Partagez | 

 On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario

Aller à la page : Précédent  1, 2
MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Mer 10 Oct - 22:25
avatar
Ario Bartolotti
posts : 358
points : 254
feat : Tom Hardy
crédits : Wiise
Âge : 35
logement : #602, Homewrecker



Il en fait un peu trop tout d’un coup, Yasha. Il répond à l’attaque déguisée en surjouant et toi, tu feins un calme que tu es loin de ressentir, parce que le seul fait d’avoir titillé une corde sensible te fait exulter d’un plaisir malsain.
C’est l’éternel ping-pong entre vous : vous ne cherchez pas à gagner, juste à viser correctement entre les deux yeux – ou les deux jambes – votre adversaire. Du moment que l’autre souffre, vous en êtes satisfaits. De toute façon, il n’y a rien à gagner, absolument rien. Vous y avez veillé, à force de trahison, d’insultes et de mépris : vous avez tout foiré entre vous mais l’avez fait d’une main de maître, ne laissant que ruine derrière vous. La preuve, il se contente de rire quand tu parles d’envoyer la mère de son fils en Asie. Et toi, tu es juste satisfait de l’avoir blessé un peu plus. Du moins, de penser l’avoir fait, parce que le jeu reste serré.
Il réattaque, mordant, agressif : c’est bien le russe, ça ne lâche jamais l’affaire. Le jeu restera éternel entre vous. Tu demanderas à ce qu’on t’enterre loin de lui, histoire d’être sûr que tes os ne se relèveront pas pour aller l’emmerder dans la tombe d’à côté.
- La famille est sacrée oui. La mienne. Pas la tienne.
T’ajuste le tir, lui rappelle sa place. Il t’a peut-être sauvé la vie mais tu gardes le sort de Jill entre tes doigts.
Et entre vos tirs nourris, Jill. En larmes, désespérée, croyant dur comme fer que tu vas la vendre. T’en as jamais eu l’intention, même si l’idée de voir la mine déconfite du russe t’avait effleuré l’esprit un instant. La voilà qui se met à te supplier, elle s’accroche à sa barre comme s’il était ivre et toi, tu relèves un regard impitoyable sur elle alors que son ex continue ses attaques et se met même à chantonner.
Tes hommes vont penser que vous êtes tous devenus fous.
Ils seraient stupides de ne pas s’en être douté. Après tout, Yasha est russe, t’es italien et ce n’est qu’une pute. Un trio improbable, tout droit sorti d’une mauvaise blague : « un russe, un italien et une pute sont dans un avion… ».
Ton regard froid s’attarde sur sa forme tremblante, ce corps épuisé à qui on a déjà trop demandé : elle est à bout, tu vas la faire craquer. Il suffirait de si peu pour la pousser à se rendre derrière l’estrade, voler le flingue de n’importe quel lourdaud et se tirer une balle dans la tête…
A la place, tu te lèves et la rejoins sur l’estrade : déjà la voilà à genoux, une nouvelle fois elle t’implore. Si belle dans ce désespoir pathétique. Tu t’accroupis, attrapes son menton : tu veux que Yasha entende mais qu’elle aussi comprenne certains enjeux.
- Je ne le ferai pas si tu apprends à ton marmot à vivre sans son père. Il en aura besoin quand je me serai lassé de son petit jeu et que j’aurai foutu deux balles dans la tête de son enfoiré de géniteur. Deux balles.
Tu relèves ton visage et dardes un regard impassible vers Yasha : rappel à l’ordre sec et sans appel.
- Une par année.







