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 (#204) blues -lola

MessageSujet : (#204) blues -lola   Mer 7 Nov - 20:25
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Siam Romaldi
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la lune a percé, les nuages allant-venant continuent leur chemin à l'identique de l'aiguille qui court et court sur le cadran. la lune a percé, la fin de journée a sonné, depuis longtemps oublié dans des tourments qu'on créé pour ne pas songer. fauteur de trouble qui fuit la route, enfant fuyant qui tarde le soir; tu empreintes de nombreux visages ce soir, puis tous ceux d'avant. on ne va pas mentir si le ciel obscure reprend ses droits bien plus tôt avec l'hiver arrivant, rien ne rallonge l'heure à laquelle tu fermes aux passants la boutique qui n'accueille plus personne. à cette heure là tout le monde rentre, s'en va dîner, s'en va danser; et toi tu traines le pas. ta seule amie pour ce soir c'est ton éternelle clope qui te tient compagnie, et le silence. le silence qui t'enveloppe quand tu longes le trottoir, quand les voitures passent indifférente et que la vie suit son court. toujours pareil, le même chemin qui ne dur pas, tes pieds qui le connaissent par cœur et ton esprit ailleurs. c'est pas qui tu n'as pas envie de rentrer, t'as juste aucune envie d'encore te tourmenter.

tu sais pas quoi faire ce soir, pas de personnes à aller voir, pas de bar à rejoindre avec des étrangers rencontrés ci et là. t'as rien à faire et t'es même pas sur de trouver quelqu'un à l'appartement. à vivre avec autant de gens les uns sur les autres, t'es pourtant jamais certain de savoir où est qui. rituel continuel. la porte de l'immeuble s'ouvre et tu prends les escaliers, tout pour reculer le moment. le ventre qui se sert, le palpitant qui s'accélère. t'aimerais qu'il arrête un instant, que son cœur se calme. pas le tien, c'est jamais le tien. même sensation de nausée à la vue de la porte. t'es pas le bienvenu de ta propre décision. tu mets tes pensées et ressentis sur pause, t'es pathétique Siam. alors tu envoies valser le malaise, t'ouvres la porte et tu lui refermes au nez; le laissant sur le paillasson. tu sais si bien faire. pas un bruit, il fait sombre mais pas noir. pas la preuve d'une quelconque compagnie pour autant. t'avances du couloir au salon, demi tour au détour de l'ombre de sa silhouette. puis il y a ses yeux sur toi, déjà trop tard; alors tu t'arrêtes dans ta fuite. merde.. soupire inaudible, tu ranges tes cheveux en arrière. ombre d'elle même, fantôme de la pièce, tu te rends compte que le malaise vient de glisser sous la porte et qu'il a quitté le paillasson. y'a ton visage qui se ferme, et tu te dis que t'aurais pas du jeter la fin de ta clope avant de monter. t'es toute seule à l'appart ? ça fait des jours que tu lui as pas parlé. des semaines, des mois que tout est brisé. tu pensais plus tomber sur Med qui bosse jamais. t'espères même encore le voir débarquer et mettre fin à ce tête à tête qu'elle ne souhaite pas. elle ne veut pas te voir. elle ne veut plus te voir. elle ne veut ni entendre ta voix, ni sentir ta présence, tout plutôt que de voir pulser le cœur de son héro dans tes veines. elle a pas besoin de le dire Lola, ce regard que tu lis chez elle, c'est le même que ton reflet. voleur.


But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system —————.
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MessageSujet : Re: (#204) blues -lola   Lun 12 Nov - 10:44
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Lola Sorensen
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Le réveil sonne. Une fois. Deux fois. Trois fois. T’as envie de vomir rien qu’à l’idée de te lever. De retrouver ces livres que Gaby aimaient tant. Et toi. Plantée au milieu comme une conne. A pas savoir quoi faire de tous ces bouquins. De tous ces gens qui te sourient comme si de rien était. Mais y’a rien. Pour eux. C’est pas leur monde qui s’écroule avec son absence. C’est rien. Rien d’autre qu’une vieille habitude qui s’efface avec le temps. Le gentil garçon de la librairie est parti. C’est tout. Il est pas mort. Il est parti. Peut-être qu’ils regrettent parfois son sourire. Probablement à peine. C’est rien pour eux. C’est tout pour toi. C’est le monde qui s’écroule à tes pieds. C’est l’envie d’te lever qu’est parti avec lui. L’envie d’aller quelque part. Peut-être pas très loin. Mais y aller quand même. Le coeur léger et plein d’entrain. Simplement parce que, dans tous les cas, peut importe le résultat, vous marchiez dans les mêmes pas. Mais ils sont plus là. Ces pas qu’il incrustait dans le sol juste devant toi. Ces pas que tu pouvais simplement suivre pour y laisse toi aussi ta trace, juste par dessus la sienne. Plus de pas. Plus de Lola. T’attrapes ton téléphone pour envoyer un message à ton boss. Votre boss. T’es malade. Tu pourras pas venir aujourd’hui. C’est pratiquement pas un mensonge. T’es malade de son absence. T’as presque pas dormi de la nuit. C’est comme ça depuis des semaines. Y’a comme un gouffre sous tes yeux. C’est pas trop joli. Tes yeux rouges et tes cernes noires.

