de savoir-vivre à un russe mais t’as pas le choix : personne n’ose l’approcher. Et le pire dans tout ça, c’est que t’en est en grande partie responsable. Il n’aurait suffit que d’un seul petit passage à tabac pour enrayer la machine avant qu’elle ne disjoncte : Stakov étalé dans une ruelle, la figure en sang et les nerfs de tes hommes apaisés. Sauf que t’avais foutu le holà : pas touche au russe, aussi enfoiré soit-il.
Et une telle interdiction, dans un tel lieu, venant d’un homme tel que toi qui haïssait presque autant les russes que Margaret Thatcher haïssait les syndicalistes, c’était quelque chose. Du coup, ils n’osaient plus s’interposer ni même lui faire comprendre à quel point il pouvait dépasser les bornes… Et c’était à toi de te démerder avec cet enfoiré qui devait se douter de la merde qu’il foutait à chaque fois qu’il débarquait.

Il est là, assis au comptoir. Son sale petit sourire ravi s’étalant sur son visage, comme s’il avait conquis le Far-West à lui tout seul. Tu t’approches sans délicatesse, décales le tabouret à côté de lui et t’accoudes au comptoir, face à la salle. Il pue toujours autant, un mélange de tabac froid, d’alcool et de flicaille corrompue : il a ramené les effluves du commissariat et tous les souvenirs qui vont avec. Tu le hais pour ce seul détail.
- Tu pues le flic, sérieux.
Il en est un. Officiellement.
Officieusement, c’est juste un enfoiré. Un enculé également. Un traître aussi. Bref, il accumule les qualités et tu sais que tout serait plus facile si tu lui flanquais une balle entre les deux yeux. Après tout, il avait quasiment « exigé » cette balle quand il t’avait mis derrière les barreaux pour deux ans : personne n’arrêtait un Bartolotti sans avoir déjà rédigé son testament.
Tu ignorais si tes hommes étaient au courant mais si jamais l’un d’eux savait, alors cela avait dû renforcer l’aura de mystère autour de ce salopard.
Si noir, et encore vivant. Une énigme à lui tout seul.
- Fous la paix à Oskar, ok. Il bosse, lui au moins.  





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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Ven 7 Sep - 19:36
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Yasha Stakov
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Tu fais risette, parce qu'au fond t'es content de le voir arriver, faut dire que le p'tit gars derrière le comptoir ne t'amusait plus tant que ça à tirer un tronche de six pieds de longs. Tu te détournes un peu de celui-ci pour observer l'avancée du maître des lieux. Il s'agrandit ton sourire, il augmente à chaque pas et il étrécit tes yeux de plaisir. Meilleur que leur putain de vodka, c'était l'apparition de l'aîné Bartolotti, ça voulait dire que tu avais réussi à suffisamment toucher d’ego pour qu'on accepte de se déplacer pour toi. « Tu pues le flic, sérieux. » Ça te fait rire et tu mets une claque du plat de la main sur le comptoir. Bien sûr que tu pues le flic, c'était encore meilleur quand tu savais qu'Ario préférait garder le mystère sur ta présence dans le coin. Tu profitais de celui-ci, jetant paillettes et rires à chaque fois qu'on essayait de te faire parler. Tu l'observes de haut en bas, le rital. Ça lui réussit bien le commerce de putains, à croire que pendant deux ans derrière les barreaux il avait eu de quoi peaufiner sa fibre commerciale. « Fous la paix à Oskar, ok. Il bosse, lui au moins. » Tu ricanes et tu fais signe au barman de te resservir en claquant du doigt pour attirer à nouveau son attention et tu pointes de l'index le verre devant toi. « Plutôt mal, ouais, il est super susceptible. Depuis quand tu fais dans l'social Ario, t'essaies de t'racheter une conscience ? »

Tu ne touches pas au verre qu'on te sert et tu te tournes dorénavant complètement vers ton voisin, les deux pieds appuyés sur la barre transversale du tabouret pour mieux garder l'équilibre. « Alors, tes mignons sont venus pleurer encore une fois dans tes jambes ? Profite pour boire un coup avec moi, histoire de se rappeler du bon vieux temps. » Tu offres un clin d’œil au gars qui est parti chercher Ario, avec un index dirigé vers lui. Puis tu te penches légèrement vers le rital et tu attrapes le verre que vient de te resservir « Oskar » pour le pousser devant lui. « Allez, bois. » Tu te détournes, te penchant presque en arrière, la tête tournée vers le barman. « Hey, mon gars, un autre truc comme ça. Puis bouge toi, j'ai pas que ça à foutre... et après casse toi, tu m'gênes. » Sans plus lui accorder un regard, tu te remets face à Ario en te frottant les mains, les yeux pétillants de plaisir.


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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Sam 8 Sep - 13:39
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Ario Bartolotti
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Il n’y a pas que l’odeur de flicaille qui rôde autour de lui, à l’affût de tous vos sens. Celle de l’arrogance embaume l’air, ainsi que l’ironie, le je-m’en-foutisme et une putain d’insolence que tu rêverais de lui faire ravaler, pour le seul plaisir de le voir s’étrangler avec.
Il est le roi ici, le maître des lieux qui jouit sans vergogne de tous les pouvoirs que tu lui as accordé. Tes hommes le regardent de travers, Oskar fulmine et tu sais que certains doigts sont déjà sur les gâchettes, prêts à assouvir les fantasmes les plus anciens de tous tes hommes. Buter le ruskoff. Tu ne te fais guère d’illusion : celui qui rapportera un jour sa tête sera sacré empereur du Moine.
Sauf que ce jour n’est pas près d’arriver : t’as posé ton veto. Et personne n’osera s’opposer à toi. Le mystère autour de Stakov demeure, sans que ce soit bénéfice ou nocif au Moine : en fait, seul le russe en profite vraiment. Toi, tu macères dans une haine post-traumatique, une rancœur mêlée d’amusement et d’admiration pour ce salopard. Mine de rien, t’aime bien ceux qui osent, même quand ce sont de sales cons. Stakov, il n’a peur de rien et il en abuse : deux qualités que tu admires.
Il n’en saura jamais rien, t’es pas assez fou pour le lui avouer, mais si ses visites t’emmerdent profondément en plus de perturber tes projets, elles ont aussi ce petit côté piquant et grisant de l’interdit. Du sulfureux.
A vous deux, vous rejouez la même scène, encore et encore, que personne ne comprend et ne peut appréhender. Deux comédiens qui s’amusent comme des gosses tout en le cachant sous un masque d’adultes blasés.
- J’rachèterai ta conscience quand tu la mettras aux clous : j’ferai une bonne affaire, pour le peu que tu t’en sers elle est comme neuve.
Tu ne ricanes pas, ne souris même pas : le jeu continue, savoureux et acide. Et quand le russe ose insulter à haute voix tes hommes, tu les sens se crisper dans ton dos sans pour autant bouger. Il suffirait d’un geste pour que Yasha Stakov ait la plus belle pierre tombale du commissariat, mais tu ne bronches pas. Les deux videurs à la porte sont sur les nerfs, Oskar obéit presque mécaniquement, sans doute rassuré par ta présence, et Renzo qui est venu te chercher est resté derrière toi, sur ses gardes. La tension est palpable mais le russe continue de jouer en équilibre avec ses provocations, si fier de lui. Si heureux de s’en sortir à chaque fois en vie.
Tu attrapes le verre qu’il a poussé vers toi mais ne va pas jusqu’à lui obéir : tu le gardes entre tes doigts sans l’approcher de tes lèvres, lui faisant comprendre que s’il peut jouer avec tous, il tombera sur un os avec toi. Il est le lionceau qui abuse de la patience du lion : il y aura toujours un moment où ta grosse patte lui rappellera que tu as des limites.

