Partagez | 

 Rage froide - Edwin/Ario

MessageSujet : Rage froide - Edwin/Ario   Sam 8 Sep - 17:27
avatar
Ario Bartolotti
posts : 358
points : 254
feat : Tom Hardy
crédits : Wiise
Âge : 35
logement : #602, Homewrecker


Rage froide08/09 - 21h54 - @Edwin Allen
L’homme est sur le môme à le frapper dans les côtés : la violence est telle que tu en grondes de rage et tu l’attrapes par l’épaule pour le relever de force. T’y vas tellement fort que t’entends le craquement du tissu qui se déchire, mais tu t’en fous royalement : à peine relevé, il se prend ton poing dans la gueule, lancé à pleine puissance. Le genre de bolide qui vous ferait dérailler un train. Toi, tu ne fais dérailler que celui de ses dents : il va devoir oublier le colgate et s’acheter du ciment à la place, ça ira plus vite pour pouvoir sourire à nouveau.
Il valdingue dans le fond de la pièce et t’es déjà sur lui, lui en collant une deuxième histoire d’être sûr que le message est enregistré – et que personne ne pourra l’identifier avec son dossier dentaire. Il finit par gueuler, encore plus furax que toi alors que t’es la seule victime dans l’histoire : c’est ton prostitué, ton employé et ton fric qu’il gâche allègrement ! Sans parler de ton temps qu’il te fait perdre !
Une dernière droite en guise de signature et tu te redresses, le laissant avec le visage en sang au sol :
- Foutez-moi ça dehors !
T’as grondé, pire qu’un animal enragé, et tes hommes obéissent au quart de tour. Ils l’attrapent par les bras et le redressent : ses jambes flasques indiquent qu’il va rester sonné un bon moment et qu’il risque d’avoir quelques remords au réveil, mais tu t’en fiches. Toi, t’en auras pas, c’est bon pour les femmelettes ça.
Toi, t’as un Edwin en sale état, recroquevillé dans un coin. Alors tu t’approches, toujours aussi brusque et te penches pour l’attraper et le redresser lui aussi : sauf que cette fois-ci, tes poings sont protecteurs. Ils ont perdu de leur violence pour se contenter de soutenir le jeune homme, et vérifier au passage qu’il n’a pas trop morflé.

Ce genre d’incident arrive de temps en temps : un client perd les pieds et dérape. Sale journée, vie de merde, divorce foireux ou boulot miteux : ils viennent se venger ici. Et si tu n’avais pas entendu les cris de douleurs d’Edwin en passant devant la salle, vous seriez intervenus trop tard. Le genre de ‘trop tard’ qui aurait empêché Edwin de bosser pendant une bonne semaine et qui aurait nécessité d’appeler Hermès en urgence.
Mais à première vue, le client n’a pas eu le temps d’aller trop loin : le corps tremble et son regard virevolte, pétri de frayeur, mais il n’a pas trop morflé.
D’une petite tape sur la joue, tu le sommes de revenir à lui et te regarder :
- Hé Edwin, ça va aller ?
Rien n’est moins sûr et tu connais les esprits paniqués après les agressions et les conséquences qui en résultent. Alors tu lui indiques le lit où il était censé faire son boulot avant que son connard de client déconne et tu grondes :
- Tu t’asseois et tu te déshabilles, que je regarde ça.






....
C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet : Re: Rage froide - Edwin/Ario   Mer 12 Sep - 20:17
avatar
Edwin Allen
Toy-Boy
posts : 76
points : 163
feat : Jonathan Whitesell
crédits : Lydie (Avatar)
logement : Au #105 Du Old Lady, avec d'autres employés du Moine


you don't know
the half of the abuse
Ario & Edwin

   
« and now they're outside ready to bust, it looks like you might be one of us »


- Non, je vous en supplie... Gémit le garçon entre deux râles de douleurs.

Il lui arrivait de ne pas prendre plaisir avec un client, que les rapports soient douloureux, en fonction des désirs des clients. Il s’efforçait de satisfaire ses clients, ces hommes et ces femmes en quête de dominance et de contrôle, ou tout simplement avec le besoin de se sentir vivante, de se sentir désirer. Cela faisait quelques temps maintenant qu'il se prostituait au Moine. Ario Bartolotti lui avait tendu la main, alors qu'il était à la rue, recroquevillé par le froid sous une couette rapiécée. Il lui avait offert un foyer, une vie un peu meilleure que la sienne, moins misérable. Vendre son corps n'était pas le travail le plus prestigieux au monde, mais c'était mieux que la rue et pour rien au monde le jeune garçon ne voulait y retourner. Il lui était redevable, faisant ce qu'il avait à faire. Il respectait son employeur et se tenait conforme à ses demandes.  

