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 Let me cure you, Brother

MessageSujet : Let me cure you, Brother   Let me cure you, Brother EmptySam 1 Déc - 17:39
Ario Bartolotti
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Let me cure you, BrotherDate - 01h54 - @Hermès Bartolotti
T’es pas un glandeur. T’as le sang qui fouette dans les veines et les tempes bourdonnantes depuis que t’es collé dans ce canapé : les jumelles te tueraient si tu bougeais le petit doigt, la mama a donné ses consignes militaires tyranniques et Alba veille au grain au Moine. Des ailes lui ont poussé depuis que t’as pris cette balle mais étrangement, t’en ai rudement content : il était temps qu’il grandisse, qu’elle sorte un peu de votre ombre pour révéler ses talents, et sa véritable nature. T’as toujours su que c’était une tigresse, t’attendais juste qu’elle sorte enfin ses griffes.  T’arrives même pas à gueuler à l’idée qu’elle soit derrière le bureau du Moine en cet instant, parce que dans le fond, elle est une Barto, elle est intelligente, elle est de ton sang et t’as toute confiance en elle.
Donc dans cette inutilité révélée – et consciente – tu bouillonnes de rage. Tu les adores mais si seulement ils pouvaient parfois te lâcher la grappe, ça t’arrangerait ! T’es pas mort, t’as juste pris une balle parce qu’un connard avait décidé de braquer la supérette et y avait entraîné ses potes de bacs à sable : et comme t’avais une grande gueule, t’avais pas pu t’empêcher de la ramener.
T’as encore l’image du Sisters en train d’appuyer sur ta plaie imprimée au creux de tes paupières : si un jour tu avais dû dire que tu avais une dette envers un Sisters, t’aurais plutôt pensé à l’aîné. Il bossait pour toi, c’était dans l’ordre des choses qu’il prenne un jour une balle à ta place. Mais pas Alto. Et ça te faisait bizarre de devoir quelque chose au blond, comme si soudain tu prenais conscience que la famille de cow-boy était plus grande que tu ne le soupçonnais et qu’elle dissimulait quelques bons éléments épargnés par le whisky bon marché.
Et y a Hermès. Celui que tu redoutes le plus, parce que tu l’as vu courir, appeler, s’agiter, tempêter à ton propos. S’inquiéter. Et ton petit frère est plus fragile que tu ne veux l’admettre, que quiconque ne le reconnaît : t’as vu ses mains trembler, t’as lu la trouille au fond de ses yeux, et chez lui, ça ne veut dire qu’une chose. Personne n’a compris, personne n’a cru qu’il était aussi mal.
T’avais beau être dans un lit d’hôpital, t’as bien vu, toi. Ses regards fuyants et ses pâleurs. Cette certitude ancrée au fond de toi qu’il crevait d’envie d’avoir un rail, de fumer une saloperie, de piquer son bras pour oublier cette angoisse-là.
Hermès, c’est pas le plus fragile. C’est juste le plus con de tous. Même comparé à toi, et c’est dur à admettre parce que t’as une sale caboche : Hermès fonce vers la sortie la plus évidente et la plus facile. La came, l’alcool, une connerie quelconque, il faut qu’il flanche vers ce qu’il y a de pire.

Alors tu t’attends à l’explosion d’un moment à l’autre, tu redoutes presque quand ton téléphone sonne.
Parce qu’Hermès est sorti et que toi, t’es coincé dans ce canapé, incapable de l’aider à traverser ses angoisses. T’es pas psychologue, une bonne baffe suffira amplement, mais encore faut-il qu’il soit là pour que tu la lui colles. Que tu lui prouves que t’es bel et bien vivant, et que tu le lâcheras pas aussi facilement.

Le journal télévisé n’est pas intéressant, ils repassent les mêmes titres depuis la matinée et ça commence à ronfler dans tes oreilles. Les filles sont couchées, Alba a fini par décamper et t’es tout seul dans le salon. A t’emmerder sec. A ressasser aussi.
C’est jamais bon pour un type comme toi de trop ressasser. Ca rappelle de mauvais souvenirs. De bons aussi, mais si lointains.
La douceur de la peau d’Athéna… La rudesse des Sisters… Le premier sourire des jumelles… La taule…





