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 ALTO&AISLING » God’s gonna cut you down.

MessageSujet : ALTO&AISLING » God’s gonna cut you down.   Dim 18 Nov - 19:45
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Aisling Ó Luain
Une plume qui s'étouffe dans le goudron.

posts : 21
points : 100
feat : Eddie Redmayne.
crédits : dandelion (avatar), anaëlle (signature).
Âge : 34
logement : The Old Lady -F3, n°503, 5ème étage. Les couleurs de l'Irlande disséminées un peu partout, le stock de bière jamais en grève.
WHO THE FUCK TAUGHT YOU HOW TO PERSEVERE ?

God’s gonna cut you down.NOVEMBER 2018 - around  midnight
The Bronx, New-York City

That one is gonna hurt, Ace.
Les phalanges s’écrasent contre sa joue, prennent avantage du fait qu’il n’ait pas monté sa garde assez vite. Le gout métallique du sang éclate sur sa langue, la douleur qui irradie dans sa mâchoire supplante quelques instants toutes les autres alors que sa tête part brutalement sur le côté. Sa vision se noircit, son sang rugit à ses tempes ; il sent le protège-dents qui vibre désagréablement, son cœur dopé à l’adrénaline qui fracasse ses côtes à un rythme impossible. Puis ses instincts le déchirent,  guident sa fuite vers l’arrière –quelques pas ivres sur ses jambes épuisées d’avoir trop dansé. Il entend à peine le public qui s’abandonne en cris un peu plus vifs encore, les sens comme anesthésiés par les souffrances qu’il ressent un peu partout, lui rappellent qu’il est encore debout, cartographie truquée des coups encaissés, de la violence essuyée.
La pensée est furtive, traverse son esprit alors que ses talons s’encrent dans le sol, que ses prunelles se braquent sur l’adversaire qui s’approche de nouveau, revigoré par la confiance qui lui instille ces autres par leurs grondements sauvages. L’ecchymose qui déjà fleurit sur son visage va être compliquée à dissimuler, s’attirera encore les regards mécontents du patron. Mais déjà ses muscles se tendent, sa position se stabilise, son regard s’aiguise. Jouant de son équilibre, il déjoue à son tour la défense trop lente de l’autre homme, et frappe, une fois, puis deux,  remonte sa garde et s’esquive pour éviter un coup de genou malencontreux, puis revient à l’attaque.
Le carmin tâche  un peu plus les bandes qui protègent ses mains, imbibe le nacré depuis longtemps souillé par l’âpreté du bitume sur lequel ils évoluent, éclabousse son visage.
Imprègne son âme alors qu’enfin il étreint la sensation enivrante de liberté qu’il ne trouve que dans le combat.

