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 i don't know what to do about your kiss on my neck (reebby1)

MessageSujet : i don't know what to do about your kiss on my neck (reebby1)   Dim 4 Nov - 14:11
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Bo Burns
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Tu la regardes. Cheveux décolorées, lèvres boudeuses, yeux délavés, air de merdeuse. Elle a les courbes qui te font chavirer, hanches généreuses, chute de rein dissimulée sous ces vêtements informes, pourtant t’as pas l’envie de la toucher. De venir te glisser derrière elle, lui arracher son cahier, l’envoyer s’cogner au mur pour pouvoir l’embrasser, l’enivrer, aucun frisson qui te traverse à l’idée. Désir flingué, libido à chier. Contre le bord de la fenêtre, tu fumes cette cigarette que t’as pris de son paquet, briquet dans tes mains et tu t’amuses à allumer la flamme juste pour le plaisir de voir le feu cramer l’air, sentir sa chaleur prêt de ton doigt rongé. Juste ce bruit. Ton doigt qu’allume le briquet, son crayon qui frotte le papier.
Pas de paroles, pas de musique, presque un silence assourdissant. La routine morose, enracinée par les années d’oublie, où personne se parle, rien à dire, juste l’envie de fumer, de dessiner, de réfléchir peut-être à vous deux en secret. A cette histoire fanée, cette histoire qu’on a flingué à peine née, cette histoire qui rime à rien, qui ressemble à rien, qui parle de rien. Vide total où bizarrement vous vous sentez bien. Routine rassurante, routine familière. Se cacher dans ce vide béant, ce vide chimère, ne plus se voir, s’oublier. Tu recraches la fumée, regard sur la rue salie du quartier. Tu t’ennuies. Ennuyé de tout, de ce quartier où rien ne se passe, de cet immeuble qui explose pas.
Manque crevant de faire des conneries.
« Tu veux aller au ciné ? », ça claque l’air, viol le silence sans qu’on ne le voit arriver, ça sonne comme un vers, une ligne de dialogue qu’il faut bien réciter qui vient pas du cœur, c’est lasse, c’est vous. Cette envie de fuir le quotidien sans s’bouger l’cul. Tu tournes la tête vers elle, elle qui daigne même pas te regarder, tu sais qu’elle dira probablement non, vas y tout seul, parce que vous êtes seuls. Deux esprits qui se rencontrent pas, deux âmes qui se voient pas. Deux individus. Au moins y’a pas de coalition, au moins y’a pas d’explosion. C'est peut-être mieux comme ça.
 
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MessageSujet : Re: i don't know what to do about your kiss on my neck (reebby1)   Mar 6 Nov - 15:23
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Reed Harkam
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Le crayon glisse sur le papier. Ebauche d’une nouvelle fresque de vide. Croquis à l’image du trou béant qui opère dans le silence pesant. Requiem morbide d’une paralysie. Agonie particulière de deux amants qui ne prennent plus le temps de comprendre vraiment que leur relation n’est plus que du vent. Mauvais tempo, l’inertie dans les échos. Enfer statistique où les apparences prennent le dessus. Le palpitant est le siège des sentiments, mais il n’y a plus de caresses, ni d’ivresse que des lames. Lames de rasoirs qui lacèrent les frêles espoirs. Tranchants qui opèrent le myocarde dans une géométrie latérale.
On a perdu de notre splendeur, n’est ce pas mon coeur ?
Et le crayon qui s’excite sur le papier.
Qui trahit la folie.
Ce putain de déni.

Le vide avale ce jeu lassant. Fais semblant. L’indifférence jusqu’à l’indignation. Pas un regard, ni même un sourire. Reed elle se fait l’effet d’une suicidaire qui se flingue aux barbituriques. A moitié présente, à moitié là. Partout ailleurs, autre qu’ici. Ne pas l’affronter lui. Ne pas songer à terminer ce piège d’apparences, pour se libérer de ce qu’elle a toujours détesté. Je ne serais jamais comme vous le voudrez. Putain de mensonge qui ne cesse de s’agiter dans ses pensées. Car elle est devenue exactement ce qu’on désire d’elle. Une paria en éclats. Une meuf qu’on place dans des cases toutes rangées, car elle va bien avec quelqu’un. Avec Bo, ça avait été comme ça. Même si y’avait bien plus que ces raisons la. Même si parfois - ça avait toujours été comme ça.
Déni. Déni. Déni.

L’histoire ne cesse de se répéter. Et à chaque fois, il ne perdure que ce silence en guillemets. Ils ne se regardent pas, ils ne se parlent pas. Ils restent là. Ils restent las. A se demander où ça a pu merdé. A chercher la raison de leur implosion. Ils aiment le statut, mais refusent la cohue. Car c’est compliqué d’assumer. Car c’est difficile de prendre des risques quand on tient en équilibre sur un fil. Foutus funambules prêts à se crasher au sol pour mieux recoller les morceaux. Sans un mot juste avec leurs maux. Car les plaies résistent mais pas cet attachement égoïste.
Arrêtes de te mentir.

« Tu veux aller au ciné ? » Et la distraction, le manque de conviction, le résultat de leur condamnation. Proposition muette pour maintenir l’ensemble. Ce nous pernicieux, que certains envient quand eux l’ennuient. Vas y, on maintient encore un peu les apparences. «  Pourquoi faire ? » Elle ne cherche même plus la poupée, à jouer, à essayer. A se modeler sur le motif du couple parfait. Y’a ce manque d’envie, ce néant de folie. Et au fond, ça la déchire car elle l’aimeapprécie vraiment Bobby. Alors elle se lève Reed pour se foutre loin de lui. Pour attraper une bouteille et se noyer dedans. Peut être qu’une fois la gorge remplie de liquide, elle oubliera le vide. Mais ils tournent en rond. Et y’a qu’une seule solution.
L’abandon.

Et rien qu’à cette idée, elle revient à ses côtés, le goulot entre ses lèvres boudeuses et la peur au creux de ses entrailles. Attrapant la clope d’entre ses doigts, elle la récupère, la peignant contre sa bouche. Avant juste d’avaler toute cette fumée pour ressentir quelque chose au fond de sa carcasse glacée. Car elle veut pas s’avouer cette vérité.
Car c’est quoi la vie sans Reed et Bobby ?

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MessageSujet : Re: i don't know what to do about your kiss on my neck (reebby1)   Dim 18 Nov - 9:39
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Tabac qui se consume, lumière au bout du cylindre qui s’éteint, qui se rallume, comme des battements de cœur, sûrement pas les tiens. L’écho d’un cœur qui n’est pas là, avec vous. Le tien, il marche plus et il a bousillé le sien au passage, il a rouillé tout l’engrenage, et vous avez l’air de vieux robots, l’genre qu’on a remplacé, l’genre qui sert plus à rien, qu’on a oublié de débrancher. Même la mémoire elle déconne, à même plus se souvenir du jour où tu t’es dit de belles choses, que cette fille-là, cette fille qu’on voulait pas, t’allait la séduire, t’allait l’aimer. Comme ça. D’un claquement de doigt, d’un battement de coeur, de cil, que ça allait être magnifique. Magnétique.
Dans la vraie vie, c’est pas si facile.
Dans la vraie vie, tu lui as pas dit de si belles choses, t’as bu, t’as trop bu. T’as tout niqué dès le début et le bouton reset marche plus. Tu fumes, l’regard qui préfère quitter son corps, qui préfère ne plus la voir, de toute façon tu lui diras jamais. Qu’elle est belle. Que tu la trouves vraiment très belle. Elle te croira pas et toi, tu voudras pas ponctuer la phrase d’un je t’aime. Tu voudras pas, tu pourras pas,
parce que t’es plus sûr que ce soit le cas. Que ça ait été le cas, au moins une fois.
Tu sais plus à quoi ressemble son sourire. Sûrement que tu ne l’as jamais vu, ça doit être ça. Tu hausses les épaules. Pourquoi faire ? Pour faire semblant évidement… « J’sais pas… Un couple ça fait ces choses-là », il parait. Le romantisme ça fait joli sur les réseaux, on affiche le ticket en story, on s’fait un bisou pour la photo. Toujours préférer les j’aime d’instagram, ça fait moins mal.
Elle s’approche de toi, elle capture tes yeux, elle te vole la cigarette pour fumer, pour s’embrasser. Tu sais toi, où on a merdé ? Elle te rend la cigarette, tu pourrais prendre sa hanche, l’attirer à toi, baiser son cou, baiser tout court. Tu sais bien tout ça, mais tu fais rien. « Ou tu peux continuer ton dessin, j’m’en fous », autre haussement d’épaules, nonchalant, non charmant. Tu fumes après elle, le gout de son stick à lèvres. A tes lèvres. Mais rien y fait.
T’as juste envie de sa bouteille, « On peut boire jusqu’au bout de la nuit aussi », parce que ça vous réussi bien, au moins ça. Boire. Trop boire. Continuer de tout niquer, de s’acharner sur le bouton reset. Au cas où.
Au cas où on s’aime.
 


