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 it makes me that much stronger ▸ gally.

MessageSujet : it makes me that much stronger ▸ gally.   Lun 3 Déc 2018 - 19:21
Hélios Ninos
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Ἥλιος
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Ce soir, la température est violemment montée dans la salle, mais pas pour les meilleures raisons. La leçon a viré aux règlements de compte entre Kean et Dean, deux nouveaux particulièrement remontés. Quand Hélios s’est interposé entre eux, la situation a manqué de se retourner contre lui, et il a cru un instant se trouver en plein milieu d’une jungle et de ses bêtes sauvages. C’était la première fois que le contrôle lui échappait. La première fois qu’un coup se perdait sur sa face, que le danger lui sifflait aux oreilles. Rester calme – il lui fallait surtout rester calme. S’il perdait ses moyens – s’il cognait l’un des garçons – tout ce qu’il avait tenté de leur apprendre jusque-là aurait été vain.
En face, on le provoque, on le pousse à bout, on le teste. Seul face à la meute, Hélios montre les crocs. Le silence tombe. Son regard glacial soutient celui du jeune cabot qui le menace. Trente secondes. Quarante secondes. Quarante-cinq. Enfin, l'autre baisse les yeux et crache par terre.
« C’est fini pour aujourd’hui », décrète Hélios d’une voix de plomb, « rangez le matériel. » Une tension à couper au couteau encrasse l’air. Lentement, le dos raide, Hélios se tourne pour ouvrir la fenêtre. Il surveille du coin de l’œil Dean, qui tourne comme un lion en cage. Kean s’est prit quelques vilains coups dans le ventre, mais il n’en montre rien. La semaine prochaine, Hélios devra régler ce problème – pour l’heure, les choses doivent se calmer d’elles-mêmes.

Sous le regard protecteur d’Hélios, les jeunes s’activent. L’incident est oublié et tout rentre dans l’ordre. Par petits groupes, ils disent poliment au revoir, sortent et se dirigent vers les douches, laissant derrière eux la porte ouverte. Dean reste assis sur le bord du ring, le corps secoué par des mouvements nerveux. C'est une faille à exploiter.
Hélios, les mains dans les poches, s’approche doucement de lui. « J’éteins », dit-il calmement. Le petit tape des pieds, salive et souffle comme un dragon. Il n’arrive pas à cracher ce qu’il a sur le cœur. Dehors, les cris et les rires des autres sonnent comme un banquet de sabbat. « Je voulais pas vous donner de coup, ok ? », vomit il enfin, sans le regarder, « C’est vous qui étiez sur mon chemin là, juste sous mon poing. Et j’arrête pas mes poings, jamais. Si je les arrêtais, je serai mort. »
« Je ne suis pas fâché », répond Hélios. Les baskets cessent de marteler le sol, mais son regard est toujours vissé sur ses poings. « Moi, je voulais pas », répète-t-il. Puis, après un silence : « Je peux revenir la semaine prochaine ? » « Oui, mais range tes gants. » Les épaules de pierre du garçon se décrispent. Pour la première fois depuis son arrivée, Hélios le voit respirer. En croisant brièvement son regard, Dean s’exécute et quitte la salle de boxe en traînant. « Vas y, entre », dit-il soudain à quelqu'un, un peu férocement. Et il disparaît vers les douches.