Une main lui tend un mouchoir qu’il accepte sans réfléchir en le passant sur son visage en sueur, un remerciement au bout des lèvres, alors que ses yeux se refusent à quitter l’Irlandais qui fait une seconde fois ses comptes, l’air trop sérieux et les doigts oubliés dans la verdure froissée. L’épuisement physique mêlé à la douleur rendent Aisling de moins en moins patient, mais il s’abstient de tout commentaire en dépit des mots qui lui brûlent la langue. Cela fait des années qu’il travaille avec Darragh, assez pour savoir qu’il est assez doué en mathématiques lorsqu’il s’agit de dollars fraichement acquis au prix du sang et des gémissements, et que ce n’est qu’un prétexte pour le garder un peu plus longtemps.
« Si t’as quelque chose à dire … » tente-t-il en haussant un sourcil, alors qu’il commence lentement à reprendre contact avec le monde extérieur, sortir de la bulle duveteuse dans laquelle l’enferment ses affrontements.
Son regard scrute la foule qui avale déjà deux autres combattants un peu plus loin, jamais rassasiée, toujours insatisfaite, amas d’animaux déchainés –et encore, n’est-ce pas une insulte envers ces derniers ? Chercher Alto dans ce ramassis opaque de silhouettes excitées se pare d’une douce naïveté ; sa seule chance de le retrouver est en allant l’en extirper lui-même ou bien en attendant qu’il s’en échappe.
« Ils vont finir par être mécontents. » grogne finalement Darragh entre ses dents.
Aussitôt, les iris attentives et alertes d’Aisling vrillent ceux de l’Irlandais, bien plus sombres.
Ils savent tous deux qui sont les hommes derrière ce ils. Ceux qui recomptent les billets et encaissent les revenus générés par les paris, un peu plus hauts dans la chaine alimentaire. Le roux sent ses entrailles se crisper, l’inquiétude se faufiler en lui, l’arracher à la paix éphémère et l’ivresse  délicieuse que lui procure toujours le combat –ces sentiments qu’il vient y chercher, sciemment, et qui auraient dû le poursuivre jusqu’au petit matin, l’entrainant dans un repos satisfaisant de l’âme et du cœur.
« Tes adversaires sont trop faciles. » élabore l’autre en le voyant froncer les sourcils.
Un rire silencieux et pétri d’ironie secoue ses côtes douloureuses –un coup qu’il n’avait pas su éviter.
« Clair que je me porte comme un charme, relève-t-il en désignant son propre corps, le sarcasme ardent sur la chair de ses lèvres.
-Tu sais ce que je veux dire. Ça fait trois mois que tu es redescendu de gamme, Ace. Ils vont finir par s’agacer. »
Ça ne générait pas autant de profits –puis se battre contre réputé plus faible que soi mettait certains combattants hors-jeu rapidement, ce qui là aussi constituait un manque à gagner. Aisling serre les dents, accepte les billets tendus sans fuir le regard planté dans le sien. Ces prunelles qui l’encouragent à y réfléchir.
« J’ai juste arrêté de mettre un prix sur ma vie. » conclut-il la discussion en s’esquivant.
Lui n’a plus besoin d’autant d’argent –à vrai dire, il pourrait tout cesser sans vraiment en ressentir les conséquences financièrement. Les billets qui récompensent son sang ne sont aujourd’hui plus qu’un joli bonus.
Pas sûr que l’Irish Mob s’aligne sur ses convictions à ce niveau-là.
Glissant l’argent dans l’une des poches de son pantalon déchiré, il s’oriente naturellement vers la foule qui rugit un peu plus fort l’espace de quelques instants –coup bien placé, peut-être l’un des gladiateurs des temps modernes a-t-il goûté le béton. Mais Aisling s’en contrefiche, ignore même la douleur qui pulse dans son genou et altère sa démarche d’ordinaire si assurée en agrandissant ses foulées, alors qu’enfin, ses iris trouvent la haute silhouette du Sisters qui l’a accompagné jusque dans ces sous-terrain sordides. Plus que sa carrure bien bâtie ou sa taille (qui doivent sûrement en intimider certain.e.s), c’est la teinte claire de ses cheveux qui le détache de tout ce noir et ce gris dont les autres s’habillent et l’air se pare.
Ça le fait sourire –une espèce de rictus espiègle-, parce que l’autre homme n’aurait certainement pas laissé passer une telle réflexion si elle avait été prononcée à voix haute. Heureusement que de temps à autres, Aisling sait se taire.

