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 I am surrounded by clowns and liars [Judy]

MessageSujet : I am surrounded by clowns and liars [Judy]   Dim 25 Nov - 1:17
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Ebbe Bartolotti
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I am surrounded by clowns and liarsNovembre - une fête, tard  - @Judy Riggins
Judy Riggins, ancien gamin populaire du lycée mais qui était maintenant étudiant qui brillait pour ses talents sportifs. Ebbe Bartolotti, gamine marginale avec un an de retard dans son cursus scolaire et qui avait le nez toujours plongé dans ses bouquins scientifiques. Autant dire, une amitié entre deux êtres si différents est bien improbable et, pourtant, ils le sont devenus. Cependant, le Destin avait été suffisamment malin pour que l’amitié débute à un jeune âge, quand les caractères ne sont pas encore totalement modelés et lorsque le regard de la société n’a pas d’influence.  

Judy Riggins, un gamin qui m’avait tendu la main à mes neuf ans, lorsque j’avais été abandonnée par ma mère à mon père. Lorsque j’avais raté mon année, condamnée à refaire cette année et à subir les moqueries de mes camarades. Lui, il n’avait pas ri. Il m’avait soutenu, à sa façon. A cet instant et les années qui suivirent.  J’aurais pu profiter de sa popularité pour m’intégrer mais nullement. Je gardais ma distance, discrète, pour ne pas l’empoisonner avec ma rigueur, ma vision noire ou mon sang froid glacial. Je ne me présentais que lorsqu’il allait mal, ou que j’allais mal.

Une règle implicite qui pouvait mener l’un ou l’autre à découvrir des expériences inédites, mais qui pouvaient être bonnes comme mauvaises. Un beau soir, c’était lui que j’avais appelé, pour qu’il me sorte d’une de ces soirées étranges et enfumées auxquelles je participais – dépassée et complètement à l’ouest. Un beau soir, c’était lui qui m’avait appelé pour que je le récupère dans une boîte en pleine folie, complètement bourré et menaçant de vomir à chaque pas effectué.

Pourtant, Judy savait faire face au monde et à ses merdes – bien mieux que moi. J’étais certaine que rien, absolument rien, ne pouvait ébranler ce garçon énergique et souriant. Je me suis lourdement trompée. Frère fidèle à sa sœur, il a accepté de partager la charge – et la bêtise – de cette dernière, qui est de tomber enceinte par accident et de mener la grossesse à terme. Je ne comprenais pas ces mères, ma mère comprise : pourquoi mettre au monde un enfant dont on ne voulait pas et dont on ne pouvait pas être responsable ? Je me retenais de partager cette pensée, évidemment. Aux yeux des puritains, de ceux qui avaient un gosse ou de ma famille italienne, je serais considérée comme un monstre. Aux autres, j’étais tout simplement rationnelle et logique.

Je marchais, silencieuse, écoutant les propos de Judy. Il m’avait convaincu pour aller à une fête. Ses arguments avaient été nombreux mais aucun ne m’avait convaincu. La seule chose qui m’avait poussé à me déplacer dans une fête parmi tant d’autres – donc ennuyeuse en perspective pour moi – était la sécurité de mon ami. Il dépassait les bornes beaucoup trop dernièrement – ou alors, était-ce moi qui exagérais, je ne pourrais le dire.

D’ordinaire je le préviendrai qu’il paierait le taxi et son supplément si jamais il était trop bourré et qu’il vomissait dans le véhicule. Sauf ce soir, comme les derniers soirs. Il travaillait dur – je le voyais, je le sentais – et je n’avais pas cœur de plonger ma main dans son porte-monnaie pour le trouer davantage.

En moins de temps, nous étions au lieu où se déroulerait cette folle soirée. Au loin, je voyais déjà les amis de Judy s’approcher, sourire aux lèvres, le regard avec mille promesses d’ébriété.

- Evites le coma éthylique, tu veux bien ?

Aussitôt après, je m’éclipse. Je n’aimais pas trop les autres amis de Judy, et optais pour réapparaître plus tardivement dans la soirée, quand ils étaient trop bourrés pour discuter ou pour tenter de me faire des avances ou pour me sortir des vacheries.






