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 Let me cure you, Brother

MessageSujet : Let me cure you, Brother   Sam 1 Déc - 17:39
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Ario Bartolotti

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Let me cure you, BrotherDate - 01h54 - @Hermès Bartolotti
T’es pas un glandeur. T’as le sang qui fouette dans les veines et les tempes bourdonnantes depuis que t’es collé dans ce canapé : les jumelles te tueraient si tu bougeais le petit doigt, la mama a donné ses consignes militaires tyranniques et Alba veille au grain au Moine. Des ailes lui ont poussé depuis que t’as pris cette balle mais étrangement, t’en ai rudement content : il était temps qu’il grandisse, qu’elle sorte un peu de votre ombre pour révéler ses talents, et sa véritable nature. T’as toujours su que c’était une tigresse, t’attendais juste qu’elle sorte enfin ses griffes.  T’arrives même pas à gueuler à l’idée qu’elle soit derrière le bureau du Moine en cet instant, parce que dans le fond, elle est une Barto, elle est intelligente, elle est de ton sang et t’as toute confiance en elle.
Donc dans cette inutilité révélée – et consciente – tu bouillonnes de rage. Tu les adores mais si seulement ils pouvaient parfois te lâcher la grappe, ça t’arrangerait ! T’es pas mort, t’as juste pris une balle parce qu’un connard avait décidé de braquer la supérette et y avait entraîné ses potes de bacs à sable : et comme t’avais une grande gueule, t’avais pas pu t’empêcher de la ramener.
T’as encore l’image du Sisters en train d’appuyer sur ta plaie imprimée au creux de tes paupières : si un jour tu avais dû dire que tu avais une dette envers un Sisters, t’aurais plutôt pensé à l’aîné. Il bossait pour toi, c’était dans l’ordre des choses qu’il prenne un jour une balle à ta place. Mais pas Alto. Et ça te faisait bizarre de devoir quelque chose au blond, comme si soudain tu prenais conscience que la famille de cow-boy était plus grande que tu ne le soupçonnais et qu’elle dissimulait quelques bons éléments épargnés par le whisky bon marché.
Et y a Hermès. Celui que tu redoutes le plus, parce que tu l’as vu courir, appeler, s’agiter, tempêter à ton propos. S’inquiéter. Et ton petit frère est plus fragile que tu ne veux l’admettre, que quiconque ne le reconnaît : t’as vu ses mains trembler, t’as lu la trouille au fond de ses yeux, et chez lui, ça ne veut dire qu’une chose. Personne n’a compris, personne n’a cru qu’il était aussi mal.
T’avais beau être dans un lit d’hôpital, t’as bien vu, toi. Ses regards fuyants et ses pâleurs. Cette certitude ancrée au fond de toi qu’il crevait d’envie d’avoir un rail, de fumer une saloperie, de piquer son bras pour oublier cette angoisse-là.
Hermès, c’est pas le plus fragile. C’est juste le plus con de tous. Même comparé à toi, et c’est dur à admettre parce que t’as une sale caboche : Hermès fonce vers la sortie la plus évidente et la plus facile. La came, l’alcool, une connerie quelconque, il faut qu’il flanche vers ce qu’il y a de pire.

Alors tu t’attends à l’explosion d’un moment à l’autre, tu redoutes presque quand ton téléphone sonne.
Parce qu’Hermès est sorti et que toi, t’es coincé dans ce canapé, incapable de l’aider à traverser ses angoisses. T’es pas psychologue, une bonne baffe suffira amplement, mais encore faut-il qu’il soit là pour que tu la lui colles. Que tu lui prouves que t’es bel et bien vivant, et que tu le lâcheras pas aussi facilement.