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MessageSujet : Re: it makes me that much stronger ▸ gally.   Mer 5 Déc 2018 - 14:19
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Yeux au loin ; yeux sanguins. Regard miroir et vilaine vue du trottoir. T’as les cernes des mômes. T’as les cernes des nonnes. Prier jour et nuits. Prier à la vie. A la vie à la mort. Les sens qui tanguent ; l’essence qui flanche. Où aller. Où errer. Où crever. Quoi rêver. Qui envier. Qui pleurer ou qui aimer. T’as voulu courir. T’as voulu sortir. S’enfuir à l’heure où la Terre entière s’enferme dans un bureau ; à l’heure où la Terre entière s’enferme sous terre ou à l’hosto. A l’heure où certains boivent l’heure où certains clamsent ; l’heure où ils prennent le métro l’heure où elles traînent au resto. Vie de piété vie d’anxiété vie d’acmé vie de blâme. Plainte d’une vie que certains crient. Plainte d’une vie que certains disent. Plaintes que certains entendent que d’autres taisent que l’absence de vent crève les gangrènes.
Corps qui suinte cœur de sainte. Sainte en péril sainte amnésique. Souffle court bpm vautours. Souffle coupée bpm essoufflés. Tu te rappelles Gal, tu te rappelles avant. Tu te rappelles du temps ; des mauvais vents des bons moments. Tu te rappelles. Et les jambes accélèrent. Cours ; vole ; pars envol sans mauvais départ. Le sprint fait taire ton corps ses sacrifices ses douleurs ses candeurs ses maléfices. Le sprint fait taire ton âme ses blâmes ses clamses ses farces ses pannes.
Tu croises les gens ; tu croises des visages d’enfants ; de parents ; des parias des malfrats ; des sans noms des sans foi des sangs froids. Gelée c’est le tien. Gelée c’est ton teint. Tes pieds et tes mains. Et puis t’arrives enfin. T’arrêtes. Tes cheveux suintent. Tes cheveux collent. Survet Nike baskets Nike produits américains suant le Bronx. Napolitaine à la raison. Mèches à l’air libre plaquées ; dictature de beauté. Doigts fébriles entachés ; dictature de lâcheté. Tu penses à quoi Gal. Tu penses à quoi ? Tu penses à lui ? Tu penses à toi ? De vous deux qui tu décevras ? T’es tant trahie par la passion la fatigue. T’es tant avide de la passion sans fatigue. Mais lui. Et lui ? Il voudra d’une pétasse abusée. Il voudra d’une gosse enfiévrée. Il voudra il voudra pas. Il taira. Il taira pas. Tu te terreras. Tu te tairas pas.
La porte se pousse cœur qui déploie. Et tu t’engouffres muscles en trépas. Frapper Gally. Frapper comme avant. Pas la nuit dans les gymnases désaffectés. Les nuits devant ton public désaltéré. T’en croises un t’en croises un autre. Cents mômes déclins ; cents foutus apôtres. Couloirs porte carrelage porte. Couloirs carrelage porte porte deux autres portes. Et couloir.
Enfin.

« Scusa me, je cherche monsieur Minos. » accent pourri de mère Italie. Il te dit d’entrer sans accalmie. Alors t’entres nue démunie. Et tu vois l’homme sa gueule son âge mûr. Tu vois l’homme le robuste la main sure. « Monsieur Minos. » tu parles à peine t’es un peu frêle. Putain Gal lève la tête lève les épaules lève la voix enlève tes fautes péchés prêchés. Parler déglutir dans un bon anglais. « Pardonnez mon anglais, je ne suis pas d’ici. Pardonnez aussi de vous embêter. J’ai entendu parler de vous et je voulais vous voir. » Tu t’approches un peu tu tends la main comme tu le peux comme tu le veux comme le corps veut comme l’âme veut et tes aveux. « Je peux vous parlez un peu ? Ce sera pas long. » tu promets. « Ça concerne la boxe. ».


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MessageSujet : Re: it makes me that much stronger ▸ gally.   Dim 9 Déc 2018 - 18:45
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C’est une étrange créature qui se présente aux yeux fatigués d’Hélios. Elle émerge de la pénombre du couloir comme une ombre recrachée par l’enfer, s’avance lentement, sûrement, durement, et se stoppe d’un pas militaire – ou du moins, c'est ainsi qu'Hélios la voit apparaître. Son regard est sombre.  A la voir, il se sent petit. C’est un être qui aurait dû être fragile, un corps né pour être frêle, et qui aujourd’hui transpire une puissance aigre. La force forcée, la force vomie sous les coups, la force de la résilience qui lui est rentrée dans les pores par des coups de bâtons.
Il se sent petit, bien qu’il se tienne, immense, fort et lumineux, face à l’étrange boule de malheur devant lui. Malgré le soleil, la jeune femme reste dans l’ombre. Hélios la regarde avec des yeux ronds ; il reste muet, poli. L’impression d’être un enfant en faute. Quel âge a-t-elle ? A peine plus de vingt ans. C’est trop peu pour avoir tant souffert. Lui, à la même période, jouissait d’une vie pleine de beauté et d’abondance. Les jours faciles, colorés par les plaisirs simples, scintillaient de l’espoir des optimistes. Le malheur est venu après, mais sa jeunesse avait échappé belle.
La jeune femme ouvre la bouche – finalement, elle est comme tout le monde. Elle n’a pas craché son âme avec ses mots. Un sourire apparaît sur le visage d’Hélios et amène avec lui l’aura bienveillante et rassurante qu’on lui connaît. « Minos était un roi légendaire de Crète. Moi, je ne suis qu’un homme – Ninos est mon nom. C’est bien moi que vous cherchiez ? » Une boutade comme il les aime, l’occasion de faire raisonner son rire. D’un geste, il ramène un tabouret et s’assoit dessus. Ainsi, il est à sa hauteur. « Vous ne me dérangez pas, j’ai le temps. * » dit-il dans un italien fragile. Bien sûr, il a reconnu l’accent et la mélodie. « En quoi puis-je vous aider, Mademoiselle ? »


* paroles prononcées en italien.


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MessageSujet : Re: it makes me that much stronger ▸ gally.   Ven 14 Déc 2018 - 0:32
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Gosse malmenée crevant face aux dieux des lumières ; môme apeurée face à cette grandeur altière. Courbée devant les astres et tes désastres. Crevant les yeux marmots crevant les cieux anormaux. Atypique fille des feux et des âmes. Tu dois te battre pourtant ; pour quoi pour qui ; pour toi. Sortir. Partir. Fuir. T’y a pensé. Et putain non. Putain jamais.
Putain sombrer ? A quoi bon. Sombrer ramper inexister ? A quoi bon bordel.
Tu feins l’immortel. Immorale trop mortelle. Et puis l’homme sourit. Il a un air sage vagabond attendri. Il semble mûri comme cette nature en sursis. Saisons guerroyant contre les vents affolants. Et puis. Lui. Une pénible accalmie.

« Minos était un roi légendaire de Crète. Moi, je ne suis qu’un homme. Ninos est mon nom. C’est bien moi que vous cherchiez ? » t’as le visage qui glisse. Ces mirettes qui se plissent. Les pommettes qui rougissent. Putain Gally t’es qui pour te pointer là ; putain Gally vilaine paria ; faux maladroits. Arrête de parier putain ; arrête de rêver putain. Réalité. Réalité. Réaliser. Tu dis rien mais l’homme te vient. Il s’assoit et il te regarde. Quelle dégaine de putain Gally. Il va te cracher à la gueule. Linceul et cercueil. Et puis non. Et puis le sage se démontre. Et la vérité te démonte. Ça le fait rire. Et ça te fait frémir. Et puis il parle italien. Il parle ta vie tes sens jusque dans les saints. « En quoi puis-je vous aider mademoiselle ? » t’espérais qu’il soit vrai t’espérais qu’il soit allié t’espérais qu’il allait l’aimer. Pas comme Ben, pitié pas comme Ben.

« Mille scuse. » refuge dans cette langue maternelle qui te chante qui te berce marmot frêle ; origines fresques. Tu t’inclines un peu. Pardon silencieux. « Monsieur Ninos, je... » toux sèche mots à la dèche. Le gênant du burlesque. « Je sais que je fais pas bonne impression. Mais je peux vous garantir que j’en vaux la peine. La première fois que j’ai traversé l’Atlantique j’ai réussi. Aujourd’hui c’est la deuxième fois, et je compte faire pareil. » discours rabâché répété chez toi ; trop mâché ces mots t’y crois pas. Qu’est-ce que tu vaux Gally. Qu’est-ce qu’il te faut Gally ? « Je m’excuse je suis un peu... nerveuse. » L’anglais qui tremble. L’italien qui démange. L’angoisse qui dérange. T’as la manie de ces cheveux derrière ces oreilles. Tu souffles et t’as les doigts liés tu t'entêtes. Prier. Prier et y croire pour l’éternité. « Vous connaissez Million Dollar Baby ? » t’as la voix éclaircie et ces rêves des gamines qui reviennent. « J’aimerais que vous m’aidiez à trouver un Frankie. » t’as besoin d’un ange d’une fée. Poupée esseulée. Barbie ensorcelée. Mais putain tu restes imbrûlée.

