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 This town ain't big enough for the both of us (Swan)

MessageSujet : This town ain't big enough for the both of us (Swan)   Lun 1 Oct - 0:10
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Clint Goodnight
PUCEAU DU CUL

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This town ain't big enough for the both of us 28 septembre 2018 - 17h00 - @Swan Thomas
Il avait toujours besoin de sortir prendre l’air quand la pâtisserie commençait à être remplie des petites têtes blondes venues quémander leur dose de sucre après une journée d’école qui avait dû être si éprouvante pour eux, à crier dans les oreilles d’une maîtresse au bord de la dépression nerveuse. Et maintenant, ils venaient crier dans les siennes, lui faire gonfler la tête à coup de caprices que les parents n’arrivaient pas à canaliser. Il aurait voulu mettre un panneau sur la porte sa boulangerie pour en barrer l’entrée à ses petits démons, mais il en était venu à l’évidence que le faible chiffre d’affaires qui lui permettait de continuer émanait de rase-mottes avec les dents du bonheur qui ne pouvaient pas manger un cupcake sans s’en étaler la moitié sur le visage. Et ça le désolait, un peu. Parce qu’il s’était imaginé autre chose, peut-être, que des court sur pattes passant leur vie à s’égosiller et des jeunes femmes venues prendre des photos pour leur compte instagram pour sa petite affaire. Et il se demandait comment il en était arrivé là. Il ne détestait pas les enfants, pourtant, il aimait bien ça, avant, et les instagrameuses aussi, il pouvait passer des heures à déposer des cœurs sur leurs photos, surtout si elles étaient mignonnes. Il savait bien qu’il avait son caractère, Clint, mais il savait aussi que cette histoire commençait à le ronger de l’intérieur, qu’il allait finir plus névrosé que ne l’avait pu être sa mère, même si lui, au moins, aurait une bonne raison de l’être. Et il préférait encore se rendre malade à travailler pour son propre nom que de retourner trimer pour un autre, ou pire, de devoir retourner à la maison parce qu’il ne pourrait plus payer un loyer new-yorkais. Il préféra inspirer un grand coup pour chasser les idées noires, et sortir une cigarette d’un paquet fatigué alors qu’il était assis sur le pas de la porte voisine de celle menant à la pâtisserie, où les parents entraient et sortaient avec leurs petits monstres. Il s’en était même remis à fumer pour ne pas imploser aux heures de pointes, et pire, aux heures de vide. Le sucre n’était pas assez fort pour lui tenir l’esprit en place, et il n’était pas encore assez stupide pour commencer à vider des bières alors qu’il avait les mains dans la pâte, alors il s’était tourné vers son amour du lycée, la nicotine. Et il l’inspirait comme l’aurait fait un asthmatique de sa ventoline, fermant les yeux quelques instants avant de les rouvrir pour observer le balais minutieux qui s’orchestrait dans la rue entre les voitures et les piétons. New-York restait un endroit particulier. Et ses habitants des extra-terrestres pour lui. Il laissait ses pupilles châtaigne glisser sur leurs silhouettes, en arrivant à se demander comment ils faisaient pour respirer dans les fumées toxiques de la ville, pourquoi ils restaient dans cet enfer sur terre quand lui ne pensait même pas à en partir. Puis, au bout de la rue, une silhouette plus familière que les autres. Un gosse. Encore un, mais celui-là, il le connaissait, et le visage de sa mère lui revint à la mémoire en lui hérissant les poils de la nuque. Encore un sale gosse capricieux, sauf que celui là avait une mère qui n’acceptait pas qu’on lui dise la vérité sur son gosse – qu’il était insupportable. « Déjà de retour ? » La question était plus ironique qu’autre chose alors que Clint se relevait, laissant tomber les cendres de sa cigarette par terre alors qu’il en reprenait une nouvelle bouffée. « Je pensais pas que les gens du coin avaient assez de culot pour revenir dans des endroits où ils font des scènes. » Il savait que c’était pas la bonne chose à faire – il suffirait que les gens autour l’entendent pour que ça plombe sa réputation, pas franchement bonne. D’un autre côté, il en avait marre de ramer pour contenter des cons, et il avait envie de le faire savoir.



❝ wild beasts wearing human skins❞ Love never dies a natural death. It dies because we don't know how to replenish its source. It dies of blindness and errors and betrayals. It dies of illness and wounds; it dies of weariness, of witherings, of tarnishings.
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MessageSujet : Re: This town ain't big enough for the both of us (Swan)   Ven 26 Oct - 1:41
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Swan Thomas
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y'a des fois, les journées sont longues. y'a des fois, elle veut juste rentrer chez elle pour se foutre sous sa couette avec un film et un verre de vin. mais bon elle est mère, c'est pas possible ça. elle adore son fils, c'est pas le problème mais il faudrait ce genre de moment où elle peut mettre sa vie sur pause. juste quelques heures pour souffler un peu. ce ne serait pas du luxe, surtout après un service comme celui de ce midi. parfois les clients sont chiants. même s'il y a ses habitués qu'elle chouchoute depuis plusieurs mois, ça n'efface pas les clients arrogants, les remerciements qui ne viennent jamais et les ordres lancés à la volée. la politesse semble être un concept abstrait pour certains. genre vraiment abstrait. ça l'épuise plus que de passer d'une table à une autre pour servir les clients. devoir faire semblant de sourire, de débarrasser les plats dans un semblant de bonne humeur. c'est un exercice qu'elle a appris à maîtriser et qu'elle gère de mieux en mieux. être actrice c'est un vrai métier, elle ne peut plus dire le contraire maintenant. elle devrait peut être penser à se reconvertir. c'est certain qu'elle cartonnerait.
d'un pas décidé et surtout pressé, elle se hâte vers les grilles de l'école, là où l'attend très certainement son fils. elle n'arrive pas à la bourre mais presque. juste au moment où les derniers parents s'échappent avec leurs progénitures. et la sienne de progéniture, toujours là, posé sur un banc en train de jouer avec des cartes qu'elle ne connait pas. elle n'est plus à la page depuis longtemps. du moment qu'il ne mette pas sa vie en danger, elle le laisse faire ce qu'il veut. d'un signe de la main, elle interpelle liam qui range ses affaires avant de le rejoindre en courant. " coucou bonhomme, t'as passé une bonne journée ? " il lui dit que oui, comme à son habitude. puis il lui parle de leon parce que leon est merveilleux. elle sourit en repensant à cet échange avec la mère du gamin sur le banc de ce parc. moment agréable quoiqu'un peu étrange. elle ne sait pas quoi penser de cette mika. elle sent qu'il y a un truc pas clair mais elle ne saurait dire quoi. mais c'est pas grave. elle est sortie de ses songes par son fils qui la ramène à l'ordre. il lui demande de passer par la pâtisserie parce qu'il a faim. elle lui dit oui distraitement et se laisse entraînée par le gamin alors qu'elle avance toujours paumée dans ses pensées. ce n'est qu'en arrivant devant la façade qu'elle se rend compte de l'endroit où elle est. et merde, pas ici... pourtant c'est trop tard, elle lui a dit oui. alors dans un soupir, elle le laisse entrer dans la boutique. liam va se coller face aux vitrines et observes les douceurs sucrées qui se trouvent dans la pâtisserie. évidemment, le proprio - ce qu'elle croit qu'il est - est présent, juste devant. le même que la dernière fois. " déjà de retour ? " elle sourit. de ce même sourire faux qu'elle balance aux clients du diner. " faut croire que oui... " captain obvious... " je pensais pas que les gens du coin avaient assez de culot pour revenir dans des endroits où ils font des scènes. " visiblement il ne l'a pas oublié non plus. faut dire que leur dernière rencontre fut soldée par une altercation quelque peu virulente. " une scène carrément ? c'est pas un peu exagéré comme terme ? " même si les mots ont dépassé sa pensée, elle ne pensait pas avoir laissé cette empreinte si peu flatteuse. " écoutez je suis désolée, mais mon fils n'est pas un sale gosse. loin de là. " elle a pu en voir des enfants dans l'école de liam mal éduqués, méchants parce que c'est dans leur nature. mais ce n'est pas le cas de liam. elle s'excuse sans être vraiment sincère pour le coup, c'est plus une formule toute faite.
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