Le journal télévisé n’est pas intéressant, ils repassent les mêmes titres depuis la matinée et ça commence à ronfler dans tes oreilles. Les filles sont couchées, Alba a fini par décamper et t’es tout seul dans le salon. A t’emmerder sec. A ressasser aussi.
C’est jamais bon pour un type comme toi de trop ressasser. Ca rappelle de mauvais souvenirs. De bons aussi, mais si lointains.
La douceur de la peau d’Athéna… La rudesse des Sisters… Le premier sourire des jumelles… La taule…





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MessageSujet : Re: Let me cure you, Brother   Lun 10 Déc - 20:26
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Hermès Bartolotti
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Une soirée d’oubli, comme une autre. Comme tant d’autres, finalement. Hermès est bien trop enlisé dans les excès, pour se rendre compte d’à quel point il se ruine la santé, les narines gorgée de cocaïne et de tabac. Il est trop tard, ou trop tôt, suivant les points de vue. Son corps s’est abandonné, une fois de plus, d’abord contre l’un, puis l’autre, sur la piste de danse d’un club du coin, ensuite, dans une étreinte volée dans des chiottes au multiples tags, plus ou moins sales, plus ou moins utilisés. Rien à foutre, rien à carrer. Il a suivi cet instant bestial, presque animal, qui le pousse à vivre le moment présent sans songer aux conséquences, ni au lendemain. Le genre de soirée où il pourrait mourir, à la fin.
Après la peur, qui l’a complètement grignoté, après avoir vu Ario sur son lit d’hôpital, après simplement s’être rendu dans cet hôpital, agitant bien trop de souvenir, Hermès a ressenti le besoin viscéral d’oublier. De noyer son chagrin, son trop plein de regrets et de non dits. Tout ces démons qui le bouffent, sans qu’il puisse faire quoi que ce soit. Ou plutôt, sans qu’il ait la force de faire quoi que ce soit. Il est bien plus aisé de se laisser couler que d’apprendre à nager.

Dans ses beaux vêtements, un peu ternis par la soirée, il sait qu’il pu l’alcool, autant que le sexe et le tabac, le tout mélangé à son parfum, de grande marque. Un de ses petits plaisirs, pour coller encore avec son apparence alléchante d’italien charmeur. Celle qui ne l’a jamais quitté, depuis qu’il s’est pavané du haut de la superficialité de ses plaisirs luxueux, dans son ancienne vie.
Il se dit qu’à cette heure, il ne croisera personne, dans l’appartement. Que les filles doivent être au lit, tout comme Ario, forcé de se reposer sans pouvoir gérer le Moine. Encore trop faible pour jouer les gros durs là bas. Hermès le sait, laisser son ainé seul avec ses pensées et ses retranchements est une très mauvaise idée. Mais même malgré ça, son instinct de médecin sait que c’est la bonne chose à faire, qu’il a besoin de ce repos là, pour guérir correctement. Même si on côté adolescent attardé, perdu dans les plaisirs éphémères, vivant trop fort et trop dangereusement, le préfèrerait au Moine, loin du regard qu’il lui lancera, s’il est encore debout.

Il déverrouille la porte, Hermès, renifle un coup avant de pénétrer dans l’appartement. La télévision est encore allumée, brise le silence d’une voix monocorde et de bruitages divers, alors qu’il retire son caban pour l’accrocher au porte manteau. Il a fière allure, dans ses beaux vêtements sombre et sa chemise claire, en partie ouverte sur son torse et cette médaille de baptême qu’il porte autour du cou. Il s’avance pour remarquer qu’Ario fixe la télévision, d’un air vide. « J’pensais que tu serais couché à cette heure ci » Lâche t-il, d’humeur légère. Il est encore enivré des effluves d’alcool et de drogue qui coule allègrement dans ses veines. Une nuit à l’image de bien d’autres depuis des mois. Depuis qu’il a tout perdu, radié de cette vocation qui le prend encore aux tripes. « T’sais que pourtant tu dois te reposer » Renchérit-il en s’approchant un peu, calant ses mains dans ses poches. Il ne s’approche pas trop près non plus, joue les médecins à distance. Il sait qu’Ario n’aime pas ses excès, surtout ceux liés à la coke qu’il s’envoi. Un vice qui lui a déjà trop couté et qui risque de lui couter encore bien davantage.


I broke all my rules for you. My veins are boiling for everything you're waking up in me.
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MessageSujet : Re: Let me cure you, Brother   Hier à 13:54
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Ario Bartolotti

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Il rentre : t’entends la porte frotter doucement quand il la ferme, comme s’il essayait de tempérer le bruit qu’elle allait faire. De se planquer de toi et des autres, de cacher sa rentrée tardive comme un gamin qui a fait le mur. C’est un peu ce qu’il est, encore aujourd’hui : la drogue l’a réduit à l’état d’assisté, comme tous ces gamins qui ont un diplôme en poche et aucun avenir, à rester squatter chez papa-maman en attendant la Providence. Hermès, tu l’adores, tu peux pas faire autrement : bordel, c’est toi qui lui a appris à frapper le premier – et le plus fort. C’est toi qui lui a montré comment serrer son poing pour faire le plus mal possible. Il est toi, en mieux. Du moins, il l’était. Mais ce temps-là est fini : les paillettes de son monde doré se sont envolées, révélant le gamin paumé dessous, l’adulte incapable d’accepter les revers et les coups du sort. Il n’a pas ta force et ça, tu le regrettes parce que tu ne seras pas toujours capable de lui communiquer la tienne.
Il s’approche, veillant à ne pas trop déranger le fauve perdu dans ses pensées et tu serres les dents : tu détestes quand il prend des gants, quand il cherche à échapper à la tempête qui se profile. Parce que ce petit con sait pertinemment que tu vas lui voler dans les plumes : il veut juste y échapper, comme il a l’habitude d’échapper à tout avec ses conneries. Sauf que toi, t’es le genre de bonhomme à garder les ardoises et les mettre fréquemment à jour.
- Comme tu vois, j’me repose. J’fais même que ça, à glander ici.
Tu ronchonnes, c’est plus fort que toi. Tu ne sais plus parler autrement depuis que tu es revenu de l’hôpital et que tu es cloué ici, dans ce maudit canapé. Même Leo n’est pas revenue te voir, comme si elle avait peur de quelque chose, comme si elle te fuyait, et t’aimes pas ça : tu t’es juré de lui mettre la main dessus dès que tu pourras sortir d’ici. Histoire de lui rappeler qu’elle t’appartient.
Mais elle te manque. Son odeur aussi. Et du coup, ton sale caractère est au plus bas : tu te fais chier ici à courir après des chimères et bâtir des châteaux en Espagne. Et à t’inquiéter pour ce petit con qui n’ose même pas s’approcher, comme s’il craignait ta morsure. Il en a pourtant connu d’autre, il connaît le prix à payer. Rien n’est nouveau entre vous, sans doute parce que t’as jamais fait l’effort de changer la donne et qu’il n’a pas envie d’entendre parler d’autre chose. Deux compères enfermés dans une routine bien rôdée : il déconne, tu gueules. Même la réciproque n’arrive pas à prendre forme, parce qu’après cette balle, il aurait été en droit de t’engueuler, mais il n’a jamais élevé la voix. Il n’ose pas, il s’effrite toujours devant son grand frère. Et toi, tu cherches pas à le bousculer plus que cela.
- Assieds-toi.
Tu tapotes le canapé à côté de toi de ta main libre, avant de relever un regard menaçant : il a intérêt à t’obéir. Et tu sais qu’il le fera.
Dès que le canapé s’affaisse sous son poids, tu attaques directement.
- J’suis en vie, espèce d’idiot. Et j’suis pas prêt de décarrer d’ici, alors il serait temps d’arrêter tes conneries.
Et pour asseoir ton verdict, tu énonces placidement, sachant le frisson que cela fera naître en lui :
- Sinon j’appelle la Mama pour qu’elle te baby-sitte. T’es prévenu.
T’attends qu’il digère l’info, soupire un grand coup comme pour te décharger de la colère qui montait sourdement, et t’oses enfin demander :
- Pourquoi t’as balisé ainsi, hum ? T’es médecin, tu savais bien que cette balle ne ferait que me chatouiller.






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