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MessageSujet : Re: Let me cure you, Brother   Let me cure you, Brother EmptyLun 10 Déc - 20:26
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Une soirée d’oubli, comme une autre. Comme tant d’autres, finalement. Hermès est bien trop enlisé dans les excès, pour se rendre compte d’à quel point il se ruine la santé, les narines gorgée de cocaïne et de tabac. Il est trop tard, ou trop tôt, suivant les points de vue. Son corps s’est abandonné, une fois de plus, d’abord contre l’un, puis l’autre, sur la piste de danse d’un club du coin, ensuite, dans une étreinte volée dans des chiottes au multiples tags, plus ou moins sales, plus ou moins utilisés. Rien à foutre, rien à carrer. Il a suivi cet instant bestial, presque animal, qui le pousse à vivre le moment présent sans songer aux conséquences, ni au lendemain. Le genre de soirée où il pourrait mourir, à la fin.
Après la peur, qui l’a complètement grignoté, après avoir vu Ario sur son lit d’hôpital, après simplement s’être rendu dans cet hôpital, agitant bien trop de souvenir, Hermès a ressenti le besoin viscéral d’oublier. De noyer son chagrin, son trop plein de regrets et de non dits. Tout ces démons qui le bouffent, sans qu’il puisse faire quoi que ce soit. Ou plutôt, sans qu’il ait la force de faire quoi que ce soit. Il est bien plus aisé de se laisser couler que d’apprendre à nager.

Dans ses beaux vêtements, un peu ternis par la soirée, il sait qu’il pu l’alcool, autant que le sexe et le tabac, le tout mélangé à son parfum, de grande marque. Un de ses petits plaisirs, pour coller encore avec son apparence alléchante d’italien charmeur. Celle qui ne l’a jamais quitté, depuis qu’il s’est pavané du haut de la superficialité de ses plaisirs luxueux, dans son ancienne vie.
Il se dit qu’à cette heure, il ne croisera personne, dans l’appartement. Que les filles doivent être au lit, tout comme Ario, forcé de se reposer sans pouvoir gérer le Moine. Encore trop faible pour jouer les gros durs là bas. Hermès le sait, laisser son ainé seul avec ses pensées et ses retranchements est une très mauvaise idée. Mais même malgré ça, son instinct de médecin sait que c’est la bonne chose à faire, qu’il a besoin de ce repos là, pour guérir correctement. Même si on côté adolescent attardé, perdu dans les plaisirs éphémères, vivant trop fort et trop dangereusement, le préfèrerait au Moine, loin du regard qu’il lui lancera, s’il est encore debout.

Il déverrouille la porte, Hermès, renifle un coup avant de pénétrer dans l’appartement. La télévision est encore allumée, brise le silence d’une voix monocorde et de bruitages divers, alors qu’il retire son caban pour l’accrocher au porte manteau. Il a fière allure, dans ses beaux vêtements sombre et sa chemise claire, en partie ouverte sur son torse et cette médaille de baptême qu’il porte autour du cou. Il s’avance pour remarquer qu’Ario fixe la télévision, d’un air vide. « J’pensais que tu serais couché à cette heure ci » Lâche t-il, d’humeur légère. Il est encore enivré des effluves d’alcool et de drogue qui coule allègrement dans ses veines. Une nuit à l’image de bien d’autres depuis des mois. Depuis qu’il a tout perdu, radié de cette vocation qui le prend encore aux tripes. « T’sais que pourtant tu dois te reposer » Renchérit-il en s’approchant un peu, calant ses mains dans ses poches. Il ne s’approche pas trop près non plus, joue les médecins à distance. Il sait qu’Ario n’aime pas ses excès, surtout ceux liés à la coke qu’il s’envoi. Un vice qui lui a déjà trop couté et qui risque de lui couter encore bien davantage.


