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 (+18) Million dollar man. | Hermès

MessageSujet : (+18) Million dollar man. | Hermès    Mer 5 Sep - 1:19
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Sam Kavanagh
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Il évite consciencieusement, soigneusement le regard des autres. Plie son ego proprement en quatre, feuille de papier qu'il plonge dans sa poche en traversant la foule de visages qui le connaissent. S'ils se concentrent sur ses traits juste assez longtemps, il ne leur sera pas difficile de se rendre compte du manque qui lui tord le ventre. Cette boîte de nuit est un temple qui connaît tout de ses vices. La musique résonne dans ses tympans tandis qu'un bras le retient sur la piste de danse. Brute et colérique, Samaël soupire, lâche un grondement qui pourrait ressembler à celui d'un chien agacé. Finalement, ses yeux suffisent à convaincre la gamine de lui rendre sa liberté. Cela lui importe peu de passer pour une diva colérique. Sapé comme s'il traversait le tapis rouge, l'équipe de production a déjà plongé dans les bouteilles de vodka redbull tandis que lui ouvre la porte des chiottes. Les murs aspirent les sons, ne laissent que des vibrations rythmer les battements de son cœur. Ses pupilles gorgées par le besoin de se faire un rail se plantent sur une imposante silhouette.
Seuls quelques mètres les séparent.
Hermès est de dos mais il le reconnaît, guidé par un instinct qui le dépasse. La violence de ses coups lui reviennent en tête, comme si son corps avait une mémoire de forme et qu'il pouvait te dire exactement où l'italien l'a frappé et avec quelle force. Le goût du fer s'invite lui aussi sur sa langue, âpre, désagréable.

L'homme se retourne et un sourire se dessine sur les lèvres de Maël. Rien d'évident, un mouvement de bouche qui le ramène au temps où la rancœur ne dictait pas leur silence. Les épaules lourdes, les muscles tendus, apercevoir Hermès sniffer au coin d'un chiotte dégueulasse lui apporte une satisfaction presque jouissive. Dans son dos, lorsque la porte s'ouvre pour laisser défiler les types qui viennent pisser, les mouvements s'effacent petit à petit tandis que ses pas le guident vers cet être délicieux qui lui avait refait le portrait sans sourciller. Je vois que tu apprends de tes erreurs. Référence à la drogue. Le Bronx est un village minuscule où les informations sautent d'immeubles en immeubles comme des kangourous dans un paysage de désolation. La pollution n'est pas assez épaisse pour empêcher les murs de parler. Elle est seulement bonne à leur noircir les poumons. Ses mots sont vifs, incapable de dire s'ils le jugent, le condamnent ou l'admirent. Sam oublie que le manque a le dessus, qu'il ferait mieux de ne pas faire le malin et s'approche d'un pas encore. Il arrête. Un de plus et il sentira le souffle chaud d'Hermès contre son visage.

Ses doigts attrapent son poignet, délicats contrairement à ses paroles qui se veulent pleine de sous entendus. Ses gestes sont lents lorsqu'il guide la main calleuse de l'homme contre sa bouche. Du bout des lèvres, Samaël cueille les particules de drogues toujours plaquées sur sa peau. Son poing si proche de son visage rafraîchit à nouveau sa mémoire ; il aurait préféré s'en foutre plein la gueule avec lui qu'accuser ce long silence sans queue ni tête. Ses pupilles s'attaquent aux siennes, corrosives, elles grattent, épluchent sa tête pour tenter de savoir s'il va lui en mettre une ou simplement accepter que Sam ne cessera jamais ses jeux de provocation. Peut-être veut-il lui faire payer de sa distance en la grignotant d'un seul coup de langue contre sa main. Peut-être se prouve-t-il que tout cela a du sens : plonger dans l'approche brutale de leurs corps alors que leurs fiertés ne peuvent pas se voir en peinture. Il a la sensation d'enfermer deux fauves dans une minuscule cage et d'éteindre toutes les lumières. Il reviendra plus tard pour voir s'ils se sont entre tués ou s'ils font finalement équipe.
Sa main lâche enfin la sienne. Samaël semble irréel dans ses vêtements hors de prix. Sa chemise ouverte de quelques boutons pour mieux respirer au milieu de la foule ne perd rien de son luxe. Suite à une après-midi passée à ne vivre que pour son érection, son corps relâche en pression, cherche le pardon de n'être qu'un morceau de viande que l'on vend à prix d'or. Drapé de ce concentré de phéromones post-tournage, il ne faiblit pas face au regard dur d'Hermès, le soutient sans crainte ni gêne.
S'il ne le montre pas, Sam a la sensation d'être un caniche hystérique sous xanax dont les effets sont presque tous dissipés. Bartolotti pourrait lui faire perdre les pédales.
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MessageSujet : Re: (+18) Million dollar man. | Hermès    Mer 5 Sep - 21:11
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Hermès Bartolotti
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Par moment, Hermès se demande ce qu’il fout là, au milieu de ces effluves de sueur, de parfums et d’excitation. Au milieu de cette foule qui s’abandonne sur une musique trop forte, tantôt sous cachets, tantôt simplement noyé dans l’alcool. Il est trop tard pour que la sobriété soit de mise. Trop tôt pour regretter, encore. S’il est là, dans une belle chemise légèrement satinée, partiellement ouverte sur sa croix en or autour du coup, famille italienne traditionaliste oblige, ce n’est que pour s’oublier un peu. Le temps d’une soirée d’anniversaire à un ami à lui. Un de ceux qui faisait déjà partie de son sale monde, pour ne pas le rejeter quand il est passé de chirurgien renommé à raclure notoire. Alors oui, il soigne un minimum ce genre de relation. Quand bien même, à un moment donné, malgré les danses, les roulages de pelle en règle à de parfaites inconnues et les verres qui s’enchainent, Hermès ressent le besoin de sa dose, simplement parce qu’une soirée comme celle-ci ne peut pas se terminer avec lui totalement sobre de toute poudre. De toute substance. Ce n’est pas juste une envie, c’est un véritable besoin. Un manque qui cogne rapidement à ses tempes alors qu’il se faufile à travers la foule, esquisse un sourire ou deux face à un petit numéro de charme et une gonzesse s’accrochant à son cou. Mais il est trop focalisé pour s’attarder là dessus. S’il vraiment il veut quelqu’un pour réchauffer son lit ce soir, il trouvera sans mal.

Gagnant rapidement les toilettes, il observe autour de lui, constatant que derrière les bruits sourds de la salle principale, personne n’est présent là, en même temps que lui. Air satisfait alors qu’il se met dos à la porte, dans un coin, sortant de la poche de son pantalon sombre, le précieux sachet plastique, renfermant son graal à lui. Pas celui d’une vie éternelle, celui d’une vie courte, mais intense. Son coeur pulse un peu plus fort, alors qu’il ressent toute l’excitation des sensations à venir. Il ouvre le sachet, en dépose suffisamment sur sa main pour venir suiffer le tout. Mais alors qu’il a presque terminé, qu’il s’apprête à savourer les derniers milligrammes restant sur sa main, une voix beaucoup trop familière le fait frissonner. Un frisson presque désagréable, qui lui parcoure l’échine. désagréable, parce qu’il fait remonter trop de souvenirs. Tantôt exquis, tantôt détestables.
Samaël.