La distance s’efface, il retrouve avec un mélange de soulagement et de satisfaction le confort de cette présence qui se conjugue à la sienne, familière, bienveillante –étranges sentiments au sein de ce lieu qui lui inspire normalement tout le contraire. Gratifiant l’autre homme d’un regard qui fuit vers la sortie dans une invitation silencieuse, peu concerné par le sang qui macule certainement encore un peu son visage ou les tourments qui se refusent à quitter ses traits depuis les mots de Darragh, il tend par réflexe la main vers sa veste en simili cuir que le blond a accepté de garder le temps du combat, le remercie, et s’acharne à l’enfiler en dépit de ses muscles qui protestent violemment tandis qu’ils se dirigent vers la sortie. S’il arrive à l’Irlandais de rester, aujourd’hui, ce n’est pas le cas –il n’a même qu’une hâte, c’est échapper à cette atmosphère qui respire l’écarlate et les cris, le fric et les plaintes et qui l’oppresse brutalement. Son corps se plaint vivement de ce traitement trop brutal tandis qu’inconsciemment, il accélère le pas ; il en oublie le silence qu’il impose sans empathie aucune à Alto. Mais l’air frais de la nuit qui les accueille comme de vieux habitués lui donne l’impression que des litres d’oxygène viennent d’être injectés directement dans ses poumons, alors qu’il maintient la porte un peu lourde pour le blond. Le froid lui mord la peau, ravive un peu plus les douleurs qui parsèment son corps, grignote des frissons de long de ses mains abimées qui trouvent refuge dans la chaleur factice de ses poches.
Et enfin, ses épaules se courbent et il s’appuie un peu sur son genou non blessé pour offrir une considération bien méritée à l’autre, tester quelques angles d’inclinaison qui lui arrachent des sifflements sévères. Position vulnérable qu’il n’aurait sûrement adoptée à proximité de personne d’autre que celui qui se tient à ses côtés, la confiance tissée au fil de longues années d’amitié.
« J’vais avoir l’air fin demain, à boiter avec un bleu de la taille d’une balle de baseball sur la joue. » se moque-t-il de lui-même.
Il se redresse en grimaçant, avant qu’une expression presque sereine s’invite sur ses traits tandis que ses prunelles s’égarent sur le visage durement taillé d’Alto. Il s’essaye de deviner les émotions qu’il trahit et celles qu’il tait –celles-là se comptent en plus grand nombre, Aisling le sait depuis longtemps.
« T’as jamais pensé à faire un combat ? » demande-t-il soudainement, curieux.
Ce n’est pas la première fois que cette pensée s’immisce en lui, depuis le temps qu’Alto suit ses pas lorsqu’il vient s’abimer l’âme dans le vice de ces bas-fonds là, fracasser sa violence contre celle d’un autre pour le plaisir d’un public affamé de vermeil, pour remplir les poches de certains (surtout la mob, et les siennes) et vider celles d’autres. Mêlée aux quelques démonstrations de force dont il a déjà été témoin –la Casa n’est pas aussi tranquille que son nom le laisserait penser-, l’interrogation lui apparait légitime, et pourtant, c’est la première fois qu’elle franchit ses lèvres.
Une douleur lui pique la poitrine –et celle là n’a rien à voir avec celles qui affligent sa peau et ses os. Plus insidieuse, plus significative de l’attachement qu’il porte à l’autre homme.
La vérité, c’est qu’il détesterait le voir se perdre dans ce genre de pratiques.
« Je te suis. » offre-t-il finalement avec un sourire léger, le ton complice.
Qu’ils finissent au Old Lady, dans un bar Irlandais (il peut presque goûter l’arôme riche de la Guinness sur la langue) ou mieux, au saloon, il était temps de quitter les lieux.
De laisser ses vices derrière eux.




--- unstoppable
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MessageSujet : Re: ALTO&AISLING » God’s gonna cut you down.   Lun 10 Déc - 22:23
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Alto Sisters
c'est bien les hommes ça, toujours
à maquiller vos trouilles en vertu.

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feat : Charlie Hunnam.
crédits : Morrigan.
Âge : 39


Il dénote au milieu de ces bêtes qui beuglent à s'en briser les cordes vocales. Alto est si droit sur ses appuis que rien ne pourrait l'ébranler. Mains dans les poches, son regard ne lâche pas un seul instant le corps d'Aisling sur le ring. Ses pupilles le dévorent avec une dureté qu'il manie depuis si longtemps qu'elle est devenue machinale comme le fait de respirer. Le cowboy se laisse porter par les cris mais sa tête reste connectée à Ace, comme s'il lui offrait par ce silence et cette concentration toute cette énergie nécessaire pour avoir le dessus et ne pas laisser la douleur avoir un quelconque droit sur son être. Les muscles crispés, le corps de l'Irlandais recouvert de coups et de sang lui rappelle par moment les bagarres générale au Saloon lorsque tout le monde est si saoul et déconnecté que cela n'étonne plus personne de se battre dans un lieu public. Le son des verres qui se cassent et l'agressivité des tables qui se retournent le hante alors que l'assemblée devient toujours plus agressive. Le monde souterrain est un univers à part entière, une part des boyaux de la ville où seuls les plus courageux descendent. Avant de connaître Aisling, Alto s'était fait la promesse de ne jamais s'y échouer mais cette tignasse rousse l'avait rendu suffisamment curieux pour le faire venir en ce lieu presque sacré. L'artère principale du monde illégal, les combats, ceux où personne n'a besoin d'être accro ou de consommer, ceux où tu te rends pour gueuler ou foutre le bordel avant de repartir. Ici, la plupart du public est masculin ; les quelques femmes sont aussi agressives que le reste de la foule. Le blond blond est tellement habitué à cet univers sombre que rien ne le décontenance. En réalité, son détachement et sa force d'esprit l'aident à ne rien ressentir lorsque Aisling se prend des coups suffisamment forts pour l'envoyer à l'hôpital. Non pas qu'il se fiche de sa santé, une part de lui s'est simplement fait à l'idée que certains hommes sont taillés pour cela.
Il est évident qu'Ace est l'un deux.
Au même titre que ses frères qu'il a cessé de surprotéger. La liberté est le premier pas vers la sécurité.

Lorsque l'Irlandais atteint son niveau, sa carcasse reprend du mouvement tandis que les autres s'écartent instinctivement pour le laisser passer. Alto ne cherche pas à faire le malin, instaure simplement par son allure ce respect avec lequel on ne tente pas de négocier. Son chapeau vissé sur la tête, la nuit lui rappelle que ses frères doivent certainement traîner dans les recoins sombres de la ville tandis que lui sort à peine de ce vaisseau de violence. Cette même violence dont il faisait preuve plus jeune et qu'il avait finalement calmé avec les années pour ne pas finir avec un second bras en moins. Il accorde à Aisling un sourire discret, observe du coin de l’œil sa stature, ses possibles blessures. S'il ne lui demande pas plus de soin que cela, c'est que les choses vont assez biens pour ne pas faire un détour dans son appartement pour le rafistoler. Tandis qu'il entame un pas plus assuré que le combattant blessé, Alto marque un temps d'arrêt, remet en place sa veste en jean avant de se tourner vers son compagnon de route. J'y pense à chaque fois que j'suis sur la paille. Note d'humour pour ne pas lui montrer que les fins de mois sont parfois inquiétantes même s'ils parviennent toujours à tenir la route. L'avantage d'être huit, l'un des Sisters parvient toujours à dépatouiller les autres tout en restant le plus possible dans la légalité. S'il rêve parfois d'une vie simple à la campagne, accompagné d'une femme et de ses enfants, Alto sait aussi qu'il ne saura jamais sacrifier sa présence ici. Ses sourcils se froncent alors qu'il se retient de fumer. Le cowboy a remarqué que ses poumons lui demandent une trêve. La toux qu'il subit ces derniers jours est une bonne raison de ne pas se descendre un paquet par soirée. Mais la Casa a besoin d'un boss en forme. J'peux pas me permettre de pas être capable de défendre les miens parce que j'me serais fait détruire là-dessous. Son regard est plus sincère que jamais lorsqu'il fixe Aisling. Dans la noirceur du Bronx, si quelqu'un venait à les défier, il aurait la force de les défendre tous les deux. Etre disponible pour ses frères, qu'ils le soient de sang ou de cœur est une règle essentielle à sa vie.

Tu m'ramènes dans un de tes bars irlandais ce soir ? Il n'a en réalité pas envie de s'occuper de la moindre responsabilités pour le moment. Pénétré dans le Saloon, c'est à nouveau endosser son rôle comme il le fait déjà à longueur de temps. Son regard lâche celui d'Aisling pour lui laisser le droit de boiter dans l'intimité alors que son cerveau lui renvoie les signaux du manque de nicotine. Une part de lui se dit que l'alcool l'aidera à passer le cap sur son envie de craquer. Là-bas, installés à un comptoir, les deux hommes pourront discuter en tête à tête, comme des amis mais surtout des frères.


he's a badass with a good heart.
SOFT, BUT STRONG. UNAPOLOGETIC AND HONEST. HE'S THE TYPE OF MAN YOU GO TO WAR BESIDE -
not against.


quand t'acceptes pas de renoncer à tes origines de cow-boy:
 
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