Partagez | 

 lost it to trying (sam)

MessageSujet : lost it to trying (sam)   Mer 5 Sep - 21:39
avatar
Jephté Kavanagh
...pretty...
ugly

posts : 96
points : 89
feat : Max Colombie
crédits : la générosité de Dante :l:


Alors que le producteur du film sur lequel ils sont en train de bosser ne cesse de faire les cent pas d’un bout à l’autre du plateau, Jephté essaie de ne pas se laisser contaminer par l’agacement général qui s’est emparé de toute personne actuellement présente dans le studio. A ses poings serrés et son visage tordu par la colère, le caméraman peut facilement deviner que Jorden est à deux doigts de mettre le plateau à sac d’énervement. Il ne le juge pas parce qu’il serait certainement dans le même état que lui si l’acteur principal figurant dans absolument toutes les scènes pour lesquelles ils avaient bloqué la journée décidait de ne pas se pointer. Personne n’aime avoir à payer ses employés pour se tourner les pouces et autant dire qu’ils sont un paquet à s’être déplacé pour rien, à attendre les bras croisés sur leur poitrine que la grande star fasse son apparition en poussant des soupirs à outrance. Si Sam n’a jamais été à cheval sur la ponctualité, d’ordinaire, il essaie au moins de faire en sorte de ne pas dépasser la demi-heure académique qu’il s’octroie la plupart du temps. Pas aujourd’hui. Et ça ne peut vouloir dire qu’une chose : il est forcément retenu ailleurs. Jephté n’a pas à chercher bien loin pour se faire une idée de la coupable en question. La cocaïne, sa partenaire fétiche, celle à qui il ne posera jamais de lapin, la seule à pouvoir le détourner à ce point de ses obligations professionnelles. Passablement irrité par la tension omniprésente qui électrise l’atmosphère, le jeune finit par se lever de sa chaise en toile et enfiler sa veste hors de prix. Je vais le chercher.Cette décision de sa part était si attendue qu'elle est presque acclamée par une standing ovation de la part de l'équipe qui n'ignore pas les liens qui le nouent à Sam.

Jephté n’a pas besoin d’arpenter le secteur bien longtemps avant de repérer la silhouette de son frère, étalée à même le sol. C’est qu’il les connaît par cœur à force, ces ruelles dépravées où le grand Kavanagh a pour habitude de venir se ravitailler. Le brun ne cherche même pas à trouver une place libre pour se garer, se contente de laisser sa voiture mordre le trottoir et de tirer le frein à main avec violence avant de s’extirper du véhicule et foncer comme un beau diable sur un Sam à moitié conscient. Ca fait trois heures qu’on t’attend. Trois heures putain Maël ! Malgré tous les efforts déployés pour essayer de garder son calme, le voilà une fois de plus en train de perdre ses moyens. Il le sait pourtant, que l’agresser ne servira à rien, ou tout au plus à empirer les choses mais il ne peut pas s'en empêcher. Il s’était promis, pourtant, de ne plus s’inquiéter pour Sam, de le laisser mener sa vie comme il l’entend mais il est décidément incapable de regarder ailleurs alors que son frère est en train de se suicider à petit feu. Excédé, le jeune passe une main dans ses cheveux en pagaille et se baisse au niveau de son aîné pour attraper son avant-bras sur lequel il exerce une légère traction, juste de quoi l’inciter à se mettre debout. Bien sûr qu’il a remarqué que plusieurs passants se sont déjà figés à distance autour d’eux, le regard rivé dans leur direction. Jeph sait pas trop si c’est à cause de l’état de larve humaine du plus vieux ou alors parce que sa veste holographique monopolise toute la lumière du soleil et éblouit tout le quartier mais ça l’empêche pas de leur aboyer de passer leur chemin. Ca le dérange pas d’être au centre de l’attention, c’est pas ça, mais des groupies des tragédies prêtent à dégainer leurs portables à la moindre trace de drame est la dernière chose dont ils ont besoin. Ca le rend déjà assez malade comme ça de savoir que les failles infectées par les microbes du vice de son frère sont maintenant d’ordre public. Allez, lève- toi, tout le monde nous regarde. Il se doute bien que la vedette du sexe n’est pas vraiment en état de performer et que Jorden devra encore patienter un peu mais c’est le dernier de ses soucis. Actuellement, sa motivation principale est surtout d'emmener Sam loin de ce trou à rats, là où il pourra redescendre en paix.


slowly we fade
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet : Re: lost it to trying (sam)   Dim 9 Sep - 15:04
En ligne
avatar
Sam Kavanagh
DO YOU SPEAK
FRENCH KISS ?

posts : 485
points : 592
feat : garrett hedlund.
crédits : schizophrenic, rio.
Âge : 34


Il s'est réveillé au coeur d'un jour sombre où son cerveau n'est plus capable de raisonner son âme. Une matinée froide à errer dans son lit en sachant qu'on l'attend ailleurs. Sam jubile de savoir qu'on puisse le désirer, faire les cent pas sans savoir s'il viendra ou non. Etre le centre de l'attention dans son absence lui donne cette puissance qui le pousse à déconner. Il s'est tout juste sapé d'un jogging informe et d'une chemise luxueuse pour descendre s'échouer dans les squats les plus crasseux du Bronx. Rien ne lui fait peur, même pas les regards vides des sdf qui le maudissent de pouvoir se droguer sans avoir peur de finir en rade. Il est suffisamment friqué pour ne manquer de rien, surtout pas de came. Ses joues sont creusées. Il n'a rien rien avalé depuis la veille si ce n'est de la coke, directement enfoncé dans les narines et du vide qu'il avale à chaque fois qu'il se tourne dans ses draps froids. Il pourrait se rendre chez Bart, chercher ce dont il a besoin sans même en connaître le nom et en repartir, revitalisé, apaisé.
La facilité lui refile la nausée. Sam ne désire pas s'extasier pour le regard d'un autre. Une part de lui, sauvage, indestructible, subsiste même dans l'horreur de ses addictions.

Trois. Le nombre d'heures qu'il a perdu à partir du moment où il quittait son appartement jusqu'à celui où Jephté tente de le ramasser. Sam fait le double de son poids, n'y met pas du sien lorsque son frère lui fait part de sa honte et de sa colère. Dis-lui d'aller se faire foutre, j'veux plus faire son film. Vision déformée par la came. Sam passe souvent par ces moments lugubres où plus rien ne lui fait envie, même pas l'idée de se faire une blinde en baisant des femmes seulement capable de gémir comme lui le fait. Sa main se pose sur la nuque de son frère pour fixer son regard, nager dans la grandeur de son autorité qui ne fait pas le poids face à son état. J'ai mal à la jambe. Qu'il marmonne en tentant vainement de se redresser. Son regard s'échoue sur ses chaussures blanches où un filet de sang coule de sa cuisse. Son pantalon est déchiré ; il ne se souvient même plus de comment il s'est fait ça et grimace un peu. La douleur existe, prend en puissance au fil des minutes où Sam réalise qu'il s'est fait mal, probablement en tombant dans un coin. C'est cet élan de vérité qui parvient à le porter et le redresser, toujours attaché au corps de son frère qu'il tient comme bouée de sauvetage.