La voix de ce dernier lui arrache un sourire en coin. Un sourire mauvais. Un sourire agacé, alors qu’il se tourne vers le blond qui le dévisage avec cet air satisfait et condescendant qui lui colle à la peau. « Comme si tu apprenais des tiennes » Qu’il balance en retour, Hermès, sarcastique. Parce que de son côté aussi, on ne sait pas si une part de lui est heureuse de le revoir, ou juste agacée. Le blond s’approche de lui, tandis que quelques types viennent briser leur tête à tête. Mais peut être que c’est mieux, pour eux, de ne pas les laisser seuls. Imprévisibles, au point de s’adorer un jour pour se détester ensuite. Cet ensuite durant désormais depuis plusieurs mois. Silence de mort. Ego surdimensionnés.
La distance s’avale, entre eux, à mesure que Samaël s’approche. À mesure qu’il le dévisage, avec cet air provoquant dont il a le secret. Seuls quelques centimètres les séparent. Quelques dangereux centimètres, alors que le blond se saisit de la main de l’imposant italien pour venir de ses lèvres capturer les restes de sa dose salutaire. Il serre les dents, Hermès, parce qu’il sait que Sam ne fait que jouer avec lui comme il joue avec tout le monde. D’autant plus lorsque sa langue glisse contre sa main, qu’il récupère ensuite, la colère, et la drogue, lui montant au cerveau. Il se saisit de l’insolent par le col, de ses deux mains, approchant son visage du sien. « À quoi tu joues putain ?! » Question presque réthorique parce que dans le fond, Hermès sait pertinemment que Sam a une façon de fonctionner bien à lui. Ce n’est pourtant pas celle là qui les a séparé. C’est la poudre. La colère, la paranoïa, l’excitation et l’euphorie créent par un cerveau complètement camé. Ce qu’ils ont pu être con. Ce qu’il a pu être violent, l’italien, en cognant sans être capable de s’arrêter. Cognant jusqu’à le briser, autant qu’il s’était lui même briser à le faire. Imprévisible, lorsque sa connerie chimique parle pour lui. « T’as rien d’autre à foutre que de venir me provoquer, hein ? J'sais comment tu fonctionnes » Dit-il, le visage tout contre le sien. Il peut sentir son souffle sur ses lèvres, comme il balance le sien sur celles, trop parfaites, du blond. Tout chez lui, respire la beauté et le sexe. Mais surtout l’arrogance. Et dieu sait que l’ego d’Hermès est aussi grand que sa gueule.  


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MessageSujet : Re: (+18) Million dollar man. | Hermès    Jeu 6 Sep - 23:35
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Sam Kavanagh
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La réaction d'Hermès ne tarde pas à lui sauter au visage. Ses mains autour de son col, la tension quitte ses poings pour faire le chemin jusque dans ses moindres muscles. Il connaît le regard des types qui sont sur le point de craquer. L'italien avait la même allure avant de terminer à l'hôpital. Sam se souvient à peine des gros bras qui les avaient séparé. Il se remémore seulement son réveil aux urgences alors que la drogue retombait dans son organisme. Sous ses doigts, victime de l'énergie que dégagent les yeux de Bartolotti, Maël ouvre à peine la bouche, se laisse happer par ce qui pourrait lui arriver.
Un instant et il pourrait espérer finir comme l'autre fois, retrouver les marques de celui qui l'avait abandonné au silence. Le silence, magnifique train de vie pour noyer ce qui devrait être dit à voix haute. Maintenant qu'ils se font face, Sam n'est plus certain d'avoir quoi que ce soit à lui cracher à la gueule. Il inspire, se laisse analyser et juger en sachant qu'Hermès a raison. Il jubile au fond de lui de n'être qu'un sale con, qu'un sale drogué tout juste capable de faire la part des choses. Il retient ses mains d'aller se poser sur celles qui l'agrippent, laisse le pouvoir à celui qui pourrait encore le frapper. Leur amitié semble si lointaine, semblable à un echo. Est-ce qu'ils ont un jour eu quelque chose à se dire ?

Comment ça je joue ? Ses sourcils se froncent, faussement innocent dans tout son mensonge. Sam fait mine d'être agressé par les propos d'Hermès tandis qu'il se recule d'un pas en enlevant au passage ses mains de son col. Les mains, il a toujours eu un faible pour cette partie du corps. Il les ressent, là, abîmées, solides, prêtes à le cogner s'il va trop loin. L'italien n'est pas ce genre de gosses à se laisser faire par la comédie de Sam. Ce doit être pour ça qu'il continue de soutenir son regard. Leurs pupilles fusionnent, communiquent d'un langage qu'ils comprennent mal. Désinvolte, de provoquant, Sam se défait de la présence d'Hermès pour fixer son reflet dans le grand miroir des toilettes.Une énorme glace pour admirer les types pisser dans son dos en se lavant les mains. Il devient plus apathique. Ses doigts fouillent sa poche, sortent de là son sachet de coke où il dessine une ligne machinalement sur son téléphone brisé. En fond d'écran, une photo de sa mère, l'unique femme capable de le supporter, l'unique être vers lequel il se tourne lorsque même la came ne parvient plus à le calmer. Maël inspire la poudreuse, laisse la substance dénouer les noeuds dans sa tête et lui brûler les sinus. D'un revers de la main, il efface le surplus sur le bout de son nez et le porte à sa bouche. Le goût d'Hermès est encore sur ses papilles, l'englobe jusque dans sa gorge. Il a toujours eu les sens plus éveillés, ressent légèrement le souffle de sa collègue de travail de la journée sur sa peau. Autour de lui, un monde synthétique se dessine, se monte pierre après pierre. Le peu de raison encore agonisante au fond de sa tête passe l'arme à gauche.

Je fonctionne pas Hermès, c'est ça le soucis. Qu'il soupire en penchant sa tête pour se passer de l'eau sur le visage. Les plombs ont sauté, y a plus la lumière dans toutes les pièces de sa cervelle. Alors non, on ne peut pas dire que Sam fonctionne encore, il est plein de court-circuit et endommagé dans ses engrenages. La réalité va partir si loin qu'il aura du mal à la retrouver, elle est une farceuse qui ne met pas d'indices pour qu'on la retrouve. Les doigts humides, des gouttes d'eau perlent de ses longs cils, se fondent dans sa barbe mal rasée. Les scénaristes d'un prochain film ont demandé qu'il soit poilu alors le voilà qui se transforme doucement en ours. Alors, c'est tout ce que t'as à dire depuis ce temps ? Reproche masqué de ne pas avoir tenté de faire le premier pas alors que Sam est aussi coupable. Un soupir agacé traverse ses lèvres alors qu'il passe devant lui dans un regard qui le méprise tandis que ses doigts baissent sa braguette pour aller pisser à son tour. De dos, Maël sent que finalement, cette entrevue le perturbe plus qu'il ne le pensait. Il ne sait pas si cela vient de la drogue ou juste de cette colère qu'il avait retenu en lui pour s'empêcher d'aller le retrouver et lui foutre à nouveau sur la gueule. Hermès n'a rien de beau dans toute sa virilité, elle se fracasse contre celle du texan et à elles deux mènent une bataille qui ne cesse jamais.



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MessageSujet : Re: (+18) Million dollar man. | Hermès    Dim 9 Sep - 10:42
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Hermès Bartolotti
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La colère d’Hermès s’écrase contre la mine provoquant du blond. Il se sent prêt à lui casser la gueule, à lui faire regretter ses provocations et son air suffisant, lorsqu’il le saisit par le col de sa chemise, pour approcher sa sale gueule menaçante, de celle de Sam. Il pourrait, déverser sa hargne et se laisser complètement annihiler par l’effet énergisant et tout puissant de la poudre. Sanguin, déjà, la drogue ne fait qu’alimenter son impulsivité et sa connerie. Il est capable de merder, il l’a prouvé à maintes reprises, alors pourquoi faire exception ce soir ? Pourtant, il se contente d’un ton acerbe, maintenant l’autre contre lui Sam, proche de lui, au point de pouvoir admirer chaque pore de sa peau. Un visage trop lisse, malgré une barbe naissante. Des yeux trop clairs. Le Ken des films porno, qu’il a regardé, lui aussi. Plaisir malsain, même après qu’ils soient devenus potes. Oui, Hermès n’a pas honte de le dire, ni même de le reconnaître. Au point où en est sa vie, il n’a plus honte de grand chose, malgré le fait que la colère dort en lui comme un fauve trop calme, prêt à se réveiller et bondir contre les barreaux de sa cage, rugissant contre le monde.