Les heures passent sans que tu fasses grand chose. Les autres partent au travail et toi, tu restes là. Blottie sous un plaid sur le canapé. Là. Avec son coussin dans les bras. Mais à force de le sentir, son odeur est partie, remplacée par la tienne. C’est pourtant pas ton genre. De rester à rien faire. T’as toujours détesté ça. Mais là … C’est comme si t’avais la force de rien. Juste de rester plantée là, devant un film à la télé. Pendant des heures. Tu manges de la merde. Des popcorn et des bonbons. Tu t’es même pas lavée. Même pas changée. T’es encore dans ton petit shorty avec un sweet. Mélange étrange. Aussi étrange que toi. Tu sais même pas l’heure qu’il est quand tu te lèves enfin. Pour aller faire des pates. Y’a encore personne qu’est rentré. Enfin. Personne avant la porte qui s’ouvre pour laisser passer Siam. Tu t’figes. Le coeur explose. Tu l’regardes dans la pénombre. La. Sans rien dire. Qu’est ce qu’on dit dans ces moments là ? Tu bug un instant. Ca défile dans ta tête. Pourquoi t’es là ? Question conne. Il est chez lui. Comme toi. Bordel. Ca fait des jours et des jours que tu t’es pas retrouvé en face de lui. A devoir parler. Autre chose que ‘hey…’. Peut-être que tu devrais juste dire ‘hey’ et t’enfuir vers la cuisine. Mais voila qu’il commence les questions. Il a l’air meilleur que toi aux small talks… « Hum… Ouais… » T’as l’impression que ça suffit pas. Que tu devrais rajouter quelque chose. « Fin… Maintenant y’a toi quoi… » Super rajout. Terrible. D’une intelligence sans fail. Tu fais pitié sérieux. Tu passes la main dans tes cheveux en bordel. Comme si ça pouvait changer quelque chose à ta dégaine. « T’as l’air d’aller bien » Y’a quelque chose de terriblement pas naturel dans tes mots. Presque comme une accusation. T’as l’air d’aller bien contrairement à lui. Ou même à toi. On dirait presque que ça t’fait rien. Qu’il soit plus là. Tu l’penses pas. Enfin. Probablement pas. T’en sais rien. Mais ce que tu sais, c’est que tu veux pas y penser.
