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 (+18) Paradis artificiel. | Hermès.

MessageSujet : (+18) Paradis artificiel. | Hermès.   (+18) Paradis artificiel. | Hermès. EmptyMar 30 Oct - 15:06
Sam Kavanagh
Sam Kavanagh
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MANHATTAN - Upper West Side

Il lui a envoyé un message sans être certain d'avoir une réponse. Maël s'est dit qu'il avait le droit depuis leur dernière nuit. Son téléphone abandonné sur une table au milieu des verres et des amuse bouche, l'appartement de Manhattan dans lequel il se perd une énième fois déborde d'énergie malsaine et de came. Alors qu'il traverse le long couloir, son regard se pose sur un type qui s'envoie un rail de coke sur les seins du nana tout aussi défoncée que lui. La musique dans la pièce principale l'appelle, envoûtante, agressive. Sourire aux lèvres, Sam est ici à sa place plus que nulle part ailleurs. Les rires et les corps presque nus qui s'enlacent lui rappellent son boulot, ce dans quoi il traîne quotidiennement et qui le fait se sentir vivant alors qu'il le tue à petit feu de l'autre côté. Le regard gorgé d'étoiles et d'une flamme incandescente, une de ses amies l'attrape par le bras pour une danse. Son regard bleuté lui adresse un sourire tandis qu'elle lui demande si son Apollon viendra les rejoindre ou non. Elle était là l'autre soir, lorsque Sam était tombé sur Hermès et sa gueule cassée, se souvient très bien des photos que Maël lui a montré en leur racontant leurs ébats dans les toilettes d'une boîte qu'ils connaissent tous. Le nez planté dans la nuque de sa belle blonde, Samaël inspire son odeur, embrasse sa peau alors qu'elle se met à rire comme si tout cela avait un sens.

Une autre main se pose sur l'épaule de Maël, un serveur en costard lui fait signe que quelqu'un l'attend dans l'entrée. Dans la hâte, son corps se détache de sa cavalière pour traverser la foule. Des corps nus sont déjà en train de s'emboîter sur le canapé alors qu'autour d'eux, personne ne les remarque et s'en offense. L'Irlandais pose son verre vide sur un plateau alors qu'un sourire étire ses lèvres. Hermès est venu. Au milieu de toute cette chair, l'Italien dégage quelque chose qui le cloue sur place. Son regard change, véritable admirateur du Bartolotti qui lui fait face. Rapidement, quelques regards se tournent vers le blond. Rares sont les invités de Maël et le charisme d'Hermès ne laisse personne indifférent. On leur laisse tout de même le temps de se retrouver un instant.

Hey mais qui voilà ... Dans un sourire complice alors que Maël s'en approche pour enlever sa veste de ses épaules et la poser sur le seul fauteuil libre. La nuit est bien entamée, lui a déjà laissé tomber une partie de ses vêtements et se traîne dans l'appartement torse nu, recouvert par endroit de traces de lèvres dont il ressent encore la brûlure. Un suçon dans le cou, sombre et bien visible orne aussi son corps bourré de vices. Samaël n'a pas le temps de prévenir qui que ce soit que déjà ses amis -ou plutôt ses partenaires de films- approchent les deux blonds avec de grands yeux curieux. Une de ses amies ne peut s'empêcher de vanter le physique d'Hermès. Faîtes en sorte de le déshabiller, vous verrez que c'est pas seulement les fringues qui font cet effet. Un serveur s'approche d'eux, un plateau dans les mains, quelques coupes de champagne mais aussi des préservatifs que lui et ses collègues distribuent en même temps que les coupes. Maël s'en saisit de deux et offre un champagne à l'Italien pour l'aider à se détendre et se familiariser avec les lieux. Bon sinon, plutôt que fantasmer sur sa queue, Hermès est un italien pure souche. Autant vous dire qu'il en a pas que le nom, la fougue y est aussi. Recouvert d'une pellicule de transpiration, ses yeux cernés par les excès et toute la coke se perdent pour la première fois dans ceux de l'Italien. L'échange dure quelques secondes, s'étire dans une connexion silencieuse qui l'électrise de la tête aux pieds. Coupe de champagne en main, il la briserait presque à la serrer trop fort.

Tu veux faire un tour du proprio ? Qu'il propose pour briser cet instant, retrouver la normalité de cet appartement. Tout ici respire le luxe et le sexe. Les serveurs si bien habillés dénotent avec le reste tandis qu'au milieu de la pièce une fontaine de cocktail alcoolisé transparente et lumineuse appelle à ce qu'on vienne consommer. Lentement, Maël engage le pas. Les regards lubriques touchent surtout Hermès car ici tout ce qui est nouveau se doit d'être croqué et exploré en profondeur. Entre ses murs, l'Irlandais a couché avec plus des trois quart des personnes présentes. Il est une chair que l'on aime mais qui n'égale pas la nouveauté que dégage Hermès. Une nana aux seins nus lui lance un baiser avant de passer sa langue sur ses lèvres alors que Sam ne tente de protéger son ami de tous ces vices. S'il a ramené le blond ici, c'est qu'il désire le voir s'amuser comme lui, profiter de tous ces excès sans penser aux conséquences. Parce qu'ici, finalement, des conséquences, il n'y en aura jamais. Maël est le premier à puer le sexe. Avant de demander à Hermès de venir, il était dans l'une de ses chambres, accompagné de trop de corps pour se souvenir de leurs visages et leur nombre exact.




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MessageSujet : Re: (+18) Paradis artificiel. | Hermès.   (+18) Paradis artificiel. | Hermès. EmptyJeu 1 Nov - 11:38
Hermès Bartolotti
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Il est au Moine, à terminer de nettoyer ses scalpels et autres instruments, post-opération, lorsque la sonnerie de son téléphone retenti. Un peu curieux, Hermès fronce les sourcils, s’essuie les mains et gagne l’établi où il a disposé ses affaires, pour lire le message reçu. Rien que de voir le nom de Samaël lui décroche un léger sourire en coin. Avisant le contenu du message, il s’agit là d’une invitation à petite fête où se trouve Maël, dans l’Upper West Side. Il a un instant de flottement, Hermès, parce que rien que l’évocation du lieu de cette soirée lui rappelle son ancienne vie. Cet imposant appartement aux larges baies vitrées, donnant sur Central Park, sa Maserati et tout son attirail superficiel allant de pair avec ses indécents revenus de chirurgien spécialiste. Pourtant, après avoir hésité, il finit par renvoyer un message à Maël, comme quoi il sera là, d’ici une petite heure. Le temps pour lui de passer se changer puis de faire la route jusque là bas, à cette heure déjà avancée de la nuit.

Garé en bas, dans une petite rue perpendiculaire, à celle, plus fréquentée, où se trouve l’immeuble, Hermès s’envoi un rail de coke par qu’il sent qu’il ne peut pas décemment arriver sobre à cette soirée. Surtout après un début de sa nuit à opérer un type qui venait de se faire poignarder. D’autant plus alors qu’il revient sur les traces de celui qu’il était, il y a presque an maintenant, dans ces quartiers chics. Il a besoin de ça, d’un remontant, d’un peu de courage, aussi, dissimulée derrière les vitres teintées de son imposant SUV. Il renifle, se frotte le nez, savoure les dernières traces de poudres avant de sortir enfin pour gagner l’appartement dont Samaël lui a donné l’adresse.
« Sam’ Kavanagh ? Vous pouvez lui dire qu’Hermès l’attend ? » Demande t-il, alpaguant un serveur qui passait là, l’attrapant par le bras, alors qu’il pénètre dans l’appartement dont la porte n’est pas verrouillée. Il patiente dans l’entrée du lieu, ses prunelles noisettes se perdants sur ceux qu’ils croisent, qui le dévisagent avec appétit. Il faut dire qu’il n’a pas fait les choses à moitié, quitte à venir par ici. Les cheveux en arrière, parfaitement coiffés, il a revêtu, une chemise blanche, dont les premiers boutons sont ouverts dévoilant le début de son torse imberbe, un pantalon de costume sombre, une ceinture chic et des chaussures de ville, italienne, cadeau de son oncle. Sans oublier une montre de luxe, relent de son ancienne vie, un truc qu’il a gardé, par pure nostalgie.

Il ne lui est pas difficile de comprendre le type de soirée de débauche dans laquelle il vient de mettre les pieds, mais là où certains pourraient en être intimidés, lui s’en délecte déjà. La cocaïne aidant largement à désinhiber. Mains dans les poches, il n’attend pas longtemps avant que Samaël se dessine au bout d’un couloir et arrive à son niveau, un sourire flottant sur le visage. Il sort les mains de ses poches lorsque Maël s’attaque à sa veste pour la lui retirer et la poser sur le dossier d’un fauteuil. Les prunelles ébène de l’italien détaille la silhouette du blond, alors que sa main se glisse dans le bas de son dos et qu’il s’approche un peu de lui. « Tu t’es déjà amusé sans moi, on dirait » Un air taquin sur le visage. Mais les retrouvailles ne sont que de courte durée. Déjà, des amis de Sam, s’approchent d’eux et le détaille avec un regard plein d’envie et de gourmandise. Pendant un instant, Hermès se sent juger, évalué, comme s’il était une douce friandise sous vitrine, qu’on s’apprête à dévorer avec appétit. Et déjà, c’est l’irlandais qui en rajoute, vantant ses mérites et sa plastique comme s’il est son oeuvre art, longtemps gardé dans une collection privée, aujourd’hui enfin affichée au public.

Il se saisit de la coupe de champagne dans un « merci » murmuré, avant de rire légèrement, nerveusement, lorsque Maël renchérit. Son regard s’ancre dans celui du blond, un peu plus longtemps, alors que ses amis conversent légèrement, quelques phrases qu’il n’entend plus. L’instant est brisé rapidement, tandis qu’Hermès s’enfile une première gorgée de champagne. « Avec plaisir » Réplique t-il, à un Sam lui proposant de faire une petite visite des lieux. Le suivant dans la pièce principale, les prunelles ébènes de l’italien naviguent sur tout ce qui se dessine. De la fontaine à cocktails, à l’opulence du lieu, jusqu’à la luxure des uns et des autres, qui s’affiche allègrement. Certains déjà en train de baiser dans un coin, dans la plus grande normalité. Clopes, cocaïne, et dieu sait quels cachets. La nana, presque nue, le provoquant au passage, il lui adresse un clin d’oeil qui ne fait que la ravir davantage, avant de continuer son exploration silencieuse. Il sent les regards, qui le détaillent avec insistance, qui le déshabillent, même. Il sent qu’au milieu de tous ceux qui se connaissent plus ou moins, il représente l’exotisme de la nouveauté. C’est la première fois qu’il met les deux pieds dans le monde de Sam. Franchement, la seule chose qui vient à son esprit embuée par la drogue et l’alcool qui petit à petit détend ses muscles, c’est qu’il a la sensation d’être au paradis. Au paradis des vices et de l’oubli, qu’il compte bien embrasser à pleine bouche ce soir, terminant déjà sa coupe d’un trait, pour s’en saisir d’une autre au hasard du plateau d’un serveur. « T’as vraiment eu une bonne idée, à m’inviter ce soir » Dans un sourire en coin. Il n’est pas gêné, il n’est pas mal à l’aise, non bien au contraire, ce monde là lui plait, beaucoup trop.


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MessageSujet : Re: (+18) Paradis artificiel. | Hermès.   (+18) Paradis artificiel. | Hermès. EmptyJeu 1 Nov - 11:58
Sam Kavanagh
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Sam remarque rapidement qu'Hermès est dans son élément et ne ressent pas la moindre gêne. Peut-être aurait-il aimé, qu'au contraire, à l'image de ses exs, l'Italien s'en offense mais l'Irlandais réalise que cette situation l'attire plus que les autres. Ne pas avoir à se justifier sur ses choix de vie et ses fantasmes lui laisse un moment de répit tandis qu'ils traversent ensemble les pièces sans se soucier du monde qui les entoure. Maël est bien trop habitué par cette superficialité pour en prendre conscience. Son regard serait presque vide lorsqu'il fixe les corps et les scènes outrageantes qui les accompagnent au coeur de la nuit. Tout ici est fait pour atteindre le plaisir égoïste. Personne ne se soucie de savoir si l'autre prend son pied ou non du moment que la simulation est parfaite. Kavanagh s'y est perdu tant de fois qu'il connaît la saveur de tous dans les moindres détails. Rien ne l'excite mais tout le réconforte. Ici, pas de place à la solitude ou aux questionnements, la coke et la présence des autres prennent le relais sur ses pulsions autodestructrices. Son visage est étrangement apaisé lorsque Hermès lui adresse un sourire et des paroles tout aussi réconfortantes. Fais comme chez toi. Qu'il murmure simplement, le regard sincère pour une fois. Le goût de ses lèvres lui manque mais Sam est déjà tellement rassasié par les autres qu'il ne cherche pas à retrouver leur saveur.

Ici, tu peux toucher qui tu veux. Personne ne s'offensera de quoi que ce soit. T'es plutôt conventionnel au pieu de ce que j'ai vu alors que je te conseille pas la chambre du fond, certains ont des trips bizarres si tu vois ce que je veux dire. Du genre cuir et menottes, du genre douleur et soumission, du genre que Samaël connaît pour le pratiquer devant les caméras mais aussi derrière lorsqu'on lui en donne l'occasion. L'Irlandais est flexible.

Instinctivement, Maël retourne dans la pièce principale où il absorbe naturellement l'attention. Un ami vient à se rencontre pour l'embrasser sur la bouche, chose courante dans son monde à lui et déposer au passage une pilule colorée contre sa langue. Son cœur bat déjà à mille à l'heure lorsqu'il se tourne vers Hermès en lui faisant signe d'enlever cette chemise trop blanche pour ne pas être salie. Pour l'inciter à le faire réellement, Maël s'approche du blond pour la déboutonner, laisser apparaître son torse parfaitement taillé, sans le moindre poils pour agrémenter cette peau délicieusement blanche. Des sifflements traversent la pièce alors que Sam s'exécute, enivré avant tout par l'attention qu'on leur porte. Ses doigts n'en arrêtent pas là et défont les boutons un à un pour finalement la lui enlever et la balancer un peu plus loin. La boucherie est ouverte. Il se recule d'un pas et laisse la place à d'autres. Un morceau de viande sur l'étalage, particulièrement frais, plus attractif que tous les autres. Sam pourrait en profiter mais ressent plus de satisfaction de les regarder le posséder qu'y goûter lui-même. Il adresse alors un sourire à l'Italien avant de se faire un chemin à travers le monde et retrouver le bar, y commander un cocktail plus fort. L'acide qu'il a pris commence à faire de l'effet.

Accoudé au bar, les pupilles dilatées, il sent une effervescence autour d'Hermès qui le fait sourire à le regarder de loin. Tendrement, dans son dos, son amie le prend dans ses bras pour lui offrir un câlin qui dénote avec le reste de cette soirée. Son menton sur sa large épaule l'enferme dans une bulle délicate.
Oh, Maël je connais ce regard.
Perdu dans le vide, déconnecté, l'Irlandais revient à lui, pose sa main sur le poignet de son amie. Son parfum est délicat, le pousse à baisser sa garde.
Tu crois ? Elle se met à rire contre son oreille, à caresser son torse nu tout en plantant ses yeux de vipère sur Hermès. Il a quoi de plus que les autres ? Maël sent qu'il en train de se refermer sur lui-même, rejette au plus loin ses sentiments et toute la douleur qui pourrait en découler. Les blessures qu'a causé Dante sont encore trop fraîches pour en rajouter une couche. S'il prend encore suffisamment de distance avec Hermès, c'est que Sam garde parfois l'espoir que son ex cède, accepte de l'aimer à nouveau comme avant. Pourtant, pulse en lui l'envie d'aller plus loin, de se laisser aller totalement. Ses doigts resserrent leur emprise sur cette bouée de sauvetage alors qu'il accepte enfin de prendre la parole. Je sais pas, je me sens juste bien avec. Au delà de tout le reste, j'ai pas envie de le posséder, j'ai pas envie d'entrer dans la destruction comme je l'ai déjà fait. La violence des images de Dante lui traversent le crâne. La blonde garde le silence, caresse encore un peu son torse, joue avec les poils de celui-ci. Elle a ce pouvoir de le détendre, de lui faire dire tout ce qu'il retient en règle générale. Si la machine vient à s'enclencher -et elle va s'enclencher- je sais que je vais le perdre. Tu le sais aussi. Le temps reprend son allure normale en un battement de cils. Il a peut-être quelque chose de moins que les autres finalement.