« Me prend pas pour un con » Grogne t-il lorsque Sam feint de ne pas comprendre que oui, il joue. Il joue toujours, avec tout le monde et par moment, Hermès se demande, ou se demandait, s’il n’était pas juste un nom de plus sur sa liste de fréquentations. Pourtant, peut être que si c’était réellement le cas, il n’en aurait rien eu à foutre, à le voir s’envoyer un peu de poudre, ici, dans ces toilettes crades d’une boîte du Bronx. Hors non, il a fallut qu’il s’approche, qu’il provoque, qu’il titille. Cherche t-il juste à gouter de nouveau à la violence de l’italien, bien trop incapable de se contrôler ?
Hermès le laisse pourtant se reculer, ne maintenant sa prise que quelques secondes avant de céder. Il n’en est pas encore au point de non retour et parvient, malgré la drogue pulsant à ses tempes, à se contrôler un minimum. L’habitude, trop fréquente, d’être dans un état second ou ses pensées ne s’alignent plus vraiment correctement. Un brin de lucidité qui persiste, pourtant.

Il le regarde faire, s’approcher du miroir, s’envoyer lui même un peu de poudre, combler le manque. Un manque qu’il ressent aussi fort que l’italien, qui ne peut plus s’en passer. Ils se sont connus grâce à ça, à cette addiction, à leurs conneries, aux soirées sans fin où tout le monde finissait par être l’ombre de lui même, plongé dans une autre dimension. Le cerveau en vrac et le sourire aux lèvres.
Croisant les bras contre son torse, il toise Sam, une mine fermée, entrechoquant ses dents machinalement, pupilles dilatées. Un sourire qui étire ses lèvres lorsque le blond explique qu’il ne fonctionne pas. Non, ce n’est pas fonctionner, c’est agir à l’instinct, souvent sans réfléchir. Il fait un pas, puis un deuxième, Hermès, il est comme un lion en cage, dans cette petite pièce qui bientôt se vide de toute présence et d’éclats de rire, pour les laisser tous les deux, terminer de s’expliquer. De se retrouver, non sans animosité. La nouvelle pique de Sam fait mouche d’ailleurs. Tout ce qu’il a dire ou à ne pas dire, au contraire. Il sent la colère le bercer doucement, Hermès. Il sent l’envie de lui fracasser son arrogance contre le carrelage blanc, devenu gris avec les années, des murs de ces toilettes. Il a envie de bouffer sa suffisance et de lui faire regretter ses provocations. Il s’approche alors, se glisse dans son dos. « C’est marrant, j’me faisais la même réflexion. J’me demandais si t’étais pas en train d’agoniser d’une saloperie, quelque part, à jamais protéger ta queue » Qu’il balance, y accordant un regard par dessus son épaule. « J’suis presque déçu que tu sois encore épargné » Puis il se redresse, encore dans son dos. Oui, il joue les salopard. Oui, il joue les rageux, les haineux, alors que dans le fond, savoir que Sam aurait crevé, ça lui aurait fait quelque chose. Mais son ego, son putain d’ego est toujours là pour foutre un peu plus le bordel.

« Qu’est ce que tu viens foutre ici hein Sam ? Te pavaner ? Fêter un truc ? T’as battu ton propre records de cul défoncés ? » Mordant, critique, lui rappelant quelle est sa place, son rôle, son statut. Hermès joue les enfoirés, du haut de sa rage, parce qu’aujourd’hui, c’est ainsi qu’il fonctionne. Il a toujours été tranchant, mais là, avec les effluves de drogues, d’alcool et probablement de frustration face à sa propre vie, tout est exacerbé.  


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MessageSujet : Re: (+18) Million dollar man. | Hermès    Dim 9 Sep - 18:24
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Sam Kavanagh
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Hermés perd son calme, petit à petit, alors que l'un pisse, l'autre dégaine toute sa rage pour en faire une arme de destruction massive. Les murs des toilettes se referment sur eux, tellement que le blond se retrouve dans son dos à lui cracher tout ce qu'il pense de lui, à dégueuler ce que ses tripes ne peuvent plus garder pour elles. La mélodie est belle autant qu'elle est déroutante. La violence de l'italien n'est pas physique mais au moins aussi agressive. Il a de l'acide au bord des lèvres. Sa large silhouette dans son dos pourrait l'empêcher d'uriner, bloquer sa vessie mais Maël a dépassé le stade de la gêne physique. Cela fait bien longtemps que son corps n'est plus sien, qu'il appartient aux producteurs plus qu'à lui-même. En entrant dans le porno comme dans la prostitution, tu acceptes que l'on te dépossède de tout, même de ta queue. Il n'y a rien de beau dans ce qu'il fait, aucune romance. Ceux qu'il a baisé sur plateau pendant des heures sont restés des inconnus qui le dégoûtent une fois qu'il a enfin le droit de reprendre sa respiration sans avoir à bander. Sam se fiche de l'entendre le traiter de tous les noms mais fronce les sourcils lorsqu'il laisse entendre que sa mort ne lui ferait rien. Est-ce que pour ça qu'il ne lui a plus donné de nouvelles ? Est-ce que pour cette raison obscure qu'il n'est jamais venu le voir à l'hôpital ? Un mur s'élève brutalement entre eux, invisible, plus solide encore que son addiction pour la coke.

Sam sent le vent tourner, son sang est en train de virer comme le lait un jour d'orage. Des caillots de colère naissent dans ses veines et se diffusent dans l'entièreté de son corps. Rien n'y échappe, surtout pas sa tête qui se tourne légèrement vers Hermès. De son angle, il peut voir son visage, juste à peine, percevoir son regard plein de haine tandis qu'il termine enfin d'éliminer les litres de champagne qu'il s'est enfilé. Pour un type qui veut me voir crever, il semblerait que ma queue te turlupine drôlement. Grimace du connard, sourire en coin, son regard est drapé de cynisme lorsqu'il pointe ses yeux dans les siens. Enfin, Sam remonte sa braguette et reprend en consistance. Il refuse de se laisser dicter son comportement par sa rancoeur. Tu veux quoi Hermès ? Me la tenir ? Ses doigts se posent sur l'épaule du blond pour le repousser d'un geste délicat malgré la brutalité que peuvent faire preuve ses paroles. Cette fois, si l'homme se dirige vers les lavabos, c'est pour y poser son cul alors que ses pieds battent dans le vide. Le plan est humide par endroit mais se fiche de ce genre de détails alors que celui qui lui fait face aspire toute son attention.

J'en ai rien à faire que tu me foutes sur la gueule par contre ce qui me dérange c'est de te voir me prendre de haut. Tu penses que tu nous impressionnes encore ? Mec, regarde-toi, t'es la risée de tout le monde depuis que t'as perdu ton job pour de la coke, on dirait un ado de quinze ans qui tente de me faire la morale. Des mots, des vérités, des acidités, Sam en a encore à revendre. Il pourrait le couper en morceau rien qu'avec ses mots comme Hermès pourrait lui aussi le briser. S'il joue avec le feu, c'est qu'il espère s'y brûler. Alors, tu me prends de haut pour quoi ? Pour te rassurer ? Ouvre les yeux, tu vaux pas mieux que moi. Tu dois d'ailleurs vraiment te détester pour tenir un tel discours, c'est pathétique. Un léger rire traverse ses lèvres alors qu'il passe une main sur son visage fatigué. Jamais il n'aurait cru devoir en arriver là avec Hermès. Il voudrait pouvoir rembobiner la vidéo de leur histoire et s'en aller lorsqu'il en était encore temps. On est les mêmes. A la seule différence que moi je sais me servir de ma queue. Ce qui n'est pas vrai dans le fond. Sam sait tenir sur la longueur mais n'y prend plus aucun plaisir. Avoir la plus longue reste malgré tout un réflexe purement animal.



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MessageSujet : Re: (+18) Million dollar man. | Hermès    Dim 9 Sep - 19:25
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Hermès Bartolotti
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Parfois, Hermès ferait mieux de fermer sa gueule, plutôt que de dégueuler sans haine en étant purement incapable de foutre un filtre devant ses paroles. Il a beau en vouloir à Sam pour plusieurs raison, cela n’excuse pas la véhémence de ses paroles, ni même ce qu’il sous-entends, bêtement. Il sait que la cocaïne exacerbe toutes ses réactions, à commencer par la colère, la hargne ou encore le ressentiment. Quelque part, en cet instant, il n’est plus vraiment lui même. Il est présent, physiquement, mais la barrière de sécurité dans sa tête est complètement tombée. Toute sa rancune s’étale sur Sam, le happe, comme une avalanche. Il aurait dû s’y attendre, alors, au revers de la médaille. Que son venin lui reviendrait à la gueule, parce que Sam est taillé dans la même pierre que lui. Aussi arrogant, aussi défait, aussi camé, aussi abîmé. Ce sont certainement des choses qui les ont rapprochés, quand ils s’abandonnaient à des soirées de débauche, avec d’autres, alors là même qu’Hermès voulait fuir un peu la pression de sa vie. Toutes les attentes, des uns et des autres, sur ses épaules. Il en devait pas faillir, il ne devait pas craquer, toute sa famille comptait sur lui, autant que ses collègues, autant que ses patients. Ça l’a complètement foutu en l’air, de devoir répondre à autant d’attentes, sans être capable d’être pleinement lui même. Ça l’a poussé à renouer avec ses travers adolescents, ses expériences. La coke.

« C’pas elle, la vraie star ? » Crache t-il, sarcastique, alors que Maël parle de sa queue. Son outil de travers, comme l’était le scalpel pour lui. Là où la chose peut en dérouter plus d’un, les deux blonds parlent de ça avec une normalité presque déroutante. Mais dans leurs mondes, plus rien n’est tabou, plus rien n’est prohibé, pas même se foutre en l’air volontairement. Se tuer à petit feu, le nez rougi et les pupilles dilatées. « Pas envie d’me salir les mains » Lâche t-il lorsque l’autre sous-entend qu’il veut la lui tenir, pour le provoquer, évidemment. La distance entre eux se creuse, alors que Samaël le repousse pour ensuite s’éloigner en direction des lavabos. Hermès se tourne vers lui, suit son chemin du regard, sans bouger davantage, sans faire un pas en sa direction. Le lieu leur appartient, en cet instant. À eux et à leurs colères, qui se heurtent comme de féroces gladiateurs.

Un léger rire nerveux lui échappe, alors qu’il secoue la tête, accusant le coup des piques de Maël, qui le heurte de plein fouet. Il l’a cherché, ce retour de manivelle, cette violence. Il les a cherché, ces jugements, pas totalement faux. Il s’approche vivement, s’immobiliser devant le blond, saisir de nouveau le col de sa chemise d’une main. Il se penche légèrement vers lui, autant qu’il l’approche de son visage, les dents serrées, les muscles crispés, l’envie furieuse de lui casser la gueule. « Dis moi c’qui me retient de te casser les dents hein ? Tu pourras plus tourner pendant des semaines, ça serait con... » Persifle t-il, ironique, les pupilles brillantes de toute sa rage. Mais ce n'est pas ça qu'il veut, de base. Non, tout son ressentiment lui revient à la gorge. Autant que ça sorte, cette fois-ci.« Tu m’as humilié espèce de connard ! » Renchérit-il, du haut de toute sa rancune. Humilié oui, sans même en avoir conscience, lorsqu’ils ont tous les deux finit à l’hôpital après s’être presque entre tué. « Tu l’savais hein, qu’on finirait à l’hosto du coin, où tout le monde saurait, où tout le monde me jugerait comme si je sortais de taule ! » Il s’énerve un peu plus, resserre sa poigne. Oui parce que ce soir là, alors qu’ils ont atterri au service des urgences de l’hôpital où Hermès a fait son internat, la rumeur de son renvoi avait déjà parcouru tous les services, même s’il ne bossait plus là depuis un moment. Alors, quels n’ont pas été les regards dédaigneux et dégoutés sur sa personne, à le voir la tronche complètement défoncée, les poings en sang et la cocaïne pulsant dans ses veines. Pitoyable. Méprisé par ses pairs, qui le respectaient tant. « T’avais tant besoin de te sentir supérieur, hein ?! » Qu’il ajoute ensuite, sa rogne heurtant celle de Sam, tant leurs visages sont proches, tant son souffle s’écrase sur sa peau. Le souffle brulant d’une colère qu’il retient, encore un peu. Il est tellement noyé dans sa rancune qu’il en élude même la dernière réflexion de Samaël, lui qui pourtant, possède sa fierté d’homme macho.


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MessageSujet : Re: (+18) Million dollar man. | Hermès    Lun 10 Sep - 1:02
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Dans sa cage thoracique se flétrit la force qui le tient debout. Les pétales de son insolence tombent une à une sur le plancher de ses colères passées tandis qu'Hermès le soupçonne d'avoir voulu sa perte, de s'être délecté de sa chute vertigineuse. L'italien voit juste : Sam aime voir les autres tomber mais le détail qu'il oublie se concentre dans l'évidence. Il n'aime que ceux qui ont sombré pour lui, soupire face aux cicatrices qu'il est capable d'infliger sans même frapper. Bartolotti était son égal jusqu'à ce que la drogue ne les confronte et fasse tomber le peu de barrières qui les retenaient à leur lucidité. Son coeur dégueule, s'évanouit dans l'abîme quand du visage d'Hermès ne reste que son souffle contre sa joue mais aussi ses doigts, fermement serrés autour de son col. Maël écarte instinctivement les cuisses pour lui laisser une place plus proche de lui, resserrer sa prise mante-religieuse autour de sa taille. Ses genoux s'enfoncent contre sa peau, leurs os s'entrechoquent. Celui de son bassin effleure son articulation. Sam n'a pas besoin d'être armé de sa libido pour jouer de son corps, faire de lui une arme redoutable encore capable de faire naître des désirs enfouis. Il aspire son souffle en même temps que ses colères, les enferme au plus profond de lui comme un trésor que l'on enterre au fond de son jardin.

Sois pas parano, tu me casses la tête. L'agacement hante ses mots, prouve qu'il est en train de perdre patience malgré son calme apparent. Maël embrouille ses sentiments à ceux de l'italien, pose ses mains contre les siennes pour avoir la sensation de tenir le contrôle de quoi que ce soit. Il reste stoïque face à la menace grandissante sous ses yeux. Son souffle se coupe alors que son âme déteint sur ses organes, même la coke ne suffit pas à empêcher la pluie de tomber. Son coeur se durcit alors que ses poumons deviennent d'un bleu sombres. En plus de lui en vouloir de son silence, Sam commence à lui en vouloir de le penser si fourbe et paré de si mauvaises intentions à son égard. Peut-être se fichait-il du boulot d'Hermès mais il ne s'était surtout douté à aucun moment que les choses déraperaient à ce point. Il est persuadé qu'à cet instant, aucun des deux ne se souvient de la première étincelle.

Tu peux m'accuser de tout ce que tu veux mais je pouvais pas savoir que tu finirais aussi hystérique. T'étais ingérable, si t'avais pu me tuer, je suis certain que tu l'aurais fait. Sam sait se battre, ce n'est pas ça, se défendre est un instinct de survie propre à l'être humain mais difficile de faire le poids face à Bartolotti qui ressemble plus à un tank qu'à un homme. Là encore il imagine ses muscles bandés sous ses vêtements, la force de ses avant-bras qui pourraient le briser en quelques coups seulement. Sam peut bien être solide, ses performances sont meilleures au pieu qu'aux poings. Tes conneries ne m'ont jamais rien apporté, pourquoi veux-tu que ça commence maintenant ? Sa voix n'est pas plus douce, elle reste froide et pleine d'amertume. Il a la sensation de boire un café bien corsé lorsqu'il lui parle sauf que seule la coke le maintient encore en état de lui tenir tête.

Il y a dans leur tension colérique une évidence logique, presque chronique, que même les coups ne peuvent altérer : Hermès et Sam ne savent pas communiquer. Tout ce qu'ils se lancent à la tronche ne font en rien avancer les choses. Pourtant, il aimerait pouvoir calmer le jeu, arrêter de lui en vouloir de ne pas avoir fait le premier pas mais son rang de victime est trop confortable.

Casse-moi les dents si ça peut te soulager, ma bite est plus importante que ma gueule tu sais. Ne nous restera plus qu'à faire des plans serrés sur mon entrejambe. Il hausse les épaules, désinvolte, détaché face aux menaces alors qu'il se retient en réalité de lui mettre un coup de boule pour tenter de lui remettre les idées en place.

J'ai jamais voulu t'humilier Hermès. Tu délires. Sam rajoute cette vérité pour être certain qu'il comprenne, qu'il assimile malgré tout la sincérité de ses propos. Si Sam n'est pas blanc comme neige, faire tomber les autres dans leur réussite ne lui a jamais traversé l'esprit. Même s'il n'en a jamais bavé, il sait comme le boulot de l'italien lui tenait à coeur.
Ses doigts relâchent son emprise sur ses poignets alors que ses yeux plus calmes s'attachent aux siens.
Ton ennemie est ailleurs, dans les rues crades du Bronx, pas le cul posé sur un lavabo poisseux.



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MessageSujet : Re: (+18) Million dollar man. | Hermès    Lun 10 Sep - 13:29
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Hermès Bartolotti
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Lorsque Sam écarte les cuisses, lui permettant de s’approcher un peu plus, Hermès le fait. Machinalement. Il ne s’en rend pas compte, en réalité. Ici la proximité fait partie de l’affrontement. L’italien est bien trop obnubilé par sa colère pour se rendre réellement compte des jambes de Samuel s’enroulant autour de lui, de la chaleur de son corps contre le sien, et des frottements des tissus de leurs costumes. Impeccables, toujours, l’un comme l’autre. Des apparences qui tranchent radicalement avec leurs comportements. L’apparence trop propre pour l’âme trop noircie. Les prunelles noisettes d’Hermès fixent celles trop claires de Sam, descendent sur son visage, alors qu’il lui jette toute sa haine. Tout son ressentiment. Bien sur qu’il lui en veut, autant qu’il est paranoïaque, méfiant. La drogue veut ça. La poudre qui pulse dans tout son corps et exacerbe ses défauts. Il est capable d’en vouloir à la terre entière, pour pas grand chose, lorsqu’il est dans cet état. Sauf que le cercle vicieux veut que cela soit dans cet état qu’il oublie tout, qu’une part de lui se sent bien. Un besoin grisant de sensation différente que celles de la culpabilité et de la honte. Celle d’avoir merdé. Bêtement.

« J’risque de vraiment te la casser si tu continues » Crache t-il entre ses dents, alors que Sam laisse échapper l’agacement, de ses lèvres. Hermès peut le sentir, comme s’il était palpable. Il en vient à poser ses mains sur celles de l’italien qui lui jette tout son ressenti au visage. Le pourquoi de son silence. Le pourquoi il lui en veut tant. Pourquoi il a été si silencieux, après des mois d’amitié sans tâche. Il a fallut d’une connerie. Il a fallut que son sang bouillonne et que sa colère remonte, ce côté bagarreur qui lui a valut tant de blâme pendant ses études, allant jusqu’à un renvoi temporaire. Intenable, depuis toujours. Canaliser seulement par sa mère, qui à l’occasion, lui en collait une. Il resserre machinalement sa prise sur le col de Sam, alors que ce dernier s’exprime. Bien sur qu’il aurait été capable de le tuer, s’il n’avait pas réussi à entrevoir un éclair de lucidité qui lui a fait réaliser qu’il était en train de le fracasser au sol, alors que le blond était désormais incapable de lutter contre la violence des poings de l’italien. Sa carrure imposante et sa force sont des atouts de choix, mais la ténacité de sa rage le pousse souvent à perdre pied. Surtout lorsqu’un soupçon de cocaïne vient saupoudrer le tout.

Il ne répond rien, lorsque Sam parle de ses conneries, pas plus qu’il n’est capable de renchérir par une autre question. Seul les battements frénétiques de son coeur le maintiennent en position, immobile et acéré. À croire que les mots de l’un ne résonnent pas avec ceux de l’autre. À croire qu’ils sont incapables de se comprendre, là où une farouche tension s’est installée bêtement entre eux, gâchant une amitié tenace bien que malsaine. Malsaine parce qu’aucun des deux n’étaient en mesure de tirer l’autre vers le haut. Juste vers le bas, toujours un peu plus bas, noyés dans leurs excès respectifs et dans leurs mauvais choix.

Le temps se suspends, alors qu’Hermès, les dents serrées, observe toujours son interlocuteur. Il le fixe, sans rien dire. Il analyse ses paroles. Sa désinvolture aussi. Rien que pour ça, il pourrait lui en foutre une. Il grogne, finalement et relâche sèchement le col de Maël, avant de poser ses mains de chaque côté du blond, sur le lavabo. Il secoue la tête avant de la redresser vers lui. La colère danse toujours dans ses pupilles, mais semble reculer d’un pas. Sa méfiance le pousse à ne pas croire aussi facilement le blond qu’il sait manipulateur, mais sa raison lui dit que peut être, ce soir, il n’a pas besoin de rejoindre ses amis avec les poings en sang. « De base, j’étais pas là pour casser des gueules, avant qu’tu viennes me provoquer » Lâche t-il en le toisant. Pourtant, il semble moins enclin à lui en envoyer une en pleine tronche. « J’délire peut être, mais t’es loin d’être un putain d’exemple de franchise » Dit-il en posant son index sur son torse, tapotant plusieurs fois à mesure qu’il s’exprime. Il est tellement focalisé sur l’échange qu’il ne réalise pas tout de suite que Sam le maintient toujours contre lui, de ses jambes autour de sa taille. Que lui même se tient, sans gêne, entre ses cuisses. « Qu’est ce que tu fais ? » Demande t-il soudain, perplexe, un peu froid, aussi, alors qu’il a retiré son index de son torse pour bouger légèrement et donc constater la prise du blond. Les toilettes sont toujours vides de toute présence, si ce n’est les leurs. Et celles de leurs egos en plein affrontement.  


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MessageSujet : Re: (+18) Million dollar man. | Hermès    Jeu 13 Sep - 0:48
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Sam Kavanagh
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Hermès est l'un des rares à avoir le cran de lui tenir tête. Sam ne la ramène pas, reste planté à sa place en l'embrassant de ses pupilles comme s'il était la plus belle chose alors que son visage reste toujours si détestable. Les deux facettes de son âme cokée se heurtent l'une contre l'autre sans savoir laquelle est la plus favorable à enfiler pour ce soir. De l'autre côté de la porte l'attendent déjà toute une équipe de production là pour fêter un de leur succès. Comme à son habitude, son frère est de la partie mais que dirait-il s'il le voyait là, contre lui, l'homme qui l'avait frappé suffisamment fort pour l'amocher réellement ? Jamais Sam n'était rentré aussi mal en point d'une altercation. En réalité, il avait appelé Jephté pour venir le récupérer en voiture, ses côtes le faisaient trop souffrir pour marcher et conduire. Il s'était à moitié allongé sur la banquette arrière sans prononcer un seul mot. La nouvelle avait vite fait le tour : Kavanagh et Bartolotti se sont foutus sur la gueule. Depuis, sujet tabou, mis sous clés. Hermés est une plaie enfermée dans un tiroir qu'il se refuse d'ouvrir mais à laquelle il ne peut s'empêcher de gratter sa croûte ce soir.

Ça t'a déjà apporté quelque chose d'être franc ? Semblant d'amertume tandis qu'il le laisse le pointer du doigt avec une telle violence. A croire que Bartolotti cherche à atteindre ses tripes pour lui faire une chirurgie interne, l'ouvrir en deux et lui enlever son arrogance. Vu son stade, elle doit aujourd'hui être un organe à elle seule, un espèce de coeur flasque et sombre qui battrait lentement et donnerait la nausée. Un monstre qui repousserait telle une mauvaise herbe. Son esprit s'embourbe dans ses pensées alors qu'il ne cherche plus à se défendre sur ses mensonges et ses manipulations. Hermès sait de quel bois l'irlandais est fait et ne dresse plus l'échine pour tenter de se défendre. Il accepte qu'un autre puisse connaître ses mauvais tours et y être insensibles. A vrai dire, avant qu'ils ne se détruisent, l'homme qui lui fait face était son ami ; Sam l'aurait autorisé aux pires choses pour que cette relation puisse prospérer. Toutes, sauf celle de s'en prendre à son intégrité physique. Il y a des violences sur lesquelles on ne peut passer lorsque l'on se met à estimer certaines personnes.

La question de l'Italien le reconnecte à lui-même. Ses muscles s'éveillent, ses genoux referment un peu plus leur prise. Sam est à présent trop défoncé pour accepter qu'Hermès puisse le mettre une nouvelle fois au tapis. Il ne porte pas un masque lorsqu'il lui adresse ce léger rire. Ne me regarde pas comme ça. L'unique chose pour laquelle il est capable d'exceller, l'unique instinct qu'il ne perdra jamais même embourbé dans l'horreur de la came. Ses mains se posent sur la taille d'Hermès, remontent légèrement son t shirt pour atteindre sa peau. Sam n'essaie plus de lui parler en sachant que tout ne sera qu'un éternel combat pour prouver à l'autre qu'il les a ruiné. Ses lèvres sont si proches des siennes que leurs souffles ne font qu'un. Je sais pas, j'essaie de te prouver ma bonne foi. Cinglant, colérique lorsqu'il attrape ses lèvres pour lui voler un baiser, tenter de le faire taire une bonne fois pour toutes. Tout cela ne lui apportera rien, Sam le sait mais son corps est une terre qu'il jette en pâtures sans savoir si cela a du sens. Imaginer qu'Hermès puisse ne pas être touché par sa mort, réaliser qu'il se fiche royalement de lui à ce point brûle son ego d'une vague d'acide qui pourrait le faire pleurer de haine. Sam est un prince que sa mère a choyé jusqu'à ce qu'il se casse. Ensuite, les caméras ont pris le relais pour le mettre en avant. Aujourd'hui c'est ce qu'il désire le plus comme à chaque fois qu'il sent l'un des siens lui échapper : devenir un fantasme. Puisqu'il ne peut être autre chose, autant se rassurer en débouclant la ceinture de son pantalon tandis qu'il mime déjà à la perfection ce souffle saccadé contre sa bouche. Hermès reste malgré tout un homme qu'il aurait pu désirer s'il n'était pas grillé par la coke et la rancoeur. Les excuses, il est maintenant certain qu'il n'en verra jamais la couleur.



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MessageSujet : Re: (+18) Million dollar man. | Hermès    Dim 16 Sep - 11:10
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Hermès Bartolotti
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Il ne relève pas lorsque Sam lui demande si cela lui a déjà apporté quelque chose d’être franc. Il n’est pas complètement con, Hermès, il sait que la malhonnêteté paye souvent bien plus que la franchise. Surtout dans les sphères dans lesquelles ils évoluent tous les deux. La mafia pour l’un, le porno pour l’autre. Le jeu d’acteur face aux manipulations. L’italien n’excelle pas en la matière, mais ses gênes et sa propension au crime, reprennent souvent le dessus et le poussent à agir en ce sens. Bien qu’il lui reste, au fond, une certaine morale. Une morale érodée par les derniers mois. Quelques relents d’humanité, encore, par moment.

Il élude, pourtant, parce qu’il n’a pas envie de se lancer dans un énième débat. Il préfère se concentrer sur sa soirée, y retourner, d’ailleurs, la joute terminée. Pourtant, lorsqu’il essaye de bouger, il comprend qu’il est pris au piège par un Samaël qui ne daigne pas vouloir le lâcher. Qui augmente même sa prise, sur sa proie, alors qu’Hermès le dévisage, interrogateur et agressif. Son rire sonne satisfait, presque mauvais, mais l’italien reste de marbre. Même lorsque les mains du blond se glissent sous sa chemise pour toucher sa peau, lui arrachant un léger frisson, contenu. Il ne bouge pas. Il le regarde, ses prunelles noisettes ancrées dans les siennes, alors que leurs soufflent s’emmêlent. Combat silencieux. À celui qui s’indignera le premier. Qui brisera l’étreinte et la rage contenue.
Lui prouver sa bonne foi. Hermès sourit en coin, s’apprête à répondre avec un sarcasme dont il a le secret, mais tout son cynisme est soudainement happé par les lèvres de Sam qui viennent lui arracher un baiser appuyé. Il se fige un instant, l’italien. Il se fige parce que malgré leur proximité, celle là, il ne l’avait pas vu venir. Il devrait le savoir, à force, que Maël se sert de son corps et de son expérience comme une arme, là où les poings de l’italien sont la sienne. S’il était sobre, il le repousserait, pour ne pas être un énième nom sur une liste trop longue. Un nom qui se perd, qui s’oublie, qui s’ignore. Il sait que Maël brille pour le succès, brille pour les fantasmes et la célébrité.

Encore stoïque, alors que le blond s’affaire à défaire, sa ceinture, son pantalon, Hermès réalise qu’il ne parvient pas à laisser la place à sa raison. À se résoudre à dégager de là en le traitant de tous les noms. Au lieu de ça, il s’abandonne à lui rendre son baiser, avide, plus passionné. Ses mains qui soudainement, se cale sur la taille de Mäel pour l’enserrer de ses doigts, comme s’il est en cet instant, sa possession. L’aimer d’un moment charnel et le détester à la foi. Les larges mains de l’italien finissent par se frayer un chemin jusqu’aux boutons de la chemise du blond, qu’il défait avec empressement. Soudain, son stoïcisme est remplacé par une envie furieuse, presque bestiale. Ses instincts réveillés par le jeu trop aguicheur, trop aiguisé, de celui qu’il n’a connu que dans les excès. Leurs souffles s’emmêlent, alors que de nouveau, ses lèvres se plaquent contre celle de Maël, avant de descendre dans son cou. Hermès n’est plus capable de penser, plus capable de se contrôler. Il est totalement annihilé par les sensations exacerbées de la coke, qui le pousse à agir sur une impulsion, un coup de tête. Comme si autour d’eux, le monde n’est plus qu’un ramassis d’informations inintéressantes. Que seul le moment présent compte vraiment. Les mains de l’italien glissent le long du torse dessiné de Sam, gagnent son dos qu’il presse de ses doigts. Le besoin de lui devient presque urgent, incontrôlable. Bordel qu’est ce qu’il peut le détester et le désirer à la fois.  


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MessageSujet : Re: (+18) Million dollar man. | Hermès    Mer 19 Sep - 1:55
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Sam Kavanagh
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Il n'avait pas prévu. Cela lui tombe généralement dessus sans prévenir, comme une grippe ou une connerie qui y ressemble. Sam ne quittera par ces toilettes sans avoir emporté avec lui une part d'Hermès, qu'importe qu'elle soit minuscule ou peu enviable du moment que des particules de lui traîneront sur son corps pour combler la solitude et apaiser son ego. Un moment de doute pourrait lui faire cesser son baiser mais il n'en est rien. Maël ne perd rien de son ardeur et sent sa respiration se couper lorsque le blond appuie un peu plus son  baiser alors que ses doigts s'appliquent à défaire sa chemise. Qu'importe si la porte s'ouvre encore ; les types seront suffisamment dégoûtés pour aller pisser dans les chiottes des femmes. Les autres se contenteront de vider leur vessie en faisant mine que tout cela n'existe pas. Samaël écarte un peu plus les cuisses, se tait pour ne laisser place qu'à son corps qui réagit pour lui. Ses mains contre sa ceinture, puis sa braguette et ses doigts qui finalement se perdent dans son boxer pour lui donner un élan d'énergie. Les lèvres tremblantes, les yeux fermés, Sam est le plus redoutable à ce jeu là : impossible de faire la différence entre le vrai et le faux, c'est un parfait pantin. Les réalisateurs l'ont façonné à leur image, repris à mainte reprises pour tenter le rendre crédible.

Hermès est beau. La question n'est pas physique ni même artificielle. Elle est intestine, souterraine, si profonde que personne ne s'est jamais aventuré à la chercher. Comme un trésor que l'on enterre au fond de son jardin tellement qu'il est laid.
Alors oui, Hermès est désirable mais comme tout être humain, à coucher avec lui, il aurait préféré que les choses se fassent dans de meilleurs lieux, sans relent d'égouts et de pisse dans le nez. Il aurait accepté de le ramener dans ses draps, rendre l'illusion encore plus parfaite mais ses vices prennent le dessus. Sam sait déjà qu'il ne prendra pas un réel plaisir dans cet acte. A force de simuler, on oublie comment ne plus jouer la comédie. Sans compter ce besoin de le marquer, de se sentir désiré. Rajouter Hermès à son tableau rendra sa vie plus douce durant les jours à venir et prévoit déjà de l'éviter encore mieux que ces dernières semaines. Sam est aussi fort à la dissimulation.

L'embrasser. Tenir sa virilité entre ses doigts. Le regarder un instant dans les yeux. Tout cela l'aide à analyser ce par quoi l'acte devra passer. Les mouvements d'Hermès, la fermeté de ses mains, la sécurité que lui apportent ses bras ; tous ces détails là lui font comprendre qu'il devra tourner le dos, laisser Bartolotti prendre le contrôle sur son corps -ou du moins lui donner l'illusion. Il possède l'allure de coucher comme il se bat : sans une once de pitié ou de raison.

Sa main jusqu'ici plongée dans le boxer d'Hermès remonte contre son torse pour mettre fin à leur baiser un instant. Les lèvres de Sam, humides et rouges de leur fougue restent une invitation à revenir contre lui mais ses cordes vocales reprennent en force. Le miroir vibre derrière lui, victime de la musique trop forte dans la pièce principale. T'as vraiment une belle gueule mais ce sera pas sans capote pour autant. Plus le type en face est attrayant, moins sa queue a des chances d'être saine ; vérité brute qui ne le chagrine plus. Pas classe, encore moins romantique. Rien n'est tabou. Le sexe est son univers, ce qu'il manie le mieux. Sa voix n'est pas agressive, au contraire, elle le flatte, pousse Hermès au vice de se croire meilleur que les autres -un brin exceptionnel d'avoir été choisi par lui, prince d'un monde vulgaire et pervers. Sa main part dans sa poche arrière pour en sortir un préservatif, l'obligation de tous les acteurs pornos : faire preuve de bon exemple à défaut de plus.

Sa langue effleure son cou et termine en un baiser contre sa mâchoire saillante. Son torse rejoint celui d'Hermès tandis que son bassin se plaque au sien dans un supplice silencieux. Le soupir que laisse s'échouer ses lèvres est lourd de sous entendus. Entre l'index et le majeur, la capote encore empaquetée n'attend plus qu'à être déballée mais en attendant, Sam se pend à son cou.

La colonne vertébrale bien droite, la langue pendue à la sienne dans un baiser plus intense, plein de salives et de colères malsaines, Maël fait d'Hermès l'un de ces noms de plus sur sa longue liste d'âmes suffisamment fortes pour combler le vide que fait la sienne lorsqu'elle se barre dans les heures sombres où la coke prend le dessus sur tout.
Hermès qui représentait pourtant bien plus avant qu'ils ne se détruisent.
Hermès dont il compense la violence physique par la violence psychologique.
Qu'adviendra-t-il d'eux lorsque leur raison sera revenue et que leurs corps sentiront le parfum bestial de l'autre ? Auront-ils la force de se regarder dans les yeux ? Trouveront-ils l'intelligence d'oublier ?
C'est ce danger là, cette étincelle qui pourrait faire des incendies incontrôlables qui pousse Sam à le vouloir lui plus qu'un autre.



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MessageSujet : Re: (+18) Million dollar man. | Hermès    Mer 19 Sep - 17:58
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Hermès Bartolotti
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Il a abandonné la lutte contre lui même, autant que celle contre Maël. Bien qu’il l’ait toujours trouvé beau, jamais il n’a imaginé coucher avec lui comme ça, dans un lieu crasseux et public. Jamais il n’a imaginé qu’ils en détruiraient leur amitié au point de s’envoyer en l’air juste sous une pulsion de rage « cocaïnée ». Pourtant, c’est véritablement ce qu’il se passe, alors qu’il s’abandonne. Il élude même le public du lieu, ceux qui peuvent entrer, les surprendre, les critiquer. Il s’en fout. Il devrait pourtant écouter cette conscience qu’il met en sourdine et qui lui dit que c’est une putain de mauvaise idée. Qu’il va certainement regretter. Pire que ça, qu’il ne sera rien de plus qu’un moment d’oubli, dans la vie de la star du porno. Celui-là même dont il ne peut pas connaître la pleine franchise, même dans un instant aussi intime. Trop habitué à simuler, à se complaire dans un jeu d’acteur parfaitement orchestré. Son ego masculin pourrait en être véxé, à Hermès, mais ici, il s’en fout. Il est complètement aveuglé par son instinct et son envie. Surtout lorsque la main experte du blond s’aventure dans son boxer, le gratifie de caresses qui lui arrachent un grognement. Il sait exactement comment faire et c’est certainement pour ça qu’Hermès a toujours fuit cette proximité physique là. Pas qu’il doute de lui même, juste de la véracité du moment.
Dans un songe volé, dans un rêve - fantasme, dans un érotisme inconscient, ce premier moment entre eux ne devait pas ressembler à ça. C’était bien plus passionné, bien plus intense, moins impulsif et emporté. Un lieu plus adéquat, plus privé. Ça ressemblait à quelque chose de vrai. Des songes vite chassés. Inconcevables. Vite avortés.

Les souffles brulants qui s’entrechoquent, alors que Sam rompt leur baiser pour s’adresser à l’italien, d’une voix basse, suave, neutre. Sourire en coin d’Hermès, alors que rapidement, les choses deviennent réelles, concrètes. Inutile d’être plus longtemps deux adolescents qui se bécotent. Ils savent parfaitement ce qu’ils veulent. Ou plutôt, ce que leurs esprits embrumés de coke, veulent. Pas de tabou, encore moins de non dit. « J’comptais pas faire sans » Réplique t-il simplement, frôlant toujours ses lèvres des siennes. Malgré la drogue pulsant dans ses veines, malgré l’impulsion du moment, Hermès a toujours un bref instant de lucidité pour ce genre de choses. Surtout au vu de la profession de Maël, du nombre de partenaires qu’il s’envoie, sans trop avoir le choix. Déroutante carrière qui a toujours laissé Hermès perplexe, en tout cas, lorsqu’il ne se branlait pas devant un de ses films. Ça lui est arrivé, à l’occasion, inutile de le nier. Mais impossible de l’avouer à haute voix, publiquement, le blond n’en serait que trop fier. À se pavaner d’un sourire satisfait. L’italien a l’impression de connaître son corps et de le découvrir à la fois. Désormais tangible, palpable, réel. Bien loin des fantasmes qu’il suscite.