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MessageSujet : Re: (#204) blues -lola   Lun 12 Nov - 19:18
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Siam Romaldi
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amusement de la vie, divertissement du destin. on glisse sur la scène deux protagonistes à l'agonie. tortionnaire des évènements, coïncidences agaçantes qui viennent entacher tes décennies. des jours, peut-être même à compter en semaine ces têtes à têtes fuit comme des lâches. de simples mots échangés sous le regard de d'autres bien trop dépassés. des "merci", des "s'te plaît" quand vient l'heure du repas et que tout le monde se côtoie. c'est devenu rare car tu fuies, c'est devenu rare car elle aussi. Siam tu te souviens seulement de la dernière fois que tes yeux on percuté ses prunelles ou ça aussi ça à sombré dans l'oublie des jours qui se sont écoulés ? placardé sur la liste des accusés, c'est plus sur ce banc mais sur celui des coupables que tu t'es toi même installé. et elle, si faible, et elle fantomatique. tu l'entends le vrai fantôme hurler dans ta tête. jamais il ne l'aurais toléré. mais Gab' fermes là, c'est toi qui l'a décidé. et Gab' s'te plait laisse ton cœur s'arrêter. clic clac. un clic de l'horloge, une claque dans l'visage. Hum… Ouais… en plus de ses mots, elle en a aussi perdu l'habitude de se foutre des fringues sur le dos. les phrases en entières refusés en punition. il y a eut d'abord leur absence en chambre blanche. l'un confiné dans un box réfrigéré, l'autre confiné dans un deuil dont t'étais pas invité. elle veut fuir, alors tu rajoutes rien, suffit d'à peine voir sa tête. son teint blanc, ses cernes rouges, et les yeux t'en sais trop rien, ton regard se détourne avant même de t'y attarder. lâche Siam, sale lâche. t'es certain qu'il te détesterait. Fin… Maintenant y’a toi quoi… le retour de sa voix te désarçonne, t'étonne. et toi dont les pensées avaient déjà fuit vers ta chambre, tu t'arrêtes au salon sans pour autant plus de réaction. les doigts sur ton cuir, tu en tires les manches, retirant le vêtement. ouais, maintenant à toi Siam, quoi. seulement toi. pas le bon toi de l'ancien duo, tu le sais. toujours pareil. ironie qui glisse sur ta langue, tu jettes ton cuir sur la banquette, récupérant au passage tes clopes. il y a toi, toujours toi dans l'entourage. si seulement c'était la seule gifle infligée avec sa voix. si seulement, bordel c'était pas Lola. T’as l’air d’aller bien "aller bien" "avoir l'air" toi et ton corps de mort vivant. elle parle pour rien, elle frappe l'air de rien. stupeur, y'a les tripes qui se tournent, et son palpitant qui s'indigne. le sien, jamais plus le tien. derrière le visage fatigué de ton travail, de ta semaine, de ces mois et de la vie; derrière les mèches qui viennent toujours devant les yeux, y'a ces derniers qui se relèvent sur elle. l'air qui devient invivable. vas-y Gab' arrête ton coeur maintenant, entends la. elle est malade Lola, malade de son absence, malade d'un mal qui ne guérit pas, malade de manque. ça se voit partout, dans l'air, sur son corps, sur son visage. toi  on dirait pas... tu répliques sans un mot plus loin que l'autre, le noir comme seul tonalité. c'est un peu un comble pour une fille qu'est pas censé ressentir la douleur... ça sort et dans tes souvenirs y'a Gabriel qui voudrait te frapper, d'être aussi con, d'être toi. parce que souvent tu réalises même plus, peut-être que déjà avant tu te perdais, qu'il restait bien le seul à encore te faire remonter dans les ressentit. tu traverses le salon, passant à côté d'elle. suffisamment pour encore une fois te rendre compte que tu l'as fuit depuis longtemps, que t'as même oublié à quoi pouvait ressembler son visage vu de près, ou même son parfum. mais bon, ce ne sont que des airs... personne est dans la tête de l'autre. tu sors une clope, tu vas à la cuisine. t'es méchant et tu sais même plus t'en rendre compte. tu te haïs tellement que parfois c'est elle que tu haïs. elle qui n'y est pour rien, elle la délaissée. et ça te prend d'un seul coup, l'envie de faire demi tour, t'excuser, dire que de tout ça y'avait rien de pensé. Gabriel, arrêtes de le faire fonctionner.


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MessageSujet : Re: (#204) blues -lola   Sam 24 Nov - 14:37
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Lola Sorensen
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Y’a comme une brume de malaise tout autour de vous. Une brume de malaise sur un océan de regrets. Tu sais pas quoi lui dire. Au fond, t’as jamais vraiment su. Parce que tout ce qui vous a toujours lié, c’est Gabriel. Et sans lui, vous êtes juste là. Comme deux cons. Infoutu d’tenir debout. Deux pieds d’un tabouret qui se pète la gueule. Pourtant, il a raison. En un sens, il a toujours été là. Peut être que c’est pour ça que ça brule autant à l’intérieur. Ce rappel constant de ce qui manque. Tu l’observes s’éloigner un peu. Balancer sa veste sur le sofa.

Y’a l’rire qui s’élève. Amer. T’as envie d’le frapper. Pour oser parler de ton absence de douleur quand il a jamais rien compris. Personne a jamais rien compris. Même toi tu comprends pas. Y’a la colère qui gronde. T’as envie d’lui hurler que lui il va la sentir la douleur. Quand tu lui foutras ton poing dans la gueule. Pour qu’il arrête de parler. Parce qu’il a pas l’droit d’parler. Pas de ça. Pas du vide immense de son absence. T’écoutes même pas ses mots quand il passe à coté d’toi. Y’a que les mots qui sortent. Aiguisée comme une lame de couteau. Et tu frappes. D’un coup sec et rapide. « Et toi c’est un peu un comble qu’t’ai l’coeur qui bat » Tu regrettes tes mots avant même qu’ils sortent de ta bouche. Acide. Ca te ressemble pas. Cette méchanceté impossible à réprimer. Mais ça hurle tellement à l’intérieur. Tu sais plus comment faire taire les cris du coeur. Gabriel t’aurait insulté pour avoir osé. Pour dire quelque chose comme ça. A lui. Surtout à lui. Parce que la vérité, c’est qu’il aurait choisi d’lui donner son coeur s’il avait pu. Siam, c’était un peu sa moitié. L’ombre de sa lumière. L’un, indissociable de l’autre. Tu passes tes mains sur tes yeux. Putain. Qu’est ce que tu fous ? Hein ? Tu sers les poings. Fort. Tes ongles s’enfonces dans ta peau. Tu voudrais tellement pouvoir faire fuir la douleur de son absence comme ça. Pouvoir avoir mal. Mal ailleurs qu’au creux du coeur. Il sait pas lui. Ce que ça fait. Il réalise pas. Parce qu’il la connait la douleur. Peut-être plus que les autres. Ils ont tous appris à la maitriser. Tant bien que mal. Mais toi. Toi, tu t’es pris une tempête dans la gueule. T’es noyée sous les emotions. Coincée par le poids de son absence au fond de l’océan. Et chaque respiration te rapproche de la fin.
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MessageSujet : Re: (#204) blues -lola   Dim 25 Nov - 22:11
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Siam Romaldi
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vous ne devriez plus vivre sous le même toit. deux âmes trop effritées qui ne peuvent pas se supporter. dans la perte il y a ceux qui se soutiennent, qui sont rendu plus fort par les actes passés, et y'a ceux qui se déchirent. vous n'avez jamais été pré-destinés pour faire partit des premiers. vous êtes les mauvais dans la loterie de la chance universelle, on vous a oublié à la naissance vous les mal lotis. vous étiez même pas pré-destinés à vous soutenir avant, elle était pré-destiné pour Gabriel. dès le début tu l'as bien vu, sa manière de le regarder, de sourire, de tout voir par lui, de tout faire pour lui. Lola elle souffrait pas, mais si elle avait pu elle aurait souffert le martyr pour ton meilleur ami. depuis le début tu l'as vu. et t'en as passé du temps à l'observer, sa manière d'éloigner ses cheveux de son visage quand elle observait son héro de loin. sa manière de sourire quand il entrait dans la pièce, leur manière qu'ils avaient de se chercher du regard quand ils étaient dans la même pièce, sans se parler, juste vérifier. alors t'aurais pas du rester, tu le savais dès que le sujet "sortie d'hôpital" a été abordé; tu savais que tu devais te tirer. mais t'es faible Siam, ancré dans tes habitudes, dans ces âmes maladives avec qui tu t'es lié... alors t'as serré les dents. alors t'as entouré ce cœur intrus d'une multitude de remparts, de douves et autres pièges impossibles à pénétrer. tu pensais que seul le premier regard serait dur. que de voir son regard quand elle croiserait le tien trop en vie, sa douleur serait juste ça le plus difficile. mais la suite n'avait rien à envier au début. c'est le matin quand tu te lèves, quand tu dois affronter ton reflet dans le miroir, quand tu te douches et que tes doigts passent juste sous ta poitrine, quand tu dois enlever tes vêtements le soir, quand tu dois sortir de ta chambre, quand tu dois la voir errer, quand tu dois croiser son regard. vous ne devriez pas vivre sous le même toi. encore moins vous faire face. Et toi c’est un peu un comble qu’t’ai l’coeur qui bat. tout les mots si bas prononcés à haute et intelligible voix. la honte qui tord les boyaux, retourne les tripes. la culpabilité qui bouffe la chair. le dégout de soi, de toi, d'elle aussi. la faute à qui... souffle barbare qui s'éclipse de tes lèvres. retour en arrière, tour sur toi même; elle et son visage meurtrit. tu sais qu'elle s'en veut, Siam tu connais beaucoup trop ce visage. tu devrais laisser passer, tu devrais juste suivre tes pulsions. mais consoler, c'était ses attributions à lui. c'était son rôle, le sien. pas toi. un pas en avant, les pupilles d'un marron trop sombre qui en deviennent presque noires. je n'ai pas besoin de toi pour me le rappeler... t'étais même pas fichu d'être là la première fois. tu lui rappelles en ravivant pour tout les deux le souvenir cuisant de l'hôpital. de ton réveil en salle post opératoire, de ces nouvelles d'un cœur à surveiller, puis de son absence à lui, et des visages meurtrit. puis de son absence à elle, elle qui a jamais eut le courage de venir te l'apprendre d'elle-même. Lola sans crainte, devenu Lola fuyante. et vous te faites vomir avec ces conneries. t'as envie de t'excuser, lui dire que t'en dors pas la nuit. que tu lui demandes pardon d'encore exister, de vivre avec le cœur de son bien aimée, t'as envie qu'elle aille mieux sa Lola. parce que tu sais qu'il le voudrait... mais quand tu la regardes avec ses yeux noyés par trop d'émotions, tu sais plus très bien quel coeur se perd le plus.


