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 #502 Blade down (Jephté)

MessageSujet : #502 Blade down (Jephté)   #502 Blade down (Jephté) EmptyLun 3 Déc - 0:46
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Hermès Bartolotti
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Rendre service. Il lui arrive de le faire, à Hermès, de temps à autre, pour quelques personnes, seulement. Il est loin d’être égoïste, il fait juste en sorte de se préserver. Mais là, évidemment, lorsque Maël lui demande de le dépanner d’un peu de coke, le temps de s’en fournir de nouveau, Hermès ne peut pas refuser. Pour deux raisons. D’une, parce qu’il s’agit de Sam et que les deux hommes ont toujours été amis, bien qu’ils se rapprochent dangereusement depuis quelques temps, de deux, parce que l’italien sait ce que c’est, d’être en manque de sa dose. Les mains qui tremblent et l’envie viscérale de s’envoyer un rail salutaire. Alors, il lui répond qu’il va passer, d’ici une petite heure, tout au plus, le temps de rentrer de sa visite en ville, gagner le parking du Homewrecker pour y laisser son imposant SUV. C’est là que l’irlandais prétexte qu’il n’aura qu’à rentrer et l’attendre, qu’il a juste une course à faire et qu’il a laissé la porte déverrouillée, histoire qu’il puisse s’installer. Confiance mutuelle depuis longtemps installée entre eux.

Alors, enfin dans les parages, Hermès ajuste son caban sur ses épaules et gagne les étages du Old Lady jusqu’à l’appartement de Maël. Un sachet supplémentaire de coke, en plus du sien, dans la poche intérieure de son caban. Il grimpe les marches de l’escalier, lentement, l’ascenseur étant trop lent à son gout, jusqu’à parvenir au bon étage. S’apprêtant à faire comme chez lui, il se dit que peut être, entre temps, le blond est rentré, aussi, il frappe, trois fois, avant de pénétrer dans l’appartement. Refermant derrière lui, son regard se pose sur le salon et une présence inconnue lui arrache un froncement de sourcils. Un type, installé dans le canapé, en peignoir, avec son ordinateur portable sur les genoux et qui mate… Un porno ? La perplexité d’Hermès grandit encore, alors qu’il s’approche, sans retirer son manteau. « Salut, t’es qui, au juste ? J’viens voir Sam » Lance l’italien sans autre forme de procès. Son ton est froid, comme d’ordinaire, surtout face aux personnes qu’il ne connait pas et lorsqu’il n’est pas dans un contexte charmeur. Hermès dégage toujours ce quelque chose d’intimidant et de détaché, une façon de se protéger demeure inaccessible.

Qui plus est, il y a quelque chose qui ne lui plait pas à voir ce type trop à l’aise chez Maël. Est-ce que l’irlandais lui aurait caché avoir un mec ? Un colocataire ? Il n’y a pourtant qu’une seule chambre, ici. Le chat s’approche, vient se frotter dans ses jambes, reconnaissant son odeur, mais Hermès ne bouge pas. Il demeure planté sur ses pieds, s’approchant simplement un peu du canapé, venant croiser les bras contre son torse. Il se dégage une certaine arrogance de sa personne, simplement parce que ça ne lui plait pas, de tomber nez à nez avec un type qu’il ne connait pas, dans un environnement devenu agréablement familier. Comme une intrusion, alors qu’il pensait être seul. Il aurait d’ailleurs certainement commencé à mettre un peu d’ordre dans l’appartement de Maël, bien trop bordélique au yeux du maniaque qu’il est, mais là, tous ses plans s’effondrent.
Ses yeux glissent jusqu’à l’écran de l’ordinateur, le type ayant apparemment mis en pause sur une position relativement explicite. « C’est moi où tu mates un porno ? J’t’ai surpris en pleine branlette ? » Un léger sourire en coin, un peu trop satisfait de lui, si c’est bien le cas.


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MessageSujet : Re: #502 Blade down (Jephté)   #502 Blade down (Jephté) EmptyMer 26 Déc - 14:53
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Emmitouflé dans son peignoir en satin hors de prix, les pieds croisés sur la table basse du salon, Jephté lutte pour rester concentré sur sa tâche et ne pas sombrer endormi. Comme toujours depuis qu'ils ont posé bagages dans le Old Lady, le brun squatte le canapé de son aîné pour pomper sa connexion internet et ne pas avoir à payer la sienne. Cela fait bien deux heures maintenant qu'il se casse la tête pour ne garder que le meilleur des images qui ont été filmées au cours de ces derniers mois et achever ce projet qu'il est supposé rendre d'ici ce soir en temps et en heure. Absorbé, il ne lève les yeux de son écran que lorsqu'il entend les gonds de la porte grincer dans son dos. Déjà rentré ? Qu’il demande sans regarder derrière lui, persuadé qu’il s’agit de Sam qui lui avait pourtant assuré en avoir pour quelques heures, réquisitionné à la dernière minute pour remplacer un absent sur un tournage. La voix étrangère qui lui répond lui fait froncer les sourcils avant qu'il ne se souvienne que son frère l'avait prévenu qu'un ami viendrait lui déposer quelque chose pendant son absence. L'air faussement innocent, à la limite du narquois, flanqué sur le visage de Sam au moment de cette annonce lui avait suffi à comprendre la nature de la marchandise en question. Un soupir irrité quitte ses lèvres alors qu'il se décide enfin à faire les présentations. Jephté. Je te retournerais bien la question mais j’oublie rarement le visage de ceux qui envoient mon frère à l’hosto. Ca sonne un peu amer comme entrée en matière mais Jeph n'a jamais réussi à oublier le visage déformé de son aîné après ce qu'il pensait être sa dernière entrevue avec le médecin. La présence du plus jeune Bartolotti dans son appartement lui prouve une fois de plus qu'il est tenu à l'écart lorsque ça en vient à la vie privée de Maël, certainement parce que ce dernier a parfaitement compris que le jeune Kavanagh n'approuverait jamais cette manie qu'il avait de continuer à fréquenter les gens qui le traînent vers le fond et d'envoyer chier ceux qui se soucient réellement de lui.

Courroucé, le brun ne s'attarde pas une seconde de plus sur la question et se remet au boulot. Lorsque Hermès l'interrompt une seconde fois, Jeph ne peut retenir un rire cinglant à la remarque du plus âgé. Si Bartolotti n’est pas supposé savoir que ce sont actuellement des images de son frère en pleine action avec une voluptueuse inconnue qu’il est en train de monter, l’idée qu’il puisse être surpris la main dans le sac l’amuse beaucoup, sachant que depuis qu’il est dans le métier, le porno lui fait autant d’effet qu’un dessin animé. Légèrement plus détendu, le jeune Kavanagh lui adresse un regard par-dessus le dossier du fauteuil et hausse mollement les épaules. C’est ce que je fais pour vivre. Permettre aux autres d’atteindre le nirvana alors que sa propre libido est condamnée, tu parles d’un gagne-pain. Il laisse un instant traîner ses yeux sur la silhouette de l'Italien avant de se rappeler la raison de sa venue. Il vaut mieux pour toi que tu attendes de lui remette en mains propres si tu veux éviter que ça finisse dans les chiottes. Jeph sait qu’il ne pourra pas s’empêcher de faire disparaitre la poudreuse dans les égouts et s’il l’avoue au médecin, c’est précisément pour éviter de tenter le diable inutilement et surtout, de déclencher un énième conflit avec son aîné. Mets-toi à l’aise, il risque d’en avoir pour un moment. Jephté connaît suffisamment Jorden et son perfectionnisme pour savoir qu’il n’hésitera pas à leur faire recommencer la même scène des dizaines de fois juste pour une micro-seconde de travers alors autant l’inviter à patienter confortablement.


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MessageSujet : Re: #502 Blade down (Jephté)   #502 Blade down (Jephté) EmptyJeu 3 Jan - 12:09
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L’ambiance devient électrique, un quelque chose de tendu parcoure l’air et lui frôle l’échine. Il peut sentir l’hostilité qui émane du type sur le canapé, qui se présente enfin et là, bizarrement, sa réflexion arrache un petit sourire en coin, amer, à Hermès. Il s’en souvient très bien de la dispute qui les a séparé, avec Maël. Il s’en souvient très bien de la violence de ses coups, rehaussé par la haine de ses paroles autant que de celles du blond. Trop enfariné pour être lucide, trop sang-chaud pour se contenir et se raisonner. Il ne se souvient pas de tout exactement, juste de la haine entre eux. Sam ne pouvait pas se défendre contre la violence de ses coups et la rage dans ses yeux, pourtant, il était suffisamment emporté pour lui faire mal à son tour. Les regards à l’hôpital, les jugements, alors que l’italien n’était pas radié depuis longtemps, il ne les oubliera jamais. Le voilà qui déglutit, donc, se sent davantage sur la défensive. « Sans blague » Lance t-il simplement, comprenant bien le lien de parenté qui les lie, Sam et lui. C’est idiot, mais quelque part, il se félicite de ça plutôt que de réaliser que le blond a un mec qu’il ne connait pas et dont il n’a jamais entendu parler. Le genre de mauvaise surprise dont Hermès préfère se passer.

Nouvelle réflexion, toujours aussi piquante, parce que l’italien fait rarement dans la dentelle. Il sait y mettre les formes mais a toujours été bien davantage connu pour son franc parler, un brin tranchant, un brin cinglant, teinté de sarcasme. Une recette explosive. Une bombe à retardement, aussi. « Pour vivre ? Genre tu mates du porno toute la journée ? » Un peu curieux, à vrai dire, parce qu’il ne sait pas vraiment qui est Jephté. Autre qu’un visage et qu’un nom. Maël ne lui en a jamais réellement parlé, pas plus qu’il ne s’étend sur le sujet de sa famille. Le blond est une énigme pour l’italien qui n’est jamais trop curieux. Peut être parce que lui même a trop de choses à cacher, de choses dont il n’est pas fier ou simplement de casseroles qui s’accumulent derrière lui.
Pinçant les lèvres à la nouvelle réflexion du brun, Hermès ne prend même pas la peine de retirer son caban et se laisse choir mollement sur le canapé à côté de l’irlandais. Un coup d’oeil à son écran lui montre qu’il est en train de monter un film, au vu du logiciel qui se dessine sur son écran, mais ce n’est pas ce qui perturbe le plus le Bartolotti. C’est plutôt la silhouette de Sam, reconnaissable. Pour lui, qui le connait depuis un moment, autant que lorsque son visage se dessine. Froncement de sourcils alors qu’il relève les yeux vers le brun. « Sérieux tu montes des images de ton frère en train de baiser ? C’est pas genre… Bizarre ou malsain, comme truc ? » Demande t-il, réellement perplexe. Lui même ne se verrait pas mater Ario en train de baiser sur quelques videos même pour en faire un montage quelconque. À dire vrai, cette seule idée le révulse. Il a du mal avec cette idée là. Sauf que le brun a ses côtés semble parfaitement détaché quant à cet activité, c’est possiblement ce qui le trouble le plus. « Enfin, après vous êtes peut être très proches, mais ça m’laisse perplexe » Avoue t-il. Quitte à être là, autant faire un brin de conversation pour en apprendre davantage sur la vie de sa mystérieuse diva. Sam est souvent en superficialité en apparence et ne livre pas forcément ce qui lui agite réellement les tripes. Hermès lui même adopte souvent cette stratégie, détaché de toutes ses relations ou presque. Seules quelques exceptions, comme l’irlandais, arrivent à se faire une place sous une couche de sa carapace de froideur et de désinvolture.


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MessageSujet : Re: #502 Blade down (Jephté)   #502 Blade down (Jephté) EmptySam 19 Jan - 0:18
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Jephté remarque bien que le Bartolotti n’est pas des plus à l’aise avec sa révélation mais il ne fait rien pour améliorer la situation. Imperturbable, le jeune presse même le bouton play pour reprendre son ouvrage là où il l’avait arrêté sans accorder une seconde de plus de son attention à Hermès. Il s’attendait vraiment à ce que l’Italien ne relève pas ses paroles et se contente de patienter en silence mais il n’en est rien. Un soupir d’agacement évacue ses lèvres à l’idée de cette interaction forcée. Un accueil chaleureux dont le chirurgien se souviendra, assurément. En quelque sorte. Son rôle est surtout d’analyser les différentes prises de vue, isoler les passages intéressants, les recadrer pour les assembler sans la moindre coupure et arriver à un résultat concluant. Jorden lui répète souvent qu’il est le Tarantino du porno, que son style innovant le mènera loin mais Jeph n’a pas encore décidé s’il disait parce qu’il savait pertinemment bien que l’ego des Kavanagh aimait à être flatté ou s’il le pensait vraiment. Dans tous les cas, mater était vraiment un euphémisme pour résumer ce qu’il faisait réellement de ses journées mais il n’a pas franchement envie de se lancer dans ce genre de débats avec un amateur bourré de jugements que les détails n’intéressent certainement pas et qui ne comprendrait pas plus sa passion pour cet art décalé.

Jephté ne tente pas d’entamer la conversation lorsque l’Italien prend place à ses côtés, continue simplement à faire son travail comme s’il était toujours la seule personne présente dans cette pièce. L’interrogation d’Hermès lui arrache néanmoins un froncement de sourcils. Il n’est pas certain des arrières pensées qui traversent actuellement la tête de son interlocuteur mais il préfère tuer l’embryon dans l’œuf et mettre directement les choses au clair pour éviter tout malentendu, avec toute la délicatesse de l’Irlande qui coule dans ses veines, évidemment. Ce qui est malsain c’est de s’imaginer qu’on puisse en arriver à avoir de telles pensées envers son propre frère. Peut-être que l’Irlandais s’indigne un peu trop fort et peut-être qu’Hermès ne l’accusait même pas d’envies incestueuses mais au moins, ça lui donnait une bonne raison d’exprimer son ressentiment à son égard un peu plus clairement. Ca va, je le vois à poil depuis qu’il a huit ans, c’est complétement désexualisé à ce stade. Purement professionnel, c’est la bonne façon de le dire, qu’il s’agisse de Sam ou des autres acteurs présents sur les tournages. Il pourrait lui parler de sa propre libido, anéantie par les heures qu’il a passé à coucher par procuration, à l'affût derrière sa caméra mais c’est pas quelque chose dont il se voit se vanter auprès d’un inconnu.

Proches, uniquement quand ça l’arrange. Disons qu’il est un peu dur à suivre. Les deux Kavanagh ont beau être toujours fourrés ensemble, il est très rare qu’ils entretiennent des discussions personnelles. La plupart du temps, Jephté apprend ce qu’il se passe dans la vie privée de son frère par la bouche des autres, scandalisés ou émerveilles par ses nombreuses frasques. En réalité, la simple présence d’Hermès dans l’appartement de son aîné suffit à lui rappeler qu’il a peut-être loupé quelques mises à jour, dernièrement. Ca fait longtemps que vous … Vous vous poudrez le nez gaiement ? Que vous couchez ensemble ? Il n’est pas franchement certain du terme correct à employer, ni des liens qui unissent son frère à l’homme à côté de lui. Quoique ce soit que vous fassiez ? Bien sûr que sa rancune est plus tenace qu’un virus contre lequel il n’existe pas de vaccin mais s’il y a une chose qui la supplante, c’est bien sa curiosité. Les bras croisés sur son torse, il est prêt à entendre l’histoire de leur réconciliation dans tous ses chapitres.


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MessageSujet : Re: #502 Blade down (Jephté)   #502 Blade down (Jephté) EmptyLun 4 Fév - 0:15
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Bien sur que c’est malsain, d’imaginer qu’il puisse avoir de telles pensées envers son frère. Déjà en temps normal, si Hermès ose songer à cela, mais encore plus en sachant que son frère est Maël, qu’il connait, qu’il fréquente. Il se contente d’hausser les épaules à l’attaque de l’irlandais. « Qu’est c’que j’en sais, j’te connais pas » Et c’est la vérité. Il ne connait de lui que son nom, brièvement aperçu au hasard d’un couloir, sans vraiment faire le rapprochement. Là, maintenant, il comprend. Il met un nom sur un visage et vice versa. Il situe davantage.
Il répond de façon complètement détaché et l’italien comprend bien qu’il dit la vérité. Qu’il n’y a plus aucune gêne là dedans, ni même ambiguïté, mais malgré tout, il a problème avec le concept. Sauf qu’il se garde bien de le dire. « Si tu l’dit » Lâche t-il simplement, en guise de constatation. Il ne va pas émettre un jugement, ni même renchérir en voulant absolument imposer son point de vue. Il n’est pas comme ça, ne compte pas le devenir. Ouvert au débat, dans un sens, comme dans l’autre.

Jephté renchérit et Hermès hausse les sourcils, trop conscient de la chose. Il a comprit, il a expérimenté, le fait que Maël est un électron libre, qui ne se souci pas de grand monde à part de lui même. Perdu dans son monde de luxure, d’excès et de plaisirs. Pas toujours évident à suivre, ni même à cerner. « Oué, j’ai cru remarquer » Avoue t-il, un mince sourire en coin, alors qu’il fixe la table basse devant lui, puis l’appartement, laissant son regard y vagabonder. Perdu un instant dans ses pensées, il tourne le visage vers l’irlandais lorsque ce dernier lui pose une question qui le fait sourire une nouvelle fois. Une incartade dans les toilettes d’une boîte de nuit, des semaines de silences, quelques nuits d’entraide et récemment, un baiser passionné. Étreinte brulante qui marque le début de quelque chose ? Lui même n’en sait trop rien. Il se laisse porter, savoure le moment présent, refusant catégoriquement de penser au futur, à l’avenir. D’établir des plans. Il sait sa vie trop incertaine désormais, pour s’accorder se luxe. Il hausse alors les épaules, les lèvres aussi, songeur. « J’sais pas trop ce qu’on fait moi même, mais non ça fait pas longtemps » Avoue t-il. Hermès n’a pas tellement à cacher la chose, ni même le fait qu’il nage un peu en eau trouble, en mer inconnue. Il ne sait pas ce que souhaite Maël, pas plus qu’il sait ce qu’il souhaite lui même. Il se contente de vivre l’instant présent et de continuer à fréquenter l’irlandais pour voir où la chose pourra les mener. Sans attentes aucunes. « J’dirais quelques semaines, si ça peut t’aider dans ta chrono » Dans un nouveau sourire en coin, alors qu’il pose ses mains sur ses cuisses à lui, frottant sur son pantalon des peluches de poussières imaginaires. Perfectionniste à outrance. Il imagine que Jephté doit manquer quelques étapes dans la vie de son frère, à commencer par sa présence. Un Bartolotti dans sa vie n’est en général jamais anodin et pas toujours bon signe. Mais Hermès n’est pas le pire. Il est juste rongé par ses propres vices et ses mauvais choix.

« Tu squattes souvent chez lui comme ça ? Genre que j’me prépare, pour la prochaine fois » Parce qu’il y aura certainement une prochaine fois, bien qu’il ne sache pas réellement dans quel contexte.


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MessageSujet : Re: #502 Blade down (Jephté)   #502 Blade down (Jephté) EmptyMer 13 Mar - 0:48
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Intrigué, Jephté ne lâche pas une seule seconde l’intrus du regard. Il est peiné, le gamin, que Sam ne l’ait pas mis dans la confidence de son attachement à l’Italien mais il peut comprendre ses motivations. Certainement qu’il avait peur que le jeune Kavanagh s’implique un peu trop émotionnellement dans leur relation comme il avait bien pu le faire quand Maël n’avait d’yeux que pour Dante. Une chose est sûre, c’est qu’il ne laissera par le Bartolotti quitter cet appartement sans en avoir appris plus à ce sujet. Bien sûr, il ne mettra pas les pieds dans le plat et attendra que Sam décide de lui en parler de lui-même, officiellement, mais il était bien trop curieux pour le laisser filer sans  qu’il ne l’aide à chasser les points d’interrogation qui dansaient à présent dans sa tête. Quelques semaines ? Il doit vraiment te trouver quelque chose. Jephté sonde l’Italien du regard pour s’assurer qu’il n’est pas en train de se foutre de sa poire. Impressionné, il l’est réellement. Si Sam est de ces personnalités attractives dont le jeu de séduction inné frappe toutes les personnes qu’il croise, véritable festival de sentiments factices, il est plutôt rare que ses relations avec les chanceux qui paradent à son bras survivent à la première sauterie. Parfois Jeph se dit qu’il est tellement habitué à simuler qu’il ne sait plus comment faire pour s’arrêter, même hors caméra.

Il fait mine de réfléchir à l’interrogation d’Hermès même si la réponse est déjà toute tracée dans sa tête. Si Jephté est souvent dépeint comme un être solitaire, la vérité veut qu’il ne tolère qu’un nombre très limité de personnes envers qui il développe inévitablement malgré lui une forme de dépendance. La plupart du temps, c’est lui qui recherche la compagnie de son aîné, même s’il arrive parfois à Sam d’échouer chez lui en quête d’un moment de calme entre deux soirées. Disons qu’on vivait en colocation jusqu’à ce qu’il n’y a pas très longtemps. Parfois ça m’arrive d’être frappé par un élan de nostalgie alors je me ramène ici pour me rappeler que je ne regrette rien. Presque rien, mais certainement pas le cadavre encore chaud de son chien qu’il avait retrouvé vidé de son sang alors que Maël venait de l’abattre de sang-froid. On ne dirait pas comme ça mais c’est qu’il est parfois plutôt contrariant. Jephté ne dit pas ça dans le but de dénigrer gratuitement son aîné – Sam a parfaitement conscience de son caractère exécrable et ne compte le changer pour rien au monde, au diable les reproches – mais plutôt pour s’assurer qu’Hermès saisit l’ironie, histoire de tester à quel point il connaît son frère et à quel côté de la pièce il avait déjà été confronté. La seconde partie de sa question sonne comme un tracas aux oreilles du brun qui hausse les épaules. Il me le fera savoir si ma présence pose problème, si c’est ce qui t’inquiète. Ils avaient beau partager les liens du sang, ça n’offrait aucun privilège d’immunité à Jephté quand Sam n’était pas d’humeur. Il était aussi exécrable avec lui qu’avec les autres, voire plus, très certainement parce qu’il sait très bien que le plus jeune lui pardonnera toujours ses débordements. Rappelle-moi sur quel tournage vous vous étiez rencontré déjà ? Qu’il ajoute, juste histoire d’alimenter la conversation tout en titillant l’ego qu’il prédit plutôt susceptible de l’Italien.