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MessageSujet : Re: I am surrounded by clowns and liars [Judy]   Mar 27 Nov - 20:52
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Judy Riggins
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Il n’est pas peu fier d’avoir réussi à convaincre Ebbe de l’accompagner à une de ses innombrable soirée étudiante. Judy a toujours été le gosse populaire, invité à toutes les fêtes, le sourire au lèvre et l’alcool facile. Aujourd’hui encore, il reste une partie de lui qui correspond à ce schéma là. Même s’il est terni par les épreuves et les responsabilités, qui le pousse à aller davantage dans les excès. Une façon de se déconnecter complètement de sa vie. Une technique fortement nocive, il le sait, mais c’est devenu plus fort que lui. Ebbe a pu le voir changer, grandir, mûrir. Malgré tout, il a gardé la même âme, le même bon fond qui fait de lui un chic type, de ceux foncièrement bienveillant et serviable. Ceux là même qui se font rare. Qui n’abusent pas des filles en soirées, mais plutôt que les défendent. Judy se fait parfois taquiner sur le fait qu’il n’affiche pas un tableau de chasse opulent comme le reste de ses camarades et amis, mais ce n’est juste pas son truc. Même s’il lui est arrivé d’avoir quelques aventures, la plupart du temps, il a besoin de ressentir un peu quelque chose pour coucher avec une fille, ne serai-se qu’une forte amitié ou juste une grande complicité. Seulement qu’elle ne soit pas une étrangère. C’est stupide pour beaucoup de gens, pour la société actuelle, mais c’est sa façon de fonctionner.

Cheminant avec Ebbe, Judy affiche un large sourire sur son visage de jeune adulte, mains dans les poches de son perfecto en cuir, il a mis une chemise, bien qu’une paire de basket. Décontracté, mais un minimum habillé tout de même. Il a beau être un sportif, il prend un minimum soin de lui. Surtout quitte à accompagner Ebbe. « Je suis ton cavalier ce soir ! » S’est-il exclamé, à coup de « Mademoiselle » en mimant un côté soutenu et gentilhomme juste pour la taquiner, en début de soirée. Vraisemblablement de bonne humeur.

« Aller fais pas la gueule, ça va être sympa tu vas voir, j’peux te présenter un peu à mes potes » Lâche t-il alors que les deux s’immobilisent enfin devant le lieu de la soirée. Ils n’en sont pas à leur première, ni même à leur dernière, mais souvent, Ebbe préfère rester chez elle à étudier. Ou se perd à ses propres soirées, sans lui. Ils ne fréquentent pas forcément le même lieux, ni les même personnes. Du fait que Judy est un sportif, plutôt réputé à l’université, se destinant à une carrière professionnelle, les fréquentations vont de pair. Pas forcément du gout de la jeune femme qu’il connait depuis pourtant bien longtemps. Là encore, il a pu voir un fossé se creuser entre eux, petit à petit. Mais il ne se sent pas prêt à la lâcher pour autant, à arrêter de la voir. Surtout alors qu’ils sont voisins d’immeubles.

« Bien sur, j’vais faire attention, promis » Dit-il en la gratifiant d’un clin d’oeil. Il s’apprête à saisir sa main pour l’entrainer avec lui, mais la voilà déjà qui s’éclipse sans lui laisser le temps de réagir. Penchant la tête en arrière dans un soupir, il s’avance, déjà alpaguer par ses premiers potes qu’il saluent à coup de check et autres bises sur les joues des filles. La belle gueule populaire, dont on repère aisément la haute taille, au milieu des autres, alliée à une tignasse brune en bataille.

C’est en allant chercher un deuxième verre qu’il tombe finalement sur Ebbe, en train d’explorer un peu la maison dans laquelle se tient la soirée. « Alors ? » L’alpague t-il, tandis qu’il se prépare un whisky coca, alors que l’italienne se tient non loin et fini par s’approcher. « Tu t’amuses un minimum ? » Demande t-il en levant les yeux vers elle.


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MessageSujet : Re: I am surrounded by clowns and liars [Judy]   Dim 2 Déc - 20:09
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Ebbe Bartolotti
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I am surrounded by clowns and liarsNovembre - une fête, tard  - @Judy Riggins
Je ne me sentais pas à ma place dans ce décor. Il n’était pas rare que j’ai cette pensée mais aujourd’hui – et surtout ce soir –, elle n’était que plus vive et plus persistante dans mon esprit. Un court instant, j’avais envisagé de m’éclipser et abandonner Judy à son sort mais la promesse faite à ce dernier – et à moi-même, de m’assurer qu’il rentre sain et sauf chez lui – me retint. Alors, telle une captive, j'avais opté à explorer ma cage dorée, avant de me mêler aux autres détenus.