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MessageSujet : Re: it makes me that much stronger ▸ gally.   Lun 17 Déc 2018 - 11:49
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Il s’est posé comme un oiseau sur une branche. Maintenant, il est bien assis sur son tabouret, et la jeune fille lui paraît plus grande. Ses yeux bleus la couvent un peu à la manière d’un ciel d’hiver : les rayons de son âme viennent pour réchauffer le cœur gelé. Ils sont feu et glace, ils sont Soleil et Terre. Ainsi, comme toute planète esseulée, Gally cherche une étoile autour de laquelle orbiter, un peu de réconfort dans son voyage solitaire, de la chaleur jusqu’à sa mort.
Elle tousse. Hélios ne se fait pas à ce contraste entre sa silhouette frêle et la force qu’elle dégage. Il a peur que le courant d’air ne la brise comme un rameau – mais il n’en est rien, il n’en sera jamais rien. Gally est une montagne qui s’est formée à l’aide de coups. Elle en a vu d’autres, des tempêtes.
D’abord, il ne comprend pas, et ses yeux trahissent son incompréhension. C’est comme s’il avait loupé l’information la plus importante. La jeune femme parle, elle semble déverser une vérité très lourde entre eux, mais Hélios ne peut que la sentir de loin. La cause est là, c’est une tumeur. Il vaut mieux ne pas en parler.
Il fronce les sourcils et hoche lentement la tête.
Nerveuse ? Pourquoi nerveuse ? De quoi nerveuse ? Une strate de mystère s’ajoute à l’édifice. Assis sur sa chaise – qui, soit disant passant, semble avoir été piquée dans un bar – il patiente, légèrement déboussolé, avec un sourire figé, dans l'attente d'en apprendre plus.
Et enfin, cela vient. Le lien se fait. Million Dollar Baby. D’entre ses lèvres s’échappe un nouveau rire et il tape dans ses mains pour montrer son enthousiasme. Maintenant que le secret n’est plus, le temps semble avoir repris son cours.
« Je vois, je vois », dit-il en se frottant le menton, « Oui, j’ai quelques connaissances. » Surtout à New-York, mais quelques-uns d’entre eux cherchent les filons d’or dans les rues obscures du Bronx. Hélios sait comment ça marche. Les fils à papa n’intéressent pas ces gens. « Quel est votre parcours ? Sur des vrais rings, j’entends. » Et il n’est pas dupe, non plus. Hélios a assez côtoyé les combats de rue pour en reconnaître les traces ambulantes. Il baisse les yeux, sa voix s’est légèrement obscurcie.
Il est toujours triste de constater la dureté de ce monde.


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MessageSujet : Re: it makes me that much stronger ▸ gally.   Jeu 20 Déc 2018 - 1:30
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T’as rêvé Gally.
T’as eu peur Gally.
T’es façonnée t’es amorcée t’es écorchée t’es désossée.

Et tu sais que Ben t’as pris une part le butin le chagrin le talent clandestin. Et tu sais que sans Ben t’es plus le butin t’es plus le talent. T’es ce putain de chagrin clandestin. Putain de vie. Putain de bpm qui flinguent l’insomnie. Putain d’adrénaline insomnie. Maladie spectre des vagues des vents des accalmies. Mers qui montent qui engourdissent. Qui assagissent. Parfois. Et puis parfois elles agissent. Elles flinguent ces ombres brasiers elles désarment ces ondes clichées.
Et t’as rêvé ouais. T’as rêvé des astres de ces désastres de ces mirettes dans l’espace ; t’as rêvé l’Amérique qu’on a jamais. T’as rêvé ouais ; et t’es tombée. Claquage du corps claquage des membres sans accords. Ces mœurs pas d’accord. Ces peurs que tu ressors. Linge crade mal lavé que t’enchaînes vie de chienne vie d’amazone.
T’as rêvé Gally. T’as rêvé liberté et puis t’as connu le viol le combat et l’acmé. T’as pensé Gally et puis t’as connu la vérité l’avarié le châtié. Parias crevés crevant sur ces rats cadavres. Pour un dollar. Un putain de dollar. Mais toi t’en vaux plus Gally t’en vaux plus et t’en veux plus.
Des putains de millions de dollars.
Et puis il rit. T’en es pas capable.

