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 the medicine we need (hermès)

MessageSujet : the medicine we need (hermès)   Sam 6 Oct - 0:55
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Zelde Ackerman
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Dope, shoot it up, straight to the heart, pleaseElles avaient promis que ça serait marrant, à la cafétéria, puis en amphi, portable passé de main en main comme une évidence. Promis ça va être génial qu’elle avait murmuré Jules, faisant voler ses jolies boucles blondes autour de son visage de poupée. Une soirée, encore une soirée, toujours plus de soirées, pour oublier les cours, les devoirs qui s’accumulent, l’avenir incertain qui se dessine. Surtout pour Zelde, moins pour Jules. La chance d’être un génie : pouvoir assurer en cours tout en vivant à 200 % en soirée. Une soirée, oui, mais pas comme les autres avait rétorqué Amy, malicieuse. Le genre de soirées où elles ne sont jamais invité, pas comme une énième boite de nuit pourrie à la musique grésillant, pas comme une autre soirée passée sur un canapé défoncé avec les autres gars de l’université. Non, soirée avec des adultes, des vrais, un tuyaux de la part du cousin de la sœur d’Amy ou un truc du genre, Zelde avait décroché à l’annonce du mot « soirée », de toute façon elles savaient toutes qu’elle serait la première à dire oui. De toute façon ça serait marrant, alors tant mieux.

« Mam, je sors » qu’elle lance tout en claquant la porte, éviter la foudre de sa mère, de son père, de ses frères, sur sa robe trop courte, sur ses talons trop hauts, sur ses lèvres trop rouge. Tu fais trainée avec craché Max quand il l’avait croisé dans la salle de bain, les lèvres plissées dans une moue dégoutée. Oui. Trainée. Toujours un peu plus, les oreilles percées pour provoquer, le noir qui s’écaille sur les ongles, les bas résilles déchirés, comme un doigt d’honneur à cette famille trop conformiste, à cette religion qui lui ronge les os. Trainée. Pas dans le bon sens, pas comme Jules avec sa robe rouge et le décolleté parfait, pas comme Amy avec sa frange arrangée au millimètre et ses cuissardes en cuir. trainée comme un déchet oublié dans la rue, ça la fait marrer, ça lui donne envie de pleurer, le reflet dans le miroir qui lui donne envie de gerber.

T’es en retard Zelda, pas Zelde, mauvais prénom, toujours, elle a arrêté d’essayé de corriger ses amies, préférant plaquer un sourire fatigué et tendre la main pour attraper la bouteille de vodka déjà bien avancée.  « Je finissais le td de biochimie pour demain »  excuse plate, ridicule, avec pourtant un bon fond de vérité. L’alcool qui lui brûle la gorge, elle boit trop vite, ventre vide, comme un rituel pour se préparer à affronter les autres, le monde, les gens.
Les rues s’enchainent, différentes de d’habitude, appartement un peu moins cassé que ceux qu’elles ont l’habitude de fréquenter, Zelde le voit à peine, tire nerveusement sur sa cigarette, les doigts qui tremblent, dans sa poche y a le poids de la poudre qui se fait sentir, quelques grammes tirés à Art contre des dollars froissés dans la laverie, elle y a pas encore touché, ça commence à creuser des trous acides dans son ventre, dans son crâne. Tu m’écoutes Zelda ? ouais ouais, bien sur qu’elle écoute, fumée recrachée quand elle hausse les épaules, se demande pour la dixième fois ce qu’elle fout là, avec Jules et Amy, des filles qui au fond ne sont même pas ses amies.

La soirée bat son plein quand elles arrivent, la bise qu’est faite à un brun plus âgé, le fameux cousin éloigné ou une connerie du genre, les filles qui le suivent à la trace pour se faire présenter, là où Zelde décide de s’arrêter à la recherche de quoi manger, combler un peu le vide, le ventre qui gronde, les fourmis dans les doigts, l’alcool trop fort qui la fait tanguer. Fantôme, on s’écarte à peine sur son chemin, l’habitude, trop l’habitude, malgré les clous, malgré le rouge, malgré le noir, on l’ignore, alors qu’elle se faufile jusqu’à la nourriture, attrape un saladier de biscuits apéritifs avant de continuer l’exploration de l’appartement. C’est plus fort qu’elle besoin incessant, de grignoter, d’avaler tout ce que contient le saladier, perdu dans un coin de chambre au milieu des affaires, bouteille de bière pour faire descendre le tout, alors qu’elle perd le fil des heures. Tic tac. Schema habituel, Zelde caché, Zelde qui dort, Zelde qui s’oublie pendant que le monde continue de tourner, pendant que ses deux amies décident qu’elles en ont assez, que les adultes ne les regardent pas assez. On est parti à une autre soirée, rejoins nous là-bas, message qui s’étale sur l’écran lumineux de son téléphone portable, le bruit du message qui la fait sursauter, la réveille. Pourquoi est-ce qu’elle s’étonne encore. Y a la conscience des miettes un peu partout sur ses vêtements, le sel qui tâche ses doigts, le dégout mêlé à l’envie de vomir alors qu’elle se précipite vers la salle de bain, recrache le tout dans l’évier, recrache sa tristesse aussi, rituel qui lui colle à la peau depuis trop longtemps maintenant.
Grand coup d’eau sur le visage pour essayer de s’éclaircir les idées, le maquillage qui coule un peu trop, qu’elle rattrape comme elle peut, l’air d’avoir pleuré un peu trop longtemps dans un coin des toilettes alors qu’elle finit par craquer et attraper le petit sachet qui attend trop sagement dans la poche de sa robe.   « T’es nulle »  qu’elle marmonne tout bas alors que déjà elle fouille dans les tiroirs pour dénicher une lame de rasoir, étaler la poudre en deux lignes grossières. Elle s’arrête un instant, hésitante.   « T’es vraiment nulle »  parce que ça ne changera rien, rouler un dollar pour créer une paille de fortune.
Comme un grand vide quand elle s’apprête à inspirer la ligne, certitude que c’est une connerie, mais une connerie qui lui permet de marcher droit un peu plus longtemps, se raccrocher à ça, sans penser à la descente qui sera trop douloureuse, au lendemain qu’arrivera trop vite. Y a les yeux rivés sur la poudre, alors qu’elle s’apprête à y aller, puis la porte qui s’ouvre soudain, la faisant sursauter, lâcher la paille qui se déroule, dollar qui tombe à ses pieds.  « Merde »  oui. Merde. Alors qu’elle s’accroupie pour le ramasser, le rouge qui monte salement aux joues, de s’être faite attraper. Ptêtre que si elle garde sagement les yeux fermés, il s’en ira. Ptêtre que si elle garde sagement les yeux fermés, ça sera juste un mauvais rêve éveillé.
     