....
C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Mer 10 Oct - 23:12
avatar
Yasha Stakov
CITOYENS, VOUS ÊTES PROTÉGÉS

posts : 100
points : 410
feat : Thure Lindhardt
crédits : frey + bat'phanie (sign.)
logement : The Old Lady #704


Y a Jill qui s'écroule. Elle comprend rien. Elle pleure, elle supplie et Ario en profite, il a trouvé une faille et essaie à son tour de s'y immiscer. Il attaque, il blesse et ton cœur palpite. Il sait ce qui va faire mal et croit savoir où viser. Tu souris toujours, pourtant ça n'atteint plus tes yeux. Tu jauges l'homme et tu observes tes cartes. Tu te mets alors à rire, comme si c'était une énième autre blague. Tu restes assis au bar, les deux mains posées sur le comptoir, tu pianotes tranquillement au rythme de la musique qu'à mis Jill. « Une par année ? » Tu ronronnes presque, avec ta langue toujours pâteuse, ta chemise tâchée et la fatigue qui commençait à venir t'écraser. « Et combien pour ta vie ? » T'as pas envie de mourir. T'as beau flirter avec la mort, constamment, en cherchant tout le monde, en continuant de narguer, t'aimerais bien pouvoir te casser d'ici. Tu sens que ton quota de chance commence à s'amenuiser et tu n'as pas envie d'être en présence des Bartolotti lorsque tu en auras fini avec elle.

Ton regard se pose sur le visage à nouveau bouffi de Jill. C'est une habitude dernièrement, de la voir s'écrouler, elle ne tient plus et tu imagines sans peine la voir craquer définitivement dans les prochains temps, malgré les quelques mieux qu'elle semble acquérir. C'est pas le moment, putain. C'est pas le moment de te montrer à ton plus faible, il y a des choses plus grandes que toi qui se jouent en ce moment. Il est fort probable que les mots d'Ario aient fini de l'achever, la souris. Tu n'ajoutes rien, tu continues de pianoter, attendant avec une certaine fébrilité la prochaine misère de Jill. Ne merde pas, souris. Si tu t'étais imaginé un jour que ta vie pourrait être en partie entre les mains de tes deux ex, tu te serais bien abstenu d'agir, tu aurais patienté, observé et peut-être que tu te serais arrangé pour ne plus voir leurs sales trognes.


NY at 5 am
People are intimidated by a man who acts with no regard for consequences. Behave as if you cannot be touched ▬ and no one will dare to touch you
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://beton-arme.forumactif.com/t186-yasha-stakov-thure-lindhar
MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Ven 19 Oct - 15:21
avatar
Jill Lazzari
posts : 78
points : 453
feat : sophie cookson
crédits : killer from a gang, neon demon
logement : quand elle rentre chez elle, c'est au old lady, mais elle y est le moins possible.


C’est beaucoup trop en peu de temps pour Jill, plus qu’elle ne peut vraiment encaisser. Le regard que lui lance Ario la réduit à rien. L’indifférence amusée de Yasha la démolit. C’est tout son corps qui, tendu à l’extrême, convulse d’angoisse. La gorge pressée par l’angoisse, le myocarde emballé, elle a totalement cédé à la crise de panique. Jill suffoque et les larmes creusent durement ses joues tandis qu’elle lutte pour organiser ses pensées, pour retrouver son souffle, pour garder le peu de sanité qu’il lui reste. C’est un combat vain et perdu d’avance, bien sûr. Quand Ario s’approche, elle se laisse tomber au sol, se fait petite pour se faire oublier ; il l’oblige à la regarder, maintient durement son visage entre sa pogne et ancre ses mires aux siennes. Un frisson de dégout et de peur pour lui agiter la carcasse, elle baisse les yeux, incapable de réagir. L’air lui manque cruellement, elle voudrait pouvoir respirer, et plus elle essaie d’inspirer l’air, moins il atteint ses poumons et plus l’angoisse installe son empire dans son esprit brisé et tourmenté. Sa main attrape brièvement l’avant-bras de son patron et elle la retire aussi vite, consciente d’avoir dépassé des limites, déjà, Jill fuit, terrifiée des possibles représailles pour autant d’audace. « D’accord. D’accord. Oui… Tout ce que tu veux, elle répond le souffle court, par pitié, ne fais pas ça… » Jill supplie pour son fils, pour Yasha, mais surtout pour elle, pour qu’on cesse de s’acharner à la détruire aussi cruellement et surtout gratuitement. L’angoisse s’est fichée en elle profondément, s’installe avec la facilité d’une habituée, déjà elle s’est logée dans tous les recoins de son corps et de son esprit. Elle croit mourir, et s’accroche à cette respiration qui lui manque sans cesse. Écartelée, consciente que quoi qu’elle dise, elle y perdra, elle espère simplement qu’elle ne décevra pas trop Yasha. Pourtant, ses yeux ne croisent jamais ceux de l’homme tandis que ses ongles entaillent déjà profondément sa chair et que le carmin tache à nouveau ses mains et imbibe le pansement devenu inutile. Il n’y a pas de bonne réponse : quoi qu’elle dise ou garde enfouit en elle, Ario en tirera un avantage et le retournera contre elle. Elle va crever ici et maintenant. On va lui arracher son fils, et elle va en crever à petit peu. « Je suis désolée, elle gémit et s’excuse déjà, j’ai rien fait, j’ai rien fait, elle souffle, finalement vaincue. »



jill sur le bar accueille les fêtards, ses cuisses se séparent, se filent ses bas. elle distribue des cœurs, ne regarde pas les corps. elle dissimule les peurs peu importe le décor odezenne, meredith
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://beton-arme.forumactif.com/t316-jill-lazzari-sophie-cookso
MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Mar 23 Oct - 19:48
avatar
Ario Bartolotti
posts : 358
points : 254
feat : Tom Hardy
crédits : Wiise
Âge : 35
logement : #602, Homewrecker



Non, Jill n’avait rien fait.
Sinon aimer le même homme que toi, incapable d’amour, incapable de raison. Incapable d’autre chose que de se soucier de sa propre survie, comme un rat errant entre les poubelles. Quand tu la vois aussi détruite, tu te dis finalement que le russe sait y faire : il t’a envoyé en taule, elle croupit dans un bordel en se vendant au plus offrant.
Bon sang, le ricanement te monte aux lèvres, tu grinces des dents. Pathétiques, vous l’êtes. C’est ton orgueil qui t’a sauvé, c’est sa soumission qui l’a conduite à l’abattoir. Mais entre vous deux, quelle différence ? Tu la hais de te rappeler à quel point tu avais misé sur le mauvais cheval, jusqu’où tu t’étais fait enfler par ce salopard. Elle n’est qu’un reflet misérable d’un autre toi, qui avait vainement espéré ne pas entendre son nom à la barre des témoins lors du procès.
Témoin à charge.
Yasha avait été la pute la plus chère de tous les temps, parce qu’il t’avait coûté deux années de ta vie. Et toi, t’es probablement le maquereau le plus débile de la terre à t’acharner sur celle qui l’a aussi aimé à ses dépens. Mais c’est plus fort que toi : quelqu’un doit payer tes erreurs. Et les innocents ont toujours tort, c’est là leur principale utilité.

Tu relâches son menton avant de te relever, la regardant de haut dans sa pitoyable tentative de se faire pardonner quelque chose qu’elle n’a pas fait. T’arrives pas à en avoir pitié mais t’arrives pas non plus à l’achever.
- Regarde-nous Jill. Coupables d’avoir cru que Yasha Stakov avait un cœur : quels imbéciles nous faisons.
Tu l’observes calmement : tu grondes chaque parole comme si leur amertume te coupait l’appétit.
- Moi il m’a envoyé en taule et toi, tu te retrouves à faire des passes en suppliant un monstre comme toi de t’épargner. Regarde-nous, Jill. Et imagine comment ton fils finira s’il continue à croire en son paternel…
Ces mots sont autant pour toi, que pour elle et Yasha.
Le jeu devient acide, l’amusement s’en est allé. Il s’en va toujours : il faut bien ouvrir les yeux à un moment ou à un autre et comprendre que la mélodie est discordante. Que quelque chose sonne faux.
Ton regard se tourne vers le russe et tu soupires : tu n’as pas encore le droit de le tuer et cet abruti a dû l’oublier parce que tu l’entends presque retenir son souffle.
- T’as fini ton numéro pour ce soir, c’est bon ? Est-ce qu’on peut plier boutique et s’en aller avant que je ne fasse un geste que je regretterai ?







....
C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   Dim 4 Nov - 16:24
avatar
Yasha Stakov
CITOYENS, VOUS ÊTES PROTÉGÉS

posts : 100
points : 410
feat : Thure Lindhardt
crédits : frey + bat'phanie (sign.)
logement : The Old Lady #704


Il n'y avait même pas besoin de parier, Jill s'est écroulée. Le pansement que tu lui as fait il y a quelque jours se fait l'écho des paroles et des gestes qu'elle subit, elle saigne. Puis les mots d'Ario frappent et, pour une fois, ils te touchent aussi. Il veut faire mal, il veut lui faire comprendre et pour ça il a cessé d'être réservé auprès de ses hommes. Il n'a plus honte, le mystère se désépaissit et tu as l'impression de te faire arracher une à une les cartes que tu avais en main. Pourtant ce n'est pas vraiment ça qui te touche. Imperméable aux sentiments qu'ont pu éprouver les autres pour toi, tu considérais les mots de Jill – ceux qu'elle avait lâché dans ton appartement – comme le désespoir d'un esprit malade d'affection. Qu'Ario ait pu, puisse encore, voir ces années passées comme autre chose que les vestiges d'une relation te fait revoir – un bref instant – l'ampleur de sa haine. Tu ne la comprends pas tout à fait. Il y a eu quelque chose, il y a quelque chose, encore un peu maintenant, mais qu'il use encore de ces sentiments et de ce qu'il considère être comme une trahison personnelle sur tous les points touche un instant l'image que tu te fais des relations. Est-ce que tu as pu envisager tout ça sous cet angle ? Oui, mais tu n'y as jamais prêté autre chose que les élucubrations d'un esprit ennuyé qui n'avait rien d'autre à faire pour passer le temps que s'occuper l'esprit par des hypothèses et de la psychanalyse de comptoir. « Que tu regretterais ? C'est quoi ce mensonge ! » Tu te lèves pourtant, c'est dur, parce que t'es fatigué, t'as mal, t'es pas autant à l'aise que tu l'aurais voulu. Le naturel revient pourtant au galop et tu souris à nouveau. Tu attrapes ta veste et tu l'enfiles en reniflant, tu testes tes narines et tu souries à nouveau. Ca tire sur tes lèvres blessées et tu fais comme si de rien n'était, à nouveau guignol qui sort de sa boîte. « Y en a qui bossent tout à l'heure. » Tu fais un large geste de main à l'intention de tous ceux présents et tu commences à te diriger d'une démarche que tu veux assurée – peut-être un peu lente, peut-être un peu moins légère que d'habitude – vers la sortie du Moine. La main sur la poignée, tu t'arrêtes et tu rebrousses chemin en quelques pas, un sourire plus grand encore sur tes babines et tu leurs cries avant de repartir sans attendre : « Tu t'trompes, Ario, j'vous aime ! »


NY at 5 am
People are intimidated by a man who acts with no regard for consequences. Behave as if you cannot be touched ▬ and no one will dare to touch you
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://beton-arme.forumactif.com/t186-yasha-stakov-thure-lindhar
MessageSujet : Re: On a les créanciers qu'on mérite - Yasha/Ario   

Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Charte de l'Ordre du Mérite
» [Ordre de Mérite] Poitou
» [Ordre de Mérite] Normandie
» [Ordre de Mérite] Flandres - Sainte Illinda
» [Ordre de Mérite] Armagnac et Comminges

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BETON ARME :: LES VIEUX SOUVENIRS :: Les Archives :: RP Terminés-
Sauter vers: