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 sin city. (hermès)

MessageSujet : sin city. (hermès)   Sam 15 Sep - 11:20

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hermès bartolotti. patronyme qui brûle les lèvres, embrase le corps.
les sensations sont encore vivaces ; c'est comme si les mains de l'homme passaient et caressaient encore son épiderme à vif. c'est comme si ses lèvres décrivaient encore un arc de cercle libidineux sur son cou, le haut de sa poitrine. et quand flora ferme les yeux, flora revoit et ressent encore tous les endroits où il l'a aimé, les rares fois où ils se sont retrouvés. c'est comme si hermès était toujours là, à ses côtés.
et il y a le besoin violent, le besoin virulent, que de le retrouver, que de retourner à ses côtés. flora est incapable de se concentrer, confond les tickets dans le cinéma miteux dans lequel elle travaille. elle tend les boissons gazeuses aux mauvaises personnes, la tête en l'air, la tête dans les sensations jamais véritablement oubliées. le corps est d'une sensibilité exacerbée et irritante ; flora est comme ces adolescentes mielleuses qui brûlent de retrouver leur prince charmant sur un destrier blanc. mais flora n'a pas leur naïveté. flora sait bien qu'hermès n'est sans doute pas parfait… qui le serait, à la trentaine bien entamée, en ayant les opales sombres qui passent et repassent avec envie sur un corps adulescent ?
hermès n'est sans doute pas son prince charmant. et pourtant le palpitant vibre du besoin agaçant de le revoir… de briser la fatalité qui la pousse à attendre sans cesse qu'il la recontacte, quand flora n'est qu'une gamine impatiente qui croque la vie à pleines dents plutôt que d'attendre sagement que la vie pousse sur son chemin ce qui lui fait envie.
- je dois quitter le boulot plus tôt, aujourd'hui.
elle marmonne en attrapant le bras de son chef pour qu'il cesse de courir partout. haussement de sourcils de l'intéressé.
- maman est malade…
flora ment, flora manipule, quand ses opales dévorent son visage et que ses larmes menacent d'exploser comme autant de chutes d'eau hors de ses orbites. (autant pour la franchise.)
- mais…
elle devine déjà la suite qu'elle n'écoute pas : il n'y a pas assez de monde aujourd'hui, dans les employés, pour qu'il puisse la laisser partir.
- je pense que maman m'a refilé sa gastro… j'ai mal au ventre…
flora se recourbe un peu sur elle-même, passe les bras autour de son ventre, affiche une grimace digne des oscars. flora est décidément une très bonne actrice quand il s'agit de trouver une excuse pour échapper à ses obligations. comme si j'avais quelque chose à faire du sort de ma mère… elle pense fort. avec un soupir contrit, son chef répond :
- d'accord. prends soin de toi et tiens-moi au courant si tu peux venir demain. et va chez le médecin !
petit sourire des deux parties. et la culpabilité, légère, comme une brise, qui retourne son estomac. parce que son chef est adorable et qu'elle s'en veut de lui mentir de la sorte. flora n'est pas qu'une gamine égoïste, elle tient véritablement à son emploi et à cultiver des relations agréables dans le cadre de son boulot.
- merci. oui, j'y file.
elle attrape ses affaires et s'empresse de rejoindre la sortie, mimant des hauts-le-cœur. elle passe par chez elle, se bouche automatiquement les oreilles en entrant pour déposer son sac, se changer – il faut être divine pour retrouver hermès – et ressort aussitôt. elle croise un homme qu'elle n'a encore jamais vu – et qui pose un regard lubrique sur son corps légèrement dénudé, flora s'étant décidée pour un short trop court et un crop top dévoilant trop de peau avec des doc martens – mais n'y prête aucune attention.
un seul mot, un seul nom trône dans sa tête :
hermès.
elle court et virevolte à travers la ville, rejoint rapidement le bronx. elle ne sait pas exactement ce qu'est « Le Moine » mais en voyant le panneau accroché sur la façade d'un immeuble, elle décide de ne pas perdre plus de temps et d'entrer. le décor interne est bien loin de la façade toute simple. l'endroit est incroyablement bien décoré et flora se demande quelques instants si elle ne s'est pas perdue dans un hôtel ; elle n'y voyait pas spécialement hermès travailler, mais le connaissait-elle tant ? pas vraiment.
elle arrête la première personne qu'elle voit – une femme menue et à la beauté toute particulière, loin d'être tapageuse, toute en douceur – pour demander, un peu intimidée :
- je cherche hermès. hermès bartolotti. l'auriez-vous vu ?
elle se mordille la lèvre inférieure. elle ne se sent pas du tout à sa place dans cet endroit. avec son short trop court et son air de garçon manqué – à la chevelure pourtant bien entretenue – flora détonne complètement.
- vous pouvez vous installer dans le petit salon, ici, juste à gauche. je vais le chercher.
elle murmure, de sa voix de naïade. flora reste sans voix et avance silencieusement jusqu'à la pièce, soudain extrêmement nerveuse. elle passe une main dans sa chevelure blonde, inconfortable sur ce siège pourtant parfait. elle n'a pas la prestance de cette femme qu'elle vient de croiser… alors que pourrait bien lui trouver hermès ? flora n'est pas de ces filles mielleuses qui ne vivent que pour le regard d'un homme. flora cesse de museler la partie la plus fleur bleue d'elle-même, quand le palpitant bat frénétiquement dans la poitrine à l'idée de revoir l'amant qui l'a tant marqué, physiquement et sentimentalement.
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MessageSujet : Re: sin city. (hermès)   Dim 16 Sep - 16:07
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Hermès Bartolotti
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La nuit, tous les chats sont gris. C’est ce qui se dit. Et les Hermès, sont de sortie. Rarement chez lui, lorsque vient le début de la soirée, qu’il a un truc dans l’estomac et qu’il est prêt à vaquer à ses occupations plus lucratives les unes que les autres. Partagé entre business et sorties, lorsqu’il n’est pas dans sa tanière, au sous-sol du Moine, à opérer les blesser d’une connerie quelconque. Ou d’un règlement de compte.
Ce soir, pas de soirée d’oubli, que cela soit dans un club du coin comme dans les draps d’une tierce personne. Ce soir, c’est au Moine qu’il se rend. Des livraisons de cachets à préparer, quelques comptes à faire, un inventaire de son matériel et probablement une opération clandestine. À vrai dire, il ne sait jamais à l’avance de quoi sa soirée sera faite. Il lui est déjà arrivé de commencer à « bosser » sur un truc, pour finir ivre quelques heures plus tard dans un appartement plus ou moins connu. Hermès n’est pas juste un oiseau de nuit, il est une créature imprévisible. Impossible de savoir précisément où il se trouve à une heure précise. Parfois, quelques soupçons, jamais rien de fondé. Il surprend autant qu’il déstabilise. Voilà pourquoi il a constamment sur lui ses deux téléphones, être joignable. Prêt à sauter d’un imprévu à une impulsivité. Ou simplement à une envie.

Cigarette entre les lèvres, caban sur les épaules, par un début de soirée frais, il se rend au Moine. Expirant une dernière bouffée de fumée, alors qu’il s’immobilise devant la porte d’entrée du bordel de son frère ainé, il cale une main dans sa poche et observe autour de lui. Il lui arrive de pénétrer au sous-sol directement par l’entrée de service, dont il a les clés, donnant sur une petite ruelle crasseuse, mais pas ce soir. Ce soir, il n’a pas envie de s’emmerder. Il se sent l’humeur d’un verre, avant de descendre faire ses petites affaires. Écrasant le mégot de sa clope sur le bitume, se raclant la gorge, il pénètre enfin dans l’établissement, là où le petit personnel le salue avec respect. Certaines des filles viennent flirter un peu, parce qu’elles savent qu’ici, Hermès n’est pas le mauvais bougre. Peut être aussi à cause de sa belle gueule, lorsqu’il n’est pas amoché. Il a toujours eu son succès, avec les filles comme avec les mecs, d’ailleurs. Il faut dire que balance qu’il était chirurgien, ne faisait qu’accentuer ses bons côtés. Bons côtés ternis depuis.
Il s’approche du bar « Un whisky, s’teuplait » Demande t-il, en observant toujours autour de lui, échangeant quelques paroles avec une fille qui s’approche. « Mindy j’suis pas d’humeur, va plutôt bosser » Elles le savent, ici, qu’Hermès n’est pas un habitué des chambres du haut. Il est rare de le voir monter pour une partie de jambe en l’air. La chose a dû arriver une fois ou deux, tout au plus. La plupart du temps, il préfère aller tirer son coup ailleurs, sans le statut de client, ou de co-propriétaire.

Il ne s’éternise pas, lorsqu’enfin arrive le précieux breuvage qu’il sirote quelques minutes avant d’avaler le contenu restant de son verre. C’est qu’il a des choses à faire. Alors il descend au sous-sol. L’escalier est caché au fond d’un petit couloir, derrière une porte qu’il déverrouille avec ses clés. Une porte qui restera ouverte, bien que fermée.
Une fois en bas, il se débarrasse de son manteau qu’il passe sur un cintre et range dans une étagère, maniaque, toujours. Élégant, toujours, ou presque, lorsqu’il sort de chez lui, il remonte les manches de sa chemise anthracite et s’installe face à un large établi sur lequel sont disposés plusieurs boîtes, contenant des nouveaux arrivages de médicaments obsolètes ou simplement retirés de la vente. Sa mine d’or à lui.
Pourtant, alors qu’il commence à se plonger dans la lecture de la composition de ses nouveaux médicaments, dont il ne connait pas encore tous les méandres, un des molosses d’Ario cogne à la porte et entre. « Quoi ? » Demande Hermès sans même tourner la tête. « Y’a une nana, une gosse qui te cherche, une blonde, mignonne. J’te conseille de venir sinon elle va finir à l’étage ». Cette fois-ci, Hermès tourne la tête vers le type et se lève presque dans un bond. Une gosse. Une blonde, certainement. Flora. Sans même demander plus de détails, il le sait, il le sent. Comme une espèce d’intuition pas encore brouillée par une traînée de poudre. « Bouge ! » Beugle t-il en s’élançant à l’étage sans poser davantage de questions.

Il la cherche du regard, agacé, énervé. Il sent la moutarde lui montée au nez, lorsque Mindy lui désigne un des petits salons du doigt, indiquant la présence de la précieuse blonde. Il pénètre en trombe dans le petit salon où, évidemment, la jeune femme n’est pas seule, entourée de clients, de filles. Des clients qui dévisagent un peu trop son physique gracile et pourtant diablement bien proportionné. Un physique qui est, dans l’esprit d’Hermès, un fantasme violent qui le fait bander rien qu’en y pensant, la nuit lorsqu’il se retrouve seul et insomniaque. S’approchant d’elle, d’un pas pressé, il la chope par le bras, certainement trop violemment, se penchant vers elle « Qu’est-ce que tu fous là Flora putain ?! » Crache t-il entre ses dents, agressif. Il n’attend même pas sa réponse avant de l’entrainer avec lui en la tenant toujours fermement par le bras. Il se dirige vers le petit couloir, juste avant la porte menant à son précieux sous sol et s’immobilise enfin. Ici, ils sont à l’abris des regards de la plupart des gens, au fond d’un couloir sombre dont les portes donnent sur des bureaux ou des pièces de stockage. Il lâche le bras de Flora avant de la regarder de haut en bas. Beaucoup trop belle. « T’as vu comment t’es fringué en plus pour te pointer ici ? Un de ces connards aurait pu te prendre pour une pute et t’amener en haut hein, t’aurais fait quoi ?! » Relance t-il, acerbe. La vérité, c’est parce que si un truc pareil c’était produit, il aurait été dans un état de rage incontrôlable.  


I will come running when you call my name
Even a broken heart can beat again
Forget about the one who caused you pain
I swear I'll love you in a different way
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