Je balade mes doigts tout le long d’un mur, mes yeux fixant tour à tour les tableaux ou les vases ou les meubles qui venaient remplir cet espace vide et offrir un semblant d’identité au lieu. Ni riche, ni pauvre, ni sophistiqué, ni malpropre. Nous avions affaire au gosse d’une famille moderne traditionnelle et moyenne, à l'avenir ni trop belle, ni terrible. Un court instant, je me demandais ce que l'appartement où nous vivions, mon père, mon oncle et ma jumelle pouvait inspirer aux rares visiteurs : le crime, la famille, la débauche, l'unité...  

- Alors ? Tu t’amuses un minimum ?

La voix de Judy m'extirpe de mes rêveries. Pour toute réponse, je me contente de lui adresser un sourire au coin. Je n’étais pas l’amie la plus bavarde, mais il le savait. Il ne m’en tiendra pas de rigueur. Je m’approche également de lui, et me sers à mon tour. J’opte pour une vodka-pomme que j’agrémente aussitôt d’une poudre brune de ma propre confection, que je sortis du fond d’une mes poches - protégée dans du papier aluminium. Ce n’était pas de la drogue, seulement un mélange d’épices et d’herbes qui apporte un goût particulier et agréable à une boisson que je trouvais trop insipide.

- Je préférais la soirée chez ton ami, dont le père était passionné de reptiles
, susurrais-je, sourire subitement aux lèvres.

Je repensais à cette fameuse soirée. Elle devenait bien trop longue à mon goût et avait exprimé l’idée qu’en libérant un des serpents, ce calvaire serait fini. Un désir exprimé à haute voix à une fille que je ne connaissais que trop bien, ma meilleure amie pour être exacte, qui avait accompagné Judy et moi. Elle n’avait eu aucune peur et, à l’abri des regards, avait ouvert le vivarium et déclenchait « l’alerte », en criant que les deux serpents étaient portés disparus. Mais mon sourire se fane subitement, en repensant à cette amie.

Morte. Elle était morte, aujourd'hui. Elle le sera toujours demain. Ainsi que les jours, semaines, mois et années suivants. Je me rendais subitement compte que nous n’allions plus construire le moindre souvenir amusant, qu'elle n’allait plus m’éblouir avec son imagination ou son intrépidité, et qu'elle n’allait plus remplir ces silences qui se creusent entre les autres et moi par ses rires ou conversations intéressantes. Bêtement, je regarde autour de moi, pensant être folle et qu'elle est en fait vivante, m'attendant au coin d'un couloir. Et c'est à cet instant que je comprends ma bêtise. Morte. Elle l'était, et elle le sera. Et seule je le suis, et je le serais.

J'ai l'impression que les murs de cette prison dorée sont subitement trop proches, que la pièce est trop étroite, que le lieu est étouffant. Une impression que je décide de noyer aussitôt en mettant exceptionnellement plus de vodka que d’ordinaire dans ma boisson, et en l'avalant d’un trait. Je grimace d’abord, puis je plisse le nez pour aussitôt toussoter un tantinet. La vodka n’avait guère du goût, à vrai dire, mais brûlait le gosier sans aucune pitié. Je ne tarde pas à m'emparer d'un bol de chips pour remplir mon estomac. Je ne succombais pas aussi vite que les filles de mon gabarit aux effets de l’alcool mais je prenais malgré tout quelques précautions, comme alterner boissons et nourritures. Un automatisme que j'avais développé ces deux dernières années.

- Dis-moi, tu m’avais dit que tu travaillais dans un saloon, nan ? glissais-je, me réfugiant subitement dans les rares souvenirs où la Morte n’était pas présente. Et tu m’avais dit que c’était dirigé par une bande de frères. Ils s’appelaient comment, déjà ?

Parle Judy. Parle de tout, et de rien. Parle de choses stupides ou drôles. Parle, et occupe un court instant mon esprit. Peut-être que ce soir, je devrais te suivre, rencontrer qui tu veux que je rencontre, et faire ce que l’autre veut. Peut-être que ce soir, il vaut mieux que je ne réfléchisse pas. Cette dernière idée était subitement séduisante : ne pas penser.  







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