Tu ne dis rien quand Oskar grince des dents après ses propos déplacés. Tu ne dis rien non plus face à toutes ses provocations, te contentant de le regarder placidement comme si tu savais que cette petite comédie avait une fin.
- Tu sais qu’il a un flingue sous ce comptoir, Stakov. Le pousse pas trop loin.
T’aurais qu’à lever la main pour empêcher Oskar de tirer, mais à chaque visite du russe, tu te demandes si tu la lèverais effectivement. Si tu n’aurais pas du plaisir à voir enfin le sang russe souiller le sol italien…
- Un jour il tirera. Remarque, t’auras enfin la promotion que tu vises. Post-mortem, mais ça reste une promotion. La seule que tu mérites.
Un léger sourire se profile sur tes lèvres, reflétant l’ironie de tes propos, et tu portes enfin le verre à tes lèvres, avalant une gorgée du breuvage brûlant.






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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Sam 8 Sep - 14:10
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Tu ris à ses remarques comme si c'était de bonnes blagues, des connivences que vous partagiez à mots couverts. Est-ce que tu t'inquiètes ? Pas vraiment, tu passerais sinon ton temps empli de nervosité. Un de tes coéquipiers t'avait déjà dit que tu frisais l'inconscience, que ton apathie et ton manque d'intérêt ou de peur avait quelque chose de malsain. Des deux cependant, tu étais celui qui était encore debout. Alors que tu es là, au milieu de tout ce à quoi tu es censé t'opposer – criminel, italien, gros bras – tu ne peux que te mettre à glousser encore plus. Les regards sont tournés vers toi et tel l'acteur cherchant à plaire à son public, tu obéis à leur demande, leur foutre encore et toujours plus la haine. Tu tends la main face aux lions affamés, les narguant, tandis que la laisse de leur maître les empêche de tendre ne serait-ce qu'un peu plus les babines pour croquer à pleine dents dans ta chair.

Là où Ario se fait sérieux, tu jubiles, là où il essaie d'en imposer, de montrer que de tous les prédateurs de la pièce, il est l'alpha, toi tu restes là à t'offrir. Il essaie de te reléguer au rôle de ouistiti, de proie qu'on laisse jouer encore un peu, de jeune premier à qui on laisse passer trop de choses. « Tu sais qu'il a un flingue sous ce comptoir, Stakov. Le pousse pas trop loin. » Tu te détournes pour croiser les bras sur le comptoir sur lequel tu appuies le haut de ton corps et observer à loisir le visage d'Oskar en souriant, montrant presque tes dents tant l'étirement de tes lèvres s'accentue. « Ca saloperait son veston, à cette pédale. » Tu lui fais signe de ramener quelque chose, puisqu'il était à nouveau le centre de la conversation, autant qu'il se rende utile. « J'ai faim, t'as pas des cochonneries ? Ton patron a l'air aussi d'avoir du mal à faire passer certains trucs. »

« Remarque, t'auras enfin la promotion que tu vises. » Tu souris toujours, indiquant de ta main libre Ario à Oskar. « Post-mortem, mais ça reste une promotion. La seule que tu mérites. » Tu laisses échapper un ricanement qui ressemble à un ronflement. Tu attrapes une autre cacahuète que tu grignotes du bout des dents, toujours tout sourire. « Daniil aura un papa héros et une pension d’État, tu imagines ça ? Le plus beau cadeau que tu puisses lui faire. » Tu mets une claque sur le bras d'Ario sans t'inquiéter du verre qu'il tient dans la main et tu reprends une poignée de cacahuètes. « En plus de détruire l'uniformité de ton beau plancher, c'est toi qui souffrirait plus de ma mort, chéri. Légalement et parce que tu sais que ça va déclencher d'autres choses. N'oublie pas que t'es encore là parce que certaines personnes le veulent bien. » Tu mastiques consciencieusement ton butin. « Allez, bois. »


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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Sam 8 Sep - 14:28
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Ario Bartolotti
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Il est infâme.
Et tu adores ça.
Parce que derrière ses airs de singe en train de faire son tour savamment appris, il dépasse tous ceux présents ici –excepté toi, évidemment – par son culot et son insolence. Il les titille, les excite, les nargue et s’en sort avec un tel brio et une telle acidité que tu ne peux que l’admirer. A ton grand désarroi, tu ne tueras pas tout de suite ce fils de pute, il a gagné le droit de vivre une nuit de plus.
Ta main se lève, calmant le regard furibond d’Oskar qui rentre les crocs et amène le bol de cacahuètes réclamé par l’énergumène. Et tu souris : ce n’est pas un sourire folichon mais t’as du mal à cacher ton amusement par sa réplique.
T’arriveras jamais à avaler le fait qu’il t’ait conduit derrière les barreaux.
Mais au-delà de cela, tu peux pas encaisser le fait d’avoir été aussi con et naïf avec lui. De ne rien avoir vu. Ou d’avoir fait semblant de ne rien voir, tu ne sais pas vraiment.
Stakov, c’est ton rappel à toi, ton mémo avec toutes les choses à ne pas faire avec l’ennemi si on ne veut gagner la partie. T’avais perdu à l’époque et il vient te le rappeler à chaque fois qu’il franchit la porte du Moine, à chaque fois que son petit sourire de rat dégobille ces acidités cruelles. Une tombe n’aurait pas le même effet : t’arriverais pas à sourire franchement devant une pierre tombale, sans doute parce qu’elle n’aurait pas la répartie de cet enfoiré.
- C’est pas si mal que ça d’être pupille de la nation.
T’aurais bien rajouté quelque chose sur la mère de Daniil, histoire de calmer un coup le russe mais tu t'y prends trop tard et il enchaîne, sapant sciemment les échelons de l’échelle sur laquelle il est suspendu en équilibre précaire.
L’alcool gicle du verre et tu reçois quelques gouttes sur la veste de ton costume, mais tu ne t’en rends même pas compte. Ta véritable claque réside dans ses mots : y a trop d’informations, trop de sous-entendus et même tes hommes se crispent. « Certaines personnes » ? Tu sais que le flic est corrompu jusqu’à la moelle, tu sais qu’il est russe – et c’est là son plus grand crime d’ailleurs – mais tu ne pensais pas qu’il irait jusqu’à te balancer ce genre de menaces.
Tu reposes calmement le verre et oses relever un sourcil, signe avant-coureur de la tempête qui risque de lui éclater à la gueule :
- Certaines personnes, dis-tu ?
A trop se pavaner, il a trop parlé. Et tu entends distinctement le bruit d’une sécurité de flingue qu’on retire derrière toi : eux ont parfaitement compris au ton que tu viens d’utiliser que tu étais à deux doigts de passer à l’offensive.
Stakov te connaît trop pour ne pas s’en douter également…
- Il y a quelque chose que tu n’as pas encore compris je crois, Yasha.
T’insistes sur le prénom, le susurre comme on déguste une vengeance glacée. Etrangement, il n’y a qu’avec tes anciens amants que tu arrives à être aussi cruel, comme si t’étais incapable de faire la part des choses.
- T’es pas en vie parce que j’y ai un quelconque intérêt. Tu l’es parce que j’hésite encore sur la manière de te faire ‘correctement’ souffrir. Tu l’es parce que je prendrais un certain plaisir à te pousser à te faire sauter la cervelle, enfoiré.    