Alors que les lèvres de Sam se glissent dans son cou, contre sa mâchoire, que ses bras entourent son cou, Hermès récupère la capote, entre ses doigts. Coupé dans son élan par un nouveau baiser, langoureux, fougueux, auquel l’italien s’abandonne et répond avec la même passion. Désir qui franchit un nouveau cap, comme un voyage bien entamé. Il ne reculera pas, Hermès. Il ne reculera plus. Toujours la capote entre ses doigts, ses mains dérivent jusqu’au fessier de Sam, il l’approche un peu plus de lui, le force à descendre de son piédestal. Un brin de pragmatisme le fait l’emporter à sa suite, mains figées sur son corps. Il est à lui, rien qu’à lui, pour cet instant bien précis. Il l’entraine jusqu’à une cabine de chiotte, dont il referme sommairement la porte. Un bref instant de pudeur, dans un lieu qui pourtant, ne se prête pas à l’intimité. « Baisse ton froc » Ça n’a aucune espèce de douceur, de poésie. Hermès ne cherche pas à être romantique, encore moins à être tendre, alors qu’il déchire le plastique pour se couvrir de la protection salutaire. Ils ont délaissés leurs bonnes manières.

Ses mains rejoignent celles du blond, alors qu’il s’empresse de lui abaisser son pantalon et son boxer, avant de le plaquer contre la paroi du chiotte, sans douceur. Un peu de salive dans sa main, quelques caresses, alors que ses lèvres gagnent le cou de Maël, se repait de son odeur, de son parfum, du gout singulier de sa peau. Il s’immisce finalement en lui, l’italien, dans un râle rauque qu’il noie contre son cou, contre son épaule dont il dégage sommairement le tissu. Ses hanches entament leur danse. Ses mains se collent à son torse, ses doigts se plantent dans la chair, possessifs. Les sensations lui semblent bien trop agréables, bien trop bonnes, bien trop biaisées. Son esprit s’emporte, sa haine stagne en lui, le pousse à accélérer, à gagner en intensité. Il ne cherche même pas à partager son plaisir, à communier pleinement. Il en oublie qu’une fois tout cela terminé, ils en viendront certainement de nouveau à se détester. Retour à la case départ faire d’ignorance et de silence ? Lui même ne peut le prévoir, son esprit est ailleurs, bien trop haut, perdue dans les affres du désir de l’autre. Du désir de Sam, surtout.


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Il apprécie qu'Hermès prenne le relais même si cela ne l'étonne pas. Les types comme lui ne vivent que pour avoir le dessus, un semblant de contrôle pour se donner de la consistance. Sam le sait parce qu'il est fait du même bois. S'ils se foutent en l'air tous les deux, si la poudreuse est devenue leur unique raison d'exister c'est que des vieux démons se cachent dessous. Parfois il aime bien remuer la terre, prendre le taureau par les cornes et se donner l'illusion d'avoir encore le droit de vivre sans les sinus complètement bouchés. Les mots de tête, Maël les sent chaque jour que dieu fasse. Il ne prend plus la peine de se gaver d'antidouleurs et se contente d'alimenter sa souffrance en s'envoyant toujours plus de rails. Maël est de ces organismes dont la brûlure reste l'unique échappatoire.

Son corps quitte l'évier, suit les mouvements de Bartolotti sans opposer de résistances. Rien ne lui fait peur dans le sexe, pas après avoir passé des heures sur la même position, pas après avoir effacé chaque parcelle d'imperfection de son être pour incarner ce pseudo Apollon à l'écran. Dans les chiottes de cette boîte, la notion des détails n'existent plus. Qu'importe s'il simule mal, s'il ne se cambre pas assez ou qu'il ne tient pas bien son érection. L'essentiel réside dans les coups de reins d'Hermès, dans cette façon qu'il a de le caresser et de l'embrasser. Ses doigts se mélangent aux siens pour virer son pantalon tandis qu'il se tourne dans la hâte. Sa gorge se noue alors qu'il ouvre la bouche, le souffle saccadé, la tête pleine d'images de films qui ne l'excitent pas. Sam s'efforce de ne pas plonger dans tout ce qui le plombe et ferme les yeux pour au moins profiter de ses lèvres contre sa peau alors que son sexe entre ses cuisses ne lui donne pas autant de plaisir qu'il le voudrait. Maël s'en est tellement pris dans le bide qu'il se sent comme une autoroute. La seule différence est qu'il ne fait pas payer le péage à l'Italien.

Il ne lui en veut pas, ne lui tiendra pas rigueur de l'énergie colérique dont Hermès fait preuve dans ses coups de reins. Le son que produit leurs chairs l'une contre l'autre fait monter ses soupirs et les rendent plus rauques. Maël fronce les sourcils, fixe un instant ses pieds mais aussi cette érection qu'il porte pour faire joli. Personne n'a envie de se taper un mec qui ne prend pas son pied. Peut-être l'aurait-il atteint, ce fameux point de non-retour si Hermès n'était pas en train de le prendre dans des chiottes miteux pour évacuer sa frustration. Il a la sensation qu'ils se comportent comme deux clébards même pas foutus de communiquer autrement et quelque part, Maël est en train de se dire qu'il préfère cela : son passage brusque et malsain dans son corps que son long silence, qu'importe si rien de tout cela ne le fait rêver. Sam n'est pas né pour en avoir, des rêves. Il est même plutôt du genre à bourrer les gens de désillusions alors lui, il se conserve loin de tout espoir. C'est à ça que se résume sa survie mais aussi son blindage.

Poussé par son rôle et ses vices, ce n'est qu'en sentant la respiration folle d'Hermès contre son oreille que Maël se retourne brutalement. Ses doigts habiles lui arrachent le préservatif pour le prendre entre ses phalanges et entamer des vas et viens tandis qu'il se mord la lèvre inférieure en le fixant afin de sentir sa chaleur corporelle grimper. Dans ses yeux, il y a cette fougue que d'autres recherchent, cette provocation évidente qui les allume tous autant qu'il les dégoûte. Difficile d'accepter que l'on puisse désirer une traînée comme Sam. Il y a toujours des effets secondaires. Et encore, traînée, il est hors catégorie. En dehors des plateaux, cela l'amuse rarement de coucher alors que c'est ce qu'il fait déjà toute la journée. Il n'y a plus rien de romantique ou passionné dans l'acte mais ce dont il ne se lassera jamais par contre, ce sont les baisers des autres. Leur salive ont un goût spécial, une drogue contre laquelle il ne peut lutter alors que l'arrière de son crâne claque doucement contre le mur des toilettes. Sam sent qu'il est sûr le point de se déverser contre les vêtements d'Hermès mais tient encore un peu le coup, accentue les mouvements de ses doigts sur le sexe de l'italien en rajoutant au passage une légère trace de salive tiède. Embrasse-moi. Le cou, la mâchoire, les lèvres, le front, qu'importe du moment que ses lèvres lui reviennent. Ses mots sont une supplication qu'il assume totalement, redressant légèrement le menton pour lui montrer la voie tout en le regardant droit dans les yeux. Ses cheveux plaqués contre son front humide, sa main libre se pose délicatement contre le torse d'Hermès, contraste évident face à la rage dont le blond peut être capable.



souvent je baise bourré, uniquement
pour retrouver l'ivresse amoureuse.
si le cœur ne bat pas, il faut au
moins avoir la tête qui tourne.
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MessageSujet : Re: (+18) Million dollar man. | Hermès    

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