- Arrêtez, s'il vous plaît..., murmura le jeune homme dans un souffle.

C'était son premier client de la soirée. Il l'avait amener dans une des chambres, ce qu'il faisait pour chaque client. Il n'avait pas imaginer que les choses puissent prendre cette tournure. Il n'y avait pas vraiment eu de préliminaire, pas de la façon dont il se l'était figurer. L'homme l'avait pousser sur le lit. Cela n'était pas la première fois, en revanche, il ne lui avait pas laisser le temps de se déshabiller. Il était encore vêtu quand il se mit sur le garçon le frappant dans les côtes, le jeune homme le suppliant d'arrêter, gémissant de douleur. Son poing vient s'enfoncer, le coup lui coupant le souffle sous l'impact alors que son corps se tendait de douleur. Il ne comprit pas ce qui se passait, s'écartant simplement quand la pression le lâcha, glissant du lit pour se recroqueviller dans un coin de la chambre, le regard vide. Une nouvelle étreinte le saisit, le redressant. Son corps tremblote, ses bras, ses mains, son regard dévoilant le peur qu'il avait ressenti sous le coup de la violence. Une petite tape sur la joue le fait reprendre conscience, découvrant son patron en face, de lui son regard se posant autour de lui, comme s'il cherchait l'homme qui lui avait fait du mal.  

- M-Monsieur ? Ou..Oui, ça va..., murmura le jeune homme pour rassurer, ne voulant pas qu'il le prenne pour un faible, même si l'homme se doutait qu'il mentait.

Il était habitué à mentir, à se mentir à lui-même, à mentir aux autres pour que personne ne s'inquiète pour lui, que personne ne le prenne en pitié. Il hoche la tête et s’assoit doucement sur le lit, retirant son t-shirt. Il devait avoir quelques marques, des bleus qui n'auraient aucune conséquence, grâce à l'intervention d'Ario.


   
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://beton-arme.forumactif.com/t120-edwin-allen-jonathan-white
MessageSujet : Re: Rage froide - Edwin/Ario   Mer 10 Oct - 20:35
avatar
Ario Bartolotti
posts : 358
points : 254
feat : Tom Hardy
crédits : Wiise
Âge : 35
logement : #602, Homewrecker



Tu restes un patron. Ils bossent pour toi, te rapportent de l’argent, alors tu en prends soin.
Un directeur de zoo ne laisse pas crever les bestioles derrière les cages : pas par humanité ou moralité, mais uniquement par intérêt. T’es pareil, même si tes touristes à toi ne se contentent pas de jeter des cacahuètes aux énergumènes que tu gardes en cage.
Alors si Edwin est trop blessé, il ne pourra pas correctement bosser le lendemain. Une nuit en moins, des billets de perdus. Le compte est vite fait. Et puis le petit Edwin, t’as rien à lui reprocher en plus : il bosse bien, il sait être discret et ne remue pas la merde. Contrairement à d’autres que ton instinct te hurle de foutre à la porte avec ton pied au cul en guise de prime de départ… Edwin ne mérite rien de ça et si tu ne sais pas récompenser à la juste valeur, tu sais au moins protéger un minimum ceux dont la gueule t’importe encore.
Alors tu le laisses se déshabiller sur ce lit avant de t’approcher et de lui relever le menton d’un doigt glissé dessous : ton regard effleure les rougeurs, les hématomes naissants et le corps encore tremblant de douleur… Il n’a pas eu le temps de trop morfler, tu peux au moins te féliciter de cela.
Il est beau ce petit con : suffisamment innocent pour qu’on ait envie de le caresser, et déjà trop sali pour ne pas avoir envie de le souiller un peu plus. Un petit trésor abandonné par la rue que tu avais su récupérer à temps, avant les russes, avant les microbes et les fous.
- Pose-toi, j’vais chercher de quoi calmer la douleur. Et tu vas prendre ta soirée, t’es pas en forme pour quoi que ce soit.
Tu tournes les talons et te diriges vers la petite salle de bain attenante à la chambre : trois fois rien, une douche et un lavabo, mais indispensable pour les employés et certains clients. Rien ne vaut un bon jet d’eau glacée pour reprendre pied avec la réalité, qu’elle soit ou non sordide. Tu ouvres le petit placard sous le lavabo et récupère la trousse de secours, élément là aussi indispensable aux employés : sous les préservatifs de secours se cache des anti-douleurs et un peu de désinfectant. On ne savait jamais sur qui on tombait : ce soir, Edwin en avait fait la douloureuse expérience.
Tu reviens dans la chambre avec le nécessaire pour t’éviter les questions gênantes des autres prostitués et tu commences à arracher des cotons de la bande de réserve.
- On va désinfecter tout ça, au cas où. Tu vas m’avaler un médoc et on oubliera cette soirée foireuse. Ca arrive, faut pas en faire tout un plat, d’accord fiston ?





....
C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet : Re: Rage froide - Edwin/Ario   Ven 2 Nov - 0:24
avatar
Edwin Allen
Toy-Boy
posts : 76
points : 163
feat : Jonathan Whitesell
crédits : Lydie (Avatar)
logement : Au #105 Du Old Lady, avec d'autres employés du Moine


you don't know
the half of the abuse
Ario & Edwin

   
« and now they're outside ready to bust, it looks like you might be one of us »
C'était pas censé ce passer de cette manière. Non, cette soirée aurait dû être comme toutes les autres, s'allonger sur le lit, se plier sous les coups de reins, gémir aux caresses fermes de main dominante. Et recommencer, jusqu'à ce que le soleil, pour recommencer la même chose le soir même. C'était ça désormais, sa vie. Il ne s'en plaignait pas. Il ne s'en était jamais plaint. Au contraire, c'est ce qu'il l'avait sauvé. De la rue et de ses pensées sombres qui rongeaient son âme. Ario Bartolotti lui avait tendu la main, lui avait offert un toit, un peu de confort et le jeune garçon s'y était accroché. Il lui était pleinement reconnaissant, redevable. C'était peut-être pas le meilleur métier du monde, mais c'était mieux que la rue. Il ne mourrait pas de froid, pas de faim non plus, et il avait un salaire, il économisait précieusement, rêvant d'une vie meilleure. Une vie meilleure pour un bon à rien. Il ne savait rien faire d'autre que ça après tout. Et il n'était pas capable de s'occuper des autres, d'en prendre soin. C'était bien lui qui avait tué son frère. Involontairement, mais la culpabilité le désignait et il traînait toujours derrière lui son fardeau, comme un prisonnier traînait son boulet. Et ce soir, son client n'avait rien fait avec lui, pas ce à quoi il s'attendait en tout cas. Il l'avait frappé, et le garçon lui avait demander d'arrêter, avait même supplié l'homme qui le dominait de tout son poids. Et il était resté là, incapable de se défendre de lui-même, de s'opposer. Jusqu'à ce que le patron arrive et s'occupe de l'énergumène.

- Je...

Le garçon était un peu gêné à l'annonce de son patron, de prendre sa soirée, à cause de ce qui était arriver. Ça faisait mauvaise impression, il craignait le regard des autres qui le verraient quitter le Moine pour retourner dans l'appartement. Ce n'était pas le sien, c'était une sorte de collocation entre employés du Moine. Parfois, le patron venait leur rendre visite. Edwin n'avait jamais eu de problème auparavant d'ailleurs. Il faisait ce qu'il avait à faire, il ne se mêlait pas des choses qui ne le regardait pas. Il ne cherchait pas les ennuis. Pas dans sa nature. Docile, réservé, il sait où est sa place. Et il ne veut pas trahir Ario, ni sa confiance. Il lui est redevable. C'est la main qui le nourrit, la main qui le paye, la main qui le soigne et s'occupe de lui. Sans, il serait peut-être encore dans la rue, ou dans une fosse commune. Il aurait pu ne pas s'arrêter, laisser le gamin frigorifié sous sa couette rapiécée, attendant de crever comme une épave attendait de couler. Il ne se plaignait pas, parce qu'il pensait souvent que c'est ce qu'il méritait, pour ce qu'il avait fait, une sorte de punition, un rappel, quelque chose qu'il n'oublierait jamais. Il n'attendait en réalité pas grand chose de la vie. Le bonheur lui était interdit, comme de tomber amoureux, ce qui ne l'empêchait pas de parfois s'attacher aux gens qui passent, à ceux qui respectent un peu plus le jeune garçon. Ils sont rares, alors à chaque fois, il tombe dans ce piège. Mais il n'est rien, juste un exutoire. Le garçon était laconique, il n'avait personne pour se confier. Quasiment personne ne connaissait son histoire, parce qu'il n'aimait pas en parler simplement, que cette cicatrice n'était pas encore refermée, que la plaie lui brûlait encore comme si on le marquait au fer rouge. Le garçon avait obéit, se déshabillant pour que le patron puisse constater les dégâts. Son doigt se glisse sous son menton pour le relever. Son visage n'a rien. Heureusement, c'est la première chose que voit le client. Qui voudrait coucher avec un garçon avec un coquard à l’œil. Il sent son regard sur son corps, parcourant ses traits pour voir les traces laissées par les coups. Il tremblote, encore sous le choc. C'est fini, il le sait, mais c'est pas tous les jours qu'on est ainsi agressé, alors que le Moine, c'est l'enceinte qui le protège et dont Ario est le Roi. Oh ça aurait pu être pire, au moins il était encore capable de tenir debout.

C'est l'innocence du gamin qui a fait son atout, sa timidité, cette innocence qu'on arrachait, qu'on souillait. Il n'était finalement plus si innocent que ça, sali par les longues soirées, souiller par les gens qui faisaient la queue pour exercer un contrôle, une dominance sur l'éphèbe. Ce corps qu'on souillait, cette innocence qu'on brisait. Ce n'était pas ici qu'il avait perdu sa virginité. Ici, il avait apprit à apprécier des pratiques moins orthodoxes, à les aimer, se révélant ainsi à lui-même comme aux autre. C'était peut-être cette innocence qui avait attiré le patron, qui avait poussé l'homme à lui tendre une main secourable, pour le jeter dans la gueule des loups. Sauf qu'il avait donné son consentement. Parce qu'il n'y avait rien d'autre et qu'entre ça et la rue, le choix avait été rapide à faire. Peu importe ce que Ario lui aurait dit, le gamin aurait accepter. Pour une miche de pain.      

- D'accord, Monsieur. Dit-il doucement en baissant la tête, honteux. Ayant honte d'être libéré de sa charge, honte d'être trop faible pour se défendre lui-même.  

L'homme part dans la petite salle de bain, assez grande pour le peu qu'ils avaient à y faire, une douche entre deux clients, des lingettes pour s'essuyer le corps, se décrasser entre quelques pratiques. Certains soirs, une bonne douche froide était nécessaire, l'eau ruisselant sur la peau rougie et marquée par différentes morsures. Et puis avec ceci, la trousse de secours, de quoi soulager les douleurs, entre autre. Quelques instants plus tard, le patron revint devant lui, avec de quoi désinfecter et aussi panser. Le garçon hochait la tête. Après tout il savait certainement mieux que lui ce qu'il fallait faire dans ce genre de cas. Il avait vu les deux opposés dans la même soirée. Ario qui passait à tabac son agresseur, et l'homme qui prenait soin de ses employés. Un léger sourire s'étira sur les lèvres du garçon. Fiston. Même s'il n'était qu'un employé, le gagne-pain du patron, il appréciait cette proximité, comme s'il comptait véritablement, pour une autre raison que le fric qu'il rapportait. C'était pas grand chose, mais ce mot le rassurait, comme s'il était véritablement quelqu'un.

- Oui. Merci, Monsieur. Répondit simplement le gamin, doucement, avec son accent gallois accroché à ses lèvres.
   
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://beton-arme.forumactif.com/t120-edwin-allen-jonathan-white
MessageSujet : Re: Rage froide - Edwin/Ario   

Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Kenny - Arkna La rage du peuple
» O rage O désespoir...
» Edwin-elfe-level 47-Magicien
» [CAP] Release Celebration La rage du guerrier le 6/06/09
» [Question] La rage de la vipère

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BETON ARME :: LA VIE, LA VRAIE :: La route Eastchester :: Le Moine-
Sauter vers: