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 Faite-le taire ! - Hermès/Ario

MessageSujet : Faite-le taire ! - Hermès/Ario   Ven 7 Sep - 18:28
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Ario Bartolotti
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Faite-le taire ! 07/09 - 23h45- @Hermès Bartolotti
Un client a l’audace de te jeter un regard de travers sur ton passage à travers la pièce principale et tu te retiens de le choper par le col pour lui expliquer que t’es pas responsable des cris provenant des salles en-dessous. Ok, la musique de fond en assourdit un peu l’horreur et ça reste discret, mais ça s’entend. Toi, t’entends que ça et ceux qui ne sont pas encore devenu sourds à force de fantasmer sur tes marchandises peuvent également l’entendre. Non pas que leur confort t’importe beaucoup, mais quelque part, c’est eux qui payent. Et toi qui encaisse.

Tu pousses la porte menant à l’étage inférieur, ta mine patibulaire de retour en guise de plaidoirie contre ce contretemps insupportable. T’as d’autres choses à foutre que d’aller assommer un enculé qui ne sait que gueuler. Tu ne sais même pas si c’est de plaisir ou de douleur d’ailleurs, mais vu l’endroit où tu te diriges, t’as quelques soupçons. Le frangin est pas trop du genre à les faire gueuler d’habitude, il reste même drôlement discret ce petit fumier sur ses amourettes. Si ça se trouve, tu es déjà vingt fois tonton et tu n’es même pas au courant !
Enfin là, en l’occurrence, quand t’aperçois le sang sur le sol et l’air cadavérique du gueulard, t’as confirmation sur ce que tu pensais. Hermès a encore décidé de jouer au rebouteux dans les caves du Moine et il a eu la main légère sur l’anesthésie générale. Les tiennes sont expéditives et définitives, mais les siennes n’ont décidément pas le sens du commerce.
- Y a moyen de faire taire cet ahuri ? Sérieux, on l’entend jusque là-haut !
L’endroit était miteux : Hermès l’a arrangé à sa manière. Autant l’avouer, il y a une dichotomie sévère entre les étages du haut et ceux du bas : là-haut le plaisir de vivre, ici le plaisir de tuer. En tout cas, c’est ainsi que tu le vois, y a pas d’autres manières logiques d’appréhender la drogue et ses camés. Certes, il essaye visiblement de sauver l’énergumène qui se lance à corps perdu dans une hémorragie générale sur sa table d’opération, mais tu sais bien que ce n’est pas le talent premier de ton frangin. Tu détestes l’idée même si elle rapporte gros : pour les bénéfices du Moine, t’as fermé ta gueule, mais la seule pensée qu’il touche à cette merde te file la gerbe.
Hermès est doué en chimie. Trop sans doute pour son propre bien. Pour ta santé mentale aussi parce que tu lui as filé carte blanche… et que t’aimes pas le savoir capable de se foutre en l’air avec ça.

Le patient crie de plus belle et tu te mets à beugler en résonance, ne sachant faire que cela quand la situation t’échappe totalement :
- Mais il va la fermer oui ?? Y en a qui bossent là-haut !
Et les cris d’agonie entre deux soupirs de plaisir, ça fait tâche.  





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MessageSujet : Re: Faite-le taire ! - Hermès/Ario   Dim 9 Sep - 19:06
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Hermès Bartolotti
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Quelques mois. Quelques mois qu’Hermès a élu domicile, pour ses « activités professionnelles », dans le sous sol du Moine. Honnêtement, lorsqu’Ario lui a filé l’endroit, comme on balance un os à ronger à un clébard, l’ancien chirurgien était plutôt perplexe. Sale, encombré, peu éclairé, on ne peut pas dire que le coin allait attiré le chaland, ou même encore qu’il allait donner envie à Hermès de s’y installer un tant soit peu. Pourtant, il a pris du lui, trié, rangé, nettoyé, peut être parce qu’en vérité, il adore ça, maniaque comme il est. Les travaux ont duré un petit moment, une bonne semaine, avec un peu d’aide, pour finalement lui permettre de s’aménager un local digne de ce nom. Un coin pour ses opérations au noir, rafistoler pour pas cher, lui, chirurgien émérite. Puis le reste, un atelier de chimie, de quoi peser et mettre sous sachets ses médocs et bien sur, les cartons des dits médicaments, sa denrée rare. Celle là même qu’il arrive à obtenir par quelques moyens détournés. Des invendus, des rappelés, des trucs dont plus personne ne veut, ou au contraire, que personne ne connait, mais qu’il tourne en une saloperie très demandée. Le talent. Un truc dans lequel il est bon, la chimie, les mélange et surtout la posologie de toutes ces petites pilules dont il connait par coeur tous les effets, même néfastes. Un commerce florissant, en somme.

Ce soir là, par la porte de service donnant sur la rue, un type est entré, en portant un autre, qui venait de se prendre deux balles dans le bide. Un miracle qu’il ne soit pas mort, vidé de son sang sur le bitume, faut croire que son pote a été assez malin pour le sortir de là vite fait et le ramener en vitesse chez un Hermès prévenu à la va vite par téléphone. Un téléphone pré-payé, bien sur. Le laissant entrer, gants en place, instruments stérilisé et masque, Hermès a écarté les plastiques autour du bloc opératoire de fortune pour aider le type à s’installer avant de se mettre à faire sa besogne. Manque de bol, la morphine vient à manquer, parce qu’il a été pris de court, le doc. Alors oui, il arrive un moment où le mec se met à gueuler, tandis que l’italien s’applique pourtant à enfoncer ses instruments dans la chair ensanglanté pour en extraire la balle. Le pote du patient fait les cents pas, s’agite. « Putain mais vient le tenir ! » Beugle Hermès derrière son masque. « Non ! Stop ! Des gants ! Boulet... » Renchérit-il agacé, tandis que le type s’agite un peu plus sur la table. « Ta gueule, arrête de t'agiter bordel ! » Peste t-il contre son patient qui pourtant, n’a rien demandé.

Sauf qu’évidemment, alors qu’il est déjà en pleine galère, c’est Ario qui débarque, en furie, bien décidé à faire cesser ces putains de cris qui, Hermès l’imagine aisément, doivent alerter la clientèle du dessus. Le « beau » monde, presque, loin de ses trafics du dessous. De sa ville basse à lui. Ario qui s’approche, tandis qu’Hermès ne relève les yeux vers lui que pour constater sa distance. « J’fais ce que je peux ! J'ai plus de morphine... » Réplique t-il, les sourcils froncés, baissant le regard vers sa besogne. Sauf que son frère s’approche un peu plus. « Putain qu’est ce que tu veux que je fasse ?! T’as qu’à lui en coller une ! » Beugle t-il par dessus les cris, sarcastique. Le type tenant son pote les regarde, un peu perplexe, ne sachant pas trop quoi faire, alors qu’Hermès tente, tant bien que mal, de se re concentrer sur son patient, assit au bord d’un haut tabouret pour être à hauteur du gueulard.  


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MessageSujet : Re: Faite-le taire ! - Hermès/Ario   Mer 12 Sep - 14:18
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Ario Bartolotti
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C’est étrange mais avec le temps, tu t’es habitué à voir la carcasse d’Hermès traîner ici, y vivre et emplir l’espace à sa manière. Ici, il est le maître cafard des lieux : roi du bistouri et déchu des hautes instances. Il était un dieu en blanc et est tombé pour devenir un mendiant en noir.
Tu l’adores et quelque part, les compliments surannés de la mama avaient fini par bourdonner dans ton esprit : Hermès était intelligent, Hermès était chirurgien. Hermès était le meilleur, celui qui la rendait si fière, si grande parmi la populace du quartier… Mais Hermès était tombé et l’étoile filante avait cessé de briller : sa lumière disparaissait encore plus ici, dans les caves du Moine, comme si ta propre noirceur avait fini par l’anéantir. Il n’a pas bronché, t’a même remercié de lui offrir cet endroit et de le recueillir, lui qui avait tout perdu.
Tu l’idolâtrais comme toute la famille et en quelques jours, semaines ici, il avait fini par devenir à tes yeux pareil à toi-même. Tu t’étais habitué à ne plus voir sa lumière, il s’était sans doute résigné à ne plus t’en montrer. Et quelque part, il restait le cinglant rappel que toi non plus, tu n’aurais pas le droit à l’erreur. Surtout quand tu voyais à quoi il en était réduit : opérer sommairement une fripouille qui gueulait comme si sa vie en dépendait, sans assurance d’être payé ou même reconnu s’il le sauvait. Hermès avait appris à vivre au jour le jour et tu espérais que cela lui passerait vite.

Il gueule si fort que tu finis par prendre les choses en main : il est visiblement débordé, l’homme présent ne l’aide pas des masses et l’enfoiré sur sa table hurle tellement que tu sais qu’il va flinguer ta soirée de boulot. Alors t’es expéditif, tu le fais taire à ta manière : t’approches et tu lui balances ton poing dans les dents, juste au-dessus de la mâchoire. Là où tu sais que tu vas le foutre KO pour un moment.
C’est assez efficace : le corps sursaute sur la table avant de s’affaisser mollement, mis hors d’état de gueuler pour les prochaines heures.
- P’tain faut tout faire ici….
Tu ronchonnes, c’est automatique. Et ton regard agacé se tourne vers l’olibrius qui jouait au figurant depuis le début.
- Les soins, ça sera pas gratuit, même s’il crève. Alors au lieu de faire le guignol, tu sors l’argent ou tu vas le chercher. Et tu te magnes.
Ta voix rauque semble l’impressionner, à moins qu’il n’ait entendu parler de ta réputation de butor : de toute évidence, il se rend compte que sans argent, son copain ne sortira pas d’ici. Du moins, pas avant un long moment, et quand vous vous serez arrangé pour lui ôter toute dignité.
C’est à ce moment-là que tu baisses les yeux sur ton poing… Couvert du sang de l’autre idiot. Et ta manche a pris suffisamment de gouttes et éclaboussures pour qu’on comprenne que t’étais pas descendu jouer au backgammon dans la cave.
- Putain d’merde, j’suis dégueulasse maintenant.






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MessageSujet : Re: Faite-le taire ! - Hermès/Ario   Dim 16 Sep - 15:28
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Hermès Bartolotti
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Bien sur qu’Ario débarque avec ses gros sabots, dans l’antre de son cadet. Qu’il gueule, qu’il vocifère, parce qu’ici, ça reste lui, le patron. Même si Hermès se considère relativement comme indépendant, n’empêche que dans ce bâtiment, il n’est qu’un locataire de plus. Cependant, il n’est pas du genre à se confondre en excuse ou encore à ployer l’échine devant son ainé. Il le respecte, certes, mais sa carrure n’a rien à envier au tas de muscle qu’est Ario. Aussi, il préfère largement ouvrir sa grande gueule et être sarcastique. C’est d’ailleurs plus ou moins ce qu’il fait, en essayant de se concentrer sur sa tâche, non sans peine. Alors oui, il gueule, il balance à son frère qu’il n’a qu’à lui en coller une, à ce type là sur sa table d’opération de fortune, en train de beugler sa douleur. Lorsqu’il dit ça, Hermès ne songe pas, totalement, qu’Ario va le prendre au mot. Pourtant, c’est exactement ce qu’il fait. Son poing s’élance jusqu’au point stratégique de la mâchoire du blessé et le fiche KO sans autre forme de procès. Hermès relève les yeux vers son ainé, un peu décontenancé. Il devrait le connaître par coeur, depuis le temps. Ou en tout cas, depuis les derniers mois qu’ils se côtoient tous les jours ou presque. Le chirurgien se contente de lever les yeux au ciel. « J’aurais dû me douter que tu me prendrais au mot » Lâche t-il en abaissant de nouveau les yeux vers la blessure.

Déjà, l’ainé Bartolotti alpague le deuxième type présent pour lui sonner d’aller chercher l’argent. Le type semble intimidé par l’imposante carrure du maître des lieux et se confonds en excuses en prétextant qu’il revient rapidement, tandis qu’il se faufile jusqu’à la porte de service pour sortir et aller chercher le fric, probablement. Hermès soupire alors qu’Ario peste sur le sang couvrant désormais son poing et sa manche. « Fallait peut être y penser avant » Persifle t-il en s’affairant rapidement sur la plaie ouverte du blessé. Il en extrait la balle avec habileté, éponge le sang d’une compresse de son autre main. Hermès a toujours travaillé avec un équipement de pointe, des assistants et plus largement toute une équipe autour de lui, dans des normes d’hygiène irréprochables. Aujourd’hui, il doit tout réapprendre. Se débrouiller seul, opérer avec les moyens du bords et essayer de ne tuer personne simplement à cause du fait qu’il n’a pas quatre mains. Les premières fois ont été ardues, mais à croire que son esprit de survivant, d’enfant du Bronx, ne l’a jamais vraiment quitté. Débrouillardise bien présente aujourd’hui.
« Voilà, c’est bon, j’ai plus qu’à recoudre, il ne gueulera pas en se réveillant » Renchérit-il en récupérant de quoi recoudre la plaie proprement. Caché derrière son masque, le regard rivé vers ses gestes, il n’en oublie pas pour autant la présence de son ainé. « J’suis presque étonné que tu sois descendu en personne, je m’attendais à voir un de tes molosses. Tu te faisais chier ? »  


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