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MessageSujet : Re: i don't know what to do about your kiss on my neck (reebby1)   Sam 24 Nov - 3:44
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Bug dans le code, lignes incompréhensibles qui s’enfilent sans signification. L’intégrateur a merdé pour les programmer. Machines décomposées qui ont oublié leurs consciences avant de s’en rendre compte. Goût de rien sur la langue, néant sur les gueules d’anges. Moi je voulais juste t’aimer mais on m’a pas bien expliqué. Alors ça fait semblant, ça reprend ce même schéma lassant. D’automatismes sans réel intérêt, de mouvements qui peinent à s’articuler. Fantômes errants, aimants déchirants. On a du inversé les pôles de leur magnétisme, car plus ils s’approchent plus ils se détruisent. De leur absence meurtrière, de leur lassitude carnassière. Ennui toujours affamé, jamais rassasié. Ouais peut être qu’on devrait juste revenir en arrière, faire comme si de rien n’était car c’est ce qu’on fait de mieux. Se mentir pour éviter les enjeux.
Mais ça tourne pas rond. Ça tourne jamais rond chez ces cons.
Car y’a cette conclusion, cette sentence qui attend le jugement qu’ils refusent de s’avouer pleinement.
Peut être que je devrais partir devant et te laisser pendant un peu de temps.
Putain ça la déchire rien qu’en y songeant.

Alors elle s’approche la carcasse inerte, pour aspirer un peu de fumée et déglinguer ses poumons déshydratés. Cage aux barreaux rouillés qui détient ce myocarde nécrosé. Plus de battements à l’intérieur, plus de lutte à l’extérieur. A quoi ça sert de se battre quand on n’y croit plus ? Quand on n’y a pas cru dès le début ? Fatalité évidente, issue si peu clémente. Et l’indifférence qui se berce au bord des lèvres gercées, réponse futile à l’image de leur relation nuisible. « J’sais pas… Un couple ça fait ces choses-là » Alors c’est ça. Juste pour continuer de manier les pions sur l’échiquier. Montrer à quel point c’est beau de s’aimer. Mais si c’est pas vrai, moi j’ai pas envie de jouer. Pas envie de t’embrasser pour avoir quelques mentions, échos de vous êtes trop mignons. Rien à foutre de cette réputation. Les prunelles s’accrochent quand elle décroche la clope de sa bouche insolente pour l’allumer dans sa gorge. Besoin de fumée pour mieux s’étouffer. Besoin de toucher pour mieux s’enflammer. Mais les cendres persistent dans le corps lisse. Pas de friction ou de frisson. C’est un ko avant la baston. Et elle rend la cigarette fine au gamin égoïste. « Ou tu peux continuer ton dessin, j’m’en fous » Présence désolante, compagnie arrogante. Ils ne cherchent même plus à se provoquer ou à essayer. Car y’a rien a sauvé. Et Bobby il hausse des épaules, lui. Parce qu’il s’est trop habitué à ce vide délabré. Il est devenu un trou noir et elle, elle est une comète emplie de désespoir. Pas foutue de briller pour essayer de le charmer. En même temps, elle n’a jamais étincelé par sa beauté et elle n’a jamais compris pourquoi il s’attarde encore à rester.  « On peut boire jusqu’au bout de la nuit aussi » Puis la solution aux maux. Se noyer dans les effluves faciles, se défoncer de l’intérieur pour éviter la moindre erreur. Alors on est résolu à ça, à se foutre en éclats pour se supporter encore alors qu’avant résonnait le refrain de l’hardcore.

« Ouais faisons semblant que tout va bien en s’arrachant la gueule, c’est plus aisé que de s’avouer la vérité. » Et les mots sortent sans réflexion, impulsivité à la con. Brutalité dans les syllabes et indifférence dans le ton glacial. Elle est froide Reed, car on la réchauffe plus depuis bien longtemps. Et qu’elle ne se rend pas compte des ecchymoses de ses paroles. Hématomes ravalés par fierté et peur de se retrouver abandonnée. Mais parfois faut juste se fracasser la gueule sur le bitume pour recommencer. A exister, à respirer, à essayer de lutter.
A s’aimer.

Et la poupée se rue sur la bouteille pour s’enterrer… Car c’est pas vrai.

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MessageSujet : Re: i don't know what to do about your kiss on my neck (reebby1)   Lun 3 Déc - 20:12
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Idioties. Mots arrogants, mots vides, remplis de conneries. Presque comme un j’m’en fous de toi, je veux juste mettre à jour ma page insta. Fait pas chier. J’ai plus l’cœur, j’ai plus rien pour t’écouter. J’suis sûrement devenu sourd le même jour où j’ai perdu la vue. Elle dit rien Reed pas encore, sûrement qu’elle laisse le feu détruire les plus grosses rancœurs pour pas te pousser, te faire tomber hors de la fenêtre, échapper une larme. Simplement parce que t’as pas su l’aimer, que tu l’as déçue, qu’les mecs c’est tous des enculés. Elle te touche pas la belle, sûrement parce que t’as trop d’épines sur l’épiderme, que t’as les mains remplies de ronces, que tu lui feras forcément mal, forcément. Que t’as l’ombre à tes pieds qui fait peur, qui te rend sombre, qui te bouffe, qui s’transforme en monstre dégueulasse, que t’existes plus. Faut partir. Faut te quitter, faut te laisser tomber, faut te laisser seul dans ta chute. Faut qu’on t’abandonne.
On est désolé Bobby, mais tu sais bien…
Tu détruis toujours tout. Désolé.

Elle bouge pas, la conne. Tu la regardes voler cette cigarette de tes lèvres comme si ce geste signifiait rien. C’est juste toi qui veut rien ressentir. Et puis tu continues de tout détruire. Avec tes mots qu’il ne faudrait pas dire, sûrement qu’ils font mal quelque part sur terre, pas si loin, juste là, dans ce squelette qui vieillit pas. Puis sûrement que t’as mal aussi mais t’es comme bourré aux anti-douleurs, aux anti-dépresseurs, t’as le corps endormi, et l’âme qu’est déjà partie. Elle a pas attendu elle. Elle s’est cassée quand la vie a commencé à devenir de la merde, puis elle t’a jamais donné de nouvelles.
Faut sauver les apparences, c’est vrai
Faut pas se réveiller.
Y’a la vodka. Faisons ça. C’est facile, y’a juste à fermer les yeux, à noyer les mots quand ils veulent sortir. Ou peut-être que t’aurais jamais dû venir. Peut-être que tes mots ont trop d’échos. Peut-être que ça y est, elle en a marre. Elle se barre.

Vérité, mot de danger à ses lèvres, tu tournes le visage vers elle, comme si elle sortait enfin du coma, que toi, elle te laissait là, à agoniser dans l’mensonge, à en prendre l’habitude, à en devenir inconscient. « Wesh, qu’est-ce t’as ? », comme si tu savais pas. Faut pas craquer Reed, on a pas fait tout ça pour rien. Mais c’est vrai, elle est où la fin ? Tu peux même pas lui dire que c’est bientôt fini, tu veux pas qu’elle se casse.
Qu’est-ce que tu feras sans elle ?
Qu’est-ce qu’elle fera sans toi ?
Elle boit sans toi, comme si c’est soudainement trop dur. Comme si y’a bientôt marqué fin. Tu fronces les sourcils, t’éteins ta clope, tu pars la rejoindre. Oh, l’cœur est pas là non, il est pas revenu. Mais tu la tournes vers toi quand même, comme si tu t’inquiétais pour elle, comme si t’étais prêt à l’appeler bébé, à la rassurer. Oh non, tout ça, c’est juste pour qu’elle fasse pas tout exploser. Tu poses tes mains sur ses joues, sûrement que le touché la dégoutte, tu dois puer le danger, tu dois puer le cauchemar. Ecarte-toi connard. « Tu veux quoi ? J’te propose de sortir, tu dis rien... », ouais parce que c’est de sa faute, si ça va pas. Tu fais le mec qu’a essayé, le mec qu’a voulu être parfait mais qu’on a refoulé. Le pauvre petit.
C’est horrible. T’es même crédible.
T’es tellement faux,
« Bo ».
 


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MessageSujet : Re: i don't know what to do about your kiss on my neck (reebby1)   Ven 7 Déc - 9:18
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On fait semblant, on recommence à douter de notre néant. Répétition blême des incertitudes et de la lassitude. Piège pernicieux où ils avancent mais pas vraiment à deux. Bloqués sans issue de secours, paralysés face à leurs mensonges de velours. On fait quoi, maintenant ? On tourne encore ou on se mord jusqu’à l’aurore ? Ça marche pas, ça marche plus. Leur schéma d’apparence, leur silence d’inconscience. Amour terni, détruit, peut être jamais acquis. Y’a un goût amer au fond de la carcasse meurtrière. Une saveur de pas assez, effluve d’inachevé. En hommage à toutes les opportunités gâchées, à toutes les années à se contenter de regarder dans le vide plutôt qu’à construire une relation fluide. On a merdé et on peut pas retourner à la case départ. Parce que la vie c’est pas un Monopoly, et qu’à trop s’acharner on fuit. Elle trace la jolie,  loin des hypothèses et des thèses. Sur les sentiments non partagés, sur la dévotion à un sens. Pas de traduction à leur condamnation. Pas de solutions pour se tirer de cette équation.

Je me suis tirée une balle dans le pied avant de commencer.
Et toi tu m’as terminé avec un plomb dans le coeur, histoire qu’on se noie pas dans l’horreur.
Car être normal, ça vaut pas le coup, et qu’ils préfèrent se prendre des coups plutôt que de se mettre à genoux.

Alors ça s’échappe, ça dérape, ça nique l’équilibre pour s’essouffler, pour trouver une nouvelle cadence sur laquelle danser. Ils sont pas doués Bobby et Reed. Ils savent jamais comment contourner les obligations pour en faire une diversion. Trop de tentation de se faire bouffer par cette spirale sans fond. Facilité de sombrer, difficulté d’avouer. Alors elle clame l’infâme. Elle rage contre l’orage. La vérité en bourreau, la sentence à l’échafaud. Elle accuse aveuglement toute cette transparence, toute cette médisance qu’ils peignent avec indifférence.
Car ça sonne faux leurs échos.
Echanges calculés pour paraitre comme tous ces couples biaisés.

Mais elle ne veut plus la poupée, vivre dans le faux, mourir dans le vrai. Ce n’est pas une façon d’exister, mais un moyen de s’enterrer. Alors elle crache à la gueule, elle. Frêle éclat de dentelle qui n’en peut plus de jouer un rôle dans cette pièce cruelle. Dramaturgie écrite par deux paumés loin des hautes lumières des acclamés. Pathétique. Chaotique.
On trompe plus personne avec notre idylle monotone.

Et elle s’enfuit et il suit. Car y’a pas de Bobby sans Reed. Ça sonne strident aux tympans, ça hurle à la tragédie. Car elle fait quoi sans lui ? Et lui il fait quoi sans elle? C’est sans appel. Condamnation à perpétuité quand ils ne savent plus comment se comporter même quand ils s’apprêtent à se déchirer. « Wesh, qu’est-ce t’as ? »  Et il essaie Bo de rattraper les miettes éparpillées, de recoller la peinture défoncée. Mais elle se noie la beauté dans l’attrait de l’alcool, les lèvres suffoquant sous la boisson. Poison qu’elle avale pour éradiquer le mal. Douleur intérieure qui ronge le palpitant face à l’inévitable.
Ça fait trop longtemps qu’on se ment.
Cercle infernal.
Fin bestiale.

La cigarette vole, la distance s’immole. Bo il réclame quand Bobby se fait la malle. Deux visages, l’un erroné, l’autre caché. Et elle au milieu qui doit faire face à la tendresse détraquée. Quand il l’emprisonne entre ses phalanges pour qu’elle contemple sa gueule d’ange. Me lâches pas. Pas comme ça. La douceur en interférences, en excuse pour sauver les restes de leur démence. « Tu veux quoi ? J’te propose de sortir, tu dis rien... »  Puis la sentence. Celle de je te fous la faute dessus. Car j’essaie moi quand toi tu fais quoi ? Mais tout ce qui sort d’entre ses lèvres est bon à jeter, mensonge aspiré puis récité. On a tous les deux merdé, quand vas tu l’accepter ? Bo il se donne bonne conscience car il n’acceptera jamais sa propre culpabilité. Pauvre gamin terrorisé à l’idée d’être rejeté. Elle aussi, elle est paralysée, incapable de fonctionner sans lui à ses côtés. Mais ce n’est pas une vie d’exister dans le déni. Alors elle fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle ressent, encore soumise à ses sentiments. Et quand la gorge se déserre, c’est les mots qui résument ce calvaire. « Je veux qu’on s’arrête. »
Rupture de l’usure.
Arrêt sur image avant le carnage.
Ça se casse à l’intérieur, y’a tout qui se détraque.  
Corps en sang, yeux suppliants.
J’en peux plus Bo de faire semblant.

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