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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Sam 8 Sep - 16:12
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Yasha Stakov
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Enfant tu parcourais les toits des immeubles du Bronx, tu sautais entre eux, en prenant juste assez d'élan pour donner un autre frisson, grisant. Le jeu c'était l'adrénaline, la peur qui te mangeait le ventre lorsqu'aux premiers moments où tu quittais les appuis du toits, tu étais suspendu en l'air et tu ne savais pas encore si tu parviendrais à atteindre l'autre paroi. Tu ne cours plus sur les toits, surtout pas pour le plaisir maintenant, mais ce frisson c'est au Moine que tu le trouves et tes yeux s'illuminent lorsque tu entends le bruit caractéristique d'une sécurité qui saute. « Il y a quelque chose que tu n'as pas encore compris je crois, Yasha. » Tu pourrais presque ronronner de plaisir mais tu te contentes de mastiquer avec application tes cacahuètes, arquant un sourire faussement naïf. « T'es pas en vie parce que j'y ai un quelconque intérêt. » Ça te fait ricaner et tu manques de t'étouffer avec un reste salé que tu fais passer avec une gorgée de vodka. La tension ne semble même pas te toucher. « Tu l'es parce que j'hésite encore sur la manière de te faire 'correctement' souffrir. »

« Tu l'es parce que je prendrais un certain plaisir à te pousser à te faire sauter la cervelle, enfoiré. » Tu sens les sous-entendus et un instant ton sourire disparaît, tes yeux se plissent tandis que tu dévisages l'homme qui te fait face, la tension monte dans tes épaules. Puis tu pars d'un rire, tout se relâche et tu balaies l'air de la main. « Et moi qui croyait que c'était parce que … tu sais … l'honneur, tout ça. Enfin, c'est beaucoup demander à un rital, mais il me semblait que ça existait dans … comment vous appelez ça... la mafia ? » Tu ne vas pas mentionner devant ses hommes que tu lui as sauvé la peau, comme tu ne parles pas que tu travailles pour la ville de New-York, sous les traits de la justice. Ils sont assez malins pour s'en douter, le comprendre de vos échanges et tu ne doutes pas qu'Ario en a déjà envoyé quelques uns regarder d'un peu trop près dans tes affaires. « Dis à tes hommes de ranger leur flingue, il y en a un qui va se blesser. » Tu reprends une gorgée de vodka et tu observes son verre, avant de renifler dans ce qui ressemble à un autre rire. Tu ris trop, môme. Cette pensée t'amuse et tu retiens un autre gloussement en frottant tes lèvres de ton index avant de les tapoter. « Comment vont tes gamines ? Pas trop dur avec Doc, dans le coin ? Il a souvent le nez rouge, tu ne trouves pas ? »


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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Sam 8 Sep - 17:02
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Ario Bartolotti
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Tu sais exactement à quel moment il se crispe. A quel moment le message passe enfin et s’agglutine dans son cerveau un peu trop aéré.
Tu le sais parce que cet infime crispation, tu l’as connu à d’autres moments plus intimes, d’autres endroits plus secrets… et dans des situations que tu n’arrives pas encore à classer, entre regrets, amertume et haine pure. Il avait quelque chose, quand il faisait l’amour Yasha. Il l’a encore quand il s’amuse à tes dépens et à ceux de tes hommes. Ce côté tête-à-claques, impossible… Totalement libre, comme s’il n’en avait rien à foutre.
En tout cas, le message est passé, tu n’as aucun doute là-dessus alors tu te contentes de sourire à sa petite provocation, somme toute assez gentille. Entendre cet enfoiré parler d’honneur alors qu’il est corrompu jusqu’à l’os et t’a vendu pour une promotion, c’est assez ironique. Presque hilarant.
- La mafia ? Qu’est-ce que c’est ?
Ton sourire s’effiloche, se dégoupille doucement alors que tu portes le verre une nouvelle fois à tes lèvres. Et qu’il ose parler de tes filles.
Y a bien un sujet sur lequel tu es extrêmement sensible, encore plus qu’un litre de nitroglycérine, ce sont tes filles. Les frangins encore, ils sont grands et savent se débrouiller : tu casseras les dents à quiconque les emmerdera mais t’as relativement confiance tout de même. Par contre, la chair de ta chair, c’est autre chose. Elles sont fragiles, elles sont encore des bébés et toi, tu te rappelleras à vie de cet instant où tu les as tenu dans tes grandes mains, elles qui étaient si petites.
Le russe n’est pas suicidaire au point d’y toucher, tu le sais également mais sur le coup, t’as juste l’envie de lui mettre les points sur les i qui te démange. Tu serres les poings, tes dents grincent… C’est prêt à partir, cela t’en fait carrément mal mais tu te contentes de le regarder de haut, assez froidement. Il a réagi en attaquant, comme tous les ruskofs : ils sont incapables de baisser la tête quand l’orage gronde. Ces cons se dressent droit dans la plaine et gueulent au ciel qu’ils sont plus forts que lui.
Yasha est de cette race d’ânes bâtés qui défierait l’Enfer lui-même pour prouver qu’il n’en a pas peur.
- T’as lavé le comptoir, Oskar ?
Ca sort de nulle part, tu te contentes de regarder le russe. Et le barman qui vous observait dans son coin se contente d’acquiescer, avec l’air sinistre de ceux qui présentent la tempête. Il a raison, il te connaît bien Oskar, d’ailleurs ils te connaissent tous très bien. Pour un peu, tu vois déjà les sourires ravis de tes hommes : même l’Enfer a ses limites.
A partir du moment où il a parlé de tes filles, les tiennes ont été allègrement franchi.
T’attrapes sa chemise juste sous le col et tu tires violemment vers le bas : le geste est rapide, précis, dicté par l’habitude aussi et un défoulement certain. Il se retrouve emporté, son menton cogne avant même son nez qui explose contre le comptoir brillant. C’est tellement rapide que tu l’as déjà relâché quand il réalise ce qui lui arrive.
En temps normal, tu lui aurais écrasé le visage contre le comptoir mais t’es magnanime aujourd’hui : peut-être cette légère crispation juste avant. Le fait de savoir qu’il a compris. Ca t’a suffit.
- Va falloir le relaver.
Tu avales une gorgée de ton verre, toujours présent dans ton autre main, et tu grondes sourdement :
- Pas mes filles, Yasha. Jamais. Tu le sais.







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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Sam 8 Sep - 17:40
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Yasha Stakov
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T'es déjà en train de papillonner ailleurs, à observer les bouteilles, voir ce que tu pourrais tester. Tu aimes goûter, découvrir de nouvelles choses, même si tu finis inévitablement par revenir à tes habituels. « T'as lavé le comptoir, Oskar ? » Tu tournes la tête vers ton voisin, arquant un sourcil. Soit il allait passer ses nerfs sur le barman, ce que tu attendais de voir, soit tu allais déguster prochainement. Tu n'as cependant pas le temps de te reculer pour te préparer au coup, voir venir la chose, que ton monde n'est que douleur. Tes dents claquent alors que ton menton heurte le bord du comptoir, ta langue se perce, ton nez s'explose et tu sens déjà par delà la douleur le sang qui panique et bouillonne, qui se précipite à la rencontre des plaies dans un filet d'hémoglobine. « Va falloir le relaver, Oskar. » Tu poses ta main sur le comptoir pour te redresser, déjà, la main sur ton nez et sur ta bouche, tu grondes. Il n'y a que le rappel que tu n'es pas chez toi, piqûre qui prend la voix d'Ario, qui t'empêche de repousser ta chaise et de lui en coller une. Putain d'rital. « Pas mes filles, Yasha. Jamais. Tu le sais. » C'était du bon jeu et tu souris, tu offres une vue sanglante sur tes dents. Tu essaies de remonter la pente, de faire le fier mais tu dégustes et si le reste de ton verre te fait de l'oeil, le degré d'alcool risque surtout de te faire regretter. Tu passes ton doigt sous ton nez pour frotter le sang, puis plus doucement sur l'arête, vérifier que tout va bien. La douleur est présente mais pas assez débilitante pour signifier autre chose qu'un hématome qui apparaitra dans quelques heures.

Tu craches sur le comptoir du sang et tu passes ton index et ton majeur pour tester la porosité. Tu t'es mordu en heurtant le comptoir. Tu baves un peu de sang, le reste donne un goût ferreux à ta salive alors que tu déglutis. Tu cherches du regard quelque chose pour calmer la sensation désagréable et tu finis par te torcher le menton avec la manche de ta chemise. T'as pas de putain de mouchoir et ça t'emmerde. « T'es trop con Ario, ma chemise était propre. » Ta voix est pâteuse et ton élocution déjà hasardeuse avec l'accent et la fatigue se fait plus difficile. Tu attrapes ton verre et tu le finis, laissant échapper un sifflement de douleur lorsque l'alcool entre en contact avec la plaie au niveau de ta langue, tu serres les dents et les poings, tes yeux se ferment un moment et tu penches ta tête en arrière, un nouveau rire t'échappe, un glougloutement presque. « Ressers moi un truc, p'tain. » Tu pousses le verre un peu trop brutalement vers Oskar. « Au moins Daniil tapine pas. » Tu ne peux pas t'en empêcher, avoir le dernier mot, tirer sur les nerfs jusqu'à qu'ils claquent.


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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Dim 9 Sep - 23:11
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Tu as une sorte de ricanement mauvais, une satisfaction âcre et délicieuse qui envahit ta bouche alors que tu le regardes se redresser, la bouche en sang et le regard mauvais de celui qui a mal. T’es con comme tes pieds mais t’adores le voir un peu morfler, histoire qu’il ne sorte pas totalement vainqueur du Moine ce soir. Si les mots restent une victoire honorable, résoudre le conflit avec tes poings sera à jamais ton terrain de prédilection et tu dissimules très mal –mais en vérité, tu te contrefous éperdument que ce salopard s’en rende compte – un petit sourire heureux.
Heureux parce que tu t’es défoulé. Heureux de l’avoir frappé.
Tu es bête à en pleurer mais bon sang, c’est ce que tu es et tu l’assumes entièrement. En cet instant, ce petit plaisir vaut bien toutes les critiques du monde.

Lui aussi te sourit, expose ce sourire plein de sang et le rire te monte au nez, pire qu’un gamin. Il rétorque que sa chemise était propre et s’en est fini de ton sérieux : sous le regard ébahi de tes hommes, tu exploses d’un rire gras et lourd, un rire presque joyeux. Rire qui double quand il siffle de douleur après avoir bu son verre. L’alcool a dû trouver ses failles dans son air impassible et toi, t’es juste content à l’idée que ce soir, il se souviendra de toi. Que demain matin, il te maudira quand le café brûlant touchera sa langue et qu’il est fort probable qu’il ait du mal à ne pas penser à toi à chaque fois que sa langue repassera sur ses plaies buccales internes. C’est con mais l’idée de lui pourrir la journée – contrepartie acceptable pour toutes ces soirées où il s’est ingénié à te gâcher la vie – est plus qu’il n’en faut pour faire de toi un homme satisfait.

C’est donc en riant comme deux cons, insensibles au danger et à la douleur, que vous vous resservez un verre. Il tente de t’hameçonner encore une fois et tu hausses les épaules en conservant ton sacré sourire, ce rictus étrange et rustre qui s’étire voluptueusement sur tes lèvres comme si, à défaut d’avoir été le plus intelligent, tu t’étais contenté d’être le plus fort des deux. Ce que tu seras toujours quelque part et Yasha le sait. Yasha l’accepte. Il a d’autres armes en main de son côté.
Même si en cet instant précis, elles n’ont plus vraiment d’effet sur toi….
- Il ne suivra donc pas les traces de son père ? Parce que quand il s’agit de se vendre au plus offrant, Yasha, personne ne le fait aussi bien que toi.
Tu regardes Oskar remplir vos deux verres, laissant le silence lentement éteindre le souvenir de vos rires puérils, avant d’ajouter sans le regarder, tes yeux cherchant l’esquive innocente au fond de ton verre :
- A propos de ça… J’ai cru comprendre que ça bougeait côté russe. Tu sais quelque chose là-dessus ?








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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Lun 10 Sep - 0:16
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Yasha Stakov
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Il est content l'enculé, il sourit, il se réjouit. C'est de bonne guerre, t'aurais été pareil à sa place, à te pavaner d'avoir réussi à lui la faire fermer. Alors tu souris aussi, de toutes tes dents, dents du bonheur qui laissent passer la langue coupée. T'es putain de content. Le rire des autres entraîne inévitablement le tien et tu as beau tenter de résister, tu te joins à lui. Tu te frottes le nez, tu pinces tes narines en reniflant, aspirant à la fois la gêne provoquée par le rire que la douleur – encore lancinante mais bientôt éteinte – qui avait suivi le coup. « Il ne suivra donc pas les traces de son père ? » Tu coinces ta langue entre tes dents, humectant tes lèvres, alors que la plaie suintait toujours. « Parce que quand il s'agit de se vendre au plus offrant, Yasha, personne ne le fait aussi bien que toi. » Tu tournes la tête vers lui et tu fais rentrer entre tes lippes ta douleur. L'insulte t'effleure à peine. Ce serait faire preuve de trop d'amour propre que de refuser cette remarque. Tu ne te vendais pas réellement au plus offrant, les affaires trop compliquées, trop dangereuses, qui impliquaient trop de facteurs aléatoires ? Tu ignorais. Ton boulot, tu n'y tenais pas tant que ça, mais tomber pour corruption signerait très probablement ton arrêt de mort. La prison ? Tu y avais envoyé trop de personnes, tu connaissais assez de voyous là bas et l'étiquette de flic ripou avait tendance à coller à la peau. « Si tu voulais mon cul, suffisait de le dire, pas besoin de m'éclater sur le comptoir. » Tu souris trop, une fierté mal placée emplie ta voix et sature ton élocution d'élancements presque chantants et tu lui offres un clin d’œil. Tu te détournes déjà, ton attention attirée ailleurs, par le nouveau verre qu'on te sert.

Déjà pourtant, Ario a cessé de rire, son regard t'évite, ses lippes ne sourient plus et tu ricanes à sa question. Essayer de changer de sujet, hein ? Tu renifles et tu lèves ton verre à la santé des hommes de main d'Ario. Tu te l'enfiles d'un coup et tu grimaces, tu grondes alors que tes muscles se crispent. « Faut bien vous faire suer un peu de temps en temps, les gars, vous rappeler que votre heure de gloire, elle s'est finie en 476 ! » Tu tapes le cul de ton verre vide contre le comptoir d'un air déterminé, ton poing crispé autour du verre, l'autre autour du bord du comptoir alors que l'alcool irritait la plaie qui se remettait à saigner dans ta bouche, peu aidée par les frottements et la salive. Tu jures allégrement, un mélange d'anglais et de russe et tu recraches par terre. « J'ai l'impression d'avoir bouffé un plat de ces enculés de mexicains. »