S'éternise en lui la douleur d'avoir tout gâché avant d'avoir commencé quoi que ce soit.
Dans la lumière tamisée, le corps d'Hermès, nu de sa chemise est d'une beauté sans égale. Les lumières bleutées, la présence d'autres autour de lui l'élèvent à un rang divin. Installé au bar, Sam n'a pas besoin de le toucher pour se nourrir de lui. Les fantasmes des autres l'embellissent. Lui a déjà trop couché pour profiter réellement de l'Italien. S'il était venu une heure plus tôt, alors peut-être aurait-il eu encore un semblant d'énergie. Là où il enfermait Dante dans sa jalousie, Sam offre une telle liberté à ce qu'il ressent pour Hermès qu'il en sort plus effrayé de lui-même que jamais.
Aimer c'est détruire.
S'il le préserve, qu'est-ce que cela peut-il pouvoir bien dire ?




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MessageSujet : Re: (+18) Paradis artificiel. | Hermès.   (+18) Paradis artificiel. | Hermès. EmptyJeu 1 Nov - 15:29
Hermès Bartolotti
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Qu’il fasse comme chez lui. Cette seule réflexion lui arrache un sourire en coin, alors qu’il se met à suivre Sam dans les couloirs séparant la pièce principale de d’autres. Des chambres, des succursales et autre dédale de ce vaste appartement. Il a la sensation d’avoir mis les pieds dans un paradis artificiel et souillé. Un quelque chose bourré de vices, mais qui étrangement, fait écho à ses fantasmes, à ses envies. Surtout ce soir. La nouveauté l’excite, la découverte d’autant plus. Tous ceux qui les suivent du regard, qui s’attardent sur sa silhouette. Ça lui brule l’échine, de s’abandonner à son tour, mais il prend le temps de savourer sa petite visite guidée faite par le blond. Un nouveau sourire en coin étire ses lèvres, il tique au mot conventionnel. « Conventionnel hein » Presque vexant, mais il ne s’en offusque pas. Il sait pourquoi Sam dit cela, surtout lorsqu’il renchérit sur les trips bizarres. Hermès peut aisément imaginer et clairement, ce n’est pas son truc. « Enfin tu as raison, j’aime pas trop les trucs chelous » Pour ne pas dire étranges et pervers. L’italien n’a pas besoin de ça pour prendre son pied, encore moins pour fantasmer. Alors oui, peut être qu’à se perdre entre ses murs il semblera rapidement insipide et trop classique. Mais ce soir, il bénéficie encore de ce statut d’exotisme, de friandise, qu’il compte bien afficher à outrance. Pas de limites, encore moins de politiquement correct. Ici, il peut être égoïste puisque c’est le maître mot du lieu, des plaisirs des uns et des autres. Il est observateur, Hermès, depuis toujours.

Terminant sa deuxième coupe de champagne, il la pose sur une petite table d’appoint à côté d’un canapé où s’enlacent déjà quelques silhouettes, hommes et femmes, alors que les regards s’accrochent de nouveau à Sam, puis à lui. Sa haute stature est immanquable. Il ne sait pas trop si Maël invite souvent d’autres personnes, introduisant de nouveaux êtres dans son monde. Ce qui est certain, c’est que lorsqu’il s’approche de l’italien pour défaire les boutons de sa chemise et la lui retirer, Hermès sait qu’il va être offert, à cet instant précis. Offert comme un cadeau précieux qu’on déballe à Noël, qu’on admire d’abord avant de s’empresser de l’utiliser. Il l’aide à lui retirer sa propre chemise alors que déjà, il se recule en offrant le top départ à ceux les ayant repéré depuis son arrivé. Hermès ne lutte pas, fixe Maël avant que ce dernier ne s’éloigne véritablement. Il ne faut que quelques secondes aux premiers curieux pour venir s’empresser de le toucher, de l’embrasser. Hommes comme femmes, se pressent contre lui. Il sent de multiples mains parcourir chacun de ses muscles, descendre, caresser son corps même encore couvert de tissu. Les baisers, les coups de langues et les doigts avides de marquer sa chair. Il ferme les yeux, embrasse l’un, puis l’autre, goute à un cou offert ou à une langue. Tout son être s’embrase sous les multiples sensations. Plénitude d’être désiré à ce point.

Il ne voit plus Maël, complètement enivré dans l’instant. Il ne voit plus rien, ni personne, en dehors de ceux agglutinés autour de lui. Il peut sentir qu’on défait sa ceinture, son pantalon, aussi. Que le tissu glisse le long de ses jambes, alors qu’on le débarrasse de ses chaussures, de ses chaussettes. Il se laisse entrainer, en arrière, jusqu’au couloir donnant sur diverses chambres. Combien sont-ils, avec lui, lorsqu’il pénètre dans une des pièces, vide, au lit encore fait ? Il ne s’en rend même pas compte, alors qu’il tombe en arrière, sur le dos, que les derniers vêtements glissent. Ses soupirs se mêlent à ceux d’autres. Tellement de langues, de lèvres, de caresses, s’en est aussi exquis qu’extatique. Il y perd l’esprit, se laisse enivrer par le plaisir qui monte en flèche, alors que lui même, s’abandonne à gouter à tous ces corps offerts et désirables. Le temps est suspendu à chacun de ses gestes, de ses râles. Ici, tous sont beaux, tous sont à l’image de Maël, charmeurs, à l’apparence parfaite pour vendre des fantasmes au plus grand nombre. Alors il savoure, jusqu’à se noyer dans le plaisir ultime, le souffle court et le coeur battant trop vite, à plusieurs reprises. Il ne sait même pas combien de temps il se perd entre les draps de ce lit, de cette chambre. Les rails de coke le maintiennent en éveil, les sens aux aguets et l’envie pulsant toujours davantage au creux de ses reins. Jusqu’à ce que le charme se dissipe, à l’image d’un conte de fée terni, passé minuit. Calé contre la tête de lit, il fume une énième cigarette, entre deux femmes endormies contre lui. Il fixe le plafond, un point dans le vide, avant d’enfin bouger. Il renifle, cherche son boxer qu’il enfile rapidement avant de gagner la pièce principale d'un pas lent.

La nuit est déjà bien avancée, trop avancée, même, alors qu’il cherche son pantalon et ses chaussures du regard. Les cheveux en bataille, il entreprend de se rhabiller, alors que ça et là, plusieurs dorment déjà, épuisés par leurs propres excès. Tout en revêtant ses vêtements, son regard cherche la silhouette familière de Maël, qu’il avise au bar, à discuter. Le rejoignant lorsqu’il parvient à son niveau, ses mains glissent le long du corps de l’irlandais, gagnent son torse, tandis que ses lèvres se posent sur sa nuque, dérivent jusqu’à son cou qu’il embrasse avant de murmurer « On rentre ? » L’alcool, les excès de drogues et de tabac pulsent encore dans son organisme, le poussant certainement à ne pas réellement se rendre compte de ses formulations. Le « on » parce qu’il compte bien rentrer avec lui. Parce qu’au milieu de tous ces corps, ces âmes dont il ne connait même pas le nom, il y en a une, qui brille plus que les autres.
Celle de Samaël.


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MessageSujet : Re: (+18) Paradis artificiel. | Hermès.   (+18) Paradis artificiel. | Hermès. EmptyJeu 1 Nov - 20:29
Sam Kavanagh
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Hermès disparaît de son champs de vision et Sam ne cherche pas à le ramener vers lui ou le rejoindre. S'il l'a fait venir ici, c'est qu'il désirait le voir lâcher prise, oublier ces derniers mois difficiles pour lui mais aussi pour eux. Au bar, il laisse le temps s'écrouler sans se soucier des autres pièces, se contente de quelques discussions et contacts pour subsister à la nuit qui s'avance tout autour de lui alors que doucement, les corps s'échouent un à sur les canapés et dans chaque coin des pièces. D'habitude, il se serait endormi dans les bras d'un autre mais ce soir, il prend le temps de lutter, de ne pas laisser la fatigue le terrasser alors qu'il abandonne sur le bar son dernier verre. Si Sam boit encore une goutte d'alcool ou ingurgite la moindre drogue, il est pratiquement certain de finir aux urgences ou du moins dans la salle de bains de cet appartement pour y vomir ses tripes sans être certain de se remettre de cet état. Vient un moment où l'Irlandais quitte sa place pour chercher Hermès dans les chambres, ouvrir légèrement la porte et observer la scène. Sa musculature fait de l'ombre à tous les autres autour de lui. Ses pupilles s'enivrent de la scène, enregistre les positions, les coups de bassin, ses fesses crispés, ses muscles bandés. Ce n'est qu'en sentant son souffle se couper sous le désir qu'il repart à sa place, silencieux, plein de fantasmes qui ne lui appartiennent pas.

Son corps sursaute lorsque des mains se posent sur lui. Il reconnaît facilement la voix d'Hermès mais pas son odeur. A présent, l'Italien a la même saveur que tous les autres, rien ne le différencie ; lui aussi est souillé. Sam laisse le silence s'éterniser entre eux avant de redresser légèrement la tête, plaquer sa joue contre celle du blond et prendre une longue inspiration. Pour qui tu me prends ? Avant de se retourner pour lui faire face. Il est si loin dans son monde qu'il le voit flou mais toujours aussi lumineux et beau. Sourire aux lèvres, l'Irlandais s'approche d'Hermès pour se pendre à son cou et l'embrasser. La pelle dans sa chambre n'est rien à côté même si elle semble moins sentimentale, plus enclin à quémander son attention et montrer au reste de l'assemblée que l'Italien est un terrain déjà conquis. Du moins une partie puisque leur première fois dans les toilettes n'avaient rien de bon, ni pour l'un, ni pour l'autre. Ses doigts effleurent sa mâchoire alors qu'il prolonge encore un peu sa langue contre la sienne, sa salive l'électrise à un point où Maël quitte son tabouret pour se redresser, tendre la nuque et plaquer son torse contre le sien. L'Irlandais coupe le contact au moment où sa respiration lui manque. A quelques pas de là son amie lui adresse un regard complice alors qu'il s'en approche pour lui dire au revoir. L'heure de rentrer, le genre de scène que l'on voit rarement venant de Maël. La plupart doivent déjà se demander à partir de quel moment Kavanagh se lassera et commencera à déconner pour venir à nouveau les sauter et s'endormir auprès d'eux. Ce paradis qu'il quitte lui aurait laissé un froid s'il ne savait pas qu'Hermès se trouve dans son dos, telle une ombre. Dans l'entrée, il enfile la veste de l'Italien pour faire face au froid. Maël pourrait chercher sa chemise mais est persuadé que c'est une peine perdue.

Sur le trottoir en bas de l'immeuble, sa transpiration devient gelée sous la caresse de la nuit. Sa colonne vertébrale se glace et diffuse un frisson dans son corps. Maël se tourne vers Hermès. Je rentre pas chez moi. Il lui faut toujours un moment de transition pour accepter le passage du luxe à son appartement bordélique du Bronx lui rappelant chaque jour sa solitude et ses défauts. La dernière fois qu'il avait voulu retourner chez lui de suite, son frère l'avait ramassé à moitié mort dans un coin de rue, si défoncé qu'il aurait pu mourir de froid. Coup de menton en direction d'un néon affichant le nom d'un hôtel étoilé. De temps en temps, Samaël s'autorise une nuit ailleurs et luxueuse, à l'image de tout ce qu'il désire. S'il reste au Old Lady, c'est avant tout pour rester auprès de son frère mais aussi parce qu'une part de lui sait qu'il ne résisterait pas un an dans ce monde s'il l'avait à disposition chaque jour. Trop de tentations mènent à la perte. La sienne est déjà bien enclenchée mais la distance pose quelques barrières.

Tu viens ?
Sam n'attend pas sa réponse, referme autour de lui la veste de l'Italien pour s'enivrer de son odeur, former sur sa peau une seconde couche, plus protectrice. La descente que lui fait vivre la came est plus forte que d'habitude. Certainement y est-il allé trop fort pendant qu'Hermès couchait dans son coin. A l'entrée, un type sérieux comme un pape et bien habillé lui refile sa carte alors que Sam entre dans l'ascenseur. Silencieux, son reflet dans le miroir met en évidence ses excès mais aussi ceux de l'Italien. T'as fait sensation ce soir. Un regard en sa direction alors qu'après la rue, le long couloir de l'hôtel ne leur laisse pas encore droit à un peu d'intimité. Malgré son état vaseux, l'Irlandais accélère le pas, ouvre la porte de sa chambre. Un énorme lit parfaitement bien lisse les attend dans une ambiance tamisée alors que d'énormes baies vitrées agrandissent la pièce. Pleine vue sur Central Park mais aussi une partie de la ville. Manhattan alimente ses rêves alors que dans l'obscurité, Sam observe les lumières dans une mélancolie qui le prend aux tripes. L'ascenseur émotionnel, complètement fou qu'est son organisme lui joue des tours.

Maël ne parvient pas à quitter sa veste tout de suite alors qu'il n'en sait rien si Hermès restera à ses côtés ou s'il rentrera auprès de sa famille. Alors ? Il a besoin de connaître son ressenti de la soirée tandis que ses bras se croisent derrière la nuque d'Hermès pour l'admirer de son regard bleuté. De la même taille, ils n'ont pas besoin de faire d'effort pour se regarder droit dans les yeux. Ses lèvres effleurent les siennes, teintées d'une saveur d'alcool et de baisers échangés avec d'autres tandis que l'Italien sent encore le sexe à plein nez. Ses muscles, sa peau, son regard, sa bouche, ses cheveux en bataille, il pourrait presque ressentir les mains des autres le caresser par procuration. Lequel des deux est le mieux coté ? Ton orgie de ce soir ou nous deux dans les toilettes ? Que je sache comment faire pour me rattraper. Maël parle avec ce sourire s'effaçant sur ses lèvres pour laisser place à la perversion et au charme qui lui colle à la peau. Revoir Hermès au milieu des autres ne fait qu'alimenter son besoin malsain de vouloir écarter les cuisses pour lui, simple ego d'acteur pornographique, de jouet sexuel qui veut être le meilleur sur tous les points. Cela lui importe peu que l'Italien couche ailleurs du moment qu'il peut être le seul capable de lui faire vriller la tête.

Tu ferais mieux de partir, c'est une chambre pour une personne. Son mensonge est accompagné de ses lèvres à la recherche des siennes, d'un baiser plus court que précédemment mais terriblement provocant. La chaleur au fond de ses tripes est présente, elle l'électrise, commence à rendre Maël bête là où il voudrait simplement rester raisonnable dans ses sentiments.




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MessageSujet : Re: (+18) Paradis artificiel. | Hermès.   (+18) Paradis artificiel. | Hermès. EmptyJeu 8 Nov - 20:19
Hermès Bartolotti
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Pendant un très court instant, Hermès fronce les sourcils, se demandant s’il vient d’aller trop loin, alors que c’est le principe même de cette soirée. Pourtant son hésitation ne dure pas, lorsque Maël redresse le visage pour venir l’embrasser. Lorsqu’il se lève pour être face à lui, contre lui, les mains d’Hermès glisse le long de son corps, jusqu’à s’ancrer sur sa taille qu’il presse entre ses doigts. La sensation d’imposer au monde qu’il a une place particulière pour Maël, autant que ce dernier en a une spéciale pour lui. Comme si malgré tous leurs excès de la soirée, ils ne vivent que pour se retrouver ensuite. Un quelque chose de plus fort, qui balaye tout le reste comme un peu de poussière. L’intensité fiévreuse de ce baiser, il n’y a encore jamais gouté. Dans le fond, il sait de quoi Maël est capable, il s’en doute fortement, mais le concret dépasse toujours l'imagination. Le sens même de la vie de l’irlandais qui n’est qu’un empilage de fantasmse, derrière la caméra, mais dont le tangible prend toute sa saveur. Cette saveur même qui fait ciller l’italien qui s’abandonne totalement, danse de sa langue contre la sienne, le serre un peu plus contre lui. Lorsque le baiser est rompu, il sourit, en coin, en voyant que Maël va faire ses au revoir à son amie. Du moins, cette fille, bien trop belle qu’il a catalogué comme était une des proches du blond. Hermès lui, se contente de marcher dans la salle principale jusqu’à récupérer sa chemise qui traîne sur un fauteuil où s’est endormi un type à la musculature outrageuse. Du faux, à n’en pas douter.

Boutonnant sa chemise sur le trajet, il rejoint l’irlandais jusqu’à l’entrée, le suivant sagement jusqu’à la sortie du bâtiment. Il le laisse s’enrouler dans sa veste, sans rien dire, surtout en voyant qu’il n’a pas daigné partir en quête de sa propre chemise. Il s’immobilise, Hermès, lorsque Maël se tourne vers lui pour lancer qu’il ne rentre pas chez lui. L’italien reste perplexe un instant, fronce les sourcils, ne sachant pas trop quoi dire. Quoi répliquer. Ses réflexions sont ralenti par un trop plein de cocaïne et d’alcool. Pas un trop plein de beaucoup de choses. Mais alors qu’il entrouvre les lèvres pour finalement lancer une réplique un peu hasardeuse, Maël lui désigne du menton l’enseigne d’un hôtel de luxe. Sagement, réprimant un frisson face à la morsure du froid tranchant avec la chaleur de son corps et le manque flagrant de protection sur ses épaules, Hermès cale ses mains dans ses poches avant d’acquiescer d’un signe de tête et de suivre l’irlandais sans broncher. Il observe l’homme à l’entrée de l’hôtel, qui ne s’offusque même pas de la tenue des deux hommes, ni même de leur tronche témoignant allègrement d’une soirée pleine de vices. Sam semble connaître les méandres de cette hôtel par coeur, tant il le guide avec aisance, en terrain connu. Il brise d’ailleurs le silence et Hermès, légèrement perdu dans ses pensées, observant autour de lui, sourit en coin en reprenant ses esprits.« Tu crois ? » D’un ton amusé, un peu provoquant, aussi. Sans renchérir davantage, puisque déjà, Maël déverrouille la porte de la chambre et il pénètre dans le lieu à sa suite. S’avançant dans la pièce, Hermès n’en avise même pas réellement le lit, ce qui attire toute son attention, c’est la vue sur la ville, sur Central Park, éclairé seulement de quelques lumières urbaines.

Cette vision le prend aux tripes. Il sait que la cocaïne restante dans son organise, exacerbe ses sentiments et sensations. Ses ressentis. Pourtant, c’est un pincement au coeur qu’il sent, à gouter de nouveau à tout ce qu’il a perdu. Son appartement n’était pas très loin d’ici, avec une vue similaire, avec une opulence elle aussi bien présente. Mais sa mélancolie est immédiatement stoppée et absorbée par l’aura lumineuse de Maël qui s’adresse à lui et le fait se tourner pour lui faire face. C’est un sourire qui étire les lèvres de l’italien, alors que ses larges mains sur pose sur la taille du blond, sur sa peau, sous la veste. Sourire en coin qui se dessine ensuite sur ses lèvres frôlant toujours celles de Sam. « C’était très… intéressant » D'un ton provoquant, comme minimisant la chose. La banalisant presque. « J’peux pas dire que les toilettes c’était un putain de moment mais… Tu devrais savoir qu’aucun ne t’arrive à la cheville » Son ton est enjôleur mais pas moins sincère. Il le pense réellement. Il ne l’aurait peut être jamais réellement dit, s’ils étaient sobres, en pleine conversation sérieuse. Mais ici, tout est biaisé. Tout est désinhibé par l’alcool et ses effluves présentes dans l’haleine de chacun des deux. Maël irradie, d’un charisme et d’une aura qui l’ont toujours bluffé. Sauf que l’italien n’est pas réellement le genre à complimenter, en temps normal. Maël est beau, diablement beau, provoquant, et au fond, il sait que s’il ne se préserve pas un minimum, Hermès pourrait se bruler contre son corps, son coeur, tout le brasier dont il est composé. Mais la raison est absente ce soir, parti depuis longtemps.

« Je ne voudrais pas que tu te sentes seul... » Renchérit-il, faussement désolé, lorsque Sam le provoque en prétextant qu’il doit partir. Il sent le ton du mensonge, il peut toucher ce côté enjôleur qui lui va si bien, qu’il maîtrise à la perfection, capable de corrompre quiconque. Ce soir, Hermès n’y échappe pas, possiblement parce qu’il n’a aucune envie d’y échapper, alors que ses lèvres s’abandonnent aux siennes. Il sent une douce chaleur gagner son bas ventre. L’envie, terrible, qui le grignote petit à petit, alors qu’il s’emporte, alors que ses lèvres dérivent jusqu’à la mâchoire du blond, puis son cou, tandis que ses mains cherchent à lui retirer sa veste. Pourtant, il prend son temps, ne cherche pas à se laisser annihiler par l’empressement.
À croire qu’il en veut davantage, qu’il n’est pas pleinement satisfait de sa soirée. Mais quelque part, c’est la vérité, puisque celui qu’il désire le plus, c’est celui en face de lui, en cet instant même.  


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MessageSujet : Re: (+18) Paradis artificiel. | Hermès.   (+18) Paradis artificiel. | Hermès. EmptyJeu 8 Nov - 22:47
Sam Kavanagh
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Hermès reste. Sam le savait, aurait fait en sorte qu'il ne quitte pas cette chambre quoi qu'il arrive. Rares sont les fois où Maël n'a pas ce qu'il désire. Ce qui le fait sourire, ce sont les paroles de l'italien qui l'enivrent sans pour autant se rendre compte de la portée de ce qu'il raconte. Tous deux sont en train de se perdre sur un terrain qu'ils feraient mieux d'ignorer. Il sent déjà qu'une part de lui est en train de se détacher du reste de son âme, un gros bloc qu'il est prêt à confier à Hermès mais aussi à lui reprendre à tout moment. Enfant capricieux, les doigts de Bartolotti parviennent tout de même à calmer ce qui vit en lui, le rendre plus respectueux, moins pressé et destructeur. Sur le moment, Sam se sent complètement détendu et heureux. Le soucis avec ce sentiment c'est qu'il a toujours tendance à vouloir le détruire s'il s'éternise trop en lui, comme s'il n'avait pas le droit de le ressentir, qu'il n'est jamais légitime d'une telle joie. L'Irlandais se complaît tellement dans le sombre sillon de ses excès qu'il a finalement habitué son organisme à rejeter toute positivité comme le corps rejette parfois une greffe qui pourrait pourtant le sauver.

Sa peau réagit à son contact, accepte ses doigts qui le brûlent par endroit alors que sa veste s'échoue par terre. Hermès d'habitude si ordonné ne bronche pas lorsque tous deux piétinent le tissu avant de rejoindre le lit d'un pas lent et désordonné. Sam cherche ses lèvres, les embrasse encore un peu, électrise son être jusqu'à sentir ses os et son cartilage vibrer. Cette onde de choc le fait taire pour une rare fois. Ses cordes vocales n'essaient plus de simuler le moindre son ou d'en rajouter une couche dans l'unique but de caresser l'ego d'Hermès. Son silence est la plus belle preuve qu'il puisse lui donner à cet instant. Lorsque le bas de ses jambes rencontre le lit, son corps pivote au dernier moment pour laisser Hermès s'effondrer le premier et le rejoindre. A califourchon sur lui, Maël met fin à leur baiser pour admirer les traits de son visage, la beauté qui se dégage avec évidence de l'Italien en sachant qu'elle est sienne pour ce soir. L'odeur des autres disparaît au fur et à mesure tandis qu'il le couvre de son odeur et de sa salive. Il y a quelque chose de réconfortant pour Maël de découvrir la saveur d'Hermès, d'y plonger corps et âme en laissant sur le bas côté tout ce qu'il a connu jusqu'ici. En embrassant sa clavicule tout en déboutonnant sa chemise, l'Irlandais ouvre toutes les portes et fenêtres de son âme pour lui donner envie d'y entrer, d'allumer la lumière et de ne pas rester sur le pas de la porte où tous les autres attendent depuis des décennies. Tous qui n'ont eu le droit que de regarder à travers les vitres.
Sam ne saurait pas te dire, là, tout de suite, ce pourquoi il choisit Hermès plus qu'un autre. Seul son instinct parle.

Sam exerce une pression de son bassin contre le sien avant de glisser sur ses jambes. Son boxer devient étroit mais hors de question de se soucier de son propre plaisir pour le moment. Arrivé au bas de son ventre, sa  bouche s'attarde sur sa peau fine et pâle avant de baisser les couches de tissu. Maël ne prend pas le temps de le déshabiller totalement. Le coeur au bord des lèvres, lorsqu'il prend Hermès en bouche, il y a en lui ses énergies qui se mélangent, cocktail explosif naviguant dans ses veines et pompant directement jusqu'à son coeur. Dévoué dans leur complicité, ses mouvements deviennent plus ample et sûrs d'eux alors que ses yeux se redressent vers Hermès pour avoir son approbation, être certain qu'il est bien là, avec lui, que ce qu'il lui offre est à la hauteur de ses attentes. La respiration coupée, son regard bleuté subsiste malgré les larmes qui humidifient ses yeux lorsque l'Italien part un peu trop profond dans sa bouche. Samaël se cambre instinctivement, alors qu'il enlève lui-même son pantalon sans arrêter ses bruits de succions. Les draps du lit semblent brûler sous sa peau et la chambre s'embraser. Les joues rosées, les cheveux humides, son corps nu et transpirant frissonne une fois ses vêtements à terre. L'une de ses mains profite d'un moment d'inattention pour se saisir de celle d'Hermès et lier ses doigts aux siens.




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MessageSujet : Re: (+18) Paradis artificiel. | Hermès.   (+18) Paradis artificiel. | Hermès. EmptyLun 12 Nov - 1:04
Hermès Bartolotti
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Hermès ne sait pas être raisonnable. Il ne connait pas la demi mesure, le gris, entre le noir et le blanc. Là où il devrait se satisfaire de sa soirée, la perspective de la terminer contre Sam surpasse tout le reste. La fatigue, la drogue, pulsant dans son organisme, un côté raisonnable, au vu de le l’heure déjà bien avancée. Tard pour certains, tôt, pour d’autres. Il ne se préoccupe pas de son côté maniaque qui voudrait qu’il retire sagement ses vêtements, avant de se jeter avec appétit sur Samaël. Ici, sa veste qui s’échoue au sol, sur laquelle il marche en gagnant le lit, n’est qu’une simplement information parmi tant d’autres, noyé au milieu de ses ressentis.

Son corps s’échoue contre le lit, dans les draps, tandis que Maël prend le dessus, gagne ses cuisses et son bassin, sur lequel il s’assoit. Le regard d’Hermès est gorgé d’un désir profond, d’une envie irrépressible qui pulse dans ses veines. Jamais encore il n’a réellement couché avec Sam. Jamais autrement que cette fois, loin de tout, dans les toilettes de la boîte de nuit. Cet instant lui semble lointain, tant le moment présent tend à dépasser le reste. Une nouveauté, une première fois, pour ceux qui pourtant, ont communié avec bien trop de corps pour pouvoir encore les compter. Salis par la drogue, l’alcool et les excès. Au milieu des dorures et de l’ostentatoire, comme une cage luxueuse. Une cage dans laquelle ils s’enferment, volontairement. Leur bulle, à eux. Le regard qu’ils se lancent, la façon dont ils s’admirent, mutuellement, surpasse tous les mots. La beauté de Sam, toute cette arrogance qui se dégage de lui, ce charme provocant, contre lequel Hermès ne demande qu’à s’abandonner. Se bruler contre lui, quitte à en perdre ses ailes, consumés par la flamme qui les maintient éveillés.

Ses mains glissent jusqu’à la taille de Maël, descendent jusqu’à ses hanches, alors qu’il soupire d’aise, sous ses baisers, ses lèvres qui laisse des sillons brulant sur sa peau, alors qu’il descend, laissant choir sa chemise ouverte, sans même prendre la peine de la lui retirer. Plus les lèvres du blonds descendent, plus Hermès sent l’envie, le désir de lui, pulser un peu plus fort. Jusqu’à ce que, son pantalon à peine défait, il sente la chaleur de Maël l’entourer complètement. Un râle rauque qui lui échappe, incontrôlable. Chacune de ses attention est divine, exquise. Affalé sur le dos, dans les coussins, légèrement redressé, Hermès le regard faire, se délecte du spectacle qui n’alimente qu’un peu plus ses fantasmes. Regard fiévreux qui croise celui, clair, du blond, qui semble chercher à savoir s’il s’y prend bien, s’il aime ça. Pour seule réponse, Hermès se mord la lèvre inférieure, laisse sa tête retomber en arrière, fermant les yeux dans un énième soupir. Un énième râle. Un gémissement incontrôlable alors qu’une douce chaleur le gagne. La sueur de ses précédents ébats brille de nouveau, ravivée par une nouvelle, à l’odeur et au gout de Maël, alors même qu’il n’est plus contre lui. Ses doigts qui se mêlent aux siens, Hermès les serre un peu plus. S’y accroche. Il y a ce sentimentalisme qui tranche avec le côté bestial de leur première étreinte. Qui n’a plus rien à voir. Un quelque chose de différent, de nouveau, pour ceux pourtant tant habitués à baiser plus par automatisme que par sentiment. Hermès n’a jamais aimé, jamais vraiment. Il ne sait même pas ce que c’est, que d’offrir complètement son coeur, au point de le sortir de sa poitrine pour le confier à l’autre. Il s’est toujours prémunis, comme une barrière pour ne pas souffrir. Pourtant, ce soir, il offre quelque chose à Samaël. Quelque chose que lui même n’est pas capable de définir. Ses vêtements collent à sa peau, lui semble étroits, alors que sa deuxième main, libre, glisse jusqu’aux cheveux humides de Maël pour s’y accrocher. Il jure, entre ses dents. Il jure en italien, sa langue natale reprenant le dessus, alors que le plaisir le gagne, dangereusement. Il se cambre davantage. Il en veut encore.
Il en veut plus.
Il le veut lui.


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MessageSujet : Re: (+18) Paradis artificiel. | Hermès.   (+18) Paradis artificiel. | Hermès. EmptyMar 20 Nov - 19:10
Sam Kavanagh
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La note Italienne qui se mêle à leur moment d'intimité le fait frémir. Samaël donne plus de coeur à l'oeuvre, offre encore un regard de temps à autre au blond pour qui il se damnerait à cet instant. Il voudrait lui faire comprendre ce qui se passe en lui, l'ampleur des dégâts qu'offre les flammes tout au fond de lui. Les brûlures qu'elles laissent derrière elles rendent sa carapace si fine que l'âme d'Hermès est déjà en train de l'infiltrer. La dernière fois qu'il lui arrivait cela, Sam se souvient avoir été si bien qu'il n'aurait voulu être nulle part ailleurs sur terre.
Exactement la même chose maintenant.
Avec plus d'intensité quand on sait que ces derniers mois ont été difficiles pour lui. Maël était plus proche de la destruction et de la souffrance que tout le reste. Il n'avait plus de racines, comme un arbre qu'on aurait arraché à son bout de terre pour le poser plus loin. Maintenant, il a la sensation que sous la caresse d'Hermès, ces racines là pourraient renaître, labourer le sol et montrer qu'elles existent, qu'elles sont prêtes à tenir le choc.

Il ne se pose pas de questions, ne ressent pas le moindre doute l'accabler à cet instant. Entre eux, il y a une fluidité rassurante. Les mains d'Hermès emprisonnent son corps de sa présence, de toute cette confiance qu'il dégage sans n'avoir rien à faire ou à prouver. Lorsque le visage de Sam se redresse, ses lèvres rouges et humides lui adressent un sourire avant de plonger vers l'arrière pour attraper une capote, la lui enfiler lui même tandis que son torse se redresse afin de cueillir des baisers contre sa bouche. Une de ses mains trouve la force de se faire un chemin entre le matelas et le creux de ses reins. Leurs bassins s'entrechoquent  ; le corps de Samaël prend le dessus sur celui d'Hermès mais il n'y a pas de position de force, pas de négociations possibles. Les choses prennent un chemin qu'elles connaissaient à l'avance. Le baiser de Sam n'est pas seulement un échange volé à la va-vite avant de s'envoyer en l'air. Il porte la saveur d'un désespoir qu'il ne tente pas de dissimuler. En ouvrant les yeux, les couleurs de la chambre et la chaleur de la nuit lui rappellent que les chances de souffrir pour lui s'agrandissent à chaque fois qu'ils s'embrassent.
Son cœur rate un battement à cette idée.
Tous sont partis.
Lui fera forcément de même.

Et pourtant, son bassin continue ses vas et viens contre l'entrejambe d'Hermès pour faire grimper la fièvre alors qu'il vient encore chercher ses lèvres, l'aimer à sa manière. L'intensité de l'échange s'accentue un peu plus. C'est idiot mais soudainement, Sam veut faire de cette nuit un instant mémorable. Un moment auquel tout deux pourront se raccrocher. Il se persuade même que ce baiser là, ou plutôt son souvenir sera capable de compenser la peine et combler la perte. Ce n'est qu'en découvrant le corps d'Hermès de ses caresses qu'il réalise que tout cela n'a pas de sens, qu'il ferait mieux de s'arrêter maintenant et partir tant qu'il en est encore temps. Sam, tu fous le feu partout où tu passes. Tu peux pas demander à Hermès d'être le pompier des incendies que tu déclenches pour ensuite te barrer.

Ce n'est qu'en faisant péter les boutons de la chemise de son amant que Sam lui donne le feu vert pour s'imposer, venir en lui, le matraquer de ses coups de reins et de cette chose naissante entre eux. Nu au dessus de lui, à moitié allongé sur son être, les battements de leurs cœurs se mélangent tandis que Maël se perd dans son cou où son odeur lui rappelle leurs nuits passées dans les bras l'un de l'autre. La respiration d'Hermès le fait partir un peu plus en vrille. Chaos mental qui le laisse déjà imaginer un futur douloureux à l'image de ce passé qui le suit déjà. Sam s'imagine bien le bouffer, le ronger avec l'acidité de sa personnalité. Il s'imagine tirer sur le corde de sa patience, l'énerver sans le vouloir, volontairement parfois, le rendre fou sans en avoir toujours conscience. Il se voit le cogner avec ses absences à répétitions et ses excès. Il s'imagine encore mieux l'attendre en cellule de dégrisement et le voir de l'autre côté des barreaux, venir le récupérer avec un regard difficile et lourds de reproches. Sam se voit avec clarté le décevoir et tout mettre en oeuvre pour se faire pardonner. Il s'imagine aussi reprocher à Hermès de ne pas assez l'aimer, remettre en doute les sentiments de l'Italien et menace de partir. Il se voit, jouer de sa patience suivant ses humeurs et ses pulsions. Le coller sans cesse pour finalement partir dans d'autres draps et ne plus répondre à ses appels parce qu'ils portent une saveur qu'il aime trop pour pouvoir s'en passer. En l'embrassant de la sorte quelques secondes plus tôt, Sam aurait bien dévoré jusqu'à la dernière parcelle de son âme pour lui faire comprendre ce dans quoi il se lance.
Aimer Maël, ce n'est pas seulement entrer dans une complicité, c'est se donner corps et âme à lui sinon cela n'en vaut pas la peine à ses yeux. Il préfère tout qu'à moitié. Il préfère rien mais pas qu'un peu.




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MessageSujet : Re: (+18) Paradis artificiel. | Hermès.   (+18) Paradis artificiel. | Hermès. EmptyMar 20 Nov - 19:21
Hermès Bartolotti
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Le plaisir l’enivre, s’incruste dans ses veines comme un délectable poison, qui le rend fou. Fou de blond qui s’affaire à faire monter une fièvre déjà bien présente, échaudant l’italien dont le corps commence à luir d’une fine pellicule de sueur. Effaçant totalement les traces de ceux étant passés avant le célèbre Kavanagh. C’est lui s’impose contre lui, sur sa peau, dans le souffle saccadé de l’italien, s’exprimant dans sa langue natale, pour quelques bribes d’injures ou de compliments légers, murmurés. Il s’y prend bien. Beaucoup trop bien pour la raison d’Hermès qui divague complètement, brouillée par les sensations. Il le sait, dans le fond, que Maël excelle dans ce domaine qu’il pratique chaque jour, pourtant ce soir, c’est autre chose, de plus intense, de plus marquant. L’impression que soudain, tout compte. Que ce n’est plus juste une étreinte légère, volée à une nuit d’excès. Que celle-ci, restera gravée dans leur pensées, sur leur peau, leur corps.

Les mains d’Hermès gagnent la taille du blond, glissent sur sa peau. Il a l’impression de découvrir réellement son corps, pour la première fois. Peut être parce que finalement, c’est le cas. Loin de l’empressement et de la rage, loin d’un baiser volée à la fin d’une nuit agitée. Ce soir, ils communient pour la première fois d’une façon que les surpasse probablement bien plus qu’ils ne s’en rendent compte. Les frictions de leurs bassins ne font que faire monter un peu plus le désir brulant déjà dans le bas ventre de l’italien, alors qu’il plaque Maël contre lui. Sa langue dansant avec la sienne, l’intensité de chaque baiser, comme un renouveau. Une saveur différente, bien plus subtile, bien plus addictive que celles auxquelles il a pu gouter ce soir dans cet appartement de Manhattan.
Un cran de sureté saute, dans l’esprit d’Hermès. Il s’abandonne, bien plus qu’il ne le devrait. Lui qui met toujours un point d’honneur a être détaché, à conserver une distance avec ses amants. Une façon de se protéger, une façon de ne pas craindre la douleur de la perte, trop brutale avec l’euphorie de l’attachement. Au fond, il sait que Maël est capable de le rendre fou. Fou de lui, au point d’avoir le pouvoir de le détruire, probablement. Hermès est imposant, à l’image de cette haute stature, mais son coeur, lui, est beaucoup moins dur et froid que celui de son frère ainé. Il n’est Bartolotti que de nom, puisque sa vie, à l’origine, devait prendre un tout autre tournant. L’unité de la famille, de valeurs partagées, mais un coeur bien trop fragile pour être jeté en pâture à des amants de passages. Mais Samaël n’est pas un amant de passage. Il se fait une place dans sa vie, une place qu’il lui donne volontiers, se laissant aspirer seul par tout ce qu’il redoute et qui pourtant, le fait vibrer, dés lors qu’il est avec lui.

Lorsque les mains du blond font sauter les boutons de sa chemise, le regard entre eux se veut plus intense, plus fiévreux. Comme si la dernière barricade cède, que désormais, l’assaut peut être complet. Pas de sourires, pas de douceur, juste Hermès qui roule sur le côté, emportant Maël dans sa chute, inversant leur positions pour désormais le dominer de son corps brulant d’envie de lui. L’intensité du regard qu’ils échangent le fait vibrer, alors qu’il revient reprendre ses lèvres avec une ferveur nouvelle. Ses mains descendent le long du corps nu de Sam, caressent. Ses lèvres s’aventurent dans le cou du blond, alors qu’il se débarrasse de sa chemise, puis de son pantalon, en gesticulant avec impatience. L’envie de bruler contre lui.

Enfin débarrassé de toute entrave, l’italien échoue de nouveau son souffle sur les lèvres du blond tandis que ses mains gagnent ses jambes, les redressent un peu, avant de venir se caler sur ses hanches. D’une, libre, il se guide jusqu’en lui, le pénétrant lentement, dans un râle rauque qu’il laisse se mêler au souffle brulant de Maël. Il peut sentir son coeur tambouriner dans sa poitrine, alors que déjà, il commence à mener la danse. La saveur de cette étreinte est semblable à celle d’une douce friandise, enivrante. De celle dont on la chance de gouter, une fois dans sa vie. C’est cette sensation là, qui le berce, à l’italien, alors que ses mains viennent se greffer sur les jambes de Sam qu’il relève un peu plus, emprisonnant ses mollets entre ses doigts, alors qu’il gagne en passion, en rythme. Plus soutenu, plus intense. Jamais encore, il n’a ressenti ce qu’il ressent en cet instant. Inexplicable. Tandis que ses lèvres n’arrivent plus à quitter celles de Maël. Une sensation qu’il ne parvient pas à s’expliquer lui même. Une dont il se souviendra. Une qui marque.
Jusqu’à laissé des séquelles.
Invisibles, mais pas moins profondes.


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MessageSujet : Re: (+18) Paradis artificiel. | Hermès.   (+18) Paradis artificiel. | Hermès. EmptyMer 21 Nov - 22:52
Sam Kavanagh
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Sam se crispe lorsque Hermès le pénètre, son corps le fait instinctivement. Non pas par douleur ni même par pudeur mais plus par émotion. Tout se passe plus profond, bien loin dans ses entrailles qui brûlent de savoir qu'ils atteignent enfin un tel point de fusion après toutes ces soirées à simplement s'endormir l'un contre l'autre. L'image des toilettes, colérique et insupportable lui paraît soudainement lointaine, comme s'il la voyait à travers du brouillard et qu'il restait là, lui, sur ce lit aux draps encore parfaitement faits mais qu'il commence à froisser de ses doigts en les serrant fermement. La pression contre le tissu déclenche avec elle la crispation de ses muscles tandis que sa tête part en arrière alors que ses coups de bassin trouvent l'harmonie de ceux d'Hermès. Son souffle se coupe et la fine pellicule de transpiration sur sa peau redevient chaude et réconfortante. Sam peut sentir qu'un bouclier se régénère tout autour de lui, comme une couverture sous laquelle on se cache lorsqu'on est môme parce que les monstres en veulent à notre peau. L'Italien est une protection qui le rend invincible à ses vices alors que le temps s'allonge autour d'eux. Le courage de Maël devient sans égal tandis qu'il cherche à nouveau ses lèvres pour s'enivrer de sa présence jusque dans les pores de son épidermes les plus timides et inaccessibles.

Il a évidemment envie de lui confier des tas de choses, de se laisser aller totalement pour une rare fois mais son corps le fait pour lui, s'élance dans des mouvements passionnés et sensuels qui le font vibrer sans se soucier de rien. La peau de Maël n'est plus qu'un outil pour donner une consistance à tout ce qui le déstabilise.

Sam ne cherche pas la performance ni même la longueur et se déverse contre le torse d'Hermès sans réfléchir si le temps d'érection est respectable ou non. Étonnamment, le désir monte rapidement en lui, tel un ado qui ne sait plus comment faire pour gérer ses émotions lorsqu'elles ne sont pas basées sur l'autodestruction. Son nez plongé dans le cou d'Hermès, encore tendu par son orgasme, ses fesses resserrent leur pression contre l'entrejambe de l'italien pour lui montrer qu'il est encore là malgré tout. Sonné mais bien présent, un peu perturbé aussi malgré toute cette confiance qui ne laisse rien voir en apparence. Ses doigts abandonnent les draps pour caresser ses cheveux, les tirer légèrement tandis qu'il sent à son tour l'Italien monter sur leur petit nuage, rejoindre Sam devenu tout mou par le plaisir. Ses muscles sont comme du chewing gum mais il trouve malgré tout la force d'embrasser sa tempe avant de détacher son corps du sien, le débarrasser du préservatif plein et le déposer par terre. Maël est encore trop perturbé pour être capable d'atteindre la salle de bains et remettre un peu d'ordre dans la chambre. Il se dit qu'après ce moment, ce serait un affront de quitter les bras d'Hermès pour l'atmosphère froide de la chambre.

Les paupières lourdes après une nuit  blanche, son torse se cale contre le corps plus imposant d'Hermès tandis que sa tête trouve sa place contre son pec. Interdiction de te barrer comme un voleur au petit matin. Attends au moins d'être rentré chez toi pour m'envoyer bouler ensuite. Mais merci pour l'orgasme sinon. Gratuit en plus. La touche dramatique de Sam qu'il ne peut contenir car son cœur brisé est en perpétuelle hémorragie. Les points de suture peuvent péter à tout moment, il le sait. Lorsque Dante s'est barré ce jour-là, Maël avait fait les coutures lui-même dans la hâte. Il avait préféré cela à mourir tout de suite mais aujourd'hui, même après tout ce temps, il sent que tout est bien trop fragile et qu'Hermès n'aurait aucune difficulté à arracher les ourlets de son âme. Bizarrement, à cet instant, il ne sait pas si cela l'effraie ou s'il le désire plus que tout.
Souffrir à nouveau pour quelqu'un, au point d'avoir envie de s'arracher la tête et le cœur.
Puis le supplier de rester, perdre toute dignité.
Et finalement lui dire qu'il n'a jamais compté.
La perspective destructrice que lui offre Hermès est une tentation délicieuse.

Il embrasse son torse.




- - - - - - - comment te dire que tout est noir.

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MessageSujet : Re: (+18) Paradis artificiel. | Hermès.   (+18) Paradis artificiel. | Hermès. EmptyDim 25 Nov - 12:05
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Contrairement à tout ce qui les habite d’ordinaire, en cet instant, Hermès a la sensation que Sam n’est rien qu’à lui. Loin de toute la frivolité de leurs vies respectives, à se perdre contre de trop nombreux corps, sans que cela n’est une signification quelconque. Juste pour le plaisir de se déconnecter de la réalité, de ressentir, quelques instants. Sauf que ce que ressent en cet instant l’italien, dépasse tout le reste. Ses mains s’accrochent fermement au corps de Maël, alors que son souffle devient erratique. La supplique brulante du blond, s’abandonnant contre lui, n’est qu’une douce mélodie à ses oreilles, qui le pousse à redoubler d’ardeur pour faire de même, quelques instants plus tôt. Qu’importe si l’échange n’a pas traîné en longueur, prouvant une endurance maîtrisé, ici, aucun standard ne s’applique. Tout est différent, exacerbé, bien plus réel que la plupart des étreintes superficielles qui rythment sa vie.
Ses muscles se crispent alors qu’il s’abandonne, noyant un râle rauque contre les lèvres de Maël, dans son souffle tout aussi chaud, contre son corps luisant de sueur, glissant contre sa propre peau humide. En quelques secondes, son corps devient lourd, tandis qu’il se laisse retomber contre Maël, embrassant son épaule, calant ensuite son front contre lui, avant que leurs corps ne se détachent l’un de l’autre.

Atterrissent sur le dos, il reprend encore son souffle, calme les battements de son coeur avant d’essuyer mollement son torse dans un coin de la couette pour se débarrasser des traces de leur ébat. Ses prunelles noisettes s’accrochent à Maël qui vient se caler sur lui alors que progressivement, la fatigue se met à les grignoter. Une journée et une nuit trop longue, riches autant en épreuve qu’en excès. Lorsque le blond se cale contre lui, Hermès passe un bras autour de ses épaules, vient le caler un peu plus contre son corps, caressant son bras du bout des doigts. Là où d’ordinaire il s’enfuit, s’endort sans rien demander de plus, l’heure semble pourtant être à la tendresse. Une qui ne se refuse pas. Un sourire amusé étire ses lèvres, aux paroles de Sam. « J’pensais plutôt que c’était toi qui allait me laisser là comme un con demain matin » Avoue t-il, parce qu’il sait à quel point Sam est un électron libre, probablement bien davantage que lui. Hermès se sait sentimental lorsqu’il le veut, capable de s’attacher, même s’il se le refuse, en temps normal, n’accordant ce genre de sentiment qu’à sa famille. Une barrière, une muraille qui craquelle face à cet instant, à deux. Là où jamais il n’aurait imaginé vivre une telle nuit avec qui que ce soit, certainement pas avec Samaël où tout les prédestinait simplement à profiter de la vie sans jamais aller au delà d’une amitié d’excès et de bavures. Mais il ne regrette pas. Au contraire.

« Je ne vais nulle part » Relance t-il finalement, en tournant légèrement le visage vers le blond, tandis que ce dernier embrasse son torse, avant de relever les yeux vers lui. Les prunelles d’Hermès se calent dans les siennes. « Et je ne compte pas te jeter dés que j’serai chez moi, tu me sous-estime » Renchérit-il, dans un sourire en coin, un brin amusé. S’il dit ça, c’est que c’est la vérité, après tout ça, ces dernières semaines, presque derniers mois, à dormir l’un contre l’autre, à s’occuper de l’autre, dans un respect mutuel, font qu’il n’a aucune envie de sortir Samaël de sa vie. Pas plus qu’il ne veut lui faire du mal. Hermès soigne les autres, les répare, prend soin d’eux. En aucun cas il ne veut être le responsable de leurs maux. Au fond, il sait que bien des aspects de la vie de Maël font échos à la sienne. Qu’il est un de ces êtres, rares, capable de le comprendre autant que de fonctionner comme lui. Peut être que leurs excès les amèneront à se détruire, mais ça, il refuse de l’envisager. Il a la sensation que cette nuit, que ce qui le fait vibrer, autant que battre son palpitant, est une sensation de plénitude qu’il n’a pas ressenti depuis longtemps. Alors, ses lèvres se posent sur le front du blond, longuement, alors qu’il le serre un peu plus contre lui.
Il n’a pas besoin de dire quoi que ce soit, ses gestes parlent pour lui. Pour tout ce qui l’habitude autant que le trouble.  


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