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MessageSujet : Re: (#204) blues -lola   Dim 25 Nov - 22:58
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Lola Sorensen
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T’oses même plus lever les yeux vers lui. Y’a ce mélange de haine et de honte qui te fait bruler les yeux. Qui te donne envie de tout casser. Encore et encore. Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien. Rien que l’absence de tout. De lui. De toi. De vous. Est ce que c’est ça la douleur ? L’envie de hurler de toute tes forces. De crier jusqu’à t’en péter la voix. Jusqu’à ce que le monde soit sourd. Tu sers les poings encore plus fort. Comme si ça pouvait faire quelque chose. Comme si t’allais finir par la ressentir cette foutue douleur. Comme si elle allait pouvoir remplir le vide. Si seulement il pouvait être rempli. « Jt’emmerde » Les mots sortent tout seuls. Parce qu’il y a rien de constructif à dire. Parce que t’étais pas là et que t’avais tord. Parce que tu préférais crever que d’entendre le bip régulier de son coeur qui battait plus pour toi. Tu sers les dents. T’essayes de former une réponse. Pour te dédouaner. Pour lui renvoyer dans la gueule que c’est sa faute. Que c’est pas toi. Non. C’est pas toi. Il avait qu’à pas lui prendre son coeur. Il avait qu’à pas mourir. Il avait pas… Et puis tu lèves les yeux. Tu croises son regard. C’est presque comme si tu pouvais comprendre la douleur rien qu’en regardant le creux de ses yeux. Peut être que c’est pour ça que tu l’évites autant. Pas pour tous les souvenirs. Mais pour ce miroir qu’il te renvoie. Pour l’absence que tu vois dans ses yeux. Et y’a tout qui s’mélange à l’intérieur. La colère. Le ressentiment. La solitude. L’incompréhension. La tristesse. Ce putain d’énorme tsunami qui vient déferler sur tes cotes. Qui vient tout emporter. Tout ce que t’essayais de garder tant bien que mal debout. Plutôt mal que bien. Tu l’emmerdes ! Tu l’emmerdes avec son regard qui pue la douleur ! T’as pas besoin d’ça toi ! T’as déjà la tienne à gérer. Toi qu’a jamais su faire face à ça. Comprendre ce truc qui serre la poitrine. Qui t’empêche de respirer. Qui t’donne envie d’hurler. T’as pas besoin d’la sienne. De sa putain de culpabilité. T’as envie d’être égoïste ! T’as envie d’gueuler que c’est sa faute. Que sans lui, Gaby serait toujours là. Et tant pis si c’est faux. Et tant pis si c’est con.

Et sans savoir pourquoi, tu viens t’blottir contre lui. Brusquement. Peut-être même un peu trop fort. Son dos se cogne salement contre le bord du plan de travail. T’y fais pas vraiment attention. Tu fais jamais vraiment assez attention à la douleur des autres. Tu sers son teeshirt entre ton poing. Y abandonnant un peu de ton sang. « J’te déteste putain ! » Tu sais même pas comment tu arrives à articuler des mots. Là. Entre le cocktail d’émotion qui semble t’envahir avec une brutalité sans faille. Tu laches son teeshirt pour donner un coup sur son torse. Pour dissimuler le sanglot qui ne cherche qu’à s’échapper. « C’est pas juste ! » C’est pas juste qu’il soit mort. Lui. Lui parmi tous les autres. Il était le dernier qui devait partir. Le meilleur d’entre vous. De loin. Ca aurait du être toi avant. Egoïste impulsive.
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