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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Mer 12 Sep - 19:23
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Jill Lazzari
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C’est rare qu’elle puisse partir aussi tôt. En général, à minuit à peine passée, c’est le début de la soirée au Moine. Jill n’a pas cherché à comprendre quand on lui a signalé qu’elle pouvait rentrer. Elle a simplement quitté la scène, s’est rhabillée en vitesse et quitté le club tout aussi rapidement. Ce n’est qu’après quelques minutes à fouiller son sac qu’elle réalise l’oubli : son vieux lecteur MP3 est resté dans l’un des casiers défoncés où les employés d’Ario peuvent déposer leurs affaires. Le pas pressé, la putain fait demi-tour. Les néons sont toujours allumés, et personne ne l’empêche de passer par la porte arrière, toujours entrouverte le soir pour leur permettre d’aller et venir sans jamais croiser les clients en tenue civile. Il n’y a personne, et si cela l’étonne elle n’y prête pas plus attention que ça. Par contre, la voix d’Ario, puis celle de Yasha attirent son attention. « T’as lavé le comptoir, Oskar ? » Impossible de retenir le couinement apeuré qui s’échappe de ses lèvres quand elle voit Ario exploser le visage de Yasha contre le comptoir. Ses mains se lèvent contre sa bouche comme de retenir le son, mais c’est trop tard, déjà. Si les deux hommes n’ont rien entendu, les hommes de main, eux, ont tout perçu du cri. Jill se fond dans le coin sombre où elle se tient, espérant qu’on ne la trouve jamais. C’est peine perdue, et déjà deux hommes se détachent du contingent et la débusquent sans aucune difficulté. « Qu’est-ce que tu branles là, toi ? » les armes pointées sur elle la fige sur place. Elle s’est arrêtée de respirer et doit se concentrer pour inspirer à nouveau l’oxygène. L’un d’eux lui attrape le poignet et la traine derrière lui, devant les deux autres. « Monsieur, il grogne sans jamais la lâcher. On l’a trouvé planquée, derrière. » Entre les mains de l’homme, Jill est comme une proie prête à mourir. « PARDON ! » Le cri lui échappe, un vieux réflexe à la con. On ne demande pas pardon, jamais. Son corps s’agite de soubresauts violents, et lorsqu’elle croise le regard de Yasha, découvre l’étendu des blessures, elle panique. Si elle tente de se dégager de l’emprise de l’homme de main, ça ne demande rien à l’autre de la calmer vivement. Alors elle reste prostrée, les excuses sur le fond du palais et la voix dans la gorge. L’angoisse grandit en elle et s’installe dans chacun des recoins de son corps. Elle ne départage pas les sources de sa peur panique : Yasha le visage en sang ou Ario les yeux ombrageux. Ou le reflet ce flingue,  cran de sécurité levé, braqué sur elle.



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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Ven 14 Sep - 19:28
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Ario Bartolotti
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Tu n’aimes pas qu’il fasse référence à votre passé commun. Trop de souvenirs, trop de remous dans une caboche déjà mal assurée, dont le mal de mer s’amplifie avec l’âge. A vous deux, vous avez accumulé trop de merdes pour avoir encore un odorat fiable : vous agissez à l’instinct, sans navigation pertinente. Il frappe, tu rétorques, vous survivez. Au jour le jour.
Parce qu’à trop miser sur l’avenir, vous vous êtes flingués tous les deux autrefois : il t’a envoyé en taule, t’as failli perdre la vie dans une embuscade pitoyable. Il a été promu, t’as pris du galon toi aussi. Et il traîne comme un déchet oublié dans un coin de ton bordel, à attendre une prochaine opportunité qui ne viendra plus : il doit en être conscient et toi, t’attends que le moment fatidique où il comprendra son erreur. Tu penses parfois que tu ne vis que pour cet instant, mais tu sais que c’est faux : simplement, Yasha a toujours eu l’art et la manière d’envahir ton espace personnel au point de te faire oublier tout le reste.
Alors t’enchaînes pas sur ses paroles, tu laisses couler la conversation quand elle prend une tournure trop personnelle. Tu sais qu’il jubile de ce point faible et tu n’iras pas lui gâcher sa joie : tu te fais pitié à toi aussi, perclus de souvenirs honteux et amers, envahi de regrets presque aussi douloureux qu’auraient pu être tes remords….

L’allusion aux mexicains t’extirpe de tes pensées froides et t’es prêt à lui rétorquer que la seule chose que ces saligauds savent faire, c’est pondre des gonzesses pour vos bordels, quand un de tes hommes ramènent une fouineuse de l’arrière. En temps normal, ils n’auraient jamais agi aussi brutalement avec une danseuse du Moine, pour la simple et bonne raison que t’aurais jamais été suffisamment con pour conclure une affaire importante à son comptoir. Elle avait le droit d’être là, c’était son lieu de travail après tout, et t’avais rien à cacher ou enfermer ici. Bien au contraire, tout y était bien ouvert…
Mais le russe avait dû les mettre sur les nerfs pour qu’ils dérapent à ce point : un argument de plus en sa défaveur. Un amusement de plus dans ton esprit tordu.

La demoiselle semble au bout de sa vie, terrifiée à l’idée qu’il lui arrive un pépin et toi, tu te contentes de sourire froidement devant sa détresse : tu l’as reconnu, tu sais qui elle est. Tu sais ce qu’elle te doit. Et mieux que cela, tu sais quel lien l’unit au ruskov. Un lien si pathétique que t’en fais les gorges chaudes, toi qui n’a pas encore commis l’erreur de foutre tes gonzesses ou ta famille sur le trottoir. Tu ne le feras jamais d’ailleurs parce que t’es pas ce genre d’enflures, mais avec un russe, fallait s’attendre à des coups malsains de ce genre.
Un regard vers Yasha te suffit :
- Non effectivement, Danill ne se prostitue pas. Mais sa mère, si.
C’est jubilatoire mais tu te réserves pour les grandes occasions, celles où le russe aura la punition qu’il mérite. En attendant, tu te contentes d’attraper ton verre pour en avaler une gorgée, observant avec un calme dérangeant la nana qui s’agite toujours, petit poisson jeté hors de l’eau qui tente d’aspirer en vain un semblant d’oxygène.
- Qu’est-ce que tu fichais ici Jill ? Me dit pas que t’es encore amoureuse de cet enfoiré au point de l’espionner… ? Il n’en vaut pas la peine tu sais, les ripoux, c’est comme les lampadaires : t’en as vite fait le tour et ça pue la pisse de chien.







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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Sam 15 Sep - 9:59
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Yasha Stakov
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Ça bouge autour de vous et les sbires patibulaires extirpent d'un coin sombre une petite souris. Tu ricanes, un reniflement étouffé par ton nez plein et tu offres un sourire à la mère de ton gosse, agitant un peu les doigts à son attention pour la saluer. Tu sais qu'elle bosse ici, bien sûr. C'est au Moine que tu l’as engrossée et c'était presque une victoire de la voir sortir de là pour toi. Quand elle y était retournée, c'était pour toi une confirmation de plus qu'elle n'arriverait à rien de mieux qu’ecarter les cuisses por survivre.

Tu te lèves en applaudissant, le rire au bout des lèvres jusqu'à qu'il explose. Ravi, tu ris de ces hommes qui tiennent Jill en joue, de la fierté d’Ario face à son joli mot, de la déconfiture de ton ex qui se retrouve prise au piège. Cette situation s'améliore de minutes en minutes. “Ario, ils sont bons ceux là, ils méritent une promotion ! Ils ont stoppé le gangster du siècle, regarde.” Tu lèves les bras pour indiquer une Jill tremblante entre deux gars à la mine patibulaire. Ta voix toujours pâteuse, tu parles plus lentement pour mieux articuler entre deux déglutitions douloureuses. “C'est vrai, c'est son mari qui doit être fier ! Une femme italienne qui travaille pour aider le foyer. Fais attention à ce qu'elle ne te ponde pas un.autre gosse, ce serait dommage qu'en plus d'être cocu, il doive élever un bâtard. Attends c'est pour ça qu'il la frappe ? Bon moyen pour se débarrasser des grossesses non voulues.

Tu mets une nouvelle claque sur le bras d’Ario. Tu ris encore et tu postillonnes  du sang et de la salive en essayant de reprendre ton souffle entre deux éclats. Tu as du mal à te calmer et il faut que que tu te rassois un instant.  “C'est qu'il en sait quelque chose ! Attends, tu m'as déjà remplacé ?  Qui est l'heureux élu ? Putain j'adore venir ici.” Tu t’essuies à nouveau le visage avec ta manche et tu renifles, faisant un signe à Oskar de s'approcher.“T'as pas un mouchoir, pédale ?


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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Sam 15 Sep - 17:34
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Jill Lazzari
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Toujours braquée par le flingue par un des types – un albanais taiseux et taciturne il lui semble, dont le nom lui échappe sur l’instant mais qui d’ordinaire se montre plutôt aimable envers les employés du Moine- l’autre lui tord toujours le bras dans le dos et serre son poignet fin bien trop fort. Elle voudrait qu’il la lâche, qu’on range ce canon pointé sur elle. La peur, en plus de la faire trembler entièrement, lui retourne les tripes. C’est une peur viscérale qui tient de l’instinct. Dans sa poitrine, déjà son cœur s’agite et pulse l’adrénaline. Ario lui parle, alors timidement, elle relève le visage, et lui répond d’une petite voix. « Non… jevoulaisjusterécupérermamusique, elle lâche d’une traite. » Le type qui la tient sur le sol ricane tandis que la main de Jill s’est resserrée autour du petit appareil premier prix. Une pression plus forte, il l’oblige et dans un râle de douleur, elle desserre les doigts. L’homme de main lui vole son trophée, et se sent sûrement pousser des ailes, pousse un peu plus l’humiliation. « Ca ? Tu es revenue pour ça ? Quelle perte de temps. » Mesquin, il le lâche, et l’écrase violemment du talon. « Non ! qu’elle souffle, alors que les premières larmes perlent. » Ca ne coûte pas si cher, c’est vrai. Mais elle a économisé longtemps pour se l’offrir, privée aussi longtemps. Dévastée, Jill regarde l’appareil démoli sur le sol. Mais c’est le rire de Yasha qui l’achève. Elle pensait, qu’au moins, il demanderait qu’on range cette arme terrifiante. Il n’en fait rien. Pire, il se moque de plus belle. Mortifiée, Jill encaisse bravement qu’il lui renvoie tour à tour son mari violent, sa condition de putain uniquement bonne à être foutue puis oubliée et de mère incapable. Les billes troubles, elle observe un instant l’homme, qui à peine quelques jours auparavant, l’accueillait chez lui et lui faisait l’amour. Non, Jill. Il t’a baisée. Il te le rappelle sans cesse, tu n’es bonne qu’à écarter les cuisses. Et toi, tu es trop stupide, tu lui donnes ce qu’il veut à chaque fois. Tu es pathétique, une misérable petite chose en prise avec plus forte que toi. « Pardon Ario, je voulais pas déranger. J’ai rien entendu, je… » elle éclate en sanglot, tant à cause de la douleur, de la honte et de la peur. Recroquevillée sur elle-même, Jill se fait petite, l’espoir inavoué qu’on l’oublie, qu’elle puisse disparaître.



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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Dim 16 Sep - 13:21
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Ario Bartolotti
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Il se fout de tes hommes, parade comme un équilibriste en train de réussir son tour sans filet de sécurité. Il est sans doute un peu con, ce russe qui se permet de telles familiarités en plein territoire italien, mais c’est ton russe, c’est ton Yasha et en l’occurrence, c’est ton problème. Une épine dans le pied que tu adores sentir et qui pourtant se révèle de plus en plus gênante.
Il n’a rien dit, rien avoué : il doit savoir pourtant, tous les ripoux savent quelque chose que tout un chacun est prêt à payer, mais il se tait. Et son prix à lui, tu l’ignores encore : quelque chose te souffle qu’il sera exorbitant et déshonorant. C’est sans doute à cause de ces murmures instinctifs que tu ne lui demande pas la facture. Pas encore. Tu laisses couler : un soir de perdu. Ce n’est rien dans la longue liste des choses que tu as foiré : t’es plus à ça près.

Yasha en rajoute, il humilie cette gonzesse qui a eu le malheur de croiser sa route. Toi aussi t’es un salaud alors son chant, tu le connais par cœur. T’en as aussi joué quand t’as embauché la nana : Jill en a pris plein la tronche et elle continue encore à être un de tes souffres-douleurs préférés. Pas par jalousie, mais juste dans l’espoir insensé et ridicule de l’atteindre lui, même de manière infime. Vous êtes deux ordures sur un os rongé jusqu’à la moelle, mais vous continuez vos conneries envers et contre tout.
Elle tremble, bafouille : elle est terrorisée cette pauvre Jill qui n’avait rien demandé. Et quand tu vois un de tes hommes détruire son joujou, tu tiques. Ta langue claque contre ton palais et tu sais – à défaut de le sentir – qu’ils se sont raidis. L’avertissement est clair avec toi, tu évites toujours d’en faire un deuxième. Une chance est offerte et ils pigent qu’ils ont peut-être dépassé les bornes.
T’es un enfoiré mais tu vois pas l’intérêt de détruire cet objet aussi facilement. T’aimes pourrir Jill, mais t’aimes le faire avec les mots, plus cruels que toute autre chose. T’aimes quand la blessure reste saignante, profonde et indélébile. Détruire cet objet ne servira qu’un temps à la démoraliser, mais elle s’en rachètera un autre. Fera même des heures supp pour ça et toi, t’as pas franchement envie de voir sa tronche plus de temps que nécessaire au Moine.
T’es prêt à demander à ton homme de main d’aller lui en racheter un quand le russe déconne de nouveau, clown qui sort de sa boîte de manière insatiable. Il doit être cassé quelque part, le ressort est en boucle et t’as aucune idée de le réparer, à moins de lui coller une balle dans la tête.

Trop facile.

- On remplace pas ce qui n’a jamais existé, crétin.
Ta voix est basse, grave. Tes hommes comprennent : ils relèvent la fille en sanglot au sol et la tiennent droite alors que tu quittes ton tabouret à ton tour. Tu t’approches, masse de muscles comparé à la gamine qui se veut femme devant toi. Elle ne le sera probablement jamais, elle dont le combat est perdu d’avance.
T’attrapes son menton et le relève : ce visage à la peau salie par les larmes reste beau malgré tout. Il y a quelque chose de malsain et de délicieux en même temps : Jill, c’est la fille perdue à qui on rêve de faire des saloperies, qui vous fait perdre la tête de manière égoïste. Les clients l’adorent. Son mec la tabasse et cela ravive à chaque fois sa beauté. Cette beauté qu’il finira par tuer.
Elle a le goût de la déchéance et c’en est grisant d’insanité.
- Tu vas danser pour nous ce soir. Là, de suite. Et arrête de chialer, ça fait couler ton maquillage. T’as vraiment l’air d’une pute comme ça.
Tes gros doigts glissent sur sa joue souillée et t’ajoute, l’air ailleurs, l’air froid de celui qu’il ne faut surtout pas contrarier…
- Si tu danses bien, t’auras un autre joujou. C’est promis.