« Je vois je vois. Oui j’ai quelques connaissances. » T’attends l’impact ; celui qui fait mal. T’attends l’impact ; celui qui déraille. Défonce d’un sourire qui irrite. Démence d’un plaisir sans limite. Tu vas y arriver bambola. Tu veux y arriver bambola. Tu veux juste ce guerrier. Cette armée. Cette satané revanche au goût salé. Temps qui brise ces murs. Temps qui crève tes murmures. « Quel est votre parcours ? Sur des vrais rings, j’entends. » Il a la sagesse. Il a la maladresse. Il a la souplesse. Souplesse d’un Bronx paria. Souplesse d’un Bronx parrain. Le Bronx mafia. Crever comme ses putains. Vivre comme ses larbins. Et se réveiller. Se lever se laver se bouger manger insulter incendier saigner tuer violer voler. Vivre. Là où la ville l’interdit.
Mais vivre putain. Vivre et faire le tapin peu importe ce qu’on y laisse. Peu importe qui on blesse.
Peu importe les faiblesses.
Et puis Ninos est morose.
Et puis le Bronx est molosse.

« J’avoue que ça fait longtemps que j’ai pas mis les pieds sur un vrai ring. » T’as froid les fringues sont glas. Et puis tu trembles plaie d’un poids. Et puis tu sembles faible comme il faut pas. « Mi manca. » Yeux au sol ; tu chuchotes. Yeux frivoles ; tu tressautes. « J’ai gagné quelques championnats de boxe. J’ai fait 14 combats 9 victoires 4 par KO. » tu récites par cœur. Ta vraie valeur. Tout ce que t’as cancre de la rancœur. Ancre de cette douleur. Fièvre. « J’ai arrêté 5 ans je me suis blessée et j’ai été éjectée de la course. Ciao. » Les doigts dansent en l’air. Le geste paraît vulgaire. Vai a fare inculo. « Je veux la première place des podiums. Je la veux car je la mérite. Je m’entraîne tous les jours pour ça. Je me lève pour ça. Je vis pour ça. Giuro su Gio. » Et l’accent cigale crame la pièce. Et l’accent mygale bouffe cette pièce. T’as crié Gally. T’as crié cette rage Gally. T’as crié tes flammes Gally.
T’as vidé ton sac Gally.
Et t'es KO Gally.
Vai a fare inculo.
Cazzo di mondo.
Cazzo di vita.

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MessageSujet : Re: it makes me that much stronger ▸ gally.   Mar 1 Jan 2019 - 23:02
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Il se revoit jeune et heureux – lui, l’étudiant sans soucis. Ses études de médecine, en France, avaient été un pur bonheur et rien n’avait véritablement entaché les beaux moments de sa jeunesse. Hélios avait toujours été le garçon parfait, jalousé et content de l’être ; il pouvait se flatter d’être beau, sympathique et apprécié. Non moins studieux, il avait des résultats tout à fait honorables et à la hauteur de ses ambitions – c’est-à-dire en vue du confort plutôt que de l’effort, d'une belle vie plutôt que du vertige du sommet, et surtout, du refus d'une aliénation au profit de la satisfaction de son égo, qui était bien trop démesuré pour en valoir le coup.
Aussi, il trouvait toujours le temps et l’énergie pour s’exercer. Les sports de combat lui plaisaient, car non seulement ils lui permettaient d’aiguiser sa combattivité, mais étaient également un aimant à filles. Il se rappelait toujours avec un certain plaisir le jour où, lors de son premier tournoi de boxe, il sortit très malheureux avec le nez cassé ; sa petite-amie de l’époque – Amandine ou Clémentine, le doute subsistait dans sa mémoire – lui avait assuré que cette petite touche ajouterait à jamais à son visage un air de « bad boy irrésistible, et les filles adorent ça ». Et diable, qu’elle avait raison ! Il n’avait pas eu à regretter ce coup...
Hélios était une force tranquille. Il se battait pour l’adrénaline et pour se sentir vivant. Ce rapport, sain et pur, lui avait valu quelques victoires d’amateur et une bonne réputation dans le milieu. Hélios boxait bien, tout simplement. Il n’y avait rien à redire. Il était bon et ne faisait, pour autant, de l’ombre à personne – le genre d'adversaire qu'on aimait avoir en face de soi.

Mais Gally, elle, est une montagne, Hélios le voit bien. Une montagne très haute, malgré sa petite taille. Gally a la rage de vaincre et le goût de la première place. Lorsqu’elle parle, ses yeux s’allument ; ses lèvres articulent les mots avec une véhémence tout à elle. Face à cela, avec ses souvenirs de star de l’université, Hélios se sent bien petit. Il hoche la tête, l’air sérieux. Il a bien compris que ça ne rigolait pas.
« Je comprends », souffle-t-il en baissant à son tour les yeux. Il comprend que la boxe – la vraie – lui manque, il comprend que la situation soit pesante, il comprend qu’elle ait fini par se perdre dans les abysses des combats de rue. Certes, ils n’ont rien vécu de similaire ; et pourtant, ils ont coulé de la même manière. « Je vous le souhaite », dit-il, ému, la main posée sur le cœur. Puis, il fronce les sourcils en cherchant, mentalement, dans son carnet d’adresses. A qui pourrait-il la recommander ? A New-York, il a quelques connaissances avec lesquelles il échange davantage de shoots que de coups qui sembleraient convenir. « Bon, bon, je sais que ça ne se demande pas aux dames, mais quel âge avez-vous ? Et qu’est-ce que c’était, que cette blessure ? Si vous voulez bien m’en dire plus… ». Puis, sa mémoire lui jette à l’esprit un mauvais souvenir. Il sourit, se tape le front et ajoute, avec une grimace : « Les blessures, oui, je sais que c’est compliqué. Comme vous – et bien d’autres – je n’y ai pas échappé ! Et d’ailleurs, je n’en connais pas un qui est sorti intact des compétitions. » Qu'est-ce qui a bien pu lui valoir son sort ?


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MessageSujet : Re: it makes me that much stronger ▸ gally.   Lun 14 Jan 2019 - 1:14
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Cette braise qui monte ce moite qui affronte.
Le ciel s’est effondré sur ces cheveux de jais. Et puis.
Et puis ce soleil de Naples. Ces douceurs vagues. Candeurs états d’âme.

Ces vagues. Tu te souviens de ton Italie à toi. Elle était pas comme celle là. Celle que ceux connaissent de noms de vue de sons d’amertumes ; d’iodes de couleurs pastels d’aurores émerveille ; ses astres vermeils. Celle qui est comme toi ; sauvage et si douce. Dans l’âge et pourtant si floue. L’Italie des parents chiants de la sœur felant. L’Italie des mauvais gens à l’accent trop chantant. Aux brumes changeantes aux bistrots élégants.
Et puis là. Ça. Un ring.
Quatre corde plaies en hordes.
Désordre.
Et les poings qui cognent.
Et puis cette homme sur un banc.
Et puis la folie se répand.
Ben Brody lui ressemblait un peu. Dans ses questions savoir être belliqueux. Ben Brody lui ressemblait un peu moins. Dans ses chansons dans ses refrains. Il t’envoyait du putain de rêve Gally. Putain de rêve.
Cazzo di sogno.

Et puis le brouillard la poussière la bonne vieille migraine du bon vieux fêtard.
Gally retrouvera l’enfer. Et Gally bouffera la terre.
Et puis l’orage et puis la tempête. Et puis la rage et puis la comète.
Tu te tais et t’attends. T’attends cette gloire peut-être. Le convaincre peut-être. Tu vaux le coup. Tu vaux le coup. Tu vaux le coup. Et puis l’homme s’anime. Et puis l’homme t’anime. Sang qui bouillonne feu frivole qui en raffole. Ce mérite que peu voient que peu comprennent même pas Maddy ; même pas ces milliards d’autres vies. È la persona giusta. Hélios Ninos. Dio dei mari ; dio del vento dio dei cieli e degli angeli.

« Bon, bon, je sais que ça ne se demande pas aux dames, mais quel âge avez-vous ? Et qu’est-ce que c’était, que cette blessure ? Si vous voulez bien m’en dire plus… » tu souris. L’âge n’a pas de prix mais ce poignet qui rugit si. Il aura toujours ce prix d’un or inouï. Douleur anesthésie peine allergie. Mais tu souris. Car t’es soignée Gally. In fine. « Les blessures, oui, je sais que c’est compliqué. Comme vous – et bien d’autres – je n’y ai pas échappé ! Et d’ailleurs, je n’en connais pas un qui est sorti intact des compétitions. » et il se frappe le crâne. Quelle souffrance a-t-il connu Gally. Imagine putain imagine.

« J’ai 25 ans monsieur Ninos. » les doigts se tordent entre eux mains croisées sur ce ventre ankylosé. « J’ai 25 ans, et je me suis brisée le poignet il y a plus de cinq ans. Et je veux pas vous mentir, je ressens encore la faiblesse dans le poing droit.  » tu relèves la manche de ton sweat pour montrer ce poignet immaculé à la chair couleur carrare qui n’a plus rien de ces couleurs terroirs. Perdono signore Ninos. « Vous pouvez m’aider monsieur, malgré cela, dîtes-moi que vous le pouvez. » et tu pries. Encore.
Et encore.

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Spoiler:
 


Je sais pas si j'y crois, mais j'aime bien y croire, quand tout est noir, quand tout est noir. Je sais pas si j'y crois, mais j'aime bien y croire, j'fais que douter d'moi quand tout est


bleu noir
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MessageSujet : Re: it makes me that much stronger ▸ gally.   Ven 18 Jan 2019 - 20:54
Hélios Ninos
Hélios Ninos

Ἥλιος
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Vingt cinq ans, une enfant, encore. De nouveau, le décalage terrible entre ce qui est et ce qui devrait être lui fend le cœur. Ce n’est pas un âge pour vivre une telle misère. Les sourcils d’Hélios se froncent légèrement et sont accompagnés d’une grimace nerveuse, signe de sa révolte. Il a envie de prendre sa vie entre ses mains et de la retourner pour la remettre à l’endroit. Il l’écoute attentivement, hoche la tête avec compassion. « Vous tombez vraiment bien Mademoiselle… quel est votre nom, déjà ? » Il n’a pas souvenir qu’elle se soit présentée, et il ne pourrait deviner son prénom même s’il le voulait. « Vous tombez bien, car en plus de travailler ici avec les jeunes, je suis médecin. Voulez-vous me montrer votre poignet ? », demande-t-il avant que Gally ne lui expose la fine articulation jadis blessée.
Les doigts d’Hélios sont froids. Il manipule son avant-bras avec beaucoup de précaution, et sa maîtrise ne peut être remise en question. Tandis qu’il observe sous tous les angles, qu’il tâte et qu’il manipule, il raconte d’un ton enjoué, comme à son habitude : « Voyez-vous, j’ai commencé la boxe très jeune, mais c’est lors de mon long parcours universitaire que j’ai vraiment commencé à pratiquer. Imaginez un peu le travail que j’avais… et je ne parle pas du ring ! Je passais plus de temps à réparer mes collègues qu’à leur taper dessus. » Il rit sincèrement au souvenir de ces vieux loups qui ont connu ses premiers points de suture. « Il y avait tout le temps des arcades à recoudre, des nez cassés, des bras déboîtés, et j’en passe ! Personne ne comprenait comment j’arrivais à suivre à la fois les cours et l’entraînement, mais c’est bien parce que j’avais plus de boulot là-bas qu’ailleurs ! » Très vite, il lui rend son poignet. Son sourire ne s’est pas fané et il n’a pas du tout l’air inquiet. « Oui, je peux vous aider, répond t-il, à demi songeur, et je vais même vous dire ceci : moi aussi, je me suis cassé le poignet, à votre âge. » Doucement, il se lève de sa chaise et lui tourne le dos pour se diriger vers l’armoire. « A l’époque, la première chose qu’on m’a dit, c’est que je pouvais faire une croix sur mon avenir dans la chirurgie. Et la boxe, bien entendu. » Hélios fouille un instant les étagères pour trouver une paire de gants non utilisée lors du cours, assez soucieux de préserver les mains de la jeune étrangère de la sueur de ses petits voyous. Et de l’odeur, aussi – surtout de l’odeur. Une fois trouvée, il revient vers elle. « Je ne voulais être ni chirurgien ni boxeur. Mais croyez-moi sur parole, si j’avais voulu, je serai devenu et l’un, et l’autre, poignet brisé ou non. Vous avez un moment ? » Et il lui tend la paire de gants.

Daddy Hélios a dit:
 


But I being poor
have only my dreams



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