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 Rage froide - Edwin/Ario

MessageSujet : Rage froide - Edwin/Ario   Sam 8 Sep - 17:27
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Ario Bartolotti
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Rage froide08/09 - 21h54 - @Edwin Allen
L’homme est sur le môme à le frapper dans les côtés : la violence est telle que tu en grondes de rage et tu l’attrapes par l’épaule pour le relever de force. T’y vas tellement fort que t’entends le craquement du tissu qui se déchire, mais tu t’en fous royalement : à peine relevé, il se prend ton poing dans la gueule, lancé à pleine puissance. Le genre de bolide qui vous ferait dérailler un train. Toi, tu ne fais dérailler que celui de ses dents : il va devoir oublier le colgate et s’acheter du ciment à la place, ça ira plus vite pour pouvoir sourire à nouveau.
Il valdingue dans le fond de la pièce et t’es déjà sur lui, lui en collant une deuxième histoire d’être sûr que le message est enregistré – et que personne ne pourra l’identifier avec son dossier dentaire. Il finit par gueuler, encore plus furax que toi alors que t’es la seule victime dans l’histoire : c’est ton prostitué, ton employé et ton fric qu’il gâche allègrement ! Sans parler de ton temps qu’il te fait perdre !
Une dernière droite en guise de signature et tu te redresses, le laissant avec le visage en sang au sol :
- Foutez-moi ça dehors !
T’as grondé, pire qu’un animal enragé, et tes hommes obéissent au quart de tour. Ils l’attrapent par les bras et le redressent : ses jambes flasques indiquent qu’il va rester sonné un bon moment et qu’il risque d’avoir quelques remords au réveil, mais tu t’en fiches. Toi, t’en auras pas, c’est bon pour les femmelettes ça.
Toi, t’as un Edwin en sale état, recroquevillé dans un coin. Alors tu t’approches, toujours aussi brusque et te penches pour l’attraper et le redresser lui aussi : sauf que cette fois-ci, tes poings sont protecteurs. Ils ont perdu de leur violence pour se contenter de soutenir le jeune homme, et vérifier au passage qu’il n’a pas trop morflé.

Ce genre d’incident arrive de temps en temps : un client perd les pieds et dérape. Sale journée, vie de merde, divorce foireux ou boulot miteux : ils viennent se venger ici. Et si tu n’avais pas entendu les cris de douleurs d’Edwin en passant devant la salle, vous seriez intervenus trop tard. Le genre de ‘trop tard’ qui aurait empêché Edwin de bosser pendant une bonne semaine et qui aurait nécessité d’appeler Hermès en urgence.
Mais à première vue, le client n’a pas eu le temps d’aller trop loin : le corps tremble et son regard virevolte, pétri de frayeur, mais il n’a pas trop morflé.
D’une petite tape sur la joue, tu le sommes de revenir à lui et te regarder :
- Hé Edwin, ça va aller ?
Rien n’est moins sûr et tu connais les esprits paniqués après les agressions et les conséquences qui en résultent. Alors tu lui indiques le lit où il était censé faire son boulot avant que son connard de client déconne et tu grondes :
- Tu t’asseois et tu te déshabilles, que je regarde ça.






....
C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases.
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MessageSujet : Re: Rage froide - Edwin/Ario   Mer 12 Sep - 20:17
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Edwin Allen
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you don't know
the half of the abuse
Ario & Edwin

   
« and now they're outside ready to bust, it looks like you might be one of us »


- Non, je vous en supplie... Gémit le garçon entre deux râles de douleurs.

Il lui arrivait de ne pas prendre plaisir avec un client, que les rapports soient douloureux, en fonction des désirs des clients. Il s’efforçait de satisfaire ses clients, ces hommes et ces femmes en quête de dominance et de contrôle, ou tout simplement avec le besoin de se sentir vivante, de se sentir désirer. Cela faisait quelques temps maintenant qu'il se prostituait au Moine. Ario Bartolotti lui avait tendu la main, alors qu'il était à la rue, recroquevillé par le froid sous une couette rapiécée. Il lui avait offert un foyer, une vie un peu meilleure que la sienne, moins misérable. Vendre son corps n'était pas le travail le plus prestigieux au monde, mais c'était mieux que la rue et pour rien au monde le jeune garçon ne voulait y retourner. Il lui était redevable, faisant ce qu'il avait à faire. Il respectait son employeur et se tenait conforme à ses demandes.  

- Arrêtez, s'il vous plaît..., murmura le jeune homme dans un souffle.

C'était son premier client de la soirée. Il l'avait amener dans une des chambres, ce qu'il faisait pour chaque client. Il n'avait pas imaginer que les choses puissent prendre cette tournure. Il n'y avait pas vraiment eu de préliminaire, pas de la façon dont il se l'était figurer. L'homme l'avait pousser sur le lit. Cela n'était pas la première fois, en revanche, il ne lui avait pas laisser le temps de se déshabiller. Il était encore vêtu quand il se mit sur le garçon le frappant dans les côtes, le jeune homme le suppliant d'arrêter, gémissant de douleur. Son poing vient s'enfoncer, le coup lui coupant le souffle sous l'impact alors que son corps se tendait de douleur. Il ne comprit pas ce qui se passait, s'écartant simplement quand la pression le lâcha, glissant du lit pour se recroqueviller dans un coin de la chambre, le regard vide. Une nouvelle étreinte le saisit, le redressant. Son corps tremblote, ses bras, ses mains, son regard dévoilant le peur qu'il avait ressenti sous le coup de la violence. Une petite tape sur la joue le fait reprendre conscience, découvrant son patron en face, de lui son regard se posant autour de lui, comme s'il cherchait l'homme qui lui avait fait du mal.  

- M-Monsieur ? Ou..Oui, ça va..., murmura le jeune homme pour rassurer, ne voulant pas qu'il le prenne pour un faible, même si l'homme se doutait qu'il mentait.

Il était habitué à mentir, à se mentir à lui-même, à mentir aux autres pour que personne ne s'inquiète pour lui, que personne ne le prenne en pitié. Il hoche la tête et s’assoit doucement sur le lit, retirant son t-shirt. Il devait avoir quelques marques, des bleus qui n'auraient aucune conséquence, grâce à l'intervention d'Ario.


   
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