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 Oh come on ! (Eva)

MessageSujet : Oh come on ! (Eva)   Mar 4 Sep - 21:07
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Hermès Bartolotti
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Poudre aux yeux nez

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Les pulsions n’ont pas de barrières. Les envies n’ont pas de règles. Lorsqu’Hermès est stressé, un peu ailleurs, un peu songeur, il ne peut pas réprimer la furieuse envie de cocaïne. Ça le maintient éveillé comme une bonne dose de café. Pire encore, ça lui donne la dose d’énergie dont il manque, souvent, depuis qu’il a été renvoyé. Depuis que sa véritable vocation a été relégué au second plan. Il essayait de se limiter, en matière de poudre, avant, jusqu’à ce que ce vice le bouffe complètement. Aujourd’hui, il n’a plus aucun devoir, plus aucune règle, plus aucun moment où il doit véritablement se stopper. Alors, tandis qu’il se dirige enfin vers chez lui, ou plutôt l’appartement familial où il squatte, faute de pouvoir pour le moment vivre seul (Ou peut être aussi parce qu’il n’est pas si mal loti que ça, en famille), il ressent le besoin d’un peu. Une dose. Une seule. Une petite promis. Des promesses qu’il tient rarement, désormais.

Il sait qu’en arrivant chez lui, il ne pourra pas dormir de suite. Déjà parce qu’il n’est pas si tard que ça. Ensuite, parce que ses nièces ont tendance à être infernales, pour peu qu’elles soient dans le coin. Lorsque ce n’est pas son frère qui a besoin de lui, pour une raison ou une autre. Une énième soirée de débauche ou Hermès peut refiler quelques cachets, ou raffistoler. Mine de rien, le fait de soigner, de recoudre, même au black, lui donne sa dose de médecine dont il semble avoir cruellement besoin. D’ailleurs c’est en y pensant qu’il se glisse dans cette petite ruelle sombre, où trône maintes containers poubelle, pour entendre son téléphone sonner. Froncement de sourcils tandis qu’il sort l’objet dernier cri de la poche intérieur de son blazer pour constater qu’Ario a, effectivement, besoin de lui. Finalement, il n’est même pas surpris, réplique un rapide « J’arrive » de ses pouces et range de nouveau l’objet dans sa veste.

Il observe, un instant, en bon paranoïaque qu’il est devenu, s’il n’y a personne. Personne susceptible de le surprendre, de le percer à jour, ou simplement de tenter de lui voler son portefeuille. Certains ont essayés, s’en sont sorti avec un nez cassé ou quelques coups. Il a beau ne pas être le plus vif des hommes, son besoin viscéral de cogner le pousse à réagir vite et efficacement. Pour peu que frapper à l’aveugle soit considéré comme efficace.

Se calant contre un mur, dos contre les briques sales, noircies par la pollution, il se met en quête de précieux sachet plastique où trône sa dose du moment. Il en a bien plus, caché sous ses boxers, dans le premier tiroir de sa commode, mais c’est son secret. Pas tellement inavouable, puisque c’est presque de notoriété publique, qu’il est complètement camé. Mais Ario, lui n’aime pas ça. Voir son frère dans un état second, les pupilles dilatées et l’excitation au corps. Intenable, lorsqu’il part dans un véritable délire à faire tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi.
Sortant donc le précieux sachet, il en fait tomber un peu entre son pouce et son index. Suffisamment pour le rassasié, pas assez pour le foutre en l’air. Il a besoin de sa concentration, en parlant du principe que ses services vont être requis une fois arrivé au Moine. Rangeant le sachet, le voilà qui renifle bruyamment sa précieuse dose. C’est à ce moment là qu’il entend des pas et tourne machinalement la tête pour voir une silhouette gracile, féminine, avancer vers lui, lever les yeux en sa direction. Capter ce qu’il est en train de faire.
Merde.

Sauf qu’alors qu’il réagit, rangeant vivement le sachet dans sa veste, se frottant sommairement le nez, la fille presse le pas, probablement pour fuir son giron, mais se casse la gueule un peu plus loin, trébuchant sur une caisse en bois traînant au milieu de sacs poubelles. Hermès jure entre ses dents, avant de s’approcher, parce que foncièrement, même s’il est un con sur bien des points, il lui reste cet espèce d’altruisme médical. Viscéral. Plus fort que lui même et que son envie de se barrer vite fait. Le pire dans tout ça, c’est qu’en s’approchant il reconnait ce visage, ce rouge à lèvre, cet air ingénue. « Putain mais… Sérieux ?! » S’exclame t-il en la reconnaissant. Celle qui livre le journal. Celle qu’il a sauvé. Celle qu’il salut, qu’il reconnait.
Merde.


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MessageSujet : Re: Oh come on ! (Eva)   Dim 9 Sep - 22:41
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Eva Petrov

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Elle s’engage dans la ruelle sombre sans même prendre le temps de considérer si des ombres indésirables s’y trouvent, pressée de rentrer chez elle après la répétition au lycée qui s’est éternisée. Ce chemin, elle pourrait le parcourir les yeux fermés – si ce ne sont les encombrants qui jonglent le bitume et s’accumulent contre les briques sales qui l’empêchent de prendre trop la confiance sur sa capacité à avancer à l’aveuglette. Toujours est-il que désormais, elle n’est plus vraiment inquiète mais reste néanmoins vigilante quant aux rencontres qu’elle pourrait faire ; elle a déjà croisé un clochard aux intentions belliqueuses duquel elle avait réussi à s’enfuir en courant, et elle n’a pas envie de réitérer cette expérience. Pourtant, il lui faut s’avancer sur quelques mètres avant de percevoir une autre présence, pour que son regard enfin accoutumé à la pénombre s’accroche à la silhouette appuyée contre le mur, un peu plus loin devant elle. La méfiance s’immisce et flamboient dans ses veines quand elle prend conscience de son attitude douteuse, alors qu’il est seul au milieu des ordures et des gravats. Ses pas ralentissent naturellement, incertaine à ce qu’elle doit faire entre continuer son chemin et faire comme si elle n’avait rien vu, ou au contraire rebrousser afin de retrouver la route principale et perdre du temps pour rentrer. Mais c’est la curiosité qui prend le pas sur tout le reste, d’abord – qui martèle dans ses pensées et lui souffle de mauvaises idées. Ses yeux se plissent afin de mieux voir ce que l’autre trafique, et c’est là que le temps semble s’arrêter un instant. Qu’elle reconnait la carrure imposante et les cheveux châtains, qu’elle devine sans peine les traits marqués de son visage. C’est une blague ? À mesure qu’elle s’approche, elle prend conscience du sachet qu’il sort et range vite dans sa poche ensuite, de ce qui doit se trouver sur sa main étant donné la précipitation avec laquelle il l’inspire. C’est à ce moment-là qu’elle comprend qu’elle doit faire demi-tour, faire comme si elle n’avait rien vu – et mieux encore, disparaître avant que lui, ne la remarque. Mais à peine cette pensée prend-elle forme que le visage de l’autre se relève, directement vers elle. Alors elle fait la seule chose qui lui parait être la plus adaptée, feindre l’indifférence et le dépasser – rassurée sur son identité, certaine qu’elle n’aura pas de problème si elle trace son chemin. Elle passe tellement rapidement devant lui que ce ses pieds s’emmêlent forcément dans le premier obstacle qu’elle remarque mais ne parvient pas à éviter, dans une incohérence entre sa réactivité et la force des choses qui l’ont voulu ainsi. Elle pousse un cri et son corps bascule sans retenue, lâchant sans le vouloir l’étui de son violon qui s’échoue à grand fracas. La môme s’étale brutalement sur le bitume, entre les graviers et les ordures accumulées là. Sa cigarette lui échappe également des lèvres et s’éteint aussitôt qu’elle s’écrase sur le macadam, bâtonnet à peine consumé qui continue sa course sur quelques centimètres encore. Son premier réflexe est de rabattre sa robe noire désormais blanchie par la poussière sur ses cuisses, alors qu’elle s’était relevée dans la chute – garder un minimum de décence dans le désordre, et surtout préserver sa peau des regards inopportuns. Son second réflexe est de s’assurer que son violon ne s’est pas fracassé par terre, rassurée de découvrir qu’il est toujours à l’abris. Son sang pulse contre ses tempes et tout son corps gémit sous la douleur du choc, les membres ankylosés dans leur heurt avec le sol. « Putain mais… Sérieux ?! » Son regard se lève vers lui dans un froncement de sourcils mécontent, sonde le fond des yeux alors qu’il est maintenant près d’elle – ou peut-être qu’elle cherche juste ses pupilles dilatées, pour lui confirmer ce qu’elle a vu. Lui confirmer, qu’elle s’est encore trouvée au mauvais endroit, au mauvais moment ; et qu’elle l’a interrompu quand elle n’aurait pas dû. « Je passe souvent par là pour rentrer. » Ce n’est certainement pas une bonne idée de lui indiquer que c’est un chemin qu’elle emprunte régulièrement, après tout le croiser tous les matins n’est pas un gage de bonne confiance et qui sait ce qui pourrait arriver. Mais elle ressent le besoin de se justifier, de lui expliquer la raison de sa venue entre ces poubelles délabrées – de lui prouver, qu’elle ne le suivait pas, que ce n’était qu’une coïncidence. Encore une fois. Ses lèvres se pincent, contrariée de la mauvaise posture dans laquelle elle se trouve, contrariée que ce soit lui, parmi toute la population du Bronx, qu’elle dérange et devant lequel elle chute sans aucune prestance. La môme se redresse en prenant appui sur les briques tâchées, avant de tirer une nouvelle fois sur sa robe pour la remettre correctement en place et de prendre conscience de l’ampleur des dégâts – rien de grave, ni même de grandiloquent, heureusement. Seulement le genou écorché, la peau brûlée par le bitume à ce niveau-là ainsi que les paumes de ses mains, et les premières gouttes de sang qui perlent pour glisser vers son tibia. La même jambe qu’elle s’était cassée, d’ailleurs – encore une coïncidence stupide dans les ratés de son existence. Elle secoue la tête en soupirant, ses frères lèveraient certainement les yeux au ciel mais personne ne sera vraiment étonné de découvrir la croûte et l’hématome qui prendront bientôt place sur sa peau pâle. Elle s’accroupit plus qu’elle ne se baisse pour attraper l’étui de son violon et le poser sur le dessus d’un container, à défaut qu’il ne reste par terre dans la poussière. Ses prunelles de bronze se percutent à nouveau sur le visage du grand blond, obligée de relever un peu la tête pour le dévisager. « Y a pas mieux comme endroit pour faire … ça ? » Son menton désigne vaguement sa silhouette tandis qu’elle croise les bras pour se donner plus de contenance, incertaine de devoir mettre un mot sur ce qu’il faisait. Le doute est encore permis sur ce qu’elle a vu, même si elle se trompe rarement sur les détails qu’elle remarque – sens de l’observation trop grand pour être dénigré.


c'est murphy qui l'a dit
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MessageSujet : Re: Oh come on ! (Eva)   Ven 14 Sep - 20:04
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Hermès Bartolotti
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Il n’y croit pas. Il n’y croit pas, parce que le karma semble bien décidé à les faire se croiser dans des situations plus qu’insolites. Pire que ça, des situations compromettantes pour un Hermès tâchant d’être discret sur ses travers, ou ses petits trafics. Raté, une fois de plus, alors qu’il s’envoi un petit peu de poudre dans un coin de rue où personne ne passe jamais. Personne, ou presque, apparemment. Il a fallut que quelqu’un le surprenne. Mais encore, si c’était une personne lambda, il n’y aurait pas trop prêté attention, songeant que la dite personne le prendrait pour un camé de plus (ce qui est vrai) et s’en détournerait, le jugeant inintéressant. Un camé, même si son apparence, à part quelques contusions, est souvent trop propre pour le coin. Des chemises, des chaussures de ville, un caban, comme sa tenue aujourd’hui d’ailleurs. Élégant malgré des moyens réduits. Quelques relents de sa dernière vie, où il était tout le temps bien vêtu, par de grandes marques, lorsqu’il n’était pas en blouse à l’hôpital.

Malgré tout, malgré sa surprise, il s’approche, parce qu’il a cet espèce d’altruisme qui lui colle encore à la peau, lorsqu’il voit quelqu’un se faire mal, physiquement. Oh non, il n’ira pas faire de l’humanitaire avec les clodos du coin, mais les blessures, surtout les trauma du genre, réveille toujours un quelque chose chez lui. Un quelque chose qui subsiste, au travers de la drogue et des excès. Une vocation que la poudre n’a pas encore masquée, ou même annihilée.
Il ne relève pas lorsqu’elle se justifie mais une part de lui apprécie. Sans trop savoir pourquoi, finalement, puisqu’en soit, il n’a pas besoin de connaître sa routine. À croire que le fait de la croiser souvent, d’ajouter ses traits aux visages familier de sa vie, le rassure en un sens. Même si en soit, ce n’est qu’un sentiment idiot, puisqu’elle pourrait bien parler de ses sales habitudes à n’importe qui. Quelqu’un susceptible de venir l’emmerder, même. Bien que sa carrure dissuade souvent les petits merdeux du coin de tenter de lui voler son portefeuille. Le dernier ayant tenté l’aventure s’est retrouvé au sol, sans trop savoir comment. C’est qu’Hermès a le poing facile. Heureusement, ce n’est pas de la haine qui l’habite en cet instant. Juste un peu d’agacement.

Il ouvre la bouche, prêt à lui demander si ça va, si elle a besoin d’un truc, peut être, d’un mouchoir ? Chercher dans sa veste. Sauf qu’il en demeure coi lorsqu’elle lui demande s’il n’a pas meilleure endroit pour s’envoyer un peu de coke. Oh, elle n’emploi pas le nom exact, comme sonnant tabou au travers de ses lèvres encore trop pures, mais sa phrase est suffisamment explicite pour qu’Hermès se renfrogne. « Y’a toujours mieux, mais qu’est ce que ça peut te foutre ? » Balance t-il, entre ses dents, sonnant agressif. C’est qu’il l’est un peu, en vérité. Il n’aime pas se faire juger, certainement pas sur ses travers, même s’il a conscience qu’ils sont nocifs pour lui.
Il finit par chercher un mouchoir en papier dans la poche intérieure de sa veste, pour finalement le tendre à Eva. Oui, il a retenu son prénom, alors qu’une fois, un type l’alpaguait dans la rue. Un jeune, un ado, qu’importe qui il était pour elle. Hermès a toujours eu une bonne mémoire et malgré la came, elle est toujours là. Parfois légèrement moins effective, lorsque la poudre lui monte au nez. « Tiens, pour ton genou » Lâche t-il simplement, en guise d’argumentaire. Il ne s’approche pas davantage, toujours à un pas ou deux d’elle. « Tu peux marcher ? » Oui parce que malgré tout, le chirurgien reste présent. Le médecin, reste présent. Le traumatologue, reste présent. Tout ce qu’il fait que oui, là où beaucoup se seraient juste détournés, lui, il reste, il demande, il s’inquiète. Ça compte. Comme une façon de le rattacher encore à ce qu’il était. À ce qu’il ne cessera peut être jamais d’être, dans le fond. Ou peut être lorsque les crimes de son frère et de sa famille l’auront rongé tout entier et qu’il ne lui restera plus aucun moyen de retourner en arrière. Mais il n’en est pas encore là.


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