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MessageSujet : Re: the medicine we need (hermès)   Dim 7 Oct - 18:22
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Hermès Bartolotti
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Lorsqu’il était encore chirurgien, Hermès était plus rarement présents aux diverses soirées qu’organisaient ses amis ou fréquentations. Simplement parce que souvent, il était de garde, ou en terminait une bien trop longue et n’avait qu’une hâte, s’effondrer dans son lit. Pourtant, plus sa déchéance a rongé son rythme de vie, plus son visage s’est retrouvé à fréquenter diverses soirées. Alors, depuis qu’il n’a plus son métier, bien que la vocation soit toujours là, un peu ternie, il en profite d’autant plus. Ce n’est même pas profiter, dans le fond, c’est presque un besoin, de se vider la tête, l’esprit, de profiter de chaque instant de la journée comme s’il allait être le dernier. Plus de projet, plus de futur, plus d’envie pour la suite. Hermès est davantage à survivre chaque jour qu’à vivre réellement, même s’il ne le montre pas. Il aime donner l’illusion que tout va bien, aussi bien dans sa tête que dans son corps contaminé par l’alcool, le tabac et la drogue.

C’est donc un sourire sur les lèvres qu’il évolue dans une énième soirée, bien fringué comme à son habitude. Une chemise claire, dans un bleu pâle, une veste de blazer marine et un pantalon assorti. Des chaussures brunes, de ville. Il a de l’allure, pour sur et lorsqu’il sort encore comme ça, il est facile de le prendre encore pour celui qu’il n’est plus. Lorsque son visage n’affiche pas une trace de bagarre ou d’excès quelconque.
Il parle avec les uns et les autres, certains qu’il connait, d’autres qu’il drague allègrement, femmes comme hommes. Hermès n’a jamais réellement su choisir, profitant des deux sexes suivant ses envies. Ce soir, il ne sait pas encore sur qui il va jeter son dévolu, mais il a l’intime conviction qu’il ne repartira pas seul de cette soirée. Comme de la plupart des soirées où il se rend, d’ailleurs. Il ne les ramène jamais dans l’appartement qu’il partage avec Ario, mais cela ne l’empêche pas de profiter, même parfois, d'une étreinte volée sur la banquette arrière de son imposant SUV. Qu’importe, il est peu regardant sur le lieu ou encore la situation de la personne. Les normes sociales ou le compte en banque lui importe peu. Après tout, désormais, il fait partie de la lie de la société.

Il repose son verre de whisky vide, pour se diriger vers les toilettes. L’envie pressante d’un peu de poudre, pour terminer la soirée en beauté, alors que certains commencent déjà à rentrer chez eux. Un coup d’oeil à sa montre lui annonce qu’il n’est pas loin de trois heure du matin. Vérifiant du bout des doigts la présence du petit sachet de poudre dans la poche intérieure de son blazer, dessine un sourire sur son visage, alors qu’il observe à droite à gauche, l’air de rien, jusqu’à enfin pénétrer dans une salle de bain un peu à l’écart. Pourtant, il s’immobilise, dés lors qu’il ouvre la porte pour faire un pas dans la pièce, relativement vaste pour une simple salle d’eau. La surprise se lit sur ses traits, mais rapidement, c’est un sourire qui étire ses lèvres. Il se demande, l’espace d’un instant, si c’est son anniversaire ou si l’univers décide juste de lui faire un cadeau ? Une petite brune, mignonne, trop pour son propre bien, l’air un peu paumé, un peu éprouvé. Une robe rouge, trop courte, des jambes fines, rehaussées de talons, le carmin aux lèvres et la provocation sur chaque centimètre de son apparence. Mais ce qu’il remarque, en plus de ça, c’est la fine ligne de poudreuse qui trône sur le carrelage sombre du lavabo et l’air surpris, un peu choqué, qu’affiche la jeune femme. Alors, Hermès referme la porte derrière lui, mais ne la verrouille pas comme il avait prévu de le faire initialement, histoire de ne pas lui faire peur. Son esprit pervers s’agite, s’il doit repartir avec quelqu’un, il voudrait fortement que ce soit elle. Conquêtes juvéniles qui sont autant une drogue pour lui que cette foutu cocaïne. Même s’il sait que c’est mal, que c’est une mauvaise idée, que son frère lui en foutrait une, ou peut être deux, s’il savait.

« J’peux me joindre à toi ? » Demande t-il, dans un sourire qui ne s’efface pas, alors qu’il sort de son blazer son propre sachet, sa propre came. Il s’approche d’elle, lentement. « C’est bon, t’en fais pas, j’dirais rien, c’est pas moi qui vais te juger » Renchérit-il, pour la rassurer, alors qu’il étale son propre rail de l’autre côté du lavabo, avant de venir le sniffer sans même prendre la peine de se fabriquer un tube quelconque, la tronche contre le carrelage froid, se bouchant une narine. Il relève ensuite brusquement la tête et la penche en arrière dans un râle de satisfaction. Cligne des yeux plusieurs fois avant de sourire largement. Cette sensation là, n’en égale aucune autre, à part peut être celle de l’orgasme. Pupilles qui se dilatent alors qu’il se sent emplit d’un regain d’énergie et d’une envie furieuse de faire un truc intense, ou de s'envoyer en l'air. Mais malgré ça, il n’est pas non plus con au point de se jeter sur cette fille, qui lève les yeux vers sa haute stature, imposant qu’il est.


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MessageSujet : Re: the medicine we need (hermès)   Dim 7 Oct - 21:39
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Dope, shoot it up, straight to the heart, please Elle n’aurait pas du. Tout simplement. Venir. Elle n’aurait pas du se perdre à cette soirée mondaine ridicule, jouer à celle qu’elle ne sera jamais, princesse ratée des bas quartiers qui passe plus de temps dans les ruelles crasseuses que dans des appartements joliment décorés. Elle n’aurait pas du non, finir par se laisser tenter, un peu de poussière de fée pour égayer la chose, rallumer le cœur qui menace de clamser, faire taire le ventre qui gronde un peu trop, les souvenirs qui viennent frapper à la porte du cerveau. Pourtant elle est là, comme une idiote, bouche ouverte et prise la main dans le sac. Stupide stupide stupide. Ca résonne en boucle dans sa tête alors qu’elle cherche les mots, cherche de l’air aussi, essaye de se persuader que c’est un mirage, juste un énième fantôme qui vient la faire chier.
Mais non.
Il est réel. Un peu trop. Ca se sent dans la perturbation de l’air quand il referme la porte derrière lui. Ca se sent aussi quand il s’avance, trop près, trop vite, alors qu’elle tente encore de s’extirper de sa torpeur alcoolisée. J’peux me joindre à toi ? Surement qu’elle passe pour une idiote quand ses sourcils se froncent, le temps que l’information monte lorsque ses yeux se posent sur le sachet blanc trop similaire au sien, qu’il tient entre ses doigts. C’est bon, t’en fais pas, j’dirais rien, c’est pas moi qui vais te juger . ca débloque un truc dans sa poitrine, la tension qui diminue alors qu’elle relâche ses muscles, pas complètement, jamais vraiment à l’aise face à ceux qui ne sont pas de sa bulle, comme un vieux réflexe de protection. « Si tu veux » qu’elle marmonne tout bas, alors qu’elle s’écarte un peu pour le laisser s’installer, lui qui étale son rail à côté du sien, ça la ferait presque sourire si elle n’était pas autant perturbée, trop solitaire dans son vice dégueulasse, ça lui fait bizarre de partager.
Silencieuse elle l’observe, lui, ses vêtements trop bien ajustés, l’âge qui se lit sur son visage, le sentiment d’être une fraude face à lui, qu’il va lui demander de partir à chaque instant, trop cassée, trop jeune, trop mal fringuée. Mais non. Non. Il continue sur sa lancée, cocaïne qui disparait un peu trop vite, l’habitude qui se lit dans le geste alors qu’il relève la tête, le plaisir évident qu’il en tire. Ca la fait sourire. Vraiment cette fois. Tire ses lèvres en quelque chose de rare, de délicat, plus habituée à tirer la tronche qu’à faire autre chose. Un autre rempart qui s’abaisse alors qu’elle roule de nouveau son dollar de fortune pour se baisser, à son tire elle inspire, ferme les yeux pour profiter, laisser tout le reste mourir pour un instant, alors qu’elle rejette la tête en arrière. « merde »  qu’elle répète encore une fois, parce que ça lui échappe, alors qu’elle n’arrive pas à effacer le sourire sur le visage, le cœur qui bat trop vite, corps qui dit merci. C’est pas moi qui vais te juger. Tant mieux. Pas envie que ça vienne gâcher l’instant, alors qu’elle revient à la réalité, ouvre les yeux pour le dévisager, s’attarder un peu plus sur son visage, sur ses yeux, comme une trace d’ombre qu’elle discerne un peu mieux maintenant qu’elle se fait plus lucide. Méfie toi des hommes à l’aura noire meyn tokhter que lui avait répété sa grand-mère un peu trop souvent, des hommes trop lissent au masque apparent. Des hommes comme lui, c’est un peu trop évident.
Mais elle n’en fait rien.
Surement une provocation ridicule alors qu’elle secoue la tête, alors que son cerveau lui hurle de partir, là où son cœur frôle l’arythmie.  « J’pensais pas que les vieux riches étaient du genre à se faire un rail entre deux coupes de champagne » qu’elle finit par articuler, comme un air de défi, comme une envie de provoquer, parce qu’elle a la sensation qu’il la voit pour de vrai, et pas juste une âme transparente à traverser. Les yeux ancrés dans les siens, alors qu’elle sent son nez qui commence à couler. « Merde » troisième fois, alors qu’elle soupire, la main pour cacher l’hémoglobine. Corps de verre, corps papier, qui se casse à la moindre secousse, ça lui arrive un peu trop, de plus en plus, comme un compte à rebours macabre, à se demander si la prochaine fois ça craquera vraiment.
     
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MessageSujet : Re: the medicine we need (hermès)   Mar 9 Oct - 21:48
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Hermès Bartolotti
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Bien sur qu’il veut. Bien sur qu’il compte bien s’imposer, sans trop de gêne. Peut être qu’il n’obtiendra pas ce qui anime ses fantasmes, mais en tout cas, il tentera sa chance. Simplement parce qu’il est dans une de ses soirées où tout part en vrille, où il se lâche complètement. Pas d’attaches, pas de sentiments, personne qui l’attend, lorsqu’il daignera rentrer chez lui. Une liberté totale, déstabilisante parfois, pesante dans d’autres moments, mais ce soir, salutaire. Il s’approche du lavabo, rapidement, s’envoie sa ligne de coke, tout aussi rapidement. Après tout, c’est pour ça qu’il est venu ici, en premier lieu, sans savoir qu’il y trouverait quelqu’un. Et pas n’importe qui, une nana qui lui tape immédiatement dans l’oeil. Ou en tout cas, l’oeil de ses fantasmes malsain. En plein dans le mille de ses sales habitudes, de celles qu’il doit perdre.
Il savoure les effets immédiats de la drogue, sur son corps, alors que la brune fait immédiatement de même, s’envoyant sa propre ligne à l’aide d’un dollar roulé en un petit tube. Il sourit en coin, Hermès, face à cette petite démonstration. La scène ne fait que nourrir un peu plus son esprit partant déjà en vrille à cause de l’alcool et de la drogue. Lorsqu’elle jure, affirmant à sa façon la satisfaction des premières sensations liées à la consommation de cette poudreuse, il n’en sourit que davantage. Le médecin en lui a longtemps condamné ce genre de chose, mais son éthique s’est effacé en même temps que sa licence, pour ne laisser que place aux vices et aux plaisirs éphémères. Comme s’il n’est qu’un papillon de nuit qui mourra aux premières lueurs du jour.

Leurs regards se croisent, pour s’accrocher, alors qu’elle brise le silence fraichement installé. Il ne peut s’empêcher de rire, Hermès. Un léger rire nerveux, amusé, de part les paroles qu’elle lui balance. « J’suis pas si vieux et pas si riche » Réplique t-il en brandissant son index pour appuyer ses paroles, avant de sourire plus largement. « Les apparences sont trompeuses » Renchérit-il par dessus le tout, pour laisser planer le doute. Inutile de dire qu’il n’est plus, désormais, qu’un mafieux revendant des médocs et opérant au black contre un peu d’argent sale. La chose fait bien moins rêver que lorsqu’il avouait être chirurgien. Les regards qui soudain, devenaient plus brillants, plus intéressés. Parfois juste à sa situation, ou à son compte en banque. Au moins, désormais, il n’a plus à s’embarrasser de ce genre de réactions.

Il s’apprête à renchérir lorsque la petite brune se met à saigner du nez, jurant entre ses dents en penchant la tête en avant. Rapidement, Hermès intervient, attrape du papier toilette pour s’approcher et le lui mettre sous le nez, l’incitant à le tenir. « Tiens ça et penche la tête en arrière, ça va passer » Lâche t-il avec un sérieux déstabilisant. On peut presque sentir le médecin, ressortir en lui, la façon dont il agit, donc il réagit. « Aller viens t’asseoir par là » Renchérit-il en la soulevant tel un poids plume, par la taille, pour l’asseoir sur le lavabo qui n’était en soit pas très haut, mais autant se rendre utile. Il est tout proche d’elle, debout, alors qu’elle est davantage à sa hauteur, bien qu’il la domine encore de quelques centimètres, géant qu’il est. Il l’observe, attendant de voir le sang se dissiper et elle, aller mieux. Prévenant, bienveillant, même là, du sommet de son côté camé, la cocaïne dans le sang. Mais après tout, avant d’être radié, il opérait dans cet état, il soignait dans cet état, avec une efficacité et une minutie assez déroutante. « T’es un peu jeune pour être là, qu’est ce que tu foutais ici ? T’es avec un d’ces gars ? » Demande t-il, sans grande douceur, curieux. Oui il sait que certains font office de sugar daddy, alors il ne serait pas étonnant qu’elle soit là pour accompagner l’un d’eux. Ou en tout cas qu’elle l’ait rejoint, puisqu’il ne se souvient pas d’elle en début de soirée, quand il a commencé à s’enivrer d’alcool et de conneries à bouffer, entre deux conversations et clopes.


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MessageSujet : Re: the medicine we need (hermès)   Mar 9 Oct - 23:33
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Dope, shoot it up, straight to the heart, please Y a quelque chose de différent ce soir, ça se sent dans l’air, elle pourrait presque le toucher du doigts, ça tourne autour de lui, comme un trou noir, le genre de chute trop tentante, aimant à dégâts, elle sait déjà que ça ne finira pas comme prévu. Ca ne finit jamais comme prévu. C’est peut être la façon qu’il a de rire à sa remarque, rire qui pulse un peu trop fort à ses oreilles, lui donne envie de rire, de façon un peu contagieuse. J’suis pas si vieux et pas si riche qu’il la contredit, alors qu’il aurait pu lui vendre n’importe quoi, surement qu’elle l’aurait cru. Naïve, crédule, ou juste qu’elle n’en a rien à faire, les masques, les enveloppes, les mensonges qu’on distille un peu plus chaque jour pour se complaire ne l’ont jamais vraiment touché. Pourtant il n’en fait rien, cartes sur table il dit la vérité. Les apparences sont trompeuses . Curieuse elle observe un peu mieux, comme lui a apprit sa grand-mère, noter dans un coin de cerveau ce qui détonne, ce qui fait tâche. Mais elle n’est pas encore douée à ça Zelde, trop perdue dans son propre univers avec ses propres démons pour se concentrer sur ceux des autres.   « Les apparences sont toujours trompeuses » qu’elle finit par conclure, ferme les yeux un instant, essaye de ralentir le rythme de son cœur, l’euphorie, les mots qui lui échappent un peu trop ce soir. Tant pis. C’est l’envie qui reprend le dessus, questionner, s’amuser, essayer d’éclairer un peu cette soirée ratée à l’aide de cette âme errante venue se fracasser à la sienne.

Le nez qui coule, sale habitude, le juron qui lui échappe alors qu’elle plisse les yeux, pas le temps de réagir que déjà il lui tend du papier toilette, le sourire effacé du visage par une expression bien plus sérieuse. Menteur qu’elle a envie de murmurer, il est déjà bien assez vieux pour pouvoir la regarder comme ça dans cette situation, comme si c’était vraiment important. Tiens ça et penche la tête en arrière, ça va passer  « Merci » qu’elle marmonne un peu gênée, suit les instruction, fait pression sur ses narines pour empêcher le sang de continuer à s’écouler. Aller viens t’asseoir par là Concentrée, elle ne le voit pas se rapprocher, sent ses mains autour de sa taille le temps qu’il la soulève, ça lui arrache un hoquet de surprise alors qu’il la repose sur le lavabo, les doigts déjà qui s’en vont, trainée brûlante qui s’évapore en l’absence du contact. Dans sa poitrine ça tambourine un peu trop, Zelde qui prend conscience un peu plus de la situation, de la proximité de l’homme. Menteur encore qu’elle voudrait continuer, il lui donne l’impression d’être trop jeune, gamine paumée, souris face au loup. Menteur. pas si vieux tu parles, et le souffle qui lui échappe un instant. Respire Zelde. et c’est ce qu’elle fait alors qu’elle baisse la tête pour le dévisager, papier toilette ensanglanté entre les doigts, la situation serait presque trop risible, improbable.  « Ca m’arrive tout le temps »  qu’elle essaye de glisser pour reprendre l’ascendant, se calmer un instant, parler de choses inutiles pour faire trouver à son cœur un semblant de cohérence.   « De saigner du nez »  précision débile, pour qu’il ne comprenne pas autre chose, les mots qui se mélange, maladresse maladive, c’est qu’elle n’a pas l’habitude d’être mise à jour de la sorte, regardée, transpercée. Il la voit et ça lui fait un drôle de choc.

Le sang qui arrête enfin de couler alors qu’elle essuie du revers de sa main les dernières traces carmines qui se figent sur sa peau. T’es un peu jeune pour être là, qu’est ce que tu foutais ici ? T’es avec un d’ces gars ? ça lui arrache un léger rire amusé alors qu’elle secoue la tête.  « Je suis pas si jeune »  qu’elle reprend comme pour se moquer, provocation à peine dissimulée alors qu’elle se rapproche un peu, corp en équilibre sur le rebord du lavabo.   « Les apparences sont trompeuses »  retour à l’envoyeur, c’est ridicule car ça se lit sur leurs deux visages les années qui les séparent, mais juste une fois, faire semblant.  « Non je suis venue avec mes amies. Une grande blonde et une asiatique à l’air ennuyé ? » peut être qu’il les a vu passer pendant qu’elle se perdait dans l’appartement à se cacher, à s’empiffrer, à oublier.  « On m’avait vendu ça comme une soirée géniale, que j’allais m’éclater »  haussement des épaules, y a comme une trace d’ennuie qui se dessine sur son visage, pas besoin de lui dévoiler qu’elle ne s’éclate jamais en soirée, mais que ça ne l’empêche pas de recommencer.  « Faut croire que je me suis encore faite avoir, l’alcool est même pas bon, et on croise des personnes louches dans la salle de bain »  l’index qui vient se planter dans la poitrine de l’homme, accusation non dissimulée, l’envie de l’embêter, même si elle sait bien qu’elle risque de le regretter. Pas grave, ça changera pas, l’habitude du danger, l’habitude de se brûler les doigts.  « Et toi alors ? Si t’es pas si vieux et pas si riche, pourquoi t’es là ? » la boucle est bouclée, les yeux toujours rivés dans les siens, alors qu’elle agrippe doucement le blazer, pour pas chuter, pour pas s’écraser, qu’il la rattrape juste le temps d’une soirée.
     
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MessageSujet : Re: the medicine we need (hermès)   Lun 15 Oct - 10:18
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Hermès Bartolotti
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Elle a raison, cette nana. Les apparences sont toujours trompeuses. Parce qu’ici, on le prend pour un beau riche, la trentaine dépassée et les excès présents. On ne soupçonne pas le côté mafieux, le côté criminel, encore moins la chute. On ne soupçonne rien d’autre que la charisme qu’il dégage et l’illégalité qui semble lui coller à la peau, rien que part cette prise de cocaïne, à l’abri des regards.
Mais rapidement, les réflexes de médecins prennent le dessus, lorsque la brune saigne du nez. Hermès est fidèle à cette pulsion altruiste qui ne le lâche pas, depuis qu’il a décidé de faire dans les soins. Depuis qu’il s’est dévoué aux autres, en partie. L’adrénaline des urgences, des réflexes, des opérations. Etiolé depuis sa chute, mais toujours là, dans un coin de lui même. Alors oui, pris de tous ces réflexes endurci avec les années d’études, trop longues, il réagit, vite. Au quart de tour. Elle n’est qu’un poids plume entre ses doigts, entre ses mains qui la soulève avec aisance et facilité, pour l’asseoir sur le lavabo. Mine de rien, elle est plus à portée, ainsi, alors qu’il demeure proche d’elle. Trop proche, certainement, là, devant ses jambes encore repliées. Pour l’instant, a t-il envie de songer, alors que son esprit diverge, que ses fantasmes s’agitent. Il y a ce côté malsain qui dort au fond de lui, toujours présent, mis en sourdine. Cet instinct primaire que la cocaïne réveille, relance.

« C’est que t’as pas l’habitude » Enonce t-il comme une évidence, lorsqu’elle explique que ça lui arrive souvent, de saigner du nez. Les muqueuses encore fragiles, qui manquent d’expérience. La jeunesse. Encore trop précieuse et à la fois plus assez. Il peut le voir rien qu’à son apparence, à toute la provocation qui émane de son être, alors qu’il sourit en coin. Lui, il est depuis longtemps habitué à ce genre d’excès. La cocaïne exacerbe ses sensations, agitent ses pensées et ses envies, mais ne lui cause plus grand chose d’autre, à part le manque, lorsqu’il reste loin de cette substance chimique qui, il le sait, le tue à petit feu. Nombreux ont été les avertissements de la vie, volontaire ou non, mais il les élude, trop facilement. Vivre dangereusement, au jour le jour. Comme un besoin viscéral de sensations et d’oubli.
Il la regarde, la détaille du regard, la fixe. Il n’a pas le regard qui déshabille, pas tout de suite. Trop voyant, trop évident, alors qu’il reste face à elle, que ses prunelles noisettes l’analyse, comme si elle est une oeuvre d’art, dans une galerie précieuse. Pourtant ici, rien n’est précieux, à commencer par le lieu de rencontre. Mais le décor n’a jamais freiné Hermès qui s’habitue depuis longtemps à des lieux de déchéances, quels qu’ils soient. Rien ne l’arrête. Tout disparait, autour de lui, figé sur ses pensées, dés lors que la cocaïne pulse dans ses veines.

Finalement, le sang s’arrête de couler et la brune balance le papier toilette souillé un peu plus loin dans le lavabo, s’essuie le nez du revers de la main, étalant les dernières traces de carmins. Mais même dans cet état là, Hermès ne détourne pas le regard, ni même l’attention. Ses paroles décrochent un sourire à l’italien, qui s’en amuse. « J’sais pas, j’ai pas fait attention » Avoue t-il, parce que s’il avait dû en remarquer une, ça serait certainement elle, là, juste en face de lui, dans son apparence tranchant avec le côté guindé de cette soirée, malgré le Bronx, tout autour, dehors. Il se met à rire, même, lorsque après avoir été sarcastique sur la soirée, elle évoque sa présence dans la salle de bain. Il la fixe de nouveau, Hermès, avec un air enjôleur sur le visage, un sourire en coin, un peu provoquant, un peu trop présent. Il ne compte pas s’éclipser aussi facilement. « Parce que la soirée est organisé par un pote à moi » Déclare t-il d’abord, lui offrant la vérité. Un ami de longue date. Un ami tout aussi drogué que lui, encore plus pervers, encore plus déviant. « Si j’suis trop louche, j’peux toujours partir… » Déclare t-il, évasif, alors que ses mains se campent de chaque côté de la jeune femme sur le lavabo, amenuisant volontairement la distance entre eux. Alors que là, hissée sur le carrelage sombre, bien encore un peu plus petite que lui, s’il se redresse, elle est à sa hauteur. « Mais ça serait dommage, non ? Qui sait, louche ne veut pas forcément dire mauvais » Tandis que ses lippes s’étirent de nouveau d’un sourire provoquant. D’un sourire satisfait, alors que ses mains se rapprochent doucement. Il essaye Hermès, il tente, il séduit, il se fait une place dans sa bulle, progressivement.


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MessageSujet : Re: the medicine we need (hermès)   Lun 15 Oct - 20:52
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Zelde Ackerman
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Trop près, trop proche, trop imposant. Gamine face à un géant, merci l’alcool, merci la drogue, qui l’empêchent de perdre les dernières miettes de confiances qui lui restent, qui l’empêche de se liquéfier, de disparaitre. C’est ce qu’elle sait faire de mieux face aux adultes, face aux hommes, face aux humains en général. Les vivants elle maitrise pas, le sang chaud dans leurs veines qui lui donne des sensations douloureuses dans la poitrine. C’est que t’as pas l’habitude . La voix qui la tire hors de ses pensées alors qu’elle appuie un peu plus sur son nez malmené, pâle sourire qui s’étale sur son visage. Pas l’habitude, non, clairement, quelques mois maintenant, presqu’un an qu’elle a essayé, passer du simple joint à la case supérieure, elle sait pas où elle a raté son virage Zelde, comment elle a fait pour s’embarquer là-dedans. « Encore heureux à mon âge ça serait alarmant » qu’elle renvoie comme elle peu, l’impression que c’est normal, discussion classique sur le carreau froid d’un lavabo, nonchalance emprunté grâce à la confiance donnée par la drogue.

Il la dévisage. Un peu trop. Il la dévisage et ça brûle sur sa peau. C’est pas normal qu’elle voudrait murmurer, me regarde pas qu’elle voudrait le supplier. Ca fait tanguer un truc dans sa poitrine qui devrait pas, sentiment d’être vivante – un peu – juste une fois.  J’sais pas, j’ai pas fait attention . Pas attention à ses amies, à Amy et Jules, celles qu’on repère toujours de trop loin partout. Si elles savaient. Elles enrageraient. Et ça donne à Zelde envie de rigoler. Elle se raccroche à ça la gamine, aux prunelles de l’homme, à son sourire qui ne quitte pas ses lèvres. C’est carnassier qu’elle devine pourtant, il camoufle ses canines, se déguise en mouton, mais Zelde n’est pas dupe. Des années à apprendre à faire tomber les masques, derrière des cartes, derrière des lignes de mains, sorcelleries païenne à faire plisser les yeux de sa mère. Alors elle provoque un peu plus Zelde, cherche à voir jusqu’où son masque tiendra, jusqu’où il continuera à jouer le jeu, attentionné, aidant, adulte.
Parce que la soirée est organisé par un pote à moi . Ah. Oui. Dit comme ça évident, tout de suite il a bien plus de légitimité qu’elle d’être là. Univers d’adulte qui lui semble trop différent, trop décalée là où lui se fond à la perfection.
Alors pourquoi ?
Pourquoi elle, pourquoi là ? Pourquoi est-ce qu’il ne s’en va pas ? Pourquoi est-ce qu’il continue de la regarder comme ça ? Il devrait pas. La laisser là. Comme tous les autres.
Mais il ne le fait pas.
Si j’suis trop louche, j’peux toujours partir… Alors qu’il fait tout le contraire, le regard de Zelde qui dévie sur les mains de l’homme, qui l’enferment petit à petit, lui coupant la possibilité de s’échapper. Mais ça serait dommage, non ? Qui sait, louche ne veut pas forcément dire mauvais. Il avale son air, trop proche, et le voilà le fameux masque qui se fissure quand il laisse apercevoir le temps d’un instant ses crocs. « Non pas forcément » qu’elle arrive à articuler, alors qu’elle serre un peu plus son emprise sur le blazer de l’homme.
Fait pas ça Zelde. Fait pas ça.
Ca hurle dans son crâne, un brin de conscience encore existant qui hurle en fond. Conscience étouffé par le rush dans ses veines, par l’alcool sur sa langue, par l’envie juste une fois d’exister pour quelqu’un.
Fait pas ça.
Alors qu’elle se redresse un peu plus, essaye de se grandir alors qu’elle laisse vagabonder ses doigts sur la chemise, fait glisser ses ongles sur la peau de son cou, alors qu’ils sont trop proches nez qui se frôleraient presque. « J’ai pas dis que tu devais partir »  et tout qui voudrait le supplier de rester, avec elle juste un instant, quelques minutes ou des heures, partager la montée et la chute, à deux.   « Reste »  murmuré à l’oreille, et c’est stupide, tellement stupide.
Mais bien plus fort qu’elle.



   
     
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MessageSujet : Re: the medicine we need (hermès)   Dim 28 Oct - 16:33
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Hermès Bartolotti
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Non, pas forcément, réplique t-elle, alors que le sourire d’Hermès s’étire un peu plus. Un sourire carnassier, envieux, désireux. Il est déjà dans sa zone de confort, il envahi sa bulle, son espace, il s’y immisce comme un prédateur prêt à bondir sur sa proie. Tout ça n’est qu’un jeu, qu’un moment agréable, qu’un instant d’oubli. Il ne pense pas aux conséquences, n’écoute pas sa conscience. Son souffle s’échoue sur la fille en face de lui, ses yeux se perdent dans les siens, alors qu’elle s’accroche un peu plus à son blazer. Il le sent venir, le moment où tout risque de basculer. La cocaïne pulse dans ses veines, renforce son envie de s’abandonner autant que de jouer. De la baiser, là, à même ce lavabo, dans cette salle de bain, alors que petit à petit, la soirée se dissipe. Mais le blond n’en a plus rien à faire, du temps qui passe. Son attention est totalement focalisée sur la brune en face de lui, qui s’approche, qui se redresse, qui, peut être sans le vouloir, ou justement volontairement, se colle un peu plus à lui. Lui contre ses jambes encore repliées qui ne demande qu’à s’ouvrir. Il le sent. Cette tension est palpable, électrique dans l’air, alors que son sourire ne le quitte pas.

Finalement, il entend ce qu’il voulait entendre. Douces paroles qui résonne contre sa peau, au creux de son oreille, alors qu’elle lui dit de rester. « Avec plaisir » Elle ne demande pas, elle affirme et alors que son visage recule légèrement, c’est le moment que choisi l’italien pour passer à l’attaque. Il n’a pas besoin de plus. Ses lèvres viennent se plaquer aux siennes, il l’embrasse avec une fougue qu’il réprimait jusque là. Ses mains viennent délicatement écarter ses cuisses pour qu’il se glisse entre. Ses doigts glissent le long du tissu, jusqu’à ce qu’il empoigne le bord de la robe pour la remonter, la dévoiler un peu plus, elle et son corps trop fin mais pas moins désirable au vu des fantasmes malsain de l’italien. Des fantasmes qu’il élude souvent, mais auxquels il laisse libre court ce soir. La drogue annihile les barrières et la raison, les grands principes. Tout se dissipe. Ses mains gagnent ses hanches, alors qu’il l’approche un peu plus de lui, qu’il plaque son bassin contre le sien. Ses lèvres ne quittent pas les siennes, gagnent en empressement. Il en veut plus, dangereusement plus.

Il n’écoute plus que le besoin primaire qui pulse en lui, qui le pousse à agir, à continuer, à s’enflammer totalement. Ses mains se déplacent encore, avec aisance. Les corps, il ne les connait que trop bien, habitué aux excès et aux conquêtes d’une nuit. À l’oubli dans des bras inconnus qu’il ne croisera probablement jamais plus. C’est ce qu’il cherche ce soir, noyer ses pensées, exacerber ses sensations alors que les endorphines se libèrent davantage, grâce à la drogue parcourant tout son corps. Grisante sensation de plaisir qui ne va faire que croitre. Il remonte encore la robe, jusqu’à sa taille, soulevant légèrement le corps frêle au passage. Ses collants sont le dernier obstacle restant. Ses lèvres glissent jusqu’au coup blanc et offert, il embrasse, il dévore, son souffle s’accélère à mesure que l’envie lui crispe le bas ventre. Surtout lorsqu’il la sent encore plus proche de lui. Une de ses mains remontent dans le dos de la brune, alors que ses lèvres descendent jusqu’à son épaule qu’il dénude d’une main, alors qu’il descend sa fermeture de robe de l’autre. Agile, parfaitement appliqué. Il n’en ai pas à sa première étreinte volée, arraché à la faiblesse d’une soirée. Jamais il ne force, mais il profite toujours. Alors qu’abaissant un peu plus le tissu, il redresse le visage pour contempler la beauté du corps immaculée et de la dentelle le couvrant encore, avant que ses lèvres ne reviennent à l’assaut des siennes. Adieu, moralité.


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MessageSujet : Re: the medicine we need (hermès)   Lun 29 Oct - 0:31
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Zelde Ackerman
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Dope, shoot it up, straight to the heart, pleaseElle dérape.
Définitivement.
Elle dérape.
Pas de retour en arrière possible, pas sur qu’elle ai envie aussi, de retourner en arrière. Y a comme un sentiment de puissance qui pulse dans ses veines, cocaïne et désir qui se mêlent, pas souvent qu’on attend qu’elle ordonne, qu’elle autorise, qu’elle laisse faire. Mais c’est pas juste une fête d’université, c’est pas un ado défoncé à ce qu’il a pu trouver en face d’elle. C’est autre chose, quelqu’un d’autre, et ça fait pulser le sang un peu plus vite jusqu’à son myocarde alors qu’elle se met à sourire en retour. Avec plaisir . « Bien » satisfaite de la réponse, satisfaite de ses gestes aussi, alors qu’elle le laisse venir l’embrasser, qu’elle le laisse venir allumer un brasier.
Il est partout, ses lèvres, ses mains, le long de ses cuisses alors qu’elle ne résiste pas, Zelde qui ferme les yeux s’accroche un peu plus, les doigts qui se perdent dans sa chevelure, alors qu’elle lui rend son baiser avec la même avidité. Résonnance. Mêmes envies, mêmes besoins, l’impression en cet instant d’être vivante. Vraiment. Terriblement vivante. Les sens décuplés par la cocaïne, chaque contact contre sa peau qui crame, laisse une trainée brûlante. Elle a toujours préféré comme ça. Moins lucide. Plus halluciné. Extatique.

Il mène la danse et elle suit, habitué ça se sent dans ses gestes, dans la façon qu’il a de lui donner envie de se raccrocher à lui, de le supplier. Mais elle se retient Zelde, se concentre sur ses lèvres, qu’elle vient agacer de la pointe de ses dents, provoquante, impertinente, pas une jolie poupée passive, elle préfère aussi participer. Pour une fois qu’on l’y autorise.
Le baiser qui se rompt alors qu’il dévie le long de son cou, gémissement qui lui échappe alors qu’elle raffermit sa prise, main au creux de sa nuque, l’autre qui se perd, vient libérer la chemise, se glisser sous le tissus, curieuse. Avide.

« t’aime ce que tu vois ? »  qu’elle a le tend de demander avec un rire au creux de la voix, sourire qui fait presque trop mal, les yeux dans les siens. Et il revient, de nouveau il l’embrasse, elle le laisse venir un instant avant de reculer un peu, secoue la tête. « c’est pas très juste du coup » alors qu’elle lui enlève son blazer pour le poser à côté d’elle, les doigts déjà occupés avec les boutons de la chemise à son tour c’est elle qui vient agacer son cou du bout de ses lèvres, remonte le long de la mâchoire. « Plutôt bien conservé pour un vieux. Mais t’es sur de pouvoir suivre ? » dernière provocation murmurée au creux de l’oreille, lobe capturé entre ses dents alors que ses mains se perdent sur son torse. Elle joue avec le feu Zelde. Besoin de danger. Besoin de plus. Provoquer, pousser à bout, pour obtenir ce qu’elle veut. Là. Maintenant. Et quelque chose lui dit qu’elle a trouvé le bon adversaire pour jouer.

     
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