Arrête de t'inquiéter, ça va. Sam ne réalise pas que ses yeux sont rouges, son teint gris. Son corps aussi peine à tenir debout mais l'élan que lui donne son frère lui fait croire qu'il peut marcher seul, qu'il n'est pas si atteint dans sa démence. Le plus vieux boitille jusque dans la voiture, côté passager, lâche un soupir de soulagement à ne plus avoir le rebord du trottoir en guise d'oreiller. Vachement belle ta veste ... Ses doigts caressent le tissu. Qu'importe que Jephté soit son frère, Sam ne peut s'empêcher d'user de son charme pour tenter de l'avoir dans sa poche.



souvent je baise bourré, uniquement
pour retrouver l'ivresse amoureuse.
si le cœur ne bat pas, il faut au
moins avoir la tête qui tourne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://beton-arme.forumactif.com/t117-sam-kavanagh-garrett-hedlu
MessageSujet : Re: lost it to trying (sam)   Dim 9 Sep - 20:56
avatar
Jephté Kavanagh
...pretty...
ugly

posts : 96
points : 89
feat : Max Colombie
crédits : la générosité de Dante :l:


Dis-lui d'aller se faire foutre, j'veux plus faire son film.
Si Jephté attrape son téléphone, ce n’est bien évidemment pas pour envoyer chier Jorden mais bien pour le prévenir qu’ils prennent tous les deux leur après-midi. Il peut facilement s’imaginer le producteur hors de lui maudire les frères Kavanagh, particulièrement le plus jeune pour s’être laissé une fois de plus berner par les beaux airs de son aîné mais le brun n'en a rien à faire. Il est hors de question pour lui de laisser Sam tout seul dans cet état, même si ça signifie donner encore une fois gain de cause à son frangin en restant à ses côtés. De toute façon, le patron finit toujours par lui pardonner ses bavures, à tous les coups. Quand on détient l’un des acteurs porno dont le nom est l’un des plus recherchés mondialement, on ne le laisse pas filer pour un simple manque de respect. Silencieux, Jeph escorte Sam jusqu’à son véhicule en lui prêtant son épaule pour lui éviter de se vautrer lamentablement au sol à la vue de tous. S’il ne pipe pas mot, c’est uniquement parce qu’il n’a pas envie que le grand aille s’imaginer que l’ardoise est effacée alors que Jephté lui en veut plus que jamais. La preuve, il ne réagit même pas aux compliments factices de son frère concernant sa veste qui l'auraient fait sourire, en temps normal. Certainement parce qu'il sait qu'ils sont proférés uniquement dans le but de lui frotter la manche et qu'il n'est pas d'humeur à se laisser amadouer si facilement. Le brun se contente donc de lui offrir un regard appuyé qui en dit long sur sa pensée. T’es vraiment pas possible, Maël. C’est ce que ses yeux lui disent alors qu’il se penche par-dessus le corps du blond pour ouvrir la boite à gants et en sortir sa trousse de secours. Hypocondriaque notoire, celle-ci est presque aussi bien équipée qu’une pharmacie. Il a beau lui faire la tête, c’est pas une raison valable pour le laisser se vider de son sang; quand même. Allez, fais-moi voir. Sans attendre qu’il s’exécute, le jeune sort le nécessaire et commence déjà à découper le pantalon aux ciseaux pour permettre à la plaie de respirer.

Les paroles pseudo-rassurantes de son aîné lui soutire un rire nerveux. Ca va. Vraiment ? C’est pas l’impression qu’il lui donne, pourtant. Jeph a juste la sensation de côtoyer une coquille vide, un vaisseau de chair inhabité mais à part ça, ça va ouais. Alors pourquoi ça a pas l’air d’aller ? Il prend une grande inspiration et tend le bras pour abaisser le miroir et l’inviter à se contempler dedans. Je veux dire, regarde-toi, t’es plus que l’ombre de toi-même. Concentré sur sa tâche, il continue de nettoyer la plaie en prenant soin de ne jamais croiser les yeux rieurs d’un Sam qui se fiche de tout, qui doit certainement trouver ça absurde de le voir se ronger les sangs à ce point. Tu sais, ça m’amuse pas plus que toi de jouer les frères moralisateurs mais j’ai pas envie qu’on m’appelle un beau jour pour m’annoncer qu’on t’a retrouvé crevé dans une de ces ruelles crasseuses, tu peux le comprendre ça ? Et le revoilà à s’adresser au grand Kavanagh comme il parlerait à un gamin de quatre ans. C’est qu’il a tendance à oublier, le jeune, que son frère est défoncé, pas con. Il faut vraiment être aveugle pour ne pas comprendre que ça le mine de voir Sam marcher sur le fil du rasoir sans rien pouvoir faire pour l’empêcher de sombrer dans le vide abyssal de sa débauche. Il a beau avoir cherché comment s'en défaire, y a aucun remède à cette inquiétude qui lui tord les boyaux à chaque fois qu’il quitte l'acteur en sachant pertinemment bien où sa carcasse va aller s’échouer. Pour la première fois depuis qu’ils ont embarqué dans sa vieille chevrolet, le brun lève les yeux pour les ancrer dans ceux du plus vieux. Sérieusement, c’est quand tu vas arrêter ces conneries ? J’ai besoin de mon frère. Et pour être sûr que ses mots soient bien entendus, il pose une main à l’arrière du crâne du plus âgé pour l’obliger à le regard sans détourner la tête et faire mine de ne rien avoir entendu. Il insiste alors une seconde fois pour être certain que ses paroles se fraient un chemin jusqu’à son cerveau anesthésié et pourquoi pas, lui donner l’électrochoc qui le ramènera peut-être à la raison. T’entends ? J’ai besoin de toi. Il s’en fiche pas mal, Jephté, de passer pour un de ces mélodramatiques qui dégueulent ses sentiments à tout va. D'ailleurs, Sam est bien le seul avec qui il s’autorise ce genre de débordement émotionnel sans même chercher à les canaliser.


slowly we fade
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet : Re: lost it to trying (sam)   Mar 11 Sep - 1:15
En ligne
avatar
Sam Kavanagh
DO YOU SPEAK
FRENCH KISS ?

posts : 485
points : 592
feat : garrett hedlund.
crédits : schizophrenic, rio.
Âge : 34


Sa vie se transforme en fête foraine où les attractions ne ménagent pas son coeur. La veille il avait pourtant l'impression d'être heureux, plus vivant que jamais puis ce matin, il était si bas dans l'estime de lui-même que la coke ne suffit pas à le relever de ce coup que vient de lui mettre sa confiance. Son propre corps le trahit, tente vainement de lui faire comprendre qu'il faut des moments de pause, des journées à ne rien faire si ce n'est traîner dans un lit, lire un bouquin, regarder la télévision et manger des aliments sains. Tout en lui réclame la paix où seule la guerre subsiste. Une bataille qui prend en puissance à mesure qu'il tente de la faire taire, une histoire interminable qu'il revit chaque jour en se réveillant sur une terre désolée qu'il a lui-même brûlé. Sam est une tribu qui aurait elle-même déracinée la forêt qui l'abritait, un orque qui aurait vidé tous les océans afin d'agoniser au milieu des coquillages. Il est son unique incendie, sa seule forme de destruction tandis qu'il cherche le coupable là où il n'existe pas.
Il est toujours difficile pour quelqu'un d'accepter que le mal est au fond de lui quand tout autour semble avoir le visage du plus beau fautif.
Rares sont ceux à avoir le courage de s'amputer d'une part d'eux.

Les ciseaux le font grimacer mais si Sam ne dit rien, c'est qu'au fond de lui trône encore des restes de son rôle de grand-frère. Pas celui qu'il est maintenant mais celui que Jephté a connu, encore suffisamment sobre pour prendre soin de lui, le défendre lorsqu'un connard le traitait à l'école. Ce frère là, qu'il arrive à Sam de chérir dans son agonie mais dont il sent chaque jour inévitablement les battements de son coeur s'espacer. Bientôt, il est certain qu'un deuil s'opérera en lui. Ses yeux seront les plaques du cercueil qu'est son corps. Jeph pourra se recueillir au nom de ce frère qui n'existe plus.

Un voile sombre se pose sur son regard.

Si j'avais besoin d'une mère, je serais resté au Texas tu sais. Cassant, Maël a besoin d'avoir le dessus, de former autour de lui une carapace impénétrable qui dissimule comme un chef ses failles et ses douleurs. L'addiction, il ne fait plus mine de la contrôler. Ce qu'il cache à Jeph pourtant, c'est cette réalité accablante : il ne pense plus savoir s'en séparer un jour, elle aura sa mort à moins que ne ce soit sa cousine avec la même terminaison en Ine et au prénom pourtant si avenant. Ses doigts derrière son crâne, il l'oblige à regarder l'image d'un frère voyant s'éloigner chaque jour son unique ami ; elle est d'une tristesse déroutante. Le coeur de Sam se crispe alors qu'il lâche le premier le regard du plus jeune pour se focaliser sur le poste éteint. Pas de musique pour combler son manque de réaction.

Si la détresse devait avoir un visage il arborerait celui d'un homme mince portant une veste holographique et les traits de Jephté.

Ses instincts de violence se calment alors que Sam arrache sa tête de l'emprise de son frère pour retrouver de son aplomb. Ramène-moi chez moi, s'il te plaît. Rare formule de politesse qu'il utilise pour compenser son manque de promesse. Si Maël est un manipulateur invétéré, il lui est impossible de mentir à son frère. Lui donner sa parole concernant la came, ce serait creuser soi-même un fossé entre eux, déchirer le maigre lien d'affection qui les attache l'un à l'autre. Déterminé à chasser le malaise, Sam lui arrache des doigts les ciseaux et attache sa ceinture. Même défoncé jusqu'à la moelle il y a des réflexes d'aîné qui ne disparaissent pas.



souvent je baise bourré, uniquement
pour retrouver l'ivresse amoureuse.
si le cœur ne bat pas, il faut au
moins avoir la tête qui tourne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://beton-arme.forumactif.com/t117-sam-kavanagh-garrett-hedlu
MessageSujet : Re: lost it to trying (sam)   Ven 14 Sep - 22:15
avatar
Jephté Kavanagh
...pretty...
ugly

posts : 96
points : 89
feat : Max Colombie
crédits : la générosité de Dante :l:


Si Jephté s’était préparé à se heurter à un mur de béton en tirant sur la corde sensible de son aîné, jamais il ne serait attendu à faire face à un mur d’enceinte de prison, trop haut pour être escaladé sans se faire mal et surmonté de barbelés électriques qui vous électrocuteraient n’importe quel malheureux qui oserait s’y frotter, ce qui ne manque pas d’arriver. Les mots haute tension de Sam court-circuite la discussion, paralysent Jeph qui ne trouve plus quoi répondre. Un grésillement puis plus rien. Bien sûr que ça l’attriste de voir Sam réagir de la sorte, d’ignorer ses supplications comme s’il n’était pas une raison suffisante pour lui donner au moins l’envie d’essayer de s’en sortir, quitte à échouer. Le jeune Kavanagh est maintenant sûr d’une chose : quelle que soit l’issue que tout ça prendra, l’un des deux sera irremédiablement condamné à finir en manque. Alors que celui de Sam sera psychologique, que chaque cellule de son corps réclamera sa dose pendant quelques semaines tout au plus, celui de Jephté sera affectif et un peu plus définitif, parce que son idiot de frère aura fini par se retrouver dans une urne ou entre quatre planches de bois. Le brun a du mal à comprendre ce qui le pousse à s’autodétruire comme ça parce que ça relève de l’impossible pour lui d’admettre que Sam puisse se complaire dans ce train de vie-là, encore plus de s’avouer que personne ne l’a forcé et que les premiers rails qui l’avaient mené tout droit à cette satanée addiction étaient parfaitement délibérés de sa part. Même s’il le voulait, il ne pourrait pas se mettre à sa place pour la simple et bonne raison qu’aucune particule plus nocive que l’oxygène n’a jamais visité ses narines. Il se contente simplement de mettre le contact et de jeter un dernier regard à Sam. S’il se trouve juste à côté de lui, Jephté a pourtant l’impression de l’avoir définitivement perdu. Ca fait tellement longtemps qu’il est porté disparu que son affaire aurait déjà dû être classée depuis un bail si le brun ne se fatiguait pas à essayer désespérément de le ramener.

Les yeux rivés sur la route qui les rapproche de leur immeuble, Jephté catalogue silencieusement tous les mobiles qui auraient pu pousser son aîné dans les bras de la belle blanche. Il sait qu’il devrait passer à autre chose mais ça le dépasse, il a jamais été habitué à ce qu’on lui refuse quelque chose. Et comme il ressortait toujours avec le paquet de bonbons convoités étant enfant, il entend bien ne pas laisser Sam s’en sortir sans investiguer un tant soit peu. C’est le boulot, c’est ça ? Le problème avec Sam, c’est qu’il est aussi opaque que ces vitres teintées qui ne laissent absolument rien transparaître. Il parle que très rarement de lui ou de ce qui le taraude et ça ne laisse pas d’autres options à Jephté que celle de procéder par élimination. Le blond n’a jamais fait partie de ces gens qui s’extasient devant leur boulot, alors peut-être qu’il a tout simplement besoin de cette merde pour continuer à tenir le coup, comme un peu près tous les acteurs réguliers que Jorden engage. Il suffit de voir le nombre de kilos de cocaïne qui circulent sous la veste dans les coulisses pour comprendre que succomber à ce fléau est certainement une nécessité pour tourner les scènes parfois douteuses qu’on les incite à accepter pour quelques centaines de dollars en plus. On est pas obligés de continuer. On est pas des tocards, on trouvera bien autre chose. Il se sent capable, le gosse, à tout recommencer à zéro, exactement comme ils l’avaient fait tous les deux à leur arrivée dans le Bronx. Bien sûr que ça sera plus difficile pour Maël de se dégoter un emploi qui paie aussi bien, ou même un emploi tout court maintenant qu’on ne peut plus voir son visage sans l’associer à ses attributs mais si ça ne tient qu’à ça, Jephté est prêt à trimmer pour deux plutôt que de continuer à regarder son frère dilapider des sommes astronomiques d’argent dans la poudreuse. Une fois à l’arrêt devant le Old Lady, le brun se tourne finalement vers son aîné. Il a pas franchement envie de l’abandonner sur cette note négative, c’est bien pour ça qu’il se décide à rendre les armes pour aujourd’hui. C’est quand la dernière fois que t’as avalé quelque chose de consistant ? Question rhétorique. Il sait pertinemment bien que son frère a cette fâcheuse tendance de se nourrir uniquement quand il y pense. On peut casser la croûte chez moi si ça te dit, j’ai des restes au frigo. De repas à moins de 200 calories chacun, principalement, mais il a bien prévu de lui faire cuire le steak qu’il avait acheté pour Divine s’il venait à accepter. Il en saura rien.


slowly we fade
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet : Re: lost it to trying (sam)   Mer 19 Sep - 0:21
En ligne
avatar
Sam Kavanagh
DO YOU SPEAK
FRENCH KISS ?

posts : 485
points : 592
feat : garrett hedlund.
crédits : schizophrenic, rio.
Âge : 34


Il se trouve ignoble de faire subir à son frère ses excès et de l'inquiéter durant ses heures de défonce. Sam voudrait pouvoir disparaître une bonne fois pour toutes, couper le cordon pour le laisser respirer mais vivre sans Jephté le rendrait encore plus malheureux qu'il ne l'est déjà. Détruire la personne que l'on aime le plus, un paradoxe ce qu'il ajoute à sa longue liste qui lui pèse déjà sur la conscience. Ne pas se comprendre est une histoire difficile qu'il n'acceptera certainement jamais. Le moteur de la voiture gronde et lui fait mal à la tête. Sa main se pose sur son front alors qu'il ferme les paupières. Ses yeux se teintent d'une couleur rosée, celle des larmes retenues et de la fatigue qu'il accumule de ne pas savoir tenir le cap. La drogue le rend con, met sans cesse son corps en alerte. Il vit dans la crainte de ne pas avoir sa nouvelle dose et dans celle de ne plus savoir résister à plus fort. Son addiction est un monstre insatiable dont il sent la présence en lui à tout moment. Même là, alors qu'il vient de passer une journée entière à la ramasse, il se sent déjà prêt à s'envoyer une nouvelle fois en l'air. Sa cage thoracique se soulève doucement mais là-dessous, son coeur fait la révolution. Les paroles de Jeph lui donnent envie de chialer parce qu'il sait que même en se pliant en dix, son frère ne parviendrait jamais à le faire décrocher. Parfois, Sam se dit qu'il est simplement né comme ça et que toutes les molécules existantes ne suffiront jamais à lui enlever cette part de lui, si vide, si destructrice, si écorchée vive dans son besoin de se sentir vivante quitte à effleurer la mort pour parvenir à ses fins. Son coude se pose sur le rebord de la la fenêtre qu'il descend pour mieux respirer. La gorge nouée, les lignes blanches de la route lui donnent la nausée lorsqu'il ouvre les fixe trop longtemps. Elles lui rappellent la coke, celle qui les ruine tous les deux.

Le boulot ? Il pense à Jorden, à son appartement, à tout ce qu'ils ont construit ensemble. Maël a envie de lui dire : tu sais, si j'avais été comptable ou même photographe, ce serait la même, je suis né pour me briser, pour m'éparpiller en mille morceaux parce qu'il n'y a qu'en étant partout à la fois que je parviens à me supporter. Il assimile difficilement qui il est, tout ce qu'il représente, tout ce qu'il a gâché. A petite dose, c'est le seul moyen qu'il a trouvé de se digérer, de s'accepter.

Je suis bon qu'à ça, Jeph, tu le sais.
L'un des meilleurs, et ce ne sont pas seulement les magazines à la con qui le disent. En plus de l'expérience, Maël dégage ce quelque chose qui attire l'oeil, ce petit plus qui le tue autant qu'il le met en lumière. Je veux pas me retrouver à faire un travail qui en plus de ne pas me plaire ne m'apportera rien. Il inspire, les lèvres tremblantes. Ses épaules deviennent lourdes. Il s'affaisse sur son siège comme à chaque fois qu'il réalise qu'il est en train de merder et qu'il ne pourra jamais rien contre ça. Sa voix reste malgré tout grave et consistante. Hors de question de s'effacer totalement et effrayer son frère au passage. A l'arrêt sur le parking du old lady, il se détache et hausse les épaules. En silence, Sam accepte le repas même s'il certain qu'à peine rentré chez lui, celui-ci terminera au fond des toilettes.

Ce n'est qu'une fois dans l'appartement de son frère que Sam parvient à reprendre un peu du poil de la bête. Dans son regard, on peut lire cette folie à longueur de temps, ce surplus d'énergie qui ne demande qu'à sortir, qu'importe sa forme. Pourquoi tu te rends malade pour moi ? J'ai jamais rien fait pour toi, je suis un frère tellement merdique putain. Il jure contre lui en se laissant tomber sur son minuscule canapé d'où le chien fuit en le voyant débarquer. Le chihuahua blanc n'a jamais supporté la présence de l'acteur qui ne s'offusque même plus des grognements de la bête. Grelottant dans ses vêtements, Sam s'allonge sur le côté et fixe de ses yeux humides la télé éteinte. Si Jeph ne lui avait pas proposé de venir chez lui, certainement qu'il l'aurait fait de lui-même pour trouver refuge dans l'atmosphère de celui qu'il aime plus que tous les autres. L'esprit embrumé, sa voix se casse lorsqu'il se hasarde à lui demander une bassine mais qu'il est déjà trop tard. Ses doigts tremblants se posent sur sa bouche alors que ses yeux fixent le canapé mais aussi le sol où il vient de vomir l'alcool qu'il a ingurgité lors de la journée. Le bruit que fait sa gorge est écœurant.
Ramener Sam chez lui lorsqu'il est dans cet état, c'est prendre la responsabilité de supporter un corps qui ne demande plus que de l'aide.



souvent je baise bourré, uniquement
pour retrouver l'ivresse amoureuse.
si le cœur ne bat pas, il faut au
moins avoir la tête qui tourne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://beton-arme.forumactif.com/t117-sam-kavanagh-garrett-hedlu
MessageSujet : Re: lost it to trying (sam)   Ven 28 Sep - 23:26
avatar
Jephté Kavanagh
...pretty...
ugly

posts : 96
points : 89
feat : Max Colombie
crédits : la générosité de Dante :l:



Une fois l’intimité de son appartement regagnée, Jephté laisse son frère le précéder tandis qu’il abandonne son excentricité au vestiaire, se débarrassant de tout son attirail d’accessoires dans le minuscule hall d’entrée pour redevenir ce grand môme un peu trop fluet pour son âge, si banal qu’il en deviendrait presque invisible. Il peut entendre les mots du blond par-dessus les aboiements hystériques de sa chienne miniature et ne peut empêcher un soupir à peine dissimulé de quitter ses lèvres. C’est pas vraiment le souvenir que j’ai gardé. Il a beau creuser aussi loin qu'il le peut dans sa mémoire, il n’arrive pas à se rappeler de Sam comme d’un frère médiocre. Si leurs parents les ont toujours élevés au rang de dieux vivant parmi les hommes, c’est surtout les moments partagés avec son aîné qui ont marqué le plus clair de son enfance. La fortune des Kavanagh était loin de leur tomber du ciel et le travail acharné qu’ils abattaient pour gagner l’argent qui leur remplissait les poches ne leur laissait pas beaucoup le temps d’être présents pour leurs rejetons. C’est donc dans les pieds de Maël que Jephté traînait la plupart du temps et il ne se remémore pas l’avoir entendu s’en plaindre une seule fois, et ce même s’il n’était pas toujours des plus faciles à se coltiner. Puis qui se ferait un sang d’encre pour toi si j’étais pas là pour le faire, hein ? Dans la vision des choses du plus jeune, ça fait partie d’une espèce d’équilibre de la vie, d’avoir toujours quelqu’un sur son dos pour faire régner l’ordre, que ça soit une mère soucieuse, une petite amie parano ou un frère complétement barbant. Sam a beau être entouré de monde en permanence, Jephté se doute bien qu’au fond, il est aussi bouffé par la solitude que lui. Il est persuadé, le brun, que Sam sort des pensées de ses pseudo-amis à l’instant même où il cesse de respirer le même air qu’eux et que ce sont ces mêmes potes qui lui tourneront le dos en premier dès que sa gloire aura tourné ou que les vraies emmerdes frapperont à sa porte. Il y avait bien Dante qui s’était un jour battu à ses côtés mais  ce dernier avait fini par baisser les bras face à la cause perdue de Sam pour des raisons que Jephté connaît et respecte. Alors bien sûr que les affres de l’addiction de son frangin finiront par l’avoir à l’usure, que ça le mine d’attendre les bras croisés que la vie de son frère atteigne prématurément sa date butoir mais jamais au grand jamais il ne le verra comme un fardeau, une contrainte ou encore une épine qu’on voudrait se sortir du pied à tout prix. Il se souvient encore d’une promesse qu’ils s’étaient fait, celle de rester soudés coûte que coûte, pour le meilleur et pour le pire. C’était peut-être que des paroles lancées dans le vent par deux gamins naïfs et paumés mais Jephté ne pourrait jamais se pardonner d’abandonner son frère alors que son pire est en train de le consumer vif.

Tiré de ses réflexions intérieures par les hauts le cœur de Maël, le premier réflexe du brun est de se diriger vers son minuscule coin cuisine pour y attraper une serviette propre et rejoindre le canapé où la carcasse de son frère malmenée par ses excès matinaux s’est échouée. Une personne normalement constituée aurait probablement grimacé de dégoût face à cette scène mais Jephté n’en fait rien, se contente de rire sans se moquer pour autant. C’est triste à avouer mais il a vu tellement de situations pas toujours glorieuses dans lesquelles on est pas censé voir son frère un jour que ça ne lui fait absolument plus rien. Alors, au lieu de s’offusquer de voir le canapé qui lui sert également de lit souillé de gerbe, le jeune se penche sur le plus âgé pour virer sa main de ses lèvres et lui éponger la bouche comme on le ferait avec un enfant qui viendrait de régurgiter sa panade.  Il se rend bien compte que cette réaction automatique pourrait être mal interprétée et il a pas franchement envie que Sam se sente dégradé par son geste, alors il précise : Ca va, c’est l’habitude. Il faut dire que ça fait aussi partie de son métier, au jeune, de débarbouiller les actrices qui en viennent à rendre quand le vice s’insinue si profondément dans leur être que leur corps tout entier en fait une réaction de rejet.  Il passe tellement de temps exposé à tous ces fluides corporels pour le moins ragoûtant que ça n’a maintenant plus rien d’écoeurant pour lui.

La serviette ne tarde pas à se retrouver balancée sur la flaque au sol dont Divine a déjà commencé à se faire un festin alors que Jephté entreprend de fouiller un de ses vieux coffres en bois d’un autre temps pour en sortir sa couette et la jeter sur le corps frigorifié par les sueurs froides de son frère. Il soulève ensuite les jambes de Sam pour se glisser en-dessous et lui servir de repose-pied. Ce n’est qu’à cet instant, confortablement installé dans son canapé avec pleine vue sur son frère allongé à ses côtés, bien vivant, plutôt qu’en train de se défoncer dans un squat miteux, qu’il s’autorise enfin à se détendre un peu pour finalement rebondir sur la précédente interrogation de son aîné. J’ai plus que toi, Maël. Il dit pas ça pour qu’il se sente coupable, c’est juste sa façon détournée à lui de faire comprendre à son frère qu’il pèse un peu plus de poids qu’il ne le pense dans sa vie. Ca fait bien longtemps qu’il a abandonné le chantage émotionnel, bien conscient que lui imposer une cure forcée reviendrait à courir droit à la rechute.


slowly we fade
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet : Re: lost it to trying (sam)   Dim 7 Oct - 22:31
En ligne
avatar
Sam Kavanagh
DO YOU SPEAK
FRENCH KISS ?

posts : 485
points : 592
feat : garrett hedlund.
crédits : schizophrenic, rio.
Âge : 34


Il a tellement l'habitude qu'on s'occupe de lui qu'il ne fait plus attention aux gestes de Jephté. L'attitude de son frère est un mélange d'amitié et d'instincts maternels qu'il lui arrive de maudire mais vers lesquels il termine toujours par revenir. Le regard du brun ne parvient pas à atteindre son cerveau. Le corps coké de Sam fait de la résistance, pose des filtres entre ce qu'il voit et ce qu'il peut ressentir. La culpabilité est là, c'est vrai, mais elle n'est pas aussi forte qu'elle devrait l'être. Que son frère se retrouve seul ne lui fait ni chaud ni froid. De son vivant, Sam refusera toujours de le voir souffrir mais une fois mort, une part égoïste de son âme se dit qu'il ne sera pas là pour voir les dégâts potentiels que pourront causé son départ. Le souffle coupé par l'envie de vomir, l'Irlandais rote finalement en ne laissant rien sortir de sa gorge. C'est qu'il a si peu mangé qu'il ne peut pas vomir tripes et boyaux. Il a la sensation qu'un petit monstre malin se fait les griffes tel un chat dans son ventre. Cela lui fait un mal de chien alors qu'il pose sa main contre son corps pour tenter de canaliser la douleur ailleurs mais rien n'y fait. Les gémissements qui s'échappent de sa bouche sont le signe que son estomac vide le torture. La bile fait mine de vouloir remonter mais retombe immédiatement dans sa chambre forte.

Sous la couverture de Jeph, Sam se donne le droit de trembloter un peu plus en retenant tant bien que mal son souffle. La vue de Divine lui donne un peu plus la nausée, il l'a toujours trouvé moche. Sans compter son haleine qui lui donne des hauts le coeur même lorsqu'il n'est pas malade. Quelle idée de ne pas en être resté au deuil de leur premier chien. Quelle idiotie de croire que cet animal pourrait leur faire passer l'éponge. Les souvenirs de cette soirée lui reviennent en tête. Si son frère avait été là quelques minutes plus tôt, c'est lui qu'il aurait tué sans sourciller, lui qu'il aurait pointé de son flingue avant de tirer sans une once de regret. Sam était plus ou moins dans cet état ce soir là. La seule différence est qu'aujourd'hui, Jeph a eu l'intelligence de lui sucrer son arme pour l'empêcher de finir en taule.

Faut que t'arrêtes de regarder ces feuilletons à la con, ça te monte à la tête.
Froncement de sourcils. Sam refuse d'être l'unique pilier de qui que ce soit même s'il lui arrive de ne désirer que cela du plus profond de ses tripes. Maël est une paradoxe qui se fait souffrir seulement pour la beauté du geste. Il ressent au fond de lui des contradictions qui ne lui foutent jamais la paix comme si elles n'attendaient plus que de l'achever. Lui et son ego démesuré. Lui et son besoin narcissique d'être aimé jusque dans l'absolu pour mieux désirer sa liberté ensuite. Éternel insatisfait qui cache le bout de son nez dans son pull pour ne pas sentir l'odeur de vomi dont s'est imprégné le canapé.

Evite d'en parler à Dante.
Il termine par lâcher la fameuse phrase, laisser entendre que ce que pense son ex pourrait compter alors qu'il n'a fait qu'osciller entre insultes et pardon ces derniers mois. Pardon lorsqu'il pensait que quelques braises résistaient sous les cendres. Insultes quand Sam savait que c'était foutu entre eux, réellement, pour toujours. Aujourd'hui, il se contente d'accepter sa condition en silence, de ne jamais en parler à Jephté dont il connaît le lien étroit avec Dante. Pour la première fois depuis trop longtemps, Maël met sur le tapis un sujet qui pourrait les pousser à la discorde. Je sais même pas ce que tu peux encore foutre avec lui. Est-ce qu'ils parlent de lui ? Il voudrait, sans honte. C'est à se demander lequel des deux tu soutiens. Diviser pour mieux régner. Le pousser à la culpabilité pour apaiser sa paranoïa est son unique remède.
Sam s'imaginait que sa rupture briserait aussi l'amitié entre son ex et son frère.
Il n'en est rien.
Pile de quoi le contrarier.



souvent je baise bourré, uniquement
pour retrouver l'ivresse amoureuse.
si le cœur ne bat pas, il faut au
moins avoir la tête qui tourne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://beton-arme.forumactif.com/t117-sam-kavanagh-garrett-hedlu
MessageSujet : Re: lost it to trying (sam)   Lun 8 Oct - 20:34
avatar
Jephté Kavanagh
...pretty...
ugly

posts : 96
points : 89
feat : Max Colombie
crédits : la générosité de Dante :l:


Jephté ne s’attendait pas vraiment à ce que Maël acclame ses propos, ni à ce qu’il se sente touché de savoir qu’il représentait un des murs porteurs de sa vie. Si Sam est comparable à une centrifugeuse autour de qui tout doit toujours tourner les trois quarts du temps, face à ce genre de vérité qu’il refuse de s’avouer, il n’est pas bien différent d’un animal apeuré qui décide de charger lorsqu’il se retrouve acculé. La moquerie ne tarde pas à fuser mais Jephté n’y sourcille même pas parce qu’il connaît les allergies de son frère à ce genre de démonstrations et qu’il passerait sa vie vexé s’il commençait à s’offusquer pour si peu. Bien décidé à profiter paisiblement du reste de la matinée, le jeune croise ses bras derrière sa tête pour s’étirer mais est rapidement dérangé par une Divine qui ne supporte pas d’être ignorée aussi longtemps et qui est déjà en train de lui lacérer la jambe de ses griffes bien trop longues qu’il est impossible de lui couper sous peine de finir avec une main en moins et les tympans perforés par ses cris stridents. Il se baisse finalement pour la hisser sur le canapé et reste un instant penché vers le sol lorsque les mots de son frère finissent par claquer dans l’air, pas vraiment enthousiaste à l’idée de l’échange houleux que ce sujet allait plus que probablement soulever.

On parle pas vraiment de toi. On peut pas dire que tu sois son sujet de conversation préféré, pour être honnête. Qu'il avoue en se redressant. De la même manière que Sam et lui essaient habituellement d’éviter de laisser filtrer le prénom de Dante dans leurs conversations, celui de Sam ne survient pas plus aux cours de celles qu’il partage avec l’italien, comme si un accord tacite avait été passé avec les deux partis pour éviter de rouvrir de vieilles plaies suintantes que même des points de suture ne suffiraient pas à refermer complètement. Une relation comme celle de Sam et Dante, ça peut que te laisser des balafres, du genre de celles qui se rappellent toujours à toi, aussi bien dissimulées soient-elles. Jephté espère naïvement que son aîné va s’en tenir à ça et qu’il va passer à autre chose mais à la place, il peut déjà sentir les doigts de Sam creuser, chercher à déterrer sa culpabilité. Alors c’est ça maintenant ? Soit je suis avec toi, soit je suis contre toi ? Il a la désagréable impression de se retrouver projeté en période d’élection, où il faut absolument départager deux candidats à tout prix mais sur ce coup-là, il va voter blanc. S’il avait profondément méprisé Dante par solidarité avec son frère qu’il avait abandonné sans préavis, une rencontre fortuite au supermarché et quelques explications sur les motifs de sa décision l’avait rapidement amené à la conclusion que la disparition de l’Italien de leur vie n’était peut-être pas si condamnable. Qu’elle était plutôt défendable, même. Et puis Divine l’aimait bien et ça, c’était un facteur non négligeable. Est-ce que ça t’est déjà arrivé de te demander sérieusement pourquoi il était parti ou est-ce que tu te contentes juste de t’excuser sans réellement savoir pourquoi ? Il demande parce qu'il ignore si son frère s'est déjà interrogé à ce sujet ou même s'ils en ont un jour parlé avec Dante, s'il connaît les raisons qui se cachent derrière cette rupture inattendue en dehors du fait que Baldassare  en avait marre de toujours passer après la  blanche et qu'il n'avait jamais signé pour un couple à trois avec elle. A ça, il voudrait ajouter que ce ne sont pas des excuses à profusion que Dante espère de lui mais bien du changement mais il a pas envie de le rabaisser gratuitement, ni de le renvoyer à son addiction que Sam continue de voir comme une chimère qu’aucun homme ne peut abattre.  Est-ce que ça t’intéresse seulement de savoir ? Jephté n’a jamais douté une seconde de la sincérité de l’attachement que son frère portait à Dante mais parfois, il en vient à se demander si c’est réellement les vestiges de ses sentiments pour lui qui le poussent à persévérer ou plutôt sa fierté amochée qui ne se relève pas de ne pas avoir eu son mot à dire.


slowly we fade
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet : Re: lost it to trying (sam)   Lun 15 Oct - 1:24
En ligne
avatar
Sam Kavanagh
DO YOU SPEAK
FRENCH KISS ?

posts : 485
points : 592
feat : garrett hedlund.
crédits : schizophrenic, rio.
Âge : 34


Jephté le prend mal, bien évidemment qu'il le prend mal mais Sam n'est pas en mesure de calmer le jeu et replacer la situation sur les rails. Au contraire, il a besoin de cette colère et de ce froid entre eux pour remettre ses organes à leur place. Etre en conflit avec son entourage l'aide à se sentir au centre de l'attention. Les paroles de son frère lui piquent l'ego avec une violence quasi suicidaire. Jeph est-il kamikaze à ce point ? Le plus vieux soupire, tourne les yeux vers lui, presque agressif rien que dans ce mouvement là : celui de le regarder, de nouer un lien invisible pour lui faire comprendre qu'ils entrent ensemble sur un terrain glissant. Il supporte mal l'idée que l'on puisse le mettre de côté, ne pas penser à lui alors que Dante est dans les parages. Il plonge dans une incompréhension qui le fout dans un état second, capable de le rendre méchant même avec son propre frère pour qui il pourrait paradoxalement tout donner, tout offrir, tout chercher pour mieux recueillir son bonheur. Il y a dans cette pièce un poison qui prend petit à petit place dans ses veines, un monstre vivant, colérique, qui tape dans son coeur et dans sa tête, qui l'éveille un peu malgré la coke qui l'assomme comme s'il venait de tomber du troisième étage.

Parce que t'es psy maintenant ? Viens pas me donner des conseils alors que t'as jamais été foutu d'être avec qui que ce soit. Il devient tout ce qu'il déteste : un boucher, un chirurgien, une brute qui coupe en morceau l'âme de son cadet pour lui faire comprendre qu'il y a des jeux auxquels il ne faut pas jouer. Etre blessant, c'est son unique moyen de défense lorsque son corps est trop fragile pour pouvoir tenir le choc. C'est quoi ton but ? Jeph est en train de lui faire la morale lorsque Sam se redresse pour quitter ce canapé. Ses mouvements ont du mal à s'accorder lorsqu'il pose un pied au sol puis l'autre et qu'une trace de vomi le fait glisser et tomber le cul par terre. Juste de quoi enfoncer le clou et se sentir encore plus humilié dans son ego de connard prétentieux.

Il prend malgré tout cette chute comme un signe divin et reste son cul posé par terre alors que le chien se prépare à venir le voir. La bête est en général terrorisé par lui mais doit sentir son état de faiblesse ce qui ne l'empêche pour autant pas de pester contre l'animal. Va t'faire foutre le rat. Sam laisse un long silence s'intégrer entre eux. Il est en train de vaciller entre l'envie de vomir ou de dormir sur place. Les cheveux en bataille, les mains posées sur le crâne, ses doigts tremblent de fatigue et de rage. Est-il seulement humain de s'en prendre à son propre frère ? Celui avec qui il partage une ressemblance légère mais surtout une partie de son ADN, le sang qui coule dans ses veines a eu le même procédé de fabrication que le sien.
Que deviendront-ils s'ils se disloquent ?

Puisque t'es son grand ami, tu devrais savoir me dire ce qu'il a contre moi ? Ses yeux rouges se tournent vers lui. Sam est à deux doigts de chialer. Sa rupture avec Dante est une souffrance dont il peine à se débarrasser, Maël ne tente même plus de s'en cacher et ses yeux larmoyants sont une façon de le convaincre de lui dire la vérité. Il y a des abcès qu'il faut crever pour ne pas finir avec une septicémie. J'en peux plus. De ne pas savoir, de tout retourner dans sa tête, ou du moins d'en avoir l'impression.
Sam n'a jamais cherché à creuser.
La vérité est telle qu'il vaut mieux la nier.



souvent je baise bourré, uniquement
pour retrouver l'ivresse amoureuse.
si le cœur ne bat pas, il faut au
moins avoir la tête qui tourne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://beton-arme.forumactif.com/t117-sam-kavanagh-garrett-hedlu
MessageSujet : Re: lost it to trying (sam)   Sam 27 Oct - 20:40
avatar
Jephté Kavanagh
...pretty...
ugly

posts : 96
points : 89
feat : Max Colombie
crédits : la générosité de Dante :l:


Instantanément, Jephté peut voir les prunelles de son frère s'assombrir et il n’a pas besoin d’être météorologue pour deviner sans difficultés que c’est signe d’intempéries et que la foudre ne devrait pas tarder à s’abattre sur lui. Inconscient, il ignore le grondement du tonnerre qui se prépare et ne cherche même pas à se mettre à l’abri. Certainement parce qu’il sait à quoi s’attendre comme réaction de la part d’un Sam pour qui l’échec n’avait jamais été une option, que ça soit dans ses relations amoureuses ou dans sa vie de façon plus générale. Le mettre face à ses défaites était la dernière chose à faire pour le mettre de bonne humeur mais Jeph a cette fâcheuse manie de ne pas savoir quand lâcher l’affaire. Et comme à son habitude, Maël choisit l’attaque pour moyen de défense, lui rappelle à quel point il est mal placé pour jouer les savants à ce sujet-là. Faut croire que le relationnel, c’est pas le point fort des Kavanagh, hein ? Piqué au vif, Jephté se garde pourtant bien de lui balancer à la gueule que lui au moins est célibataire par choix, uniquement parce qu’il n’a besoin de personne pour se créer un bonheur artificiel et qu’il est bien trop amoureux de ses habitudes pour s’embarrasser avec un autre être humain qui viendrait chambouler toute sa vie. Sans compter son libidomètre proche du zéro à force de fréquenter des corps dénudés plus que de raison. Mais Sam n’est pas là pour l’entendre épiloguer sur les raisons de son célibat chronique. Lorsque le grand Kavanagh se lève en trombe, le brun n’essaie même pas de le rattraper, parfaitement conscient que son aîné a toujours crié plus fort que lui et que se lancer dans un de ces duels d’ego ne les mènerait absolument à rien. Si Maël ne s’était pas étalé de tout son long en cherchant à battre retraite, certainement qu’il se serait écoulé quelques jours sans que les deux frères ne s’adressent la parole, bien trop cloisonnés dans leur fierté pour rompre le silence sans excuses préalables.

Ce n’est que lorsque Sam déverse son excès de colère sur une Divine innocente que Jephté se décide à intervenir, se laissant glisser par terre aux côtés de son frère pour attraper la boule de poils tremblotante et la serrer dans ses bras, déposant un baiser entre ses deux oreilles au passage. C’est bon, calme-toi, elle t’a rien fait. Si le brun ne supporte pas quand Maël s’en prend à son animal, ce qu’il déteste encore plus, c’est être à l’origine de sa détresse et de le voir comme ça, à deux doigts d’ouvrir les vannes de son âme. Ca lui donne juste envie de se foutre des baffes pour avoir été assez con pour penser que son amitié avec Dante l’indifférerait complétement. Réconfortant malgré tout, le jeune ne peut s’empêcher d’occulter l’électricité dans l’air pour poser son bras dans le dos de son aîné pour le ramener contre lui. Il cherche les bons mots, ceux qui ne l’enfonceront pas davantage dans sa peine mais la vérité, c’est qu’il n’y a aucune bonne façon de lui annoncer que Dante l’a tellement aimé qu’il a fini par le détester. Il se rappelle aisément, des états d’angoisse profonde dans lequel l’Italien se mettait quand Sam ne rentrait pas, de la colère qu’il ressentait quand il finissait par passer la porte de leur appartement, trop ravagé pour tenir une discussion lucide. Son incorrigible insouciance, c’était ce qui attirait les gens chez Maël en premier lieu mais c’était aussi ce qui les menait toujours au point de non-retour. C’est juste que tu lui as fait revivre des trucs qu’il aurait préféré oublier. Notamment l’alcoolisme de sa mère qui l’avait mené à commettre l’irréparable mais Jephté n’entre pas dans les détails personnels, estimant que ce n’est pas à lui d’avoir ce genre de discussion avec Maël. C’est la pire chose que tu peux faire aux personnes que tu aimes, les obliger à te regarder t’autodétruire, tu sais ? Il dit ça calmement, sans la moindre once de méchanceté. On peut même pas dire que ça soit son propre ressenti qu’il exprime parce que ça fait bien longtemps qu’il n’a plus peur des déflagrations, que la vie avec Sam lui a forgé une combinaison antifeu qui résiste à tout. Puis c’est une nouveauté pour personne que Jephté préfère se jeter dans les flammes pour aider son frère plutôt qu’attendre de récolter ses cendres à la fin de l’incendie. Même Sam doit le savoir, pour en abuser autant.


slowly we fade
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet : Re: lost it to trying (sam)   Lun 29 Oct - 1:17
En ligne
avatar
Sam Kavanagh
DO YOU SPEAK
FRENCH KISS ?

posts : 485
points : 592
feat : garrett hedlund.
crédits : schizophrenic, rio.
Âge : 34


Jeph le prend contre lui. C'est l'unique chose à faire lorsque ses angoisses le prennent en otage. Sam se laisse aller contre le torse de son frère alors que celui-ci continue d'en rajouter une couche avec Dante mais aussi sur sa propension à l'autodestruction. Le coeur au bord des lèvres, son envie de vomir est si forte qu'il se retient de ne pas cracher ses tripes contre les vêtements du plus jeune pour ne pas ruiner ce moment. Son corps tout entier lui fait si mal qu'il peine à respirer. Ses poumons ne veulent plus de cette vie là et le lui font comprendre en lui coupant la respiration. Crise d'angoisse carabinée que Sam tente de gérer seul dans son silence. La respiration saccadée, les joues rosées et les larmes planquées derrière ses paupières, ses doigts s'accrochent au t shirt de Jephté pour l'empêcher de partir, de le laisser crever seul ici avec son connard de chien en témoin. Les cheveux en bataille, l'image d'Orso se mélange à celle de Dante, plus douce et rassurante mais tellement destructrice lorsqu'il pense à son appartement vidé de ses affaires. Ses mêmes affaires qu'il lui a ramené l'autre Dimanche pour tenter de mettre un point final à leur histoire. Sam pensait que tout irait mieux de ne plus le savoir encore présent par quelques vêtements dans sa chambre mais il n'en est rien. Penser à cet homme le rend dingue, le réduit à l'état de légume incapable de réfléchir par lui-même.
Dante lui manque. C'est une vérité contre laquelle il ne mentira jamais. Dante était sa raison de vivre ; il prenait toute la place dans sa tête mais aussi dans son coeur. Maël était seulement trop bête pour le lui faire comprendre et redoubler d'efforts. S'il n'avait pas été aussi con, certainement qu'une alliance les unirait l'un à l'autre aujourd'hui.

Maël n'en a plus rien à foutre de tâcher de morve les vêtements de son frère et cache sa tête dans son cou pour tenter de se calmer, trouver un point d'ancrage. S'il est généralement solide pour deux, qu'il ne laisse rien transparaître, aujourd'hui il y a des douleurs si fortes qu'elles peinent à être réellement dissimulées. Tout ce qu'il rejette au plus profond de lui remonte à la surface aux paroles de Jephté. Il va mourir, Sam le sait, beaucoup trop jeune. Il va s'en aller parce qu'il sera incapable de se ressaisir à temps. Je fais pas exprès. Qu'il murmure, la voix teintée de regrets qui s'effaceront dés qu'il ira mieux. Sam n'est plus qu'un gosse lorsqu'il se tient là, par terre, sanglotant, tremblant, paniqué.

Parfois je me dis qu'il faut que ça cesse, que je dois m'arrêter mais ...
Il inspire, cherche son air avant de poser une main contre la nuque de Jeph pour garder son visage enfoui contre ses cheveux, respirer son odeur qui le rassure. C'est plus fort que moi. Vérité atroce qu'il lui faut pourtant dire à voix haute pour qu'elle cesse de le grignoter. Sans ça je suis rien. Sans la came, la violence, les types qui le défoncent et dont il est persuadé d'être accro. Dante lui apportait un certain équilibre, léger mais suffisant pour ne pas le pousser dans des travers qui pourront lui coûter la vie. Je suis complètement taré. Ses épaules tremblent alors que le chien se fait la malle lorsque Sam se colle un peu plus à son frère.

Désolé.
D'être cette merde.



souvent je baise bourré, uniquement
pour retrouver l'ivresse amoureuse.
si le cœur ne bat pas, il faut au
moins avoir la tête qui tourne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://beton-arme.forumactif.com/t117-sam-kavanagh-garrett-hedlu
MessageSujet : Re: lost it to trying (sam)   Ven 9 Nov - 1:23
avatar
Jephté Kavanagh
...pretty...
ugly

posts : 96
points : 89
feat : Max Colombie
crédits : la générosité de Dante :l:


De voir son frère crouler sous le poids de ses insécurités a le don de profondément déstabiliser Jephté.  C’est que Sam ne l’a jamais habitué à ce genre de débordement, lui qui d’ordinaire reste de marbre à tout ce qui peut bien se dire ou se penser de lui, développant avec brio cette manie détestable de tourner tout ce qui n’allait pas dans son sens à la dérision. Instinctivement, les bras du plus jeune se referment autour de la carcasse agitée de soubresauts de son aîné, comme pour l'envelopper d’une chrysalide réconfortante. Sans jamais l’interrompre, le brun le laisse alléger son sac en silence. Ce n’est que lorsque Sam prétend que c’est la drogue et ses autres vices qui font tout ce qu’il est que Jeph se permet de protester. T’en as d’autres des conneries pareilles à me débiter ? Tu vivais très bien sans, avant, tu t’en souviens ? Avant, il n’y a pas si longtemps que ça, en réalité, même si cela semble faire une éternité maintenant aux yeux de Jephté qu’il n’a plus vu son frère sobre ou en pleine possession de ses moyens.  Il n’a jamais compris, le gamin, à quel moment ni pour quelle raison les choses avaient dérapé à ce point, si ça traduisait un mal être général de la part du blond ou si c’était juste sa consommation occasionnelle qui avait viré à l’addiction mais ce dont il est sûr, c’est qu’il n’a jamais eu besoin de la blanche pour se mettre à apprécier la personnalité de Sam. La poudreuse n’a jamais fait qu’amplifier ce qui était déjà là.  

Dans une tentative vaine d’apaiser l’esprit tourmenté de Maël, Jephté passe finalement ses doigts dans les mèches de cheveux de son grand frère, exactement comme le faisait leur mère pour calmer leurs crises de nerfs lorsqu’ils étaient plus jeunes. J’aimerais que tout le monde soit aussi taré que toi. Qu’il balance dans un rire pour dédramatiser un peu la situation, même s’il s’agit plus là d’un mensonge qui fait du bien que d’une irrévocable vérité. Très certainement qu'il terminerait dans une cellule capitonnée d’où il sortirait les pieds devant s’il était entouré en permanence d’êtres aussi énergivores que Sam. Jephté pourrait s’emparer de l’occasion pour lui proposer de se faire aider mais pour s’être renseigné de longues heures durant, il avait souvent lu que pour que quelqu’un puisse renaître, il fallait d’abord le laisser mourir. Et peut-être que c’était là, au fond, que résidait le plus grave problème de Maël : il est increvable.

Rassurant, le brun finit par attraper la tête de son aîné entre ses mains pour dégager ses cheveux de son visage et lui offrir un de ces sourires si plein d’espoir et de bienveillance qu’on pourrait les toucher. T’es pas tout seul, Sam. Jephté n’a pas beaucoup de certitudes sur la vie mais celle-ci en fait partie : il est là, il partira pas. Il restera là où les autres lui ont tous tourné le dos, toujours prêt à passer l’éponge, qu’importe l’ampleur de la connerie. Tu veux rester ici ce soir ? Ca ressemble plus à une supplication qu’à une proposition, à ce stade.  Il ne rêve que de ça, le gamin, passer une soirée tranquille sans avoir à s’en faire malgré lui pour les frasques du plus vieux. Il suffit de voir ses yeux qui l’implorent d’accepter, de pas le planter une nouvelle fois pour retourner se perdre dans les bras de ses excès pour le comprendre.


slowly we fade
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet : Re: lost it to trying (sam)   

Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» LOST Lock et Ben
» Four Lost Battles - OSG
» Platées (Lost Battles)
» [Lien] Bells of lost souls rajoute du BFG
» Changeling: The Lost

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BETON ARME :: LA VIE, LA VRAIE :: Le Bronx-
Sauter vers: