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 horror picture show (robin)

MessageSujet : horror picture show (robin)    Jeu 25 Oct - 3:17
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Orso Morello
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horror picture show
robin & orso

24 octobre 2018 - it
Orso pousse la porte du cent trois. Il garde ses bottes, vieille habitude. Ses clés sont jetées dans un bol avec la monnaie qui résidait au fond de ses poches. Dans sa main, un carton de pizza surplombé d'une douzaine de beignes. Orso a rarement envie de sucré, mais chaque fois qu'il revient avec du dessert, il disparaît lentement au fil des jours. Robin semble avoir des habitudes de souris, à grignoter tout ce qui lui passe sous la main. Orso dépose ses victuailles sur la table du salon. Il y a une petit table ronde et deux chaises dans la cuisine, mais l'homme n'y a jamais mangé. C'est le genre de meuble que perds tout son sens quand on a personne avec qui s'asseoir. Colombe est coincée entre les cousins du divan, les yeux rivés vers l'écran de la vieille télévision. Le cable diffuse un film quelconque.

Orso se pose à côté de Robin, cherchant sa proximité. Il se retrouve attiré vers sa personne, sans comprendre pourquoi. Il aime sa présence, maintenant scotchée à tous les murs, alors qu'il peut la voir hanter chaque pièce, même lorsqu'elle est ailleurs. Son poids creuse le canapé, pièce d'homme qui s'apparente à la montagne. La gravité attire Robin vers lui. Elle est encore là, alors qu'elle devrait s'être envolée. Orso ne dit rien de la peur viscérale qui lui ronge les organes. Il est toxique, et ça n'est qu'une question de temps avant que Robin ne soit touchée. Il est contagieux, comme une goûte de noir dans un pot de peinture blanche, on ne peut jamais revenir en arrière. Sa blanche colombe sera grise, à tout jamais, s'il continue de la toucher de ses prunelles. La télévision montre un film d'horreur, des gamins, dans une petite ville. Orso a manqué le début, mais il reste pour la fin, pour Robin, pour la regarder regarder l'écran. Elle vit le film, ses traits changeants au fil des images. Et l'horreur, celle qu'elle ressent, si humaine. Orso peut maintenant l'imaginer, quand elle réalisera quel genre de monstre elle a adopté. Son estomac est de plomb, les quelques pointes de pizza ingérées sont déjà loin. La nuit est tombée, les créatures sont dehors, les démons sont dans la pièce, dans chaque coin sombre. Orso a des fantômes, des âmes encore accrochées au bout des ongles. Le clown du film n'a rien de drôle. Orso n'a pas peur. La nuit finit par le border. Sa tête glisse contre le bras du canapé. Il est bouffé par le sommeil, avant même la fin du film. 
(c) DΛNDELION


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MessageSujet : Re: horror picture show (robin)    Jeu 25 Oct - 23:00
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Robin Parker
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logement : un bout de lit volé chez Orso, premier étage de l'Old Lady, elle peut voir sa chambre par la fenêtre.


   
24 octobre - IT & Elle ne sait plus pourquoi elle a allumé la télé. P’têtre pour s’occuper, pour combler les vides, le temps trop long qui passe trop lentement, lorsque regarder par la fenêtre ne semble plus vraiment intéressant. Orso ne rentre pas. Pas encore. Tard. Trop tard. Comme toujours. Une fois sur trois elle finit endormie sur un coin de moquette ou de parquet, livre dans les mains ou bien écouteurs sur les oreilles. Mais une reste les deux autres fois où elle est éveillée, les ongles qui tapent nerveusement sur le rebord de la table en bois tic tac, suivre le rythme des aiguilles pour voir défiler les secondes. Tu rentres quand ? qu’elle voudrait murmurer au vent pour transmettre son message. Mais bien sur rien de tout ça n’est possible.
Alors elle attend.
Sagement, enfoncée dans le canapé, la télécommande qui lui tombe entre les doigts alors qu’elle s’allonge, paquet de chips en équilibre sur sa poitrine, elle se met à zapper, nouveau passe-temps depuis qu’elle a découvert qu’Orso ne limitait pas les chaines télés, ni l’utilisation à un nombre d’heure définit. Elle zappe, machinalement, finit un film, en commence un autre se laisse happer par l’écran de la télé au fur et à mesure que ses doigts plongent dans le paquet de chips, les sourcils qui se froncent quand elle comprend que le film qui s’est lancé n’est pas vraiment de ceux qu’elle aime regarder.
Y a du sang.
Un peu trop.
Pourtant ça avait l’air marrant au début, le ciré jaune du gamin qui lui fait penser au sien, celui que sa mère lui a offert en l’appelant mon petit canari. Mais l’idée du ciré jaune lui laisse maintenant un goût amer quand elle voit les images qui défilent devant ses yeux, le paquet de chips qui glisse à ses pieds sans qu’elle s’en rende compte, se redresse, le cœur qui bat, les yeux rivés sur les scènes qui se déroulent.
BANG.
Ca claque, ça la fait sauter jusqu’au plafond, lui arrache un cri de surprise qu’elle étouffe comme elle peut quand elle se rend compte que ce n’est que Orso qu’est enfin rentré. Les heures qu’ont filé sans qu’elle remarque, déjà de nouveau attiré par l’histoire, par le clown qui hante les gamins, le personnage d’Eddie qui sonne drôlement familier. Elle en oublie Orso, pourtant il n’y a toujours que lui, dans toutes les pièces, dans toute la vie. Il n’y a que lui. Mais ce soir elle est autre part, ailleurs. Le cœur en enfer.
Elle le sent s’asseoir à côté d’elle,  se laisse glisser à côté, presque une habitude, un réflexe inconscient qui s’est installé ces dernières semaines sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte. Genoux contre la poitrine, elle pose sa tête contre l’épaule d’Orso, cligne à peine des yeux, alors que l’histoire continue.

La fin est dure. Mais belle. La fin lui arrache même une larme ou deux, l’impression qu’il y a quelque chose de coincé dans la gorge, qu’elle aussi aurait aimé son cercle des losers avec qui passer l’été. Mais à la place elle a Orso. C’est pas plus mal finalement. Pas plus mal vraiment. Orso qui dort paisiblement, première fois peut être qu’elle le voit partir comme ça. Lumière toujours allumée, elle va chercher la couverture à pas de loup dans la chambre, revient sur le canapé pour se glisser contre lui, les couvre tous les deux comme pour les protéger. Elle a le cœur qui bat trop fort, la peur qu’est là. Mais y a Orso. Y a Orso et c’est le principal. L’impression qu’il est un talisman, que même Pennywise ne pourra rien contre elle, tant qu’elle garde ne serait-ce qu’une cellule en contact avec lui.
Alors elle s’accroche. Comme elle peut. Dérive. Flotte. Vers les rêves.

25 octobre - Paranormal activity & Ce soir encore, même chaine, même heure, comme une curiosité malsaine, l’envie d’effacer les souvenirs de la veille pour les remplacer par des nouveaux, traiter le feu par le feu en quelque sorte. Elle n’a pas réussi à rester toute seule la journée, réfugiée sur le toit avec un livre, un pull – celui d’Orso – essayer de chasser la peur. Peur de quoi ? Quelques images dans une boite carrée ? Si elle était sa mère peut être qu’elle aurait cherché sur crucifix pour réciter ses prières.
Mais elle n’est pas sa mère.
Et elle n’a pas mis le pied à l’église depuis deux mois.
Alors elle se redresse un peu la gamine, sur son toit, en équilibre. Si elle n’a pas peur du vide, pourquoi avoir peur d’un clown ? Pourquoi avoir peur tout court ? Comme une envie de défi stupide qui grimpe, alors qu’elle revient dans l’appartement le temps de choper les billets laissés sur le comptoir, quelques pas qui la poussent jusqu’à la supérette alors qu’elle bafouille des remerciements inaudibles lorsqu’on lui rend sa monnaie, referme bien vite la porte derrière elle une fois le monde réel affronté. Y a dans ses bras et la poche du sweat tout un tas de victuaille, ce qui fait mal aux dents, les bonbons aux couleurs oranges et noires, les boissons qui pétillent, qui donne un rush de sucre quand on en abuse trop. Parée elle s’installe devant la télé, bien décidée que ce soir elle ne flanchera pas. Mélange de tout les paquets dans un bol chipé en haut de l’étagère, en équilibre sur sa chaise pour l’attraper, elle goûte salé et sucré alors que les images commencent à défiler devant ses yeux. Paranormal activity. Portes qui claquent, fantômes invisibles, hurlements. Le sien aussi, quand la porte s’ouvre. Encore. Même heure. « MINCE » alors qu’elle essaye de chasser le rouge de ses joues, faut croire qu’elle va pas y arriver, si à chaque fois qu’Orso revient elle a l’impression qu’elle va crever. « Pardon » alors qu’elle le voit arriver se pousse sur le côté du canapé instinctivement pour lui faire une place alors qu’elle repositionne bien son bol sur ses genoux. Quand Orso s’installe elle se tourne un instant, l’observe à la dérobé, sent son cœur qui s’apaise un peu, juste un peu, parce qu’elle se demande ce qu’il pourrait bien faire pour la protéger d’un être intangible. Pourtant y a comme une intuition qu’il en serait capable, de toucher un fantôme à main nu, comme une foutue certitude cachée là quelque part.
Y a sa main qui tend le bol, le mettre au milieu, comme une offrande timide, il n’aime pas le sucré elle l’a déjà remarqué, mais p’têtre que pour un soir il fera une exception.

Le film qui se termine alors qu’elle sent des frissons parcourir sa peau. La lumière allumée, pas question de la laisser s’éteindre, la peur qui grimpe, grimpe, même une fois la télé éteinte. «Tu crois que c’est réel tout ça ? » qu’elle murmure à Orso, curiosité et terreur qui se battent en duel au fond de son regard. Ce soir encore elle dormira avec des fantômes tapis dans un coin de ses rêves.
Quand elle se glisse sous la couverture, y a la capuche du sweat qu’elle rabat sur sa tête, incapable de le quitter pour la nuit, l’impression que ça la protège comme une armure. « Eteins pas la lumière s’il-te-plait »  qu’elle finit quand même par murmurer, avant de se recroqueviller, espérer que ça sera suffisant pour que les esprits les laissent en paix pour la soirée. Foutu film. Terrible idée. Demain elle recommencera.
C’est décidé.

     
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Si mon coeur est en verre comment voir à travers, franchement, j'sais pas moi-même ce que je ressens.
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