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MessageSujet : Re: #502 Blade down (Jephté)   #502 Blade down (Jephté) EmptyLun 25 Mar - 11:22
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Un sourire en coin étire les lèvres d’Hermès a la première réflexion de Jephté. Lui même ne sait pas s’il peut dire qu’il a quelque chose d’exceptionnel, mais la façon dont le brun en parle, lui fait comprendre que Sam n’est pas homme à relation récurrente, qui traverse les premières étreintes. L’ex chirurgien ne sait pas plus que le frère Kavanagh, où va cette histoire, ce début de quelque chose, loin de l’amitié qu’ils ont pu simplement éprouver à une époque. Hermès prend simplement les choses comme elles viennent, sans se soucier du reste. Depuis sa radiation, il ne veut faire plus aucun projet. Ne se penche pas sur le futur ou sur des rêves fabulés. Il se contente de vivre au jour le jour. « Faut croire » Lâche t-il simplement, redressant ses prunelles noisettes vers Jephté. Il n’est pas peu fier de savoir qu’un être comme Sam peut être autant attiré par lui, mais ne s’emballe pas non plus. Il ne s’emballe jamais, se persuade toujours du côté éphémère de la chose, plutôt que d’imaginer qu’il peut compter réellement pour qui que ce soit. Il s’estime trop engorgé d’échec pour qu’on veuille le fréquenter à plein temps. Bien que ça, il se garde bien de le dire, enfouit toujours ce genre de pensée sombre au fond de lui. Préférant largement irradier de son imposant charisme, de cette assurance qui lui colle à la peau et qui endort les doutes.

Curieux, lui aussi questionne, lui aussi cherche à en savoir plus. Poser un peu plus le tableau de la famille Kavanagh, le comprendre. Simplement réaliser dans quoi il met les pieds. Il sent que les choses sont différentes de ses simples incartades charnelles habituelle, mais là encore, se garde bien d’évoquer ses questionnement. Un nouveau sourire étire ses lippes, rapidement rehaussé d’un petit rire. « À ce point ? J’reconnais que ton frère est une putain de tornade capable de tout foutre en l’air sur son passage, cela dit » Dit-il, un peu évasif, ce léger sourire en coin toujours présent. Sam l’exubérant, Sam le fantasque. Impossible à manquer, impossible à râter. Capable de tout dévaster, autant par sa beauté physique que par son côté diva excentrique, qui amuse beaucoup l’italien. Lui plus mesuré, plus discret, malgré son imposante carrure. Son charisme est froid, glacial, là où celui de Sam est un volcan en éruption. « Contrariant juste ? Tu peux le dire, qu’il te casse les couilles » Glousse t-il de nouveau. « Ça fait un moment que je le connais, je vois relativement comment il fonctionne » Relance l’italien, qui l’a d’abord fréquenté en toute amitié, avant que les choses dérapent depuis quelques semaines. Mais Jephté doit certainement le savoir, puisque lorsque Maël avait fini à l’hôpital, sous les coups d’un Bartolotti enragé, il était là pour le ramasser. Rassembler les morceaux abîmés de son frère. Un épisode dont Hermès n’est pas fier. Au contraire, même plus honteux.
Haussement d’épaule lorsque Jephté parle de sa présence en ces lieux. « J’suis pas inquiet, vous vous gérez » Prétexte t-il, ne connaissant que trop bien la chose, pour vivre dans une colocation forcée avec son ainé et ses filles, à défaut d’avoir pu prendre son propre appartement. Pas qu’il n’en avait pas les moyens, mais il était trop brisé pour reprendre sa vie en main, en venant dans le Bronx. Sans Ario pour l’aider, lui même ne sait pas où il en serait aujourd’hui.

Un nouveau rire lui échappe, plus franc, un peu plus mauvais, aussi. « Fous toi de ma gueule ! Comme si j’ai une tronche d’acteur porno ? » La question est plus ou moins réthorique, Hermès sait que Jephté pourrait lui dire que oui, juste pour l’emmerder. « On s’connait depuis un bail, quand je bossais encore à Manhattan mais je pense que tu le sais très bien » Relance t-il, le regard ancré dans celui d’un Jephté curieux et un brin provoquant.


Je t’admire comme une merveille. Tu es ma force et mon soleil. Lorsqu’arrive l’hiver, je me réchauffe sous tes rayons.
Dans la nuit, un seul murmure, celui de ton nom.
Silence brisé de nos coeurs, battants à l’unisson.
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MessageSujet : Re: #502 Blade down (Jephté)   #502 Blade down (Jephté) EmptyJeu 2 Mai - 1:43
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Jephté Kavanagh
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L’Italien ne semble qu’à moitié surpris lorsque Jephté lui expose que vivre avec son frère était une épreuve de patience considérable. A coup sûr, l’aîné des Kavanagh lui avait déjà offert un aperçu de sa personnalité explosive avant que le plus jeune ne lui en dépeigne le tableau.  Sam était beaucoup de choses mais il n’appartenait pas à ce genre d’individu aux milles facettes qui adaptent perpétuellement leur façon d’être aux personnes qui les entourent. Que du contraire, il était plutôt de ces personnes d’une rareté absolue dont l’authenticité dérange. Jeph ne compte plus le nombre d’emmerdes que leur a déjà rapporté le bon caractère du plus âgé mais il n’a jamais songé à le lui reprocher, ayant plus tendance à chérir son exubérance qu’à vouloir la réprimer.  T’auras qu’à lui demander la prochaine fois que tu le vois. L’Irlandais pourrait rentrer dans les détails et raconter à Hermès comment Sam avait buté son chien dans un délire paranoïaque ou comment leur salon se retrouvait envahi par une armée de junkies à toute heure du jour et de la nuit mais ça ne lui apporterait rien de dénigrer et saboter son aîné.

Jephté est amusé de constater que l’Italien a plutôt bien cerné la tendance de Sam à taper sur le système du monde entier. C’est ça qui fait son charme, non ? On se ferait quand même sacrément chier s’il était autrement. Sérieusement, on pourrait me proposer de changer de frère que j’en voudrais pas. Malgré ses excès par millier, le gamin ne pouvait tout bonnement pas imaginer sa vie sans Sam. C’est à peine s’il supportait de passer une journée sans prendre de ses nouvelles. Son sourire s’évapore néanmoins lorsque le Bartolotti laisse échapper ce qui s’apparente à une moquerie à ses yeux. Quoi, ça serait trop la honte c’est ça ? Fervent défenseur de son frangin et de sa profession, Jephté est prêt à sortir les griffes et son regard consterné laisse bien entendre à son interlocuteur qu’il a le droit de le penser du moment qu’il ne l’exprimait pas à voix haute. Agacé, le brun soupire et s’égare dans les méandres des fichiers de son ordinateur avec la ferme intention de casser quelques idées reçues sur les stars du X. Tu penses vraiment qu’il y a un profil type ? Bah figure-toi que j’ai ici tout un dossier rempli de gens comme toi et moi qui te prouverait le contraire. Sans prévenir, Jeph attrape son pc pour le flanquer sur les genoux de l’Italien et lui laisser le loisir de confirmer ses propos si l’envie le lui prenait. Le jeune saute alors sur ses pieds en refermant dramatiquement son peignoir et se dirige vers la cuisine d’un pas aérien. Tu bois quelque chose ? Avec chance, peut-être qu’il poserait moins de question une fois qu’il serait occupé à siroter sa boisson. Volubile, Jephté ne lui laisse pas le temps de répondre qu’il enchaîne déjà par des papotages qu’il juge de haute importance. J’espère que t’es pas au régime seulement, y a rien dans ce frigo qui soit en dessous des cent calories par verre. Dit-il avec une pointe de jugement manifeste pour tous ces concentrés chimiques de cancer que son frère consommait à longueur de journée. Il suffit de le voir agiter avec énergie la boisson détoxifiante qu’il a lui-même précieusement rapportée pour comprendre qu’un univers entier sépare les deux Kavanagh.  


xxx
i love you as much as icarus loved the sun.
too close,
too much.
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