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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Dim 16 Sep - 20:09
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Yasha Stakov
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« On remplace pas ce qui n'a jamais existé, crétin. » Tu lui envoies un baiser et un clin d’œil. Le déni et la mauvaise foi était quelque chose que tu retrouvais souvent chez Ario. Donner l'illusion qu'il n'y avait rien auprès de ses hommes, qui n'étaient pas tous aussi stupides qu'ils pouvaient bien vouloir le faire croire et en même temps essayer d'effacer une erreur qui lui avait coûté 2 années de sa vie. « T'inquiète Ario, le grand âge fait ça à tous. » Tu te redresses par dessus le comptoir pour voir ce qui a déclenché les larmes de la souris. Tu te lèches les lèvres, les sourcils froncés. Ça avait servi à quoi, ce geste ? Ça t'énerve, pour le geste inutile, parce qu'ils ne savent pas s'y prendre. Il n'y avait pas besoin de pousser plus la môme, elle était déjà à bout, elle obéissait. Pourtant tu souris toujours, tes dents se dévoilent aux hommes de mains alors que le maître des lieux se lève à son tour. « Bah putain Ario, tu les trouves où tes gars ? Tu vas au parc et tu cherches les mecs de plus de 20 ans qui lancent du sable dans les yeux des gosses ? » Tu lèves un pouce à leur intention, la risette n'atteint pourtant plus les yeux. Tu n'aimes pas voir la souris pleurer. « Vous inquiétez pas les gars, le prochain niveau de sbire est moins difficile, pas besoin de réviser. » Après avoir attrapé une serviette derrière le comptoir, tu te relaisses tomber dans ton siège, tes pieds allant se poser sur les barres de celui où se trouvait Ario quelques instants plus tôt, tu croises les bras.

Tu te mouches bruyamment et tu essuies ce que tu peux encore, sauver les meubles comme qui dirait. Tu observes le manège de tes ex et tu coinces un de tes ongles entre tes canines, tu mastiques, tes yeux passant à droite, à gauche, paresseusement, puis à nouveau tu te mets à ricaner. « Tu sortirais presque le grand jeu. T'as un truc à m'proposer, Barto ? » Un instant, tu te redresses et tu fais tinter le métal en l'heurtant avec ton talon. Le mouchoir disparaît dans la manche de ta chemise alors que tu croises les mains et étires tes bras au dessus de ta tête. « Profite, souris, il est pas toujours d'aussi bonne humeur. C'est chic de ta part de rembourser la maladresse de ton gars, Ario. Si on avait pas été chez toi, je t'aurais payé un verre. Hey ! Oskar ! Tu nous ressers ou tu vas garder ta main dans ton pantalon encore longtemps ? » Tes jambes à nouveau croisées devant toi, tes chevilles appuyées sur la barre transversale du siège d'Ario, tu penches la tête sur le côté pour observer le barman. « T'es chou. »


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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Lun 17 Sep - 0:35
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Jill Lazzari
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Jill ne comprend rien. Il lui semble qu’elle est prise dans quelque chose de plus grand, qui la dépasse totalement mais qui font d’elle une cible de choix pour les deux hommes. L'instant d'avant ils s'écharpaient violemment, celui d'après ils s'allient pour l'humilier toujours plus.

Le comportement des sbires d’Ario changent. L’albanais range son arme, et l’autre relâche un peu de sa prise. Les fins doigts de Jill trouvent immédiatement le poignet malmené pour le masser. Elle aura une marque, elle le devine déjà. Ario se lève, et elle un mouvement de recule absurde puisque l’autre se tient toujours derrière elle et la maintient debout. L’italien pourrait la briser si facilement, Jill semble plus frêle encore en comparaison à la masse de muscle qui lui fait maintenant face. Et le regard qu’il pose sur elle… ce regard la terrifie. Il la force à lever la tête, elle baisse néanmoins les mires pour ne jamais croiser les yeux tempête de l’homme. Pour autant ses gestes ne se font pas aussi violents qu’escomptés ; elle reste pétrifiée et retient son souffle. Le pouce efface un peu plus de son maquillage et laisse apparaitre l’hématome qui s’épanouie depuis quelques jours sur sa joue. Il commande, et Jill acquiesce d’un signe de tête. Ario s’écarte, l’autre la lâche. Elle inspire à nouveau une bouffée d’air salvatrice. D’un geste rapide, Jill ramasse les restes de l’appareil, le cœur lourd, et l’enfonce dans sa poche – les promesses d’Ario, elle ne sait jamais quoi en faire. Il donne, mais prend toujours tellement ensuite… Un regard blessé pour Yasha qui ne cesse jamais de rire et qui ne la défend pas, elle déguerpit dans la direction des vestiaires, et se justifie dans la foulée – qu’on ne croit pas qu’elle tente de s’enfuir. Loin d’elle cette idée, mais Jill préfère éviter qu’Ario se fâche. « Je – je vais juste me changer. »

Elle revient, quelques minutes plus tard, mieux apprêtée. Elle a retouché son maquillage, qui couvre à nouveau entièrement l’ecchymose, et ses cheveux sont attachés en une longue queue de cheval. Pantalon élimé, t-shirt décoloré et bottines défoncées troqués pour une robe, aussi légère que courte qu’elle porte habituellement en ouverture des soirées et des talons excessivement hauts. A pas rapides, sans un regard pour les deux hommes, Jill s’avance. Elle fouille dans la playlist un instant et lorsque les premières notent s’élèvent, elle se dirige vers la petite scène. La main frôle doucement la barre métallique, l’empoigne plus sûrement. Quelques secondes durant, elle ondule contre, sensuelle. Le buste, le bras et la jambe extérieure lui donnent l’élan nécessaire, elle décolle tout à fait parallèle au pole. Une impulsion supplémentaire et la voilà qui se hisse un peu plus haut. En rythme, les jambes se séparent en un grand écart parfait ; avec la même facilité apparente elle s’enroule à nouveau, la bar bloquée derrière les genoux, et les doigts, qui lentement vont chercher les pans de la robe pour la décoller du corps, dévoilant par la même occasion ses sous-vêtements. Le bout de tissu choit sur le sol, l’instant d’après, le drop la propulse vers le bas à toute vitesse qui ne demande que la contraction de ses muscles pour la freiner et l’arrêter totalement à quelques centimètres du parquet. Indécise, presque intimidée d’effectuer sa magie devant un comité aussi réduit, Jill se contorsionne au sol, les doigts crochètent à nouveau la barre, la hissent, et mouvement lascif, elle effectue ce qu’on attend d’elle, toujours, elle espère de la façon la moins mécanique, la plus convaincante possible.



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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Dim 30 Sep - 13:52
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Ario Bartolotti
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Y a un truc amusant avec le russe – ou énervant, suivant l’humeur – c’est qu’il sait rebondir sur tes réparties. Il se fout complètement que tes hommes le haïssent, qu’ils aient quelques soupçons quant à votre lien –encore que, ce n’est pas si difficile, ce que tu ne butes pas, t’as tendance à le baiser – et continue sur ses provocations, pire qu’un adolescent essayant d’attirer l’attention de ses aînés.
A sa façon, c’est encore un môme. Puéril et détestable, mais un gamin qui ne sait pas faire autre chose que d’emmerder son monde. Tu n’arrives même plus à te souvenir ce que t’avais pu apprécier chez lui à une époque : soit t’étais tout aussi con que lui, soit il avait su jouer la comédie suffisamment bien. T’en payais les pots cassés et le prix fort, mais tu t’en fichais un peu : au moins, à chaque fois que tes yeux se posaient sur sa gueule d’inutile, tu comprenais que t’avais encore pas mal de chemin à faire avant d’atteindre tes objectifs… et que chaque erreur coûterait cher.