Je t’admire comme une merveille. Tu es ma force et mon soleil. Lorsqu’arrive l’hiver, je me réchauffe sous tes rayons.
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MessageSujet : Re: Let me cure you, Brother   Let me cure you, Brother EmptyMer 12 Déc - 13:54
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Il rentre : t’entends la porte frotter doucement quand il la ferme, comme s’il essayait de tempérer le bruit qu’elle allait faire. De se planquer de toi et des autres, de cacher sa rentrée tardive comme un gamin qui a fait le mur. C’est un peu ce qu’il est, encore aujourd’hui : la drogue l’a réduit à l’état d’assisté, comme tous ces gamins qui ont un diplôme en poche et aucun avenir, à rester squatter chez papa-maman en attendant la Providence. Hermès, tu l’adores, tu peux pas faire autrement : bordel, c’est toi qui lui a appris à frapper le premier – et le plus fort. C’est toi qui lui a montré comment serrer son poing pour faire le plus mal possible. Il est toi, en mieux. Du moins, il l’était. Mais ce temps-là est fini : les paillettes de son monde doré se sont envolées, révélant le gamin paumé dessous, l’adulte incapable d’accepter les revers et les coups du sort. Il n’a pas ta force et ça, tu le regrettes parce que tu ne seras pas toujours capable de lui communiquer la tienne.
Il s’approche, veillant à ne pas trop déranger le fauve perdu dans ses pensées et tu serres les dents : tu détestes quand il prend des gants, quand il cherche à échapper à la tempête qui se profile. Parce que ce petit con sait pertinemment que tu vas lui voler dans les plumes : il veut juste y échapper, comme il a l’habitude d’échapper à tout avec ses conneries. Sauf que toi, t’es le genre de bonhomme à garder les ardoises et les mettre fréquemment à jour.
- Comme tu vois, j’me repose. J’fais même que ça, à glander ici.
Tu ronchonnes, c’est plus fort que toi. Tu ne sais plus parler autrement depuis que tu es revenu de l’hôpital et que tu es cloué ici, dans ce maudit canapé. Même Leo n’est pas revenue te voir, comme si elle avait peur de quelque chose, comme si elle te fuyait, et t’aimes pas ça : tu t’es juré de lui mettre la main dessus dès que tu pourras sortir d’ici. Histoire de lui rappeler qu’elle t’appartient.
Mais elle te manque. Son odeur aussi. Et du coup, ton sale caractère est au plus bas : tu te fais chier ici à courir après des chimères et bâtir des châteaux en Espagne. Et à t’inquiéter pour ce petit con qui n’ose même pas s’approcher, comme s’il craignait ta morsure. Il en a pourtant connu d’autre, il connaît le prix à payer. Rien n’est nouveau entre vous, sans doute parce que t’as jamais fait l’effort de changer la donne et qu’il n’a pas envie d’entendre parler d’autre chose. Deux compères enfermés dans une routine bien rôdée : il déconne, tu gueules. Même la réciproque n’arrive pas à prendre forme, parce qu’après cette balle, il aurait été en droit de t’engueuler, mais il n’a jamais élevé la voix. Il n’ose pas, il s’effrite toujours devant son grand frère. Et toi, tu cherches pas à le bousculer plus que cela.
- Assieds-toi.
Tu tapotes le canapé à côté de toi de ta main libre, avant de relever un regard menaçant : il a intérêt à t’obéir. Et tu sais qu’il le fera.
Dès que le canapé s’affaisse sous son poids, tu attaques directement.
- J’suis en vie, espèce d’idiot. Et j’suis pas prêt de décarrer d’ici, alors il serait temps d’arrêter tes conneries.
Et pour asseoir ton verdict, tu énonces placidement, sachant le frisson que cela fera naître en lui :
- Sinon j’appelle la Mama pour qu’elle te baby-sitte. T’es prévenu.
T’attends qu’il digère l’info, soupire un grand coup comme pour te décharger de la colère qui montait sourdement, et t’oses enfin demander :
- Pourquoi t’as balisé ainsi, hum ? T’es médecin, tu savais bien que cette balle ne ferait que me chatouiller.






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MessageSujet : Re: Let me cure you, Brother   Let me cure you, Brother EmptySam 29 Déc - 11:28
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C’est certainement ça, le principal problème, c’est qu’Ario n’a que ça à faire. Glander ici, regarder la télévision et tergiverser à outrance. Probablement ressasser les vices de son cadet et la meilleure façon de le recadrer, de le remettre en place ou encore dans le droit chemin. Sauver son âme. Sauver son âme de ses propres démons plus chimiques que réel. Hermès renifle, lorsque son ainé lui demande d’approcher, de venir s’asseoir. Il tente de la jouer détendu, de la jouer innocent, mais au fond, il a la sensation que ça ne prendra pas. Qu’il a pris trop de saloperies durant cette soirée, ligne de cocaïne et boissons alcoolisées. Il ne fait pas dans d’autres drogues, mais celle-ci se suffit à elle même. Suffit amplement à lui vriller le cerveau et les sens, à tout faire foirer, à tout flouter, jusqu’à sa raison, qui l’a poussé à maintes conneries et pulsions.
Il se racle la gorge alors qu’il prend place, les coudes sur les genoux, les jambes écartées, le regard un peu gêné, un peu fuyant aussi, forcé de le tourner vers Ario lorsque ce dernier s’adresse à lui. « J’vois pas de quoi tu pa… » Mais il est coupé dans son élan, blêmit lorsqu’aria évoque leur mère. Tina est une chimère prête à tout pour protéger ses enfants, autant du monde extérieur que d’eux même. Elle connait les vices d’Hermès, elle en a vu bien plus qu’elle n’a osé le dire. Elle reste la mère, observatrice. Il sait que si elle vient s’occuper de lui, il finira attacher à son propre lit, en sevrage obligatoire de toutes les saloperies qu’il ingurgite. La douleur pulsera dans chaque partie de son corps, en même temps que le manque. Il se souvient des jugements de sa mère, du regard plein de déception, de larme et de haine, lorsqu’il a sombré, lorsqu’il a tout perdu. Lorsque son fils prodigue venait de se souiller seul. Il ne veut pas de ça une deuxième fois, certainement pas.

Dieu soit loué, Ario change finalement de sujet, noyant ses pseudo excuses dans plus de pragmatique médical, faisant écho à sa propre panique l’autre jour, à l’hôpital. « Facile à dire, t’as beau être robuste, j’ai vu plus d’une balle soit disant inoffensive, causé la mort par complications, ensuite » Lâche t-il, faisant écho à sa propre expérience des urgences et le nombre d’horreur qu’il a pu voir. Immunisé face au sang et à toute sortes d’atrocités physique. Il a beau ne pas vouloir tuer ou blesser volontairement autrement que dans une bagarre ou ses poings sont la meilleure solution, tuer et torturer sont une autre chose. Son estomac est en acier, incapable d’être choqué ou réellement dégoute désormais. Un atout, lorsqu’on évolue dans le milieu du crime. « J’peux pas te perdre » Lâche t-il, en tournant un peu plus la tête vers son frère, se redressant légèrement de sa position avachi. « J’peux pas assumer le poids de la famille depuis que papa n’est plus là, j’ai pas les épaules pour ça » Il déglutit, s’il dit ça, c’est qu’il sait qu’il n’a pas la carrure pour assumer pour toute sa famille, au vu de ses propres démons et de sa vie bancale. Ario a beau être parfois un monstre de violence dans le cadre de son rôle et de son boulot, il a la carrure nécessaire pour porter tous les Bartolotti. Pour les diriger et les cadrer, aussi. Hermès le sait, malgré sa trentaine passée, sans lui, il serait un simple gamin paumé.  


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MessageSujet : Re: Let me cure you, Brother   Let me cure you, Brother EmptyVen 22 Fév - 20:16
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Il ne veut pas te perdre.
Mais la vérité, c’est qu’il a la trouille. Il porte le nom des Bartolotti et ce petit con a la trouille. De tout et de trop de choses pour que cela ne t’arraches pas un soupir agacé : tu lèves ta main valide et la passes sur ta sale gueule, essayant de garder ton calme. Ce n’est pas en t’énervant que tu lui feras comprendre qu’il doit grandir, qu’il doit cesser de se terrer dans cette cave à attendre Dieu seul sait quoi, tapi dans l’ombre de son ancienne gloire.

Il a une tête à claques et toi, t’as malheureusement pas la force actuellement – ni l’autorisation médicale – pour lui coller la tarte qu’il mériterait, alors t’ouvres ta gueule. Parler pour faire comprendre ce que tes poings auraient résumé en quelques secondes : c’est compliqué cette voie-là, cela demande trop d’efforts dont tu ne te sais pas capable. Mais tu vas tenter, parce qu’il en a besoin. Et parce qu’il doit absolument s’endurcir pour l’avenir.
Pour le jour où tu ne seras plus là.
- J’ai pondu deux mouffiottes, Hermès. Deux gamines, pas un seul fils. J’désespère pas de me dégotter une poule un de ces jours qui pourra m’en faire un, mais…

Mais y a Yasha et cette incompatibilité génétique et raciale qui fait que non, les hommes ne sont toujours pas pourvus d’organes pour porter des gosses. Tu pourrais aller voir ailleurs – tu le feras sans doute, tu te connais – mais t’es salement accroché à ce connard. Y aurait ce goût de cendre sur la langue que tu plongerais dans la bouche d’une autre, tu le sais déjà. Ce goût de « c’est pas lui ». Et tu détestes te retrouver planté face à tes propres erreurs.

Donc normalement, le fiston, c’est pas prévu de suite. Peut-être jamais. La vie t’en dira plus quand cette chienne le voudra, mais l’impasse est assez évidente.
- Mais le seul mâle Barto pour reprendre le flambeau si je tombe, c’est toi. Et passé trente piges, tu devrais le savoir. J’te demande pas de te faire greffer des couilles pour comprendre l’importance d’avoir les épaules pour assumer le poids de la famille, comme tu dis…

Tu viens poser ta main sur son genou et le tapotes de cet air un peu rude que toi seul sait doser comme s’il s’agissait d’une preuve incommensurable de tendresse pure.  
- Parce que tu les as déjà, ces couilles. Simplement, faudrait que tu t’en rendes compte.
Y a pas de sourire, y en aura pas : t’es en train d’apprendre la vie à ton petit frère et ça ne demande pas la même sensibilité qu’auraient deux nanas. Ça demande cette rudesse maladroite qui vous a toujours lié.
- Et que t’arrêtes cette daube avant qu’elle ne te les rétrécisse à jamais.
Faut que t’enfonces le clou, faut que tu cognes un peu plus durement. Etre salaud est la meilleure partie de toi, celle qui réussit toujours à épater les autres, à briller plus que tout le reste.
- J’vais crever un jour. D’une balle, d’un plat de lasagnes empoisonnées ou d’une connerie de Giulia. Faut t’y préparer. Prie pas non plus pour que je crève, mais prie pas pour échapper à tes responsabilités.







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MessageSujet : Re: Let me cure you, Brother   Let me cure you, Brother EmptyLun 4 Mar - 11:22
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Il a la trouille. Bien sur qu’il a la trouille, derrière son imposante stature et toute la force qu’il peut dégager. Hermès n’en est pas moins humain, parfois teinté de vices comme de qualités. Tantôt empoisonneur, tantôt empoisonné. Par ses propres conneries, par ses échecs, ou au contraire, par tout ce dont il est capable, lorsqu’il le veut bien. Lorsqu’il sort de sa torpeur et de sa spirale infernale. Pourtant, gérer la famille, être ce type, presque sanguinaire et froid, serrer entre son poings toutes ces âmes innocentes et être la figure d’autorité, ça, ça le fait flipper. Il a la sensation qu’il est incapable de faire preuve de toute cette force autant que de cette cruauté dont est capable Ario. Celui là même qui évoque la possibilité d’héritage et d’héritier. Dans le fond, Hermès l’a toujours su qu’il est fait pour hériter de tout ça, le jour où Ario tombera. Même s’il ne veut pas de cette possibilité. Lorsqu’il était encore à l’hôpital, il s’estimait suffisamment loin des affaires familiales pour être épargné de la chose. Que le cousin, l’oncle ou même le bras droit de son ainé, pourrait hériter du business et le gérer avec droiture. Désormais, il ne peut plus échapper à ces responsabilités qui lui pendent au nez, ne serai-se que lorsqu’Ario est indisposé comme en ce moment là, immobilisé par une saloperie de balle.

« J’le sais, c’est pas pour autant que l’idée m’enchante tu sais bien que je ne suis pas comme toi » Pas comme lui, pas capable des mêmes choses. C’est comme le fait de savoir utiliser une arme à feu. Il le sait. Il sait tirer, il sait la manier, ce n’est pas pour autant qu’il veut avoir à s’en servir. Blesser quelqu’un, comme il a pu en voir tant aux urgences. Tuer, sans une once de remords. Il en est incapable. La main de son ainé sur son genou, l’électrise un instant, mais pas d’une bonne façon. Au contraire. Elle est le rappel de tout ce dont il est capable. De ce poing qu’il aurait abattu dans son visage ou de cette gifle dont il l’aurait affublé, s’il le pouvait. La pique est violente, sur son addiction à la cocaïne, Hermès baisse les yeux, joue avec ses doigts, ses mains, qu’il triture nerveusement alors que son organisme est empoisonné d’alcool et de poudre. Un soupir lui échappe, affublé d’un sourire en coin, nerveux, amer. « J’suis pas capable de faire tout ce que tu fais et j’pense que tu le sais. Extorquer, tuer, racketter, ne serai-se que blesser par balle ou tabasser, c’est pas un truc qui me fait bander » Lâche t-il, un peu dur à son tour, alors qu’il relève le regard vers Ario. « Je ne rejette pas mon héritage ni ma famille, parce que ça m’a payé mes études, parce que je vous aime et que ça ne changera pas, ça. Mais je suis juste trop conscient que… » Il fronce les sourcils. Marque une pause douloureuse. « Que si demain j’dois tout gérer, je n’ai aucune idée de ce que ça va donner, peut être que je me ferai juste buter parce qu’on comprendra que je n’ai pas ta carrure » Il se détruit tout seul. Se rabaisse tout seul. Mais il n’est que trop conscient de ce dont il est capable ou au contraire, ne l’est pas. Pour sur que les mois passé dans le sombre de la mafia, dans ses affaires, dans son sous-sol, le transforme petit à petit, mais pas de là à gérer tout ce que gère Ario. À être cette main de fer, cette poigne forte, capable d’étrangler d’une main un ennemi potentiel ou avéré. Ses yeux rencontrent finalement ceux de son ainé, s’y plonge.
Parfois, Hermès se sent juste paumé dans sa propre vie.


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MessageSujet : Re: Let me cure you, Brother   Let me cure you, Brother EmptyJeu 21 Mar - 10:53
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Le souci, c’est qu’Hermès ne voit pas, ne comprend pas. Il est exactement comme toi. Pas uniquement à cause de son nom ou de ses origines, même si ça joue énormément, mais il est de ton sang. Il est un deuxième toi qui pourrait faire beaucoup mais s’entête à se rabaisser et à mijoter dans ce passé perdu au lieu d’avancer. Il a toutes les cartes en main et il les jette en l’air volontairement, par peur. Par lâcheté. Et par amour de fainéantise. Il s’en remet à toi parce que c’est plus facile, tu le sais. Et toi, t’es le seul à voir le potentiel qu’il gâche, à se terrer derrière ses chimères.
Quelque part, faut l’avouer, ça t’arrange. Parce qu’il ne se pose pas en rival, il ne tente pas de te voler ton trône : ce n’est pas fréquent au sein des familles italiennes, mais ça peut parfois arriver. Hermès aurait pu faire pencher la balance, alors tu te dis quand même que c’est pratique qu’il n’en ait pas les couilles. Ça t’évite une guerre intestine. Mais ça génère d’autres soucis, évidemment.
Comme celui d’entendre ses conneries, sa liste de choses qu’il ne pourra pas faire, que toi tu peux, cette liste un peu puérile et manichéenne. Il est le gentil, tu es le méchant. Il est l’intellectuel, tu es l’idiot. Tu la connais par cœur cette liste, elle t’agace toujours autant.
Il croise ton regard, tu le sens paumé, comme d’habitude. Tu l’aimes à la folie, c’est ton petit frère et tu donnerais ta vie pour le protéger, mais tu sais aussi qu’il faudra un jour qu’il affronte le monde extérieur pour de bon. Qu’il grandisse. Et ça t’effraye presque autant que lui.
T’as parfois l’impression d’être le seul adulte dans cet appartement. Et ça, c’est flippant.
Mais tu ne peux pas lui envoyer ton poing sur la gueule à longueur de journée, y a des limites. Et seul Hermès pourra se réveiller de ses illusions terrifiées.
- T’as la carrure mais tu l’acceptes pas, c’est tout petit frère.
Le surnom t’échappe, te vient naturellement. C’est ce qu’il reste après tout. Et la tendresse vient toujours se rappeler à toi d’une manière ou d’une autre.
- Mais pour l’instant, je gère et j’suis pas prêt d’arrêter. Donc te fous pas martel en tête.
Tu le rassures, même si tu n’en as pas envie. C’est un discours répété bien trop de fois, qui sonne creux même pour toi. Mais tu sais que ça fait effet sur lui, comme un placebo administré au bon moment.
- Et t’es gentil, crétin, mais ça me fait pas bander non plus de faire toutes ces conneries. Tu sais, les….
T’agites la main, les doigts, t’essaye d’exprimer un truc entendu mais que les mots ne savent pas vraiment révéler.
- …. les trucs sado-maso quoi, enfin les tarés qui prennent leur pied dans la violence. C’est pas mon genre.
Et t’es sincère, parce que toi t’aimes pas te nourrir d’illusions contrairement à lui.
- Enfin, pas trop.








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MessageSujet : Re: Let me cure you, Brother   Let me cure you, Brother EmptyLun 25 Mar - 14:22
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Il n’a pas conscience d’à quel point il peut être pitoyable à se dénigrer de la sorte. La cocaïne, mélangée à l’alcool, cocktail explosif, brouille sa cohérence et altère ses pensées. Pourtant, tout ce qu’il évoque sort du coeur. Directement du fond de lui, de tout ce qu’il peut penser réellement, sans en réaliser la portée. Celle de ses mots, celle de ses peurs. Au fond, sa raison lui explique qu’il noie ses problèmes et sa vérité dans des conneries comme la drogue, l’alcool ou les trop nombreuses incartades. Que c’est plus facile ainsi, de vivre au jour le jour, sans se préoccuper de rien en retour. Certainement pas de l’avenir. Alors oui, lorsqu’Ario évoque le fait que, peut être, un jour ou l’autre, il devra assumer son nom et son statut de cadet, Hermès panique. L’avenir lui fait peur. Le futur lui fait peur. Simplement parce que le fait de s’imaginer sans retrouver un jour son poste, l’effraie. Alors oui, s’imaginer à la tête de la mafia familiale, à devoir s’imposer et faire sa loi, lui parait un rôle bien trop difficile à endosser.
Son regard est fuyant, se perds sur ses mains alors qu’il triture ses doigts. Il n’est pas capable d’affronter le regard clair de son ainé, alors qu’il se sent pitoyable. Il l’est, très certainement, c’est ce qu’Ario lui fout en plein tronche. Mais malgré tout, avec une douceur que peu lui connaisse. Il est pourtant capable de ça, d’être le grand frère responsable et aimant, loin de la violence qui régit sa vie. « Facile à dire… » Déclare t-il, un sourire en coin, un peu amer, du fait qu’il ne soit pas se mettre martel en tête. Qu’il doit reconnaître qu’il a la carrure pour tout assumer. Mais sur ce coup là, Hermès a réellement flippé. Suffisamment pour en être chamboulé bien plus qu’il ne le devrait. Autant par la crainte de perdre de son frère, que pour tout ce que cela signifierait.

Il relève finalement le regard, le tourne vers son ainé. « Pas trop oué, parce que tu peux pas dire non plus que ça te révulse, j’t’ai vu à l’oeuvre » Ario sait être efficace, détaché et froid, comme Hermès l’est lorsqu’il soigne. Lorsqu’il se mure dans son pragmatisme médical. Sauf que lui sauve des vies, là où son frère en détruit. « Notre monde a des conséquences et des attentes. Tu peux dire ce que tu veux, que c’est pas ton délire ou j’en sais rien, que ça ne change rien aux faits, à ce que t’es obligé de faire pour t’imposer » Eclair de lucidité. Hermès est loin d’être con, mais lorsque la drogue cogne à ses tempes, sa cervelle est perdue au milieu d’une vaste buée. Pourtant, ce soir, il parvient à offrir un peu de cohérence, parce que ce dialogue avec Ario l’ébranle. « Après je dis pas, c’est plutôt efficace et je pense que t’as bien relancé le truc mais moi… J’veux sauver des vies, pas en détruire » Son regard s’ancre dans celui d’Ario, s’y accroche, alors qu’il lui offre cette confession pourtant évidente. S’il a rejoint les affaires familiales c’est avant tout par survie. Il sait que ses drogues participent certainement à des overdoses, ici et là, lui même a déjà été au bord du gouffre à quelques reprises. Pour autant, il y a une différence avec le fait de devoir coller une balle entre les deux yeux d’un type qui vous fixe et qui supplie.
« M’en demande pas trop Ario, c’est tout » Son regard est gorgé d’une émotion sincère et pourtant contenue, mais qui transparait un peu au fond de ses prunelles. Il y a des tabous encore pour Hermès, des choses qui vont à l’encontre de son essence même, malgré l’héritage qu’il porte sur ses épaules et qu’il sent de plus en plus lourds. Il est fier des siens, de son nom, mais trop conscient de la douleur alliée aux exigences qu’on souhaite lui imposer.


Je t’admire comme une merveille. Tu es ma force et mon soleil. Lorsqu’arrive l’hiver, je me réchauffe sous tes rayons.
Dans la nuit, un seul murmure, celui de ton nom.
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MessageSujet : Re: Let me cure you, Brother   Let me cure you, Brother EmptyJeu 4 Avr - 17:59
Ario Bartolotti
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Y a ce rire guttural qui surgit de ta poitrine, qui vous englobe tous les deux. C’est léger, délicieux, ça coule de source parce que c’est dénué de toute ironie. Il t’a vu à l’œuvre, il sait : pas besoin de plus de mots, vous savez tous les deux ce dont tu es capable. Et tu admets dans ce rire qu’effectivement, t’es un salaud. T’as rien contre le sang ni contre les morts brutales : c’est le roulement de base de ton job, la came que tu refiles sans qu’on t’ait payé pour ça. Et tu en éprouves une certaine satisfaction. Y a un chat en toi qui adore voir la souris se démener et s’enfuir, sachant que son sort est déjà scellé. Ce putain de chat qui en ronronne d’aise, qui salive d’avance à l’idée de la traque et du jeu qui en découlera : c’est italien, c’est mafioso, c’est brutal et c’est toi. Alors ce rire chaleureux, c’est juste une façon d’acquiescer, d’admettre que t’es un enfoiré et que la conscience te bouffera pas ce soir ni demain.
Et il enchaîne, volubile pour une fois : t’avais redouté qu’il te file entre les pattes, ce roi de l’esquive, mais il parle. Et c’est bon, c’est agréable de vous retrouver un peu sous le couvert des affaires familiales. D’être de nouveau l’aîné qui protège vraiment et d’écouter le cadet s’épancher un peu. T’as l’impression de ne pas le faire suffisamment ces derniers temps, de ne plus être à l’écoute pour pouvoir l’aider : matériellement il ne manque de rien et tu t’es assuré pour qu’il mène la belle vie au Bronx. Mais tu sais que ça ne remplacera jamais ces moments-là où le mot « Bartolotti » prend tout son sens : vous êtes une famille avant tout. Paumés, salopards et italiens. Mais frangins en tout premier.
Vos regards s’ancrent, il te débite ses petites conneries habituelles et tu te demandes encore une fois comment Tina la louve a pu pondre ce canard boiteux qui n’arrivera jamais à montrer les crocs… Mais tu ne l’en aimes pas moins. Il est sacré, ce rejeton bancal, cet intrus dans le grand jeu des méchants. Pas aussi féroce que Leone, pas aussi con que toi : parfait. Mais parfait pour un autre monde, et c’est sans doute pourquoi tu n’insistes pas, ni ce soir, ni un autre jour.
- D’accord, j’insiste pas Hermès.
La discussion est close, t’as remis les points sur les i et comme d’habitude, il s’est défilé. Mais ça vous a fait du bien de travailler sur ces liens-là, ceux qui ne se dessouderont jamais. Et comme pour consolider cette entente éternelle, tu passes ton bras par-dessus ses épaules et tu l’attires contre toi dans une bourrade brusque et masculine. Le genre à vous donner envie de sourire bêtement et d’attendre que cela passe.
- Mais arrête de te creuser les méninges : j’suis ici, j’en bouge pas. Et j’en bougerai jamais : la famille a besoin de moi et moi…. J’ai besoin de vous.









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MessageSujet : Re: Let me cure you, Brother   Let me cure you, Brother EmptyMar 9 Avr - 20:36
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Hermès Bartolotti
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Il accepte de ne pas trop insister. De ne pas trop lui en demander. Pourtant Hermès a cette sensation que la voix grave d’Ario est parfois le calme avant la tempête. Il sait que tôt ou tard, son ainé lui en demandera trop. La cocaïne le pousse à une certaine paranoïa plus ou moins bien contenue en cet instant. Des mois qu’il renifle cette saloperie de poudre qui infecte ses sens comme son corps. Qui le grignote, lui, l’enfant prodige. Celui qui avait tout pour réussir, pour triompher, la tête hors de l’eau de la criminalité. Le voilà pourtant à l’embrasser, à s’y abandonner. L’évidence. L’héritage. Il est trop conscient qu’à un moment, tout le rattrapera, lui reviendra en plein visage. On lui demandera d’agir, de s’impliquer. On lui demandera un acte de témérité, de violence. Comme un rite de passage auquel il ne pourra pas échapper. Il a longtemps été violent, à facilement cogner, aujourd’hui plus que jamais on cherche à réveiller cette bestialité calmée avec les années. Qui ressurgit depuis la perte de sa vie. Peut être qu’Ario veut le voir s’enflammer, se lâcher complètement, noyer sa morale et ses grands principes, qu’il est le seul à avoir. Peut être Alba, plus mesurée, mais pas moins compétente. Tous savent qu’à un moment ou à un autre, ils devront se salir les mains, mais Hermès a bien trop de mal à l’admettre. Ça lui fiche une trouille monstre de devoir être le bourreau de la vie de quelqu’un. Mais cette fois-ci, pas en essayant de le sauver, non, bien au contraire. Ça le dégoute. Il se refuse d’y penser, mais la cocaïne agite tout son être.

L’étreinte le sort de sa transe, de tout ce qui s’entremêle en lui. Il relève un regard vers son frère. Accolade masculine et pourtant pas moins affectueuse. Bourrue à leur image, mais pas moins sincère. Il le sent, au fond de lui. Il sait toute l’affection que les régit, mais qu’ils ne sont pas apte à démontrer. Un fin sourire en coin étire ses lèvres. « Oué, je sais, heureusement » Il y a ce petit rire, léger, plus léger que la conversation précédente. « Bon sinon ça va mieux hein ? Tu me dis si t’as besoin d’un truc genre anti-douleurs ou j’en sais rien, j’ai ce qu’il faut tu t’en doutes » Dériver, changer de sujet. Fuir le regard accusateur qui se pose sur ses pupilles dilatées par la drogue. Sur sa carcasse humant le tabac, l’alcool et les excès. Possiblement cette étreinte volée dans les toilettes d’un bar. Qu’importe. Il renifle, se frotte le nez. « Je crois que je vais aller me coucher »


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MessageSujet : Re: Let me cure you, Brother   Let me cure you, Brother EmptyMer 1 Mai - 16:07
Ario Bartolotti
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Tu renifles avec le mépris des idiots pour la douleur. Pourtant elle est là, tapie au fond de toi, mais tu la confonds avec ce palpitant qui tressaute parfois et ne sait plus où il en est. Qu’elle soit physique ou psychologique, illusoire ou réelle, tu la sens à longueur de temps, alors ce n’est pas un cacheton qui y mettra fin. T’as l’ambition qui te mordille le cerveau, la nostalgie qui t’étreint le cœur et l’habitude qui te conditionne, alors tu réponds la seule chose qu’il s’attendait à te voir répondre :
- Non ça ira.
Il te fuit déjà, il a besoin de respirer loin de ta carrure qui l’abrite à longueur de temps. Alors tu le laisses s’échapper, tu sais que les mots ont été dits et qu’il les a compris. Le reste importe peu.
Tu sais aussi que la peur continuera de le hanter, elle l’a toujours fait : c’est elle qui le pousse à coller son nez dans la poudreuse, elle qui l’amène au bord des précipices où tu ne pourras plus le sauver.
Foutue famille. Dégénérescence du sang, probablement. Vous aviez tout pour réussir. Il a échoué, t’as passé deux ans en taule. Il est nourri de peurs, toi de douleurs. Leone, tu ne sais pas trop, il te donne l’impression d’être le clébard enragé de la famille, et Alba l’agneau qu’on a dû sacrifier pour défendre ses intérêts. Mais de tous, c’est elle qui s’en sort le mieux : ses aînés sont détruits, massacrés. Et pourtant, ils survivent encore, comme ils peuvent.
Certains en se collant la tête dans la drogue, d’autres en se berçant d’illusions nostalgiques.
Tu renifles, tu le regardes se frotter le nez et t’insistes pas.
- Sale petit con.
C’est affectueux, ça déborde de cette tendresse que tu n’arrives pas à retenir parfois, qui te vrille le cerveau et s’empare de ta bouche. Ça pue cet amour inconditionnel que tu lui portes, et qui parfois se teinte d’une déception purement paternelle. Ça veut dire « je t’aime », « arrête tes conneries » et « dépasse-moi ». Ca hurle « mais sois heureux bordel ! ». Doucement. Dans un murmure angoissé et un sourire las.










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