Cela dit, il a beau s’amuser devant tes hommes et jouer au guignol insupportable qui sort inlassablement de sa boîte, tu sais bien qu’il a tiqué devant le traitement infligé à Jill. Et ça, ça t’amuse. Profondément. Il n’est pas aussi salaud qu’il voudrait bien le faire croire.
Oh, tu ne te fais guère d’illusion : il sera le premier à enfoncer la créature pathétique qui se met à danser devant vous, déployant des trésors d’agilité et de charme pour arriver à se faire pardonner une erreur qu’elle n’a pas commise. Mais c’est amusant de voir que même lui a ses limites.
Alors tu hoches la tête quand il maltraite une nouvelle fois l’ego de ton barman, indiquant à Oskar de vous resservir, et t’attrapes le verre tendu tout en regardant la demoiselle s’enrouler autour de sa barre de pole dance. Aussi douée qu’on pourrait l’attendre d’un chien qu’on a bien dressé…
- Les réseaux asiatiques sont en demande actuellement de filles. J’me disais que Jill serait une bonne marchandise à refourguer…. Ce ne sera pas difficile de convaincre son mari.
Il te mangerait dans la main pour une petite promotion au sein du Moine. Et il attachait autant d’importance à Jill que toi à ta première paire de chaussettes. T’avais jamais compris pourquoi il l’avait épousé mais t’avais laissé couler : ce qu’ils faisaient en-dehors de tout ce qui avait trait à la famille ne te regardait pas. Tu pouvais occasionnellement conseiller mais rarement t’impliquer. Et puis, avoir Jill sous la main avait servi à te passer les nerfs quelquefois.
- Et ton fils a assez de merde à traîner à t’avoir comme paternel… il n’a pas besoin de celles de sa mère. Tu crois pas ?







....
C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases.
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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Dim 30 Sep - 15:42
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Yasha Stakov
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Elle est belle Jill, c'est peut-être ça qui t'a attiré au début, la candeur de son regard et la force de son corps, mais aussi la souplesse de ses gestes et son regard qui fuit. La voix rauque de l'homme à tes côtés te tire de ton observation et tu lâches un gloussement. Tu sais qu'il cherche une réaction de ta part, qu'il veut aussi te faire sortir de tes gonds, que c'est à son tour de t'attaquer. Alors tu obéis, tu rebondis à nouveau, tu sautes sur les mots lâchés, l'air de rien, en riant. Il attend de toi que tu rages ou que tu ignores et toi tu aimes tellement lui faire plaisir. Tes yeux s’étrécissent, cette fois d'un plaisir, d'un rire. « Ha ! Moi qui croyait que la famille c'était sacré chez vous, comme quoi t'serais prêt à refourguer femme, enfant et sœur pour développer ton business.  » Tu renifles et tu t'étires en baillant, les jambes tendues face à toi. Ça fait craquer quelque chose et après avoir fait la même avec tes doigts, tu secoues tes mains pour y réveiller des sensations. « Pourquoi ils auraient besoin d'une serbe pour faire du pole dancing ? T'as vu leurs filles ? Elles sont plus souples qu'ton frère quand il voit d'la coke débarquer. » Acides, vous échangez des menaces et des attaques tandis que le personnel autour de vous, spectateur de vos joutes, ne subit que les revers et les coups admonestés sans aucune honte.

Il sait Ario, il sait que ton point faible c'est Daniil et tu en as bien trop conscience. Il sait aussi qu'il y a Jill dans l'équation et si l'attaquer elle n'est plus vraiment te blesser toi, c'est à votre fils que cela risque de porter préjudice et par là même à vous deux. Jill est ton point faible, celui que tu voudrais gratter et faire disparaître, mais elle s'accroche, elle reste, elle survit, malgré tous les coups donnés sur son museau pour qu'elle retourne dans son trou, elle continue à essayer de s'en extirper, maladroitement, naïvement, en espérant un jour voir une main tendue au lieu d'un baton. « C'est vrai, tu m'diras comment tes filles ont vécu papa et maman absents, que je puisse briefer Daniil. » Tu attrapes le verre déposé devant toi et tu chantonnes, ignorant le fond musicale que la serbe a mis pour accompagner sa danse. Tu t'es levé et t'es maintenant juste à côté d'Ario, il te suffirait de tendre le bras pour le passer autour des épaules musculeuses de l'italien, ton épaule contre la sienne. « Time can never mend the careless whispers of a good friend, to the heart and mind, ignorance is kind, there's no comfort in the truth, pain is all you'll find. »


NY at 5 am
People are intimidated by a man who acts with no regard for consequences. Behave as if you cannot be touched ▬ and no one will dare to touch you
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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Lun 8 Oct - 18:30
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Jill Lazzari
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logement : quand elle rentre chez elle, c'est au old lady, mais elle y est le moins possible.


Langoureuse et appliquée, Jill ondule au rythme la musique tandis que les hommes mènent leur vie derrière elle. Elle entend tout, bien sûr, mais ils agissent comme si elle n’était pas là, comme si personne n’est là, c’est convenu. Alors, c’est évident qu’elle entend, aussi clairement que si elle était à côté de lui, malgré la musique, malgré la distance. Ca la percute aussi sûrement que s’il venait de lui tirer du plomb dans la poitrine. La main se fige sur la barre, la serre fort. Et elle attend que Yasha s’y oppose, s’interpose, la défende. Il ne l’enfonce pas vraiment mais ne la défend pas non plus. S’il lui expliquait, plus tard, les enjeux, Jill comprendrait et lui pardonnerait. Pour l’instant, elle déguste amèrement le goût de la trahison. Séditieusement, la jeune femme se retourne, interroge avec une crainte silencieuses les mires d’Ario, celles de Yasha. Ils plaisantent, n’est-ce pas ? Ils n’envisagent pas sérieusement de lui arracher son fils ? De l’éloigner, l’envoyer ailleurs, la vendre comme une pauvre bête de traite. Elle sait que Giacobbe ne s’y opposerait pas, il serait probablement ravi de se séparer de cette fille stupide qu’il a épousé sur un coup de tête, parce qu’elle était bien gentille, bien mignonne, facile à séduire, facile à mettre dans son lit. Yasha lui a dit, il y a quelques jours : elle doit dégager de la vie de Daniil, le laisser avancer, ne pas trop empiéter sur sa vie. C’est la solution qu’il a trouvé ? Déjà, les ongles trouvent le bras encore bardé d’un énorme pansement qui recouvre sa plaie. « Quoi ? elle coasse, la voix cassée ? J… » Les idées se bousculent sur le palais et la font taire. Il n’a pas le droit. Il ne peut pas. Qu’a-t-elle jamais commis pour qu’ils s’acharnent sur elle ? Avec le temps, Jill s’est fait à cette idée qu’elle mérite ce qu’elle subit, mais souvent, elle se demande ce qui a déclenché tant de haine. L’angoisse, toujours en alerte en elle, reprend ses pleins droits. Jill, raidie, s’est arrêtée de danser. Son corps est agité de soubresauts de plus en plus violents et l’air n’atteint plus ses poumons. Elle voudrait pleurer, mais sa gorge pressée ne libère pas le sanglot qui la menace. Dans ses tempes, le sang s’agite violemment, douloureusement, au rythme du myocarde affolé dans sa poitrine. Il n’a pas le droit. Ils n’ont pas le droit. Elle s’accroche avec l’énergie du désespoir à cette phrase qu’elle se répète en boucle comme un mantra rassurant ; jusqu’à la capitulation de l’esprit contre la peur, vive. Elle lui passe par le sang dans tous les recoins de son corps jusqu’à le saturer totalement. « S’il vous plait Ario, elle murmure péniblement. Je ferai ce que vous voulez. Faites pas ça… » Sans cette barre à laquelle elle s’agrippe violemment, si fort que sa main est blanche et que les muscles lorgnent sur l’abandon ; sans cette barre de métal, Jill se serait écroulée. Actuellement, c’est son dernier point de repère dans le monde réel. Elle a un regard pour Yasha, une longue supplique muette. Et le longs de ses joues cascadent les larmes en un flux